Le Plaisir de chanter

Vu le 26/11/2008 au Miramar Salle 2

Muriel et Philippe sont des agents secrets et accessoirement amants. Pour retrouver la trace d’une clé usb contenant des informations importantes, ils infiltrent un cours de chant pour approcher Constance qui détiendrait la fameuse clé. Le cours et leurs rencontres vont peu à peu les conduire à s’interroger sur eux mêmes.

Pourquoi voir ce film le jour de sa sortie ? L’affiche est pas terrible, le titre est difficile à retenir. J’aime bien les acteurs sans que ce soit mes idoles. Le film sort sur peu d’écrans et risque de disparaître (très) rapidement de l’affiche. En fait, ce sont les trois étoiles (même pas la critique que je n’ai pas lue) du magazine ciné live qui m’ont fait me déplacer et le fait que c’est présenté comme une comédie. Le Plaisir de chanter a d’ailleurs plutôt bonne presse.

Et c’est vraiment une comédie, assez drôle parce que l’aspect espionnage est joyeusement traité par dessus la jambe avec un cours de chant devenant un repaire d’espions de tout horizon de la prostituée ancien de la « pop academy » au jeunot bcbg à la solde de la Corée du Nord (!). Les debriefings de leur supérieure/coach/conseillère matrimoniale (excellente Dominique Reymond) sont savoureux. Le coeur du récit n’est évidemment pas cette histoire d’uranium mais les élans amoureux et sexuels des protagonistes. Le film est d’une crudité plutôt inattendue et frontale qui rappelle un peu les premiers films de Guillaume Nicloux (Les très bons Le Poulpe et Une affaire privée) et finissent curieusement par donner corps au récit tout en caractérisant les personnages. Sans être une comédie musicale, la musique tient évidemment une place très importante. Art lyrique, jolies morceaux de piano et variété ponctuent l’histoire et l’enrichissent puisque certains personnages se révèlent ou justement se bloquent (comme le fils de la professeur de chant).

Ce cocktail de sexe, de comédie, de thriller et de musique est au final assez inattendu, une sorte d’illustration d’un des autres films de l’auteur Ilan Duran Cohen : La confusion des genres. Si le film est parfois un peu étiré et n’évite pas le piège de l’égarement, il est au final un film assez libre et attachant au même titre que ses acteurs, particulièrement Lorànt Deutsch qui n’a pas la partition la plus drôle et qui tire pourtant son interprétation vers le haut. Bien que souvent rattaché à des comédies, il est un acteur plutôt sérieux et à suivre.

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 Par Pascal     2 commentaires2 décembre 2008    Catégories: Cinéma

La saga Indiana Jones : l’Aventure (1)

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Au départ de l’aventure Indiana Jones, il y a l’envie de Spielberg de réaliser un James Bond et l’ambition de George Lucas de retrouver l’ambiance des serials d’antan, ces feuilletons sans prétention mais au rythme trépidant. Avec un plus gros budget, sans être particulièrement astronomique, les deux réalisateurs joignent leur force pour créer un nouvel héros et retrouver l’ambiance des années 30 avec le plus grand sérieux, vraiment au premier degré, tout en y mêlant habilement humour et ironie. La réussite est absolue puisqu’ils parviennent à le faire croire aux spectateurs comme moi qui n’a qu’une idée théorique de ce qu’est un serial ou le film d’aventure de l’entre deux-guerre. Et en fait, tout concourt dans la série à restituer ce parfum d’aventure invraisemblable mais fantasmé depuis notre plus tendre enfance.

L’aventure commence très souvent par le dépaysement. Comme pour James Bond, les voyages aux quatre coins du monde sont au rendez-vous et illustrés par ces magnifiques cartes tout au long des voyages en avion, en voiture ou en sous-marin du héros. Curieusement d’ailleurs, Indy ne passe pas beaucoup de temps aux états-unis et part très vite pour les lieux chargés d’histoire(s) : Le Proche-Orient, l’Europe ou même l’Amérique du sud, la Chine, l’Inde… autant de destinations exotiques et rêvées.
Et qu’ils soient en extérieur ou en studio, les décors souvent grandioses et les nombreuses ruines et autres châteaux forts ne peuvent qu’attiser notre imagination et notre plaisir. Indiana Jones voyage pour nous dans des endroits inaccessibles ou définitivement transformés par les sociétés modernes quand ils n’évoquent, en de rare occasion, directement pas une page sombre de notre histoire lorsqu’Indy se rend à Berlin (la grande Histoire demeure cependant en marge d’Indy).

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L’aventure dans Indiana Jones passe aussi par une forte iconisation. Les acteurs sont souvent mis en valeur avec des poses très évocatrices qui nous ramènent autant aux films de l’époque du film (où on éclairait souvent le visage des stars comme s’ils étaient pris en photo) qu’à la bande dessinée colorée. En véritable homme de cinéma, Spielberg ne s’arrêtera pas à faire prendre la pose à ses acteurs mais les inscrira dans des séquences souvent lyriques.

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Ce lyrisme et cette iconisation passent également par la musique. Quand il parle de la musique de Superman, le réalisateur Richard Donner raconte la première fois où il entend John Williams faisant jouer à son orchestre le thème majeur du film. Et il s’écrit que les trois notes du « refrain » sont les trois syllabes de Superman. Quand on écoute les quatre notes du thèmes d’Indiana Jones, je ne peux m’empêcher de penser à son nom. Dans les trois films, John Williams va multiplier les thèmes associés aux personnages composant des musiques pour presque toutes les scènes du film. Une oeuvre immense pour un résultat exceptionnel, la beauté de la musique du compositeur de Star Wars renforce la tension ou l’émotion transmise par chaque scène illustrée par sa musique.

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Au final, des moments telles la découverte de l’endroit où se trouve l’Arche d’Alliance où la rencontre avec le chevalier gardant le Graal confirment que la force de la réalisation, largement autant que l’exotisme des situations, donnent naissance à des images qui vont s’imprimer longtemps dans nos rétines.

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 Par Pascal     Commenter13 mai 2008    Catégories: Articles Cinéma Indiana Jones


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