Heroes Saison 2 Episode 11
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Jeph Loed
Appréciation : ****
« You don’t understand. You are on the wrong side. »
Tout le monde se retrouve à Odessa, Texas, pour sauver le monde. Sauf, évidemment, ceux qui s’en contrefichent du monde. Comme Sylar.
Car l’épisode débute comme un banal petit déjeuner entre Suresh et Sylar mais bien entendu les faux semblants et les menaces voilées puis l’éclatement inévitable apportent une tension soutenue. Plus que toute arme, c’est la force de persuasion, la noire sagesse de Sylar qui lui permet de survivre.
C’est le temps des confrontations, presque toujours sous forme de duel. Deux camps à chaque fois. La vie se résume toujours à un moment donné à ça. Les éclatements sont nombreux. Une certaine violence émane de l’épisode avec quelques éclats fort peu glamour comme les coups de Nikki. Et il y a la vengeance de Hiro, presque aussi déviante que quand Sylar tue Alejandro. On a beau dire, cette vengeance fait froid dans le dos.
La série s’attarde aussi sur les tentatives d’ouverture au monde de nos super héros alors que leurs parents voulaient changer le monde en secret. Il y a donc une volonté chez les enfants de s’ouvrir : « No more secrets ». Les enfants veulent donc tuer le père. Mais ce dernier a des ressources… le titre Powerless nous l’annonce.
Le plus de cet épisode sont des femmes plus intéressantes. Elle et Monica, chacune perdue, sont vraiment poignantes. Un effort qui on espère dépeindra plus tard sur Claire Bennet.
Et de fait, Powerless est un épisode parfait… pour la série : une sorte de modèle avec ses qualités et défauts. Un ton très premier degré, parfois théâtral, des histoires finalement assez peu ouvertes avec juste suffisamment de mystères pour nous tenir en haleine mais aussi assez de révélations pour éviter la frustration. Des combats sans beaucoup d’effets spéciaux où c’est l’importance de l’enjeu ou des protagonistes qui apportent de l’ampleur comme la confrontation de Peter Petrelli et Sylar dans la saison 1, hors champ, ou ici celle entre Hiro et Peter. L’absence d’effets est évidemment liée à un manque de moyen (et vraisemblablement de post production) d’où quelques raccourcis tel l’assaut de l’usine Primatech gardée par cinq gardes alors qu’elle renferme des objets pouvant détruire l’humanité !
Et il y a le coeur de la série : des relations parents/enfants et les choix difficiles de chacun des protagonistes partagés entre leur intérêt et ceux du monde. Quelque chose de finalement classique mais portée par un sujet, des gens avec des supers pouvoirs, tout simplement énorme.
Le volume 2 de Heroes s’achève donc au bout de 11 épisodes. Parfaitement. Beaucoup n’y ont pas cru. Tant pis pour eux. Pas vraiment en fait : l’érosion de l’audience aux USA ainsi que la grève persistante des scénaristes mettra peut-être rapidement un terme à la série.
Pourant la suite promet, l’histoire est terminée mais il y a bien sur quelques pistes pour la suite, disons deux directes. La première est un dialogue entre la mère Petrelli et un mystérieux interlocuteur qui pourrait être l’enjeu du volume 3. La seconde est très attendue et prend naissance dans une rue sale de New York avec une référence directe à Popeye ! « I’m back ». Je serai au rendez-vous.





Un très bon épisode. On ne s’attend pas à la fin à la fin du volume 2 si rapidement, donc l’épisode est très concentré, trop à mon goût. Ça va un peu trop vite, on sent que la grève a influencé la série.
En tout cas j’ai trouvé ce volume excellent, l’intrigue très intéressante et bien menée. Espérons que le volume 3 soit du même acabit.