Heroes Saison 2 Episode 7
Réalisé par Daniel Attias, écrit par Aron Eli Coleite
Appréciation : ***
« You must suppose to be a hero. »
Noah brûle le futur, Hiro se dit qu’il est peut-être temps de rentrer, Niki, Bob, Mohinder, Matt, Nathan débattent tous au sein de la Compagnie, Peter est toujours coincé en 2008 avec sa belle, West devient entreprenant et Claire réagit comme une conne.
La saison 2 de Heroes semble subir quelques critiques, elle ne serait pas au niveau de la première partie de la saison 1, et la grève des scénaristes, qui ont causé l’arrêt du développement du spin-off Heroes Origins, n’arrange rien La série pourrait même s’arrêter abruptement au bout de 11 épisodes. Malgré une érosion continue de l’audience, Autant dire tout de suite qu’Out of Time remet les pendules à l’heure. Si l’épisode précédent était assez peu satisfaisant, il ne créait pas vraiment de nouvelles connexions entre les personnages et étirait le scénario, les quelques situations laissées en suspens sont développées ici de manière magistrale. C’est le show dans toute sa splendeur que nous retrouvons avec l’évocation dantesque d’une fin du monde, un super vilain inattendu et une dernière scène qui nous parle carrément d’immortalité !
Toujours en retrait, Hiro tente toujours de recoller les morceaux de l’Histoire. Mais la trahison de Takezo, une sorte passage vindicatif vers le côté obscur, amène Hiro à effectuer un dernier combat dans le passé, un combat qui aura des répercussions vraiment surprenantes… et vertigineuses ! Jamais Hiro n’a été aussi prêt de sortir de l’enthousiasme enfantin qui le caractérise.
Le coeur de l’épisode est la venue de Maury Parkman, toujours aussi terrifiant, au QG de la compagnie pour tuer Bob. Son fils Matt, auquel Bob révèle que son pouvoir est strictement identique à Maury, semble être le seul à pouvoir le vaincre. Leur combat mental est le meilleur de l’épisode. L’amour entre Molly et Matt prend toute son ampleur et le climax, sans aucune violence physique, est fort et d’une grande justesse, symbole de l’héritage d’un fils blessé par son père brisé : « This is not my nightmare, this is yours. ».
Autour de cette lutte, les pièces du puzzle se rassemblent. La dangerosité d’Adam Monroe se fait de plus en plus précise tout comme son identité (quelle rebondissement !) même si « Adam is complicated ». La réflexion intelligente de Nathan Petrelli, « It’s always these half-truths, no straight answers, constant manipulation. » se heurte à l’inquiétude de Bob sur le destin de la compagnie et du monde.
Oui, c’est bien de l’avenir du monde dont il est question. Projeté un an en avant, Peter découvre une catastrophe bien plus étendue que l’explosion de New York : une véritable fin du monde vaincue par la maladie (et qui rappelle le film catastrophe Virus). Une poignée de séquences dont la vision d’un hangar rempli de cadavres, nous plonge dans un enfer hors de proportion. Une vraie histoire de super héros ! Et si le tagline « Save the cheerleader, save the world » trouvait tout son sens dans cette saison ?
Dommage que la fameuse majorette m’énerve passablement. Son copain West débarque dans la maison familiale sans prévenir et lorsque le gamin découvre que le père de Claire fut son kidnappeur passé, il prend la mouche et s’enfuie sans que Claire puisse faire quelque chose. Et elle refuse de dire la vérité à son père. Bref elle s’isole. Le spectateur sait que la vérité finira par être établie et du coup tout sonne faux et devient passablement frustrant.
Pour cette histoire de plus en plus inutilement compliquée, Out of Time n’est pas intégralement satisfaisant. Et pourtant, Claire pourrait être tellement plus intéressante surtout au vu de la manière dont est développé son « double », Takezo Sensei, et compte tenu du contenu de l’épisode. Il demeure cependant jouissif et s’impose comme le meilleur de la deuxième saison, passionnant et riche en enjeux. Heroes forever.




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