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	<title>Petit écran &#187; Jeffrey Dean Morgan</title>
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	<description>Revues ciné et séries TV</description>
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		<title>Watchmen &#8211; les gardiens</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 19:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 15/3/2009 à l&#8217;UGC Danton Salle 3 en VO
De Terry Gilliam à Paul Greengrass, qui fit même construire des décors (!), l&#8217;adaptation de Watchmen, a épuisé bien du monde et déchaîné les passions. Il faut dire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un &#171;&#160;roman graphique&#160;&#187; nom fort pompeux qui déprécie l&#8217;image qu&#8217;on a de la BD ou du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vu le 15/3/2009 à l&#8217;UGC Danton Salle 3 en VO</p>
<p>De Terry Gilliam à Paul Greengrass, qui fit même construire des décors (!), l&#8217;adaptation de <em>Watchmen</em>, a épuisé bien du monde et déchaîné les passions. Il faut dire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un &laquo;&nbsp;roman graphique&nbsp;&raquo; nom fort pompeux qui déprécie l&#8217;image qu&#8217;on a de la BD ou du comic book sans pour autant améliorer celle de cette œuvre qu&#8217;on pourrait tout aussi bien qualifier de livre avec des images. Soit. Auréolé d&#8217;un succès sans précédent, <em>Watchmen</em> a été qualifié d&#8217;inadaptable par son auteur, Alan Moore (avec Dave Gibbons), déjà sur des comics adaptés comme <em>La Ligue des gentlemen extraordinaires</em> ou <em>From Hell</em>. Dans ce débat de l&#8217;impossibilité de l&#8217;adaptation, l&#8217;auteur fait plutôt figure d&#8217;extrémiste allant jusqu&#8217;à demander le retrait de son nom de l&#8217;adaptation de <em>Watchmen</em>. Un homme de principe.</p>
<p>Après le premier succès, et premier bon film, que fut <em>l&#8217;Armée des morts</em>, le réalisateur Zack Snyder se lança dans une adaptation &laquo;&nbsp;trait pour trait&nbsp;&raquo; de <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/troiscents">300</a>, autre œuvre colossale (me dit-on, je ne lis jamais de comic books ni de romans graphiques) ici signée Frank Miller, une adaptation dans la lignée de Sin City (=sur fond vert/bleu). J&#8217;ai bien aimé <em>300</em>, je l&#8217;ai aimé par avance, je l&#8217;ai aimé au cinéma et je l&#8217;ai aimé quand je l&#8217;ai revu en DVD. Je ne fus pas le seul puisque cette adaptation, assez audacieuse il faut le dire, connu un succès tout aussi colossal que le comics. </p>
<p>Il ne fut alors pas surprenant de retrouver le metteur en scène sur l&#8217;adaptation de Watchmen. Et c&#8217;est donc avec lui que Watchmen au cinéma fut greenlighté avec 130 millions de dollars pour mettre en images animés le roman graphique. Mais si l&#8217;oeuvre d&#8217;Alan Moore a généré une grosse communauté de fans chez les geeks en tout genre, elle ne l&#8217;a pas fédéré sur les perspectives d&#8217;une adaptation au point de générer des débats un peu partout sur le web, récemment sur <a href="http://rafik.blog.toutlecine.com/8615/Watchmen-en-musique/">le blog de Rafik Djoumi</a> (qui n&#8217;aime pas trop). </p>
<p>Et moi dans tout ça ? Eh bien je ne suis pas un geek (j&#8217;avais dans <a href="http://rafik.blog.toutlecine.com/7300/Quizz-2/">les 20-25 dans le test de Rafik</a>) et je n&#8217;ai pas vraiment compris tout le tapage autour du film. J&#8217;aime cependant les films de super héros et il en faut beaucoup pour ne pas me faire me déplacer. J&#8217;aime moins le gros marketing qui anticipe les super chefs d&#8217;oeuvre à venir avec un applomb sidéral. Je n&#8217;étais donc pas forcément dans les meilleures dispositions dans la salle pour suivre cette histoire de super héros déchus enquêtant sur le meurtre de l&#8217;un d&#8217;entre eux dans un monde uchronique où Nixon en est à son troisième mandat présidentiel. Nous sommes dans les années 80.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-rorschach.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-rorschach.jpg" alt="watchmen-rorschach" title="watchmen-rorschach" width="500"  class="aligncenter size-full wp-image-1397" /></a><br />
<center><em>sur son visage&#8230; comme un livre (roman graphique ?) ouvert</em></center></p>
<p>Passé la première scène vu et revu dans les bande-annonces et qui évoque le meurtre du Comédien (Jeffrey Dean Morgan), mon impression est passé de l&#8217;intérêt poli à l&#8217;extatique avec un générique sensationnel articulant l&#8217;histoire récente de l&#8217;Amérique avec la naissance des premiers super héros soit des représentant de la loi ayant choisi de se déguiser pour affronter les truands qui se déguisaient eux-mêmes. Sur fond d&#8217;une belle ballade de Bob Dylan, nous assistons à une succession de tableaux mouvants avec des images très contrastées donnant comme une impression de relief. En prime, nous savons qui a assassiné Kennedy. Dès lors, je n&#8217;avais plus qu&#8217;envie d&#8217;être transporté par le récit. On m&#8217;avait promis quelque chose de dense, peut-être difficile à apprivoiser au vu de la complexité du matériau original. Qu&#8217;importe, pourvu qu&#8217;on est l&#8217;ivresse, comme dans <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/the-dark-knight">The Dark Knight</a>.</p>
<p>La chute fut assez rude. Comme une impression de rien à commencer justement par l&#8217;usage de la musique. Bob Dylan passait très bien au générique et cet usage inattendu mais très fort d&#8217;une chanson rappelle la bouleversante séquence de chaos dans <em>Metropolis</em> (le film japonais) sur fond de Ray Charles. Mais par la suite, elle sort de l&#8217;atypique pour finalement décontenancer. L&#8217;emploi de la chevauchée des Walkyries pour les flash-back au Vietnam est trop inappropriée pour être un hommage à <em>Apocalypse Now</em>. Et 99 luftballons quand même (parce que nous sommes en bord de la guerre sans doute)&#8230; Ecoutez cette excellente chanson en lisant la suite :</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jQYQTFudrqc&#038;hl=fr&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jQYQTFudrqc&#038;hl=fr&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
<p>Plusieurs indices auraient du rappeler rapidement à l&#8217;ordre à commencer par cette semptiternelle grosse voix en guise de narration. La grosse voix, c&#8217;est Rorschach, le super héros le plus impliqué par la mort du Comédien. Ce n&#8217;est qu&#8217;au bout d&#8217;1h45 et une allusion explicite du film que j&#8217;ai fait le lien avec les tests du même nom. Oui je ne suis pas très futé mais je ne dois pas, du moins j&#8217;ose le croire, être le seul. J&#8217;ai également lu que son masque fait office de révélateurs d&#8217;émotion sous la forme donc des fameuses tâches du docteur. La non lecture du comics original pose sans doute problème. Autre exemple difficile à appréhender : cette horloge de l&#8217;apocalypse placée à minuit moins cinq, objet fort symbolique dont on ne nous dit finalement pas grand chose. Et rien en fait. Une très belle idée qui tourne à vide.</p>
<p>Le réalisateur avait clairement indiqué une volonté d&#8217;une adaptation sans adoucir le propos. Et il le fait : on voit le Comédien tuer une femme qu&#8217;il a engrossé, deux chiens se disputer le pied d&#8217;une petite fille victime d&#8217;un pédophile et Fantômas se balader la bite à l&#8217;air. Est-ce vraiment choquant pour autant ? Non. Pourquoi ? Tout simplement parce que ceci arrive comme un cheveux sur la soupe : la femme aurait pu ne pas être enceinte sans strictement rien changer au propos, intéressant au demeurant puisqu&#8217;il souligne la perte d&#8217;humanité du docteur Manhattan ; la gamine, dont on ne voit même pas une photo me semble t&#8217;il, aurait pu être vivante mais amochée, ça aurait d&#8217;ailleurs fait plus d&#8217;effet qu&#8217;un os avec une basket au bout ; Le docteur Manhattan aurait pu porter un slip. C&#8217;est de la fausse provocation puisque nous n&#8217;avons aucune empathie pour ces personnages. Zack Snyder se targue d&#8217;avoir convaincu les producteurs de la nécessité de ces quelques instants. Leur caractère inoffensif minimise cet exploit (notons que le film est interdit au moins de 12 ans en France). </p>
<p><center></p>
<table>
<tr>
<td>
<a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/fantomas-manhattan.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/fantomas-manhattan.jpg" alt="fantomas-manhattan" title="fantomas-manhattan" width="153" height="271" class="aligncenter size-full wp-image-1396" /></a>
</td>
<td>
<a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-fantomas.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-fantomas.jpg" alt="watchmen-fantomas" title="watchmen-fantomas" width="156" height="272" class="aligncenter size-full wp-image-1395" /></a>
</td>
</tr>
<tr>
<center><br />
<em>Et oui c&#8217;est bien moi, Manhattan</em><br />
</center><br />
</tr>
</tr>
</table>
<p></center></p>
<p>On arrive sans doute au gros problème du film, surtout si son esthétique ne suscite qu&#8217;un intérêt poli : l&#8217;émotion. <em>Watchmen</em> ne suscite strictement aucune empathie envers ses (super) héros. Incroyablement peu sexy, le triangle amoureux est sans enjeu. La progression est très ennuyeuse et le suspense inexistant. Zach Snyder prouve sans doute involontaire qu&#8217;un rebondissement de BD ne se construit pas comme dans un film. Notons que <em>300</em> n&#8217;était d&#8217;ailleurs justement pas un film à rebondissements. Cette volonté de rester fidèle a peut-être abouti à une forme de neutralité qui nuit à <em>Watchmen</em> à tous les niveaux : l&#8217;humour n&#8217;est pas drôle, le Comédien éructant avec son fusil ou les mimiques précieuses du Hibou face au spectre joyeux ne font pas rire. Et l&#8217;ironie tombe absolument à l&#8217;eau quand Snyder met en scène un Nixon au gros nez dans un décor de QG identique à celui du <em>Docteur Folamour</em>. Il n&#8217;est pas Kubrick et Peter Sellers et George C. Scott ne sont pas dans la salle. Cette neutralité imprègne aussi le jeu sans relief des acteurs. Tous sont assez peu connus, du moins ce ne sont pas des stars, et aucun ne devrait ressortir de Watchmen comme une révélation. Billy Crudup était meilleur dans <em>Presque Célèbre</em> et Jeffrey Dean Morgan meilleur dans <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/un-mari-de-trop">Un mari de trop</a>. Seul Jacky Earle Haley en Rorschach émerge quelque peu quand il tombe le masque. Le constat est amer : on se fiche de leur introspection de super héros. Et qu&#8217;on ne me dise pas que c&#8217;est original, c&#8217;est un thème repris dans à peu près tous les films de genre de la décennie). Et on se fiche de leur sort tout comme le sort du monde.</p>
<p>Il est en effet beaucoup question du sort de l&#8217;humanité dans un contexte de Guerre Froide USA/URSS. Les bombes peuvent tomber à tout moment et tout le talent du docteur Manhattan ne sauvera pas de l&#8217;holocauste nucléaire. Mais tout au long du film, la politique dans <em>Watchmen</em> semble complètement détachée des tracas des super héros. A de très rares occasion dans les deux premiers tiers du métrages, grande et petite(s) histoires se mêlent en dehors de bavardages. Cela n&#8217;arrange en rien notre détachement (volontaire peut-être) envers le sort de ce petit monde jusqu&#8217;à la fin livrée sans véritable préparation ni réflexion. Les actes pourtant graves sont alors peu discutées, bien que discutables. A chacun de se faire son opinion sans doute, c&#8217;est plus facile. On pourra cependant apprécier le fait que la paix dans le monde façon<em> &laquo;&nbsp;We are the World&nbsp;&raquo;</em> en prend pour son grade. L&#8217;absence réelle d&#8217;humour/ironie, ou même de recul, limite hélas cette appréciation. Ainsi que l&#8217;époque : alors que le monde actuel est aussi mondialisé qu&#8217;éclaté, Snyder s&#8217;en remet au comics et demeure dans un monde bipolaire (Paul Greengrass voulait rendre l&#8217;uchronie plus contemporaine). Le réalisateur fait comme si notre monde n&#8217;avait même pas changé depuis l&#8217;époque de Marty McFly. Quand une bombe très puissante explose au coeur de Manhattan, les Twin towers restent donc debout. Ce n&#8217;est plus de l&#8217;uchronie mais de l&#8217;anachronisme.</p>
<p>Et malgré toute cette histoire/adaptation réputée &laquo;&nbsp;complexe&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;profonde&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;sombre&nbsp;&raquo;, nous n&#8217;échappons pas aux artifices scénaristiques les plus triviaux tels le triangle amoureux insipide et les rebondissements au rabais (la révélation du &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo;, la fausse destruction du Docteur Manhattan) quand ils ne sont pas agaçants. A ce titre, je commence à en avoir assez de ces héros se retrouvant face à l&#8217;ordinateur à trouver un mot de passe par déduction profonde (aussi dans <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/espions">Espion(s)</a> d&#8217;ailleurs, les bons films n&#8217;échappent pas à cette saloperie d&#8217;artifice) façon je mets le nom de ma femme ou de ce que je veux être. Moi, mon mot de passe au boulot c&#8217;est quelque chose comme C*Bob123+, la complexité étant obligatoire dans les environnements un tant soit peu sécurisés. Evidemment c&#8217;est moins sexy. Je préfèrerais encore une résolution évidente/sous forme de gag (pas de mot de passe du tout ou celui-ci est marqué sur un post-it &#8211; oui c&#8217;est souvent comme ça dans les bureaux cf la complexité demandée).</p>
<p>Au final, la séance ne fut peut-être pas une chute comme annoncée mais une descente inexorable entrecoupée d&#8217;une poignées de bonnes choses ainsi les scènes dans la prison qui rappellent, en moins bien, l&#8217;anarchie carcérale de <em>Tueurs-nés</em>. L&#8217;explosion de Manhattan est également très spectaculaire et belle. Je n&#8217;ai pas été très sensible à l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;années 80&#8243; : en gros je garde l&#8217;impression que la &laquo;&nbsp;reconstitution&nbsp;&raquo; était à base de télés et des lunettes. Mais quelques décors sont bons, je pense à ceux de l&#8217;Artique (le repaire du méchant en fait). Il y aussi un poncif qui est évité : le méchant annonce son plan machiavélique alors que celui-ci est enclenché ! Assez drôle, d&#8217;ailleurs le réalisateur en a tellement conscience qu&#8217;il le fait explicitement dire au méchant. Enfin, le questionnement sur l&#8217;humanité pouvait parfois être intéressant à l&#8217;image du Comédien et du Docteur Manhattan devenus des super héros et quittant donc peu à peu le monde des humains, regardant peu à peu les hommes avec plus de détachement.</p>
<p>Sur 2h45 de film, ce n&#8217;est quand même pas si enthousiasmant. Passé le générique prometteur (c&#8217;est vrai quand même, quel générique), la grande adaptation sans concession n&#8217;aboutit qu&#8217;à un film-somme froid comme le pôle nord. Tout ce désintérêt pour une histoire qui n&#8217;en manquait certainement pas, c&#8217;est un (pas si) beau gâchis. Par ses aspects politiques un peu uchroniques et son refus du spectaculaire, on pourrait rapprocher <em>Watchmen</em> d&#8217;une autre adaptation : <em>V For Vendetta</em>. Outre un casting bien plus inspiré et une implication émotionnelle forte, <em>V for Vendatta</em> avait quelque chose dont le film <em>Watchmen</em> est dépourvu : une âme. Et pourtant ça marche. Le film a 8.1 sur imdb. C&#8217;est certes moins que <em>V For Vendetta</em> mais je me dis bêtement que je suis encore passé à côté de quelque chose de grandiose.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-comedian.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/03/watchmen-comedian.jpg" alt="watchmen-comedian" title="watchmen-comedian" width="500"  class="aligncenter size-full wp-image-1398" /></a></p>
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		<title>Un Mari de trop</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 19:47:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 9/9/2008 à l&#8217;UGC Danton salle 4 en VO
Emma Lloyd (Uma Thurman) est un conseiller matrimonial, véritable vedette de la radio, dispensant aux femmes des vérités sur les illusions du grand amour. Une de ses auditrices finit par plaquer son fiancé Patrick (Jeffrey Dean Morgan), amoureux transi. Rancunier, il trouve le moyen informatique d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vu le 9/9/2008 à l&#8217;UGC Danton salle 4 en VO</p>
<p>Emma Lloyd (Uma Thurman) est un conseiller matrimonial, véritable vedette de la radio, dispensant aux femmes des vérités sur les illusions du grand amour. Une de ses auditrices finit par plaquer son fiancé Patrick (Jeffrey Dean Morgan), amoureux transi. Rancunier, il trouve le moyen informatique d&#8217;être juridiquement marié avec elle alors qu&#8217;elle allait se marier avec son homme idéal Richard (Colin Firth). Et donc ça fait un mari de trop&#8230;</p>
<p>On aura rapidement deviné que le fiancé éconduit va finir par s&#8217;enticher de la vedette radio qui ne restera pas insensible à ses manières brusques empreintes de culture indiennes d&#8217;Inde, donnant quelques tonalités orientales à l&#8217;ensemble du film. Pour peu qu&#8217;on soit sensible à la comédie romantique, le film n&#8217;est pas désagréable mais malgré quelques timides tentatives, le réalisateur Griffin Dune n&#8217;épice ni ne pétille vraiment cette comédie qui pourrait tomber dans l&#8217;oubli dans quelques années. A se demander pourquoi j&#8217;en parle.</p>
<p>Deux séquences constituent le clou comique du film : une dégustation de pâtisseries et une fête en l&#8217;honneur de la sortie du livre d&#8217;Emma : les quiproquos ne sont pas embarrassants (pour le spectateur) et les situations explosives aidée par le talent des acteurs. Car le casting est impeccable. Uma Thurman est rayonnante, Colin Firth incarne parfaitement la perfection un peu lisse mais élégante et sincère. Et on découvre Jeffrey Dean Morgan avec sa gueule de mec sympa et un bon tempérament comique. Il vole d&#8217;ailleurs la plupart des scènes.</p>
<p>L&#8217;issue du film est facilement identifiable et on sait que la comédie romantique appelle presque méthodiquement le happy end et le label feel good movie. La pilule est cependant amère : si l&#8217;amoureux éconduit est fair play et qu&#8217;il n&#8217;y a pas vraiment de mal &laquo;&nbsp;officiel&nbsp;&raquo;, pas d&#8217;enfant et pas vraiment de mariage. La conclusion du triangle amoureux inverse évidemment les propos de son héroïne, qui passe toute la première partie du film à convaincre ses auditrices d&#8217;effectuer des choix raisonnables et même raisonnés, mais sans poser plus de question que &laquo;&nbsp;l&#8217;amour c&#8217;est comme ça&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est souvent douloureux. Le film pose pourtant la question de l&#8217;après happy end en se servant de l&#8217;exemple de <em>La Belle et le Clochard</em>. La conclusion aborde sans risque le sujet finalement moins profondément et frontalement que celle d&#8217;<em>Amour et Amnésie</em>, véritable joyau (je le dis dès que j&#8217;en ai l&#8217;occasion).</p>
<p>Notons enfin que <em>Un Mari de trop</em> n&#8217;est pas franchement féministe : les mecs sont sympas, et même beaux joueurs, tandis que les femmes leur vampirisent la vie et se révèlent fort lunatiques. On met ça évidemment sur le compte du grand Amour. Une nouvelle fois, ce dernier a bon dos. On pourrait sans doute émettre ce genre de critique de bien des comédies romantiques et Un mari de trop a un certain courage à aborder un triangle amoureux avec deux prétendants authentiquement sympathiques, fidèles et rassurants, là où on oppose généralement un preux chevalier et un salaud ou une incarnation de la perfection béate (comme Owen Wilson dans <em>Mon beau père et moi</em>, seule personne drôle de cette comédie poussive au demeurant). Mais les bonnes intentions hélas ne suffisent pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/10/maridetrop2.jpg" title="maridetrop2"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/10/maridetrop2.jpg" alt="maridetrop2" width="500" height="333" class="attachment wp-att-825 " /></a></p>
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