Saga Indiana Jones : les amis
Les amitiés d’Indiana Jones sont rarement de circonstance. Il y a bien ce capitaine Katanga dans le premier épisode tout comme le capitaine Blumburtt de l’armée de sa Majesté dans le second. Tout deux troubles au début, ils s’avéreront être de vrais alliés. Mais les vraies amitiés naissent avant l’épisode sans parfois même qu’on prenne la peine de nous expliquer leur origine (la rencontre avec demi-lune est expédiée en quelques phrases). Elles confèrent à Indiana Jones une véritable existence, une histoire et des aventures antérieures (et qui mèneront naturellement à la série Les Aventures du jeune Indiana Jones que je n’ai jamais vues).
Dès l’introduction des Aventuriers de l’Arche perdue (encore une fois, presque tout est dit dans cette introduction), Indy est poursuivi par des sauvages et c’est un de ces amis, Jock, un pilote appréciant les serpents comme animal de compagnie, qui lui sauvera la mise, démarrant l’hydravion biplace (alors que l’équipée d’Indy se composait 4 personnes plus le pilote, c’est vraiment un plan B !) au son du Faucon Millenium de l’Empire Contre Attaque !
Ces amitiés sûres sont évidemment tournées vers Indiana Jones, c’est le héros après tout. Mais ce sont des amitiés qui justement semblent fortes et respectueuses. Ce sont ces fameux amis de cinéma, qui rendent service sans poser de question et qu’on rencontre assez souvent dans les salles obscures. Citons donc trois de ses plus fidèles alliés.
Dr Marcus Brody (Denholm Elliot)
Marcus Brody est l’ami du départ, à la fois ami, confrère, confident, père spirituel et admirateur de des aventures d’Indy. Se trouvant trop vieux de cinq ans dans le premier épisode pour l’accompagner à la recherche de l’Arche perdue, il est d’abord un ami de l’ombre qui aide Jones à régler les problèmes logistiques : obtention de la mission de récupérer l’Arche perdue, acquisitions par le musée de ses trouvailles archéologiques…
Dans le troisième épisode, Spielberg prendra visiblement beaucoup de plaisir à le retrouver. Et puisqu’Indy retrouve son père, le réalisateur développe le comique du personnage « se perdant dans son propre musée ». Il est alors un véritable compagnon de l’intrigue, lien entre Indy et son père puisqu’il demeura proche des deux hommes malgré leur brouille.
Sallah (John Rhys-Davies)
Arrivé au Caire, Indiana Jones trouve naturellement refuge chez Sallah, sorte d’Huggy les bons tuyaux égyptien mais aussi grand ami d’Indiana Jones. Lyrique et rieur, il est un allié précieux du héros quand il se trouve au proche orient prodiguant un mélange d’optimisme et de fatalisme bon enfant. Il sauvera très souvent la mise d’Indy utilisant des moyens originaux notamment en se servant d’enfants pour échapper aux griffes de Bellock.
Elégant et aimable, presque précieux dans son costume blanc, il est à la limite de la caricature coloniale du bon serviteur servant les blancs. Mais l’enthousiasme et le talent de John Rhys-Davies transcende cet écueil.
Comme Marcus Brody, le personnage apparaît dans le premier et le troisième épisode avec un potentiel comique encore plus développé dans le troisième épisode (le coup de poing à travers le journal, la voiture du beau frère).
Demi Lune (Jonathan Ke Quan)
Sous la direction de la plupart des réalisateurs hollywoodiens, cet orphelin débrouillard et volubile aurait été traité comme un horripilant enfant star quelques années avant la sinistre série des Maman j’ai raté l’avion (bon, j’ai rigolé un peu quand je l’ai vu au cinéma, j’avais 12 ans). Spielberg sait diriger les enfants, trouver le ton juste. Demi Lune est donc un enfant volontiers cabotin sans être énervant qui a su gagner l’amitié d’Indy. Au service du héros, il apparaît autant comme un compagnon / Side-kick que comme un « boy » transportant les affaires d’Indy, préoccupation récurrente dans ce deuxième épisode où il apparaît. Il est donc une sorte de Passe Partout accompagnant le héros pour le meilleur et essentiellement le pire. Il est surtout celui qui délivrera Indy du Mal dans les entrailles du temple maudit. C’est bien cette scène d’échange de chapeaux filmée à hauteur d’enfant comme dans E.T., après une lutte difficile, qui scelle une amitié d’égal à égal.
Par la suite Jonathan Ke Quan incarnera l’inoubliable Data dans Les Goonies avec ses chaussures qui jettent de l’huile. Toute ma jeunesse.
Par Pascal 1 commentaire16 mai 2008 Catégories: Articles Cinéma Indiana Jones




