How I met your mother

Une comédie pour jeunes.
Ça se passe Ă  New-York, principalement dans un appartement en collocation, et dans un bar. On pense Ă  Friends, sauf qu’ici ils ne sont que 5.
Il y a un couple très amoureux, bientĂ´t mariĂ©, et trois cĂ©libataires, deux gars et une fille. Celle-ci, journaliste TV, Robin, et un des deux types, Ted le beau gosse, en pincent l’un pour l’autre, mais jouent au chat et Ă  la souris. C’est un peu la trame gĂ©nĂ©rale. Quant au cinquième, Barney, il est complètement dĂ©jantĂ©.

Ça se laisse regarder. Disons que c’est un excellent moyen pour se vider le cerveau, le dimanche après-midi par exemple.
Il y a des moments de franche hilarité, et Barney y est toujours pour quelque chose. Rien que pour rire à gorge déployée, How I met your mother vaut le coup.

Certains passages sont par contre un peu lourds, et longs. Des situations qui sentent le déjà vu, un manque de rebondissements opportuns peut-être.
Possible aussi que l’intrigue gĂ©nĂ©rale de la sĂ©rie soit trop fine.

Mais sous ses aspects de simplicitĂ©, les « messages » passĂ©s, autan que l’on puisse appeler ça des messages, tiennent la route, empreints d’un bon sens qui fait plaisir Ă  voir.

barney - how i met your mother

Appréciation : ****

Fiche IMDb

 Par Jb     2 commentaires20 janvier 2008    Catégories: SĂ©ries TĂ©lĂ©vision

Je suis une Légende

Vu le 4/1/2008 Ă  l’UGC Normandie Salle 1 en VO
Film amĂ©ricain (2007 – I am Legend) de Francis Lawrence avec Will Smith, Emma Thompson…

Je suis une LĂ©gende n’a pas toujours bonne presse mais sans ĂŞtre descendu. On a mĂŞme eu droit Ă  l’Ă©culĂ© « Will Smith joue moins bien que son chien » dans Paris Match. Quoiqu’il en soit, le film m’a plutĂ´t plu (et de fait rejoint le consensus au regard des diffĂ©rentes critiques sur AllocinĂ©)

Ce qui m’a plu, ce n’est pas ce troisième acte vaguement religieux expĂ©diĂ© et donc mal dĂ©veloppĂ©. Ce ne sont pas toutes ces scènes oĂą le mĂ©chant surgit d’oĂą on ne l’attendait pas provoquant l’imparable, efficace pour celui qui aime, mais mĂ©canique sursaut du spectateur. Un peu facile pour une production de 150 millions de dollars. Ce n’est mĂŞme pas la fameuse scène d’Ă©vacuation de Manhattan soit une vague foule, des bateaux, deux ponts qui tombent et un hĂ©licoptère très numĂ©rique qui s’emballe. Ce ne sont pas enfin ces singes gesticulants et animĂ©s faisant office de vampires se rĂ©vĂ©lant bien moins terrifiants que les zombies rapides de 28 jours plus tard. On regrettera donc sans problème l’Ă©tonnant script original (dĂ©crit dans un excellent article de Rafik Djoumi) de Mark Protosevich ici retouchĂ© par Akiva Goldsman dont je dĂ©couvre avec ce film l’assez piètre rĂ©putation dans la « communautĂ© » des gens qui vont au cinĂ©ma (je n’ose pas dire geek – je n’en suis pas un). Il faut dire que ses scĂ©narios, si certains films sont assez plaisants, ont globalement aseptisĂ© le potentiel des sujets. Je pense ici aux scripts de Batman Forever et Batman Robin mais aussi de Perdus dans l’espace ou I, Robot. J’ai cependant vraiment aimĂ© Un homme d’exception et Les Chroniques de Riddick (crĂ©ditĂ© sur AllocinĂ© mais pas sur IMDB ceci dit).

Je suis une légende

Ce qui m’a plu, ou terrifiĂ©, dans Je suis une LĂ©gende, c’est finalement Emma Thompson annonçant la fin du cancer qui est en fait la fin de l’humanitĂ©. Une scène d’introduction qui gagnera Ă  ĂŞtre revue. Et il y a la consĂ©quence directe de cette fin : un New York vide avec ses voitures abandonnĂ©es et une nature reprenant ses droits (quand on pense que tout a Ă©tĂ© tournĂ© Ă  New York…).
Toutes ces images de fin de civilisation me fichent vraiment la trouille. Ces citĂ©s autrefois surpeuplĂ©es maintenant pantelantes et vides m’obsèdent mĂŞme quand il s’agit d’un simple rĂŞve comme Tom Cruise dans la bluffante introduction de Vanilla Sky.
J’ai encore en mĂ©moire l’Ă©vocation Ă©touffante de la fin du règne des hommes dans Le règne du feu avec de bĂŞtes articles de journaux. Et bien sur il y a le dĂ©but de 28 jours plus tard.

Et par deux fois, ces mĂŞmes singes en 3D seront vraiment fantomatiques et menaçants, d’abord entassĂ©s dans un coffre de banque puis Ă  quelques centimètres de Smith/Neville sĂ©parĂ©s par une vitre en plexiglas.
Au milieu de ça, un Will Smith grisonnant et à demi-fou reprenant à son compte, et de son propre aveu, une approche à la Tom Hanks dans Seul au Monde. Par son obstination forcenée, sa respiration et ses mises en scènes un peu futiles, il est plus que convaincant. Vraiment, la dernière partie arrive comme un cheveu sur la soupe.

Mais la puissance Ă©vocatrice l’emporte. Ces chutes brutales me touchent profondĂ©ment. L’action de Je suis une LĂ©gende s’Ă©tale sur quatre jours. Il y en a deux, deux et demi, vraiment bons. Et c’est Ă©prouvant.

Fiche IMDB

 Par Pascal     Commenter19 janvier 2008    Catégories: CinĂ©ma

Shortbus

Vu le 22/11/2006 Ă  l’UGC George 5 salle 9 en VO

On peut difficilement passer outre les nombreuses scènes de sexe non simulĂ©es du film. Le rĂ©alisateur John Cameron Mitchell ne cherche cependant pas Ă  faire dans la pose et l’Ă©rotisme et c’est tout Ă  son honneur.
Comme pour s’affranchir de ces scènes, pour sortir de la provocation facile, et Ă  la manière de David Cronenberg dans Crash, il annonce la couleur dès le tout dĂ©but du mĂ©trage oĂą on copule joyeusement (ou brutalement ou seul).
Certaines scènes peuvent rebuter (je parle en connaissance de cause), d’autres peuvent faire rire et mĂŞme les deux Ă  la fois comme la partie Ă  trois de James, Jamie et Ceth avec une interprĂ©tation fort originale de l’hymne amĂ©ricain.

Ainsi dans ce film New Yorkais, John Cameron Mitchell souhaite parler de sexe, ou plutĂ´t de sexualitĂ©, pour mieux rĂ©vĂ©ler ses personnages, pour mieux nous parler d’amour mais Shortbus ne raconte rien de nouveau ni sur le sexe, ni sur l’amour, les personnages Ă©tant souvent rĂ©duit Ă  des stĂ©rĂ©otypes. Les intrigues tournent rapidement Ă  plat et le fameux Shortbus ne devient plus qu’un vague lieu de rencontre un peu Ă©changiste oĂą l’on peut faire l’amour en public et s’amuser Ă  l’intellectuel. Le nouveau think tank du 21è siècle?

Mais dans ce flot de gĂ©nĂ©rositĂ© naĂŻve filmĂ© sans arrière pensĂ©e, on trouvera quand mĂŞme pas mal de choses ainsi ce dialogue post 11 septembre entre un vieil homme, ancien maire de la grande pomme, et un jeune Ă©phèbe ou ces jolis survols d’un joli New York colorĂ©. Et, bien sur, il y a cette fin bordĂ©lique Ă  la joie plutĂ´t communicative image d’un message d’amour libertaire et (très) libertin de John Cameron Mitchell, un message malgrĂ© tout peu convaincant.

Shortbus

Site Officiel (avec une bonne interview du réalisateur)

 Par Pascal     Commenter26 novembre 2006    Catégories: CinĂ©ma


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