La saga Indiana Jones : l’Aventure (1)

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Au départ de l’aventure Indiana Jones, il y a l’envie de Spielberg de réaliser un James Bond et l’ambition de George Lucas de retrouver l’ambiance des serials d’antan, ces feuilletons sans prétention mais au rythme trépidant. Avec un plus gros budget, sans être particulièrement astronomique, les deux réalisateurs joignent leur force pour créer un nouvel héros et retrouver l’ambiance des années 30 avec le plus grand sérieux, vraiment au premier degré, tout en y mêlant habilement humour et ironie. La réussite est absolue puisqu’ils parviennent à le faire croire aux spectateurs comme moi qui n’a qu’une idée théorique de ce qu’est un serial ou le film d’aventure de l’entre deux-guerre. Et en fait, tout concourt dans la série à restituer ce parfum d’aventure invraisemblable mais fantasmé depuis notre plus tendre enfance.

L’aventure commence très souvent par le dépaysement. Comme pour James Bond, les voyages aux quatre coins du monde sont au rendez-vous et illustrés par ces magnifiques cartes tout au long des voyages en avion, en voiture ou en sous-marin du héros. Curieusement d’ailleurs, Indy ne passe pas beaucoup de temps aux états-unis et part très vite pour les lieux chargés d’histoire(s) : Le Proche-Orient, l’Europe ou même l’Amérique du sud, la Chine, l’Inde… autant de destinations exotiques et rêvées.
Et qu’ils soient en extérieur ou en studio, les décors souvent grandioses et les nombreuses ruines et autres châteaux forts ne peuvent qu’attiser notre imagination et notre plaisir. Indiana Jones voyage pour nous dans des endroits inaccessibles ou définitivement transformés par les sociétés modernes quand ils n’évoquent, en de rare occasion, directement pas une page sombre de notre histoire lorsqu’Indy se rend à Berlin (la grande Histoire demeure cependant en marge d’Indy).

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L’aventure dans Indiana Jones passe aussi par une forte iconisation. Les acteurs sont souvent mis en valeur avec des poses très évocatrices qui nous ramènent autant aux films de l’époque du film (où on éclairait souvent le visage des stars comme s’ils étaient pris en photo) qu’à la bande dessinée colorée. En véritable homme de cinéma, Spielberg ne s’arrêtera pas à faire prendre la pose à ses acteurs mais les inscrira dans des séquences souvent lyriques.

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Ce lyrisme et cette iconisation passent également par la musique. Quand il parle de la musique de Superman, le réalisateur Richard Donner raconte la première fois où il entend John Williams faisant jouer à son orchestre le thème majeur du film. Et il s’écrit que les trois notes du « refrain » sont les trois syllabes de Superman. Quand on écoute les quatre notes du thèmes d’Indiana Jones, je ne peux m’empêcher de penser à son nom. Dans les trois films, John Williams va multiplier les thèmes associés aux personnages composant des musiques pour presque toutes les scènes du film. Une oeuvre immense pour un résultat exceptionnel, la beauté de la musique du compositeur de Star Wars renforce la tension ou l’émotion transmise par chaque scène illustrée par sa musique.

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Au final, des moments telles la découverte de l’endroit où se trouve l’Arche d’Alliance où la rencontre avec le chevalier gardant le Graal confirment que la force de la réalisation, largement autant que l’exotisme des situations, donnent naissance à des images qui vont s’imprimer longtemps dans nos rétines.

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 Par Pascal     Commenter13 mai 2008    Catégories: Articles Cinéma Indiana Jones


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