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	<title>Petit écran &#187; James Bond</title>
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	<description>Revues ciné et séries TV</description>
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		<title>Largo Winch</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 13:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 22/12/2008 à l&#8217;UGC George V salle 2 Il était largement prévisible de voir porter au grand écran la bande dessinée Largo Winch, l&#8217;enfant caché par son père qui l&#8217;adopta pour préparer la succession de son immense fortune. L&#8217;oeuvre de Jean Van Hamme et Philippe Françq a déjà fait l&#8217;objet d&#8217;une adaptation télévisée mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 22/12/2008 à l&#8217;UGC George V salle 2</em></p>
<p>Il était largement prévisible de voir porter au grand écran la bande dessinée <em>Largo Winch</em>, l&#8217;enfant caché par son père qui l&#8217;adopta pour préparer la succession de son immense fortune. L&#8217;oeuvre de Jean Van Hamme et Philippe Françq a déjà fait l&#8217;objet d&#8217;une adaptation télévisée mais elle ne semble pas avoir laissé de grands souvenirs. Si on sent le potentiel pour un film, voire toute une saga, l&#8217;adaptation peut s&#8217;avérer délicate notamment visuellement. Il y a par exemple ce moment dans la BD où Winch laisse tomber les actes de propriété de son empire du haut d&#8217;une falaise. Très belle page de BD, terriblement révélatrice mais difficile à placer tel quel car trop invraisemblable.</p>
<p>Le metteur en scène Jérôme Salle avait donc prévenu d&#8217;entrée Jean Van Hamme que son film, qui se fonde sur les premiers albums, allait prendre quelques libertés avec la BD. Ainsi l&#8217;allié Simon Ovronnaz passe à la trappe au profit d&#8217;un homme de main de l&#8217;ombre (impeccable Gilbert Melki) et un personnage de femme plus ou moins fatale interprétée par Mélanie Thierry actrice superbe qui a le mérite d&#8217;avoir dernièrement tenté sa chance dans des films fantastiques ratés (<em>Chrysalis, Babylon A.D.</em>) plutôt que des films d&#8217;auteur ratés. Et il y a bien entendu Tomer Sisley qui n&#8217;a pas vraiment la carrure du personnage dessiné par Philippe Francq. L&#8217;acteur très investi est à l&#8217;aise dans toutes les scènes. Il est un choix crédible qui se révèle même fort judicieux car son allure tranche &laquo;&nbsp;physiquement&nbsp;&raquo; avec l&#8217;empire qu&#8217;il est censé diriger et impose naturellement un fossé.</p>
<p>Fort d&#8217;un matériau de base plutôt riche, le scénario est solide et dose bien les rebondissements, issus pourtant d&#8217;une très vieille marmite contenant notamment le coup de l&#8217;enregistrement en micro/caméra caché. Certaines scènes explicatives sont mêmes assez captivantes (la description de l&#8217;OPA) et un humour pince sans rire ressort  (<em>&laquo;&nbsp;Je suis le méchant de l&#8217;histoire, &#8211; vous êtes parfait&nbsp;&raquo;</em>). Il demeure quelques facilités et quelques maladresses mais elles sont mineures. Jérôme Salle a pris quelques distances avec la BD mais il n&#8217;a cependant pu s&#8217;empêcher de faire quelques clins d&#8217;oeil aux fans à travers l&#8217;apparition sans intérêt de Miss Pennywinkle (dans les toilettes&#8230;) ou d&#8217;un majordome à la coiffure atypique. Ces deux personnages auraient gagné à être développés. Peut-être pour une suite&#8230;</p>
<p>Le point faible de <em>Largo Winch</em> est l&#8217;action. Tomer Sisley affirma qu&#8217;après avoir montré son film à des distributeurs américains, ceux-ci croyaient à une production de 100 millions de dollars alors que le film n&#8217;en coûta que 34,3 (au taux du jour). Les scènes d&#8217;action sont pourtant très courtes, filmées de trop près (le premier combat est incompréhensible) et faites à l&#8217;économie. Jérôme Salle évoque souvent son tournage d&#8217;une course à pied (encore une cf ma remarque sur <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/quantum-of-solace">Quantum of Solace</a>) dans les rue de Hong Kong sans autorisation et en équipe réduite. Cela se voit. Et en regard des standards américains actuels, sauter d&#8217;un bus n&#8217;est pas très spectaculaire. Reste un ultime combat très sauvage sur le toit d&#8217;un immeuble.  C&#8217;est peu pour un rival de James Bond. Mais <em>Largo Winch</em> est moins frustrant que la dernière mission de l&#8217;agent de sa Majesté et se révèle bien supérieur dans les moments intimes. Car cet épisode de <em>Largo Winch</em> est avant tout une histoire de famille et du poids de l&#8217;héritage surtout quand il est mal accepté. Jérôme Salle propose finalement un film assez réussi dont on peut espérer une suite si le succès, plutôt modéré (Le film atteindra difficilement deux millions d&#8217;entrées en France), le permet.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/01/largowinch.jpg" title="largowinch"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/01/largowinch.jpg" alt="largowinch" width="500" height="333" class="attachment wp-att-910 " /></a></p>
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		<title>Quantum of Solace</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 13:09:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 5/11/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1 en VO (spoiler inside) Deux ans après un Casino Royale qui relançait la franchise, la direction empruntée par le dernier James Bond, en gros plus de sérieux et moins de gadgets, était source de nouvelles possibilités plutôt inédites, pour la série, qui ne demandaient qu&#8217;à être développées. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 5/11/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1 en VO </em></p>
<p>(spoiler inside)<br />
Deux ans après un <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/casino-royale">Casino Royale</a> qui relançait la franchise, la direction empruntée par le dernier James Bond, en gros plus de sérieux et moins de gadgets, était source de nouvelles possibilités plutôt inédites, pour la série, qui ne demandaient qu&#8217;à être développées. L&#8217;essai est-il transformé dans ce 2(2)ème épisode ? Pas vraiment. Si <em>Quantum of Solace</em> est dans la continuité du premier épisode, il est déception sur bien des aspects.</p>
<p><em>Quantum of Solace</em> commence une poignée de minutes après la fin de<em> Casino Royale</em>, comptant peut-être un peu trop sur notre mémoire. Et nous sommes plongés dans une histoire géopolitisante, jeu trouble de la CIA inclus, où on monnaye un coup d&#8217;état bolivien et une portion de désert disposant d&#8217;une ressource mystérieuse.  Tout le monde croit que c&#8217;est du pétrole mais c&#8217;est forcément une fausse piste. Derrière tout ça, une mystérieuse organisation (a t&#8217;elle un nom ?) et un projet &laquo;&nbsp;quantum&nbsp;&raquo; d&#8217;où plus ou moins le titre du film que Craig explique comme étant associé à &laquo;&nbsp;une once de consolation&nbsp;&raquo; et le fait de ne pas abandonner. Bien, bien.<br />
De toute façon, plus encore que <em>Casino Royale</em>, on se fiche un peu de cette histoire d&#8217;autant plus qu&#8217;elle est traitée par-dessus la jambe. C&#8217;est un crash aérien fort à propos dans le désert qui nous révèlera le pot aux roses. Certes les scénarios des Bond sont souvent des histoires prétexte à des péripéties multiples mais ici sa dimension volontairement sérieuse, presque réaliste, implique une ambition peu compatible avec cette machination sud américaine peu captivante.</p>
<p>Comme souvent, les méchants sont mieux mis en valeur que leurs coups tordus. Ici, nous nous trouvons donc confrontés à une organisation évoquée dans l&#8217;épisode précédent. Elle est donc très mystérieuse, inconnue de l&#8217;Intelligence Service, mais aussi tentaculaire car un garde du corps personnel de M se révèle être un traitre à leur solde façon &laquo;&nbsp;nous sommes partout&nbsp;&raquo;. On évite heureusement les traîtres à répétition tout au long du film façon 24. L&#8217;organisation est révélée très joliment lors d&#8217;un opéra où les conspirateurs se réunissent à distance loin des meetings dans les repaires souterrains. Une bonne idée mais aussi le seul véritable développement sur cette organisation, l&#8217;action et l&#8217;intrigue prenant le pas autour du méchant Dominic Greene.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum2.jpg" title="quantum2"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum2.jpg" alt="quantum2" width="500" class="attachment wp-att-910 " /></a></p>
<p>Ce dernier est dans la tradition des méchants milliardaires et soi-disant philanthropes. L&#8217;écologie est le domaine de prédilection de Greene. Ses motivations demeurent cependant purement pécuniaires. L&#8217;interprétation de Mathieu Almaric est plutôt intéressante montrant un côté effrayant mais aussi effrayé face à Bond notamment lors d&#8217;une rencontre fortuite à l&#8217;opéra. Le revers de cette double facette est que son affrontement face à Bond à la hache comme Zorin dans <em>Dangereusement votre</em>,couinements aigus en sus (pour marquer le côté énergie du désespoir ?), ne présente que peu d&#8217;intérêt et aucun suspense. Sa fuite dans le désert est du coup pénible. Le super méchant est faible et lâche. En deux ellipses, on nous fait comprendre qu&#8217;il trahit tout ses &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo; qui vont finir par l&#8217;abattre. Etant accompagné d&#8217;un homme de main encore plus faible, ça ne fonctionne tout simplement pas et on s&#8217;étonne même, tant au niveau de la crédibilité de l&#8217;histoire que du scénario, qu&#8217;un homme si organisé n&#8217;a pas de plan B et se ballade au cœur du désert bolivien sans des dizaines de gardes du corps. </p>
<p><em>Quantum of Solace</em> souffre au final d&#8217;un singulier manque de développement de l&#8217;histoire et ses enjeux. L&#8217;intrigue autour de la mort de Vesper Lynd n&#8217;arrange rien car elle est également très mal traitée. Bond est donc marqué par la mort de Vesper et chercherait à la venger. En dehors éventuellement d&#8217;un acte très cruel envers Greene (qui le lâche dans le désert comme le Bon lâche la Brute), aucun de ses actes indique qu&#8217;il aurait agi différemment sans cette quête de justice. Sa brutalité et son entêtement sont déjà deux traits de caractère du personnage et n&#8217;ont pas besoin de justifications supplémentaires. Ne reste que des dialogues fonctionnels et une photo de Vesper pour essayer de nous convaincre du contraire. C&#8217;est raté et finalement, il fait son deuil dans la dernière et courte scène face à l&#8217;ex de Vesper Lynd, scène peu claire et sans rapport avec le reste de l&#8217;histoire. Quantum of Solace n&#8217;est pas un film vigilante façon <em>Permis de tuer</em>.</p>
<p>Le réalisateur Marc Forster semble donc comme survoler le scénario. Cela se ressent d&#8217;ailleurs dans sa durée. Alors que <em>Casino Royale</em> s&#8217;étirait inutilement, mais spectaculairement, après la mort du super vilain, Quantum of Solace est plutôt court. On passe d&#8217;ailleurs d&#8217;un extrême à l&#8217;autre : <em>Casino Royale</em> est semble t&#8217;il le plus long film de la série, <em>Quantum of Solace</em> le plus court (1h48). Ce dernier est expédié. On arrive même au final James Bond Vs Dominic Greene presque par surprise lors d&#8217;une séquence de signature du contrat entre Greene et le future ex-prochain dictateur sud américain, le Général Medrano. </p>
<p>Comme tout lecteur de Franquin sait que les contrats ne peuvent être signés, on comprend que ça va mal se passer. Si j&#8217;ai bien compris, l&#8217;explosion de deux bouteilles d&#8217;hydrogène provoque une réaction en chaîne conduisant à la destruction complète d&#8217;un hôtel de cent mètre de long, décors vraiment fantastique soit dit en passant, les autres décors ne faisant guère plus qu&#8217;assurer un dépaysement de carte postale (ce qui n&#8217;est pas si mal). Cette explosion de bouteilles reste à vérifier car nous arrivons au plus gros problème de <em>Quantum of Solace</em> : l&#8217;action. Au jeu de la mise en scène de l&#8217;action, Marc Forster prouve qu&#8217;il n&#8217;est ni Paul Greengrass (<em>La Mort dans la peau</em>), ni Martin Campbell (<em>Casino Royale</em> et <em>Goldeneye</em>) . C&#8217;est simple : l&#8217;action n&#8217;est pas lisible et terriblement saccadée. Les poursuites à pied du début sont incompréhensibles. On ne sait tout simplement pas où sont les acteurs, particulièrement dans le souterrain. Depuis quelques temps au cinéma, c&#8217;est la fête de la course à pied dans les films (<em>Les rivières pourpres, Jason Bourne, Mission Impossible 3, Ne le dis à personne</em>&#8230;). Ca doit être moins cher qu&#8217;une poursuite en voitures et c&#8217;est souvent plus spectaculaire. Ce n&#8217;est évidemment pas le cas ici et les poursuites dans ce Bond ne supporte pas la comparaison avec aucun des films précédemment cités. On ne sait même pas parfois ce que fait Bond pour se tirer de situations épineuses. Si quelqu&#8217;un pouvait ainsi m&#8217;expliquer exactement la manœuvre que Bond fait pour provoquer l&#8217;explosion de l&#8217;avion ennemi (à part l&#8217;aveugler), je suis preneur.<br />
Le montage est évidemment à l&#8217;avenant : épileptique. C&#8217;est sans doute l&#8217;air du temps qui veut ça mais là où l&#8217;action de la Mort dans la peau est extrêmement sensitive, celle de Quantum of Solace ne suscite que de la gêne et un effort pour comprendre ce qu&#8217;il se passe à l&#8217;écran. </p>
<p>Demeure malgré tout les balades dans le désert et la séquence finale somme toute très explosive cinégénique avec un Bond uniquement aidé par son pistolet. Daniel Craig a heureusement beaucoup d&#8217;énergie à revendre et demeure parfait en toute circonstance. Aidé par toujours autant de technologie (ordinateurs et portables), presque materné (on ne voyais pas autant M auparavant), il acquiert plus d&#8217;indépendance et demeure le plus souvent livré à lui-même, toujours autant borné et brutal, limite rustre. Il est paradoxalement superbe en smoking dans une suite de luxe. 007 a en outre un esprit plutôt &laquo;&nbsp;badass&nbsp;&raquo; quand il  jette dans une benne à ordures le cadavre d&#8217;un ennemi-ami sous le regard désapprobateur de Camille :<em>&laquo;&nbsp;c&#8217;est ce qu&#8217;il aurait aimé&nbsp;&raquo;</em>. Excellent. L&#8217;humour est même parfois direct au détour de quelques répliques mais c&#8217;est assez rare. </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum1.jpg" title="quantum1"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum1.jpg" alt="quantum1" width="500" class="attachment wp-att-909 " /></a></p>
<p><em>Quantum of Solace</em> vaut aussi le coup d&#8217;oeil pour les amateurs de James Bond girls. Les deux copines de l&#8217;agent secret sont largement meilleures que dans <em>Casino Royale</em>. Olga Kurylenko est superbe, évidemment, mais en plus elle tient parfaitement son rôle, bien plus crédible que sa Ford Ka rutilante dans les rues délabrées de Port au Prince. Comme de plus en plus avec les James Bond récents, ce rôle féminin est un peu étoffé avec une intrigue sur base d&#8217;une vengeance assénée rapidement mais peut-être un peu plus intéressante que celle de Bond puisque plus directe. Et son combat final est plus efficace en terme de suspense que celui de Bond.</p>
<p>Dans ces conditions, fallait-il alors se contenter de la <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/james-bond-quantum-of-solace-en-2008">bonne bande-annonce</a> ? La franchise James Bond doit certes répondre à un cahier des charges précis mais le film que nous avons sous les yeux est terriblement formaté jusqu&#8217;aux références caricaturales (la fille recouverte de pétrole dans son lit façon <em>Goldfinger</em>&#8230;). On a l&#8217;impression qu&#8217;au lieu de construire sa légende, la franchise se sert sans imagination de ses acquis et de la mode ciné actuelle. L&#8217;avenir nous le confirmera. En attendant, les indulgents, dont je fais souvent partie, verront dans ce <em>Quantum of Solace</em> un film d&#8217;action carré, sans fioritures et rythmé. Le succès est garanti. La séance ciné n&#8217;est pas une punition et on n&#8217;est pas mécontent de voir un James Bond. Mais le sécheresse générale du film pèse lourdement et il est tout simplement impossible pour ce <em>Quantum of Solace</em> de s&#8217;en sortir avec un second degré salvateur. James Bond est devenu un divertissement sérieux, lourd mais pas bien solide. Dans dix ans, je me demande si je ne préférerais pas revoir <em>Moonraker</em> pour me divertir&#8230; et en plus le méchant est aussi Français !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum3.jpg" title="quantum3"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum3.jpg" alt="quantum3" height="600" class="attachment wp-att-911 " /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<em>Fortunately, James Bond will return&#8230;</em></p>
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		<title>James Bond &#8211; Quantum of Solace en 2008</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 20:39:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le nouvel opus de James Bond a enfin un teaser pétaradant. Après un Casino Royale intéressant, trouver Marc Forster à la tête de cette grosse machine est assez étonnant. De lui, j&#8217;ai vu le mélo sordide A l&#8217;ombre de la haine (un vrai calvaire) puis le touchant Neverland et enfin le bon Harold Crick évoqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouvel opus de James Bond a enfin un <a href="http://www.firstshowing.net/2008/06/30/must-watch-first-quantum-of-solace-teaser-trailer/">teaser</a> pétaradant. Après un <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/casino-royale">Casino Royale intéressant</a>, trouver Marc Forster à la tête de cette grosse machine est assez étonnant. De lui, j&#8217;ai vu le mélo sordide <em>A l&#8217;ombre de la haine</em> (un vrai calvaire) puis  le touchant <a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/03/neverland.html">Neverland</a> et enfin le bon <em>Harold Crick</em> <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/lincroyable-destin-dharold-crick">évoqué dans ce blog</a>. Il a également réalisé un thriller, <em>Stay</em>. Tout est donc ouvert entre un auteur qui a sa vision du héros ou un réalisateur qui fait ce qu&#8217;on lui dit de faire.  Le teaser est donc pétaradant avec ce qu&#8217;il faut d&#8217;héros ambivalent, caché dans l&#8217;ombre. Non vraiment, elle est bien cette bande-annonce mais cela pourrait être exactement le teaser de Jason Bourne 4. Certes, cette série n&#8217;a pas inventé la latte à main nues et les sauts de toit en toit mais l&#8217;impression générale du teaser demeure cette étrange similitude avec Jason en plus arrogant quand même à l&#8217;image du dernier plan de <em>Casino Royale</em> repris sur la première affiche de ce film et dans la bande-annonce. Bond n&#8217;a pas tout à fait perdu son âme&#8230; et cette direction, plus « sombre » avec un héros « torturé », suit l&#8217;air du temps et n&#8217;est pas en soi mauvaise.  Un dernier mot sur le méchant de l&#8217;histoire interprété par le frenchy Mathieu Almaric. Il apparaît très furtivement. Mais j&#8217;y crois très fort ! Rendez-vous en Novembre. </p>
<p style="text-align: center;">[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/james-bond-quantum-of-solace-en-2008">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="solace2" href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/06/solace2.jpg"><img class="attachment wp-att-599" src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/06/solace2.jpg" alt="solace2" width="500" height="268" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="solace1" href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/06/solace1.jpg"><img class="attachment wp-att-600" src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/06/solace1.jpg" alt="solace1" width="500" height="268" /></a></p>
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		<title>Casino Royale</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Dec 2006 16:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 6/12/2006 à l&#8217;UGC George V salle 3 en VO (Spoiler inside) James Bond revient avec une nouvelle tête et nécessairement, une nouvelle personnalité. Cette dernière tranche singulièrement avec le précédent. Au delà de la qualité du film, c&#8217;est cette personnalité qui devra relancer la série vers de nouveaux succès. Aussi la question la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vu le 6/12/2006 à l&#8217;UGC George V salle 3 en VO</p>
<p>(Spoiler inside)</p>
<p>James Bond revient avec une nouvelle tête et nécessairement, une nouvelle personnalité. Cette dernière tranche singulièrement avec le précédent. Au delà de la qualité du film, c&#8217;est cette personnalité qui devra relancer la série vers de nouveaux succès. Aussi la question la plus légitime devient : <strong>Qui est donc ce James Bond ?</strong></p>
<p><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/casino-royale2.jpg" alt="James Bond" width=100% /></p>
<p>Le prégénérique de Casino Royale met en scène James Bond comme un nouvel agent double zéro. Ce choix d&#8217;un retour aux sources n&#8217;est pas anodin. <strong><em>Casino Royale</em> se présente comme une préquelle à tous les autres épisodes de la série</strong> et c&#8217;est un choix qui s&#8217;inscrit directement dans la mode récente des « au commencement&#8230; » et dont l&#8217;origine doit tout simplement remonter à <em>La Menace fantôme</em> et la nouvelle trilogie <em>Star Wars</em>. Les projets de préquelles sont alors devenus légions, et dans tous les genres :<em> Batman, L&#8217;exorciste, Massacre à la tronçonneuse, Dumb and Dumber, Bilbo le Hobbit, Hannibal Lecter</em>&#8230;<br />
Ici ce choix demeure judicieux notamment pour (un peu) étoffer les relations entre M et Bond mais surtout pour s&#8217;intéresser aux premiers actes d&#8217;un Bond venant d&#8217;obtenir le fameux permis de tuer. </p>
<p>Bien que court, le prégénérique en noir et blanc donnent plusieurs indications sur la personnalité de Bond à travers un double meurtre. Le premier, à mains nus, est sérieux et brutal. Tous les combats du film mêleront gestes très pro (le combat sur la grue) et une violence crue, naturaliste qui n&#8217;est pas sans rappeler <em>la Mémoire dans la peau</em> et sa suite. Le second assassinat, au pistolet, est net et sans bavure.  L&#8217;esbroufe n&#8217;est plus de mise en somme. Disparaissent alors naturellement l&#8217;humour second degré mais aussi les gadgets. Ces derniers, qui ont pour beaucoup contribué à la renommée de la série, sont remplacés par une débauche de technologie : ordinateurs, puces GPS, téléphones portables et palm deviennent indispensables avec même une gestion centralisée (comme le montre notamment la suffocante tentative de sauvetage à distance après l&#8217;empoisonnement). <strong>Les aventures de Jason Bourne et de Jack Bauer ne sont certainement pas étrangères à cette évolution, ce qui pourrait finalement être un juste retour des choses, et tout laisse alors penser à un Bond froid et direct</strong>. Des qualités fort appréciées dans son métier&#8230;</p>
<p>Son côté buté est moins apprécié. L&#8217;hallucinante poursuite à pied (et<a href="http://grandespoches.net/petit-ecran/cinema/ne-le-dis-a-personne"> j&#8217;aime les poursuites à pied</a>) avec une sorte de Yamakasi est sans nul doute le clou du film en terme d&#8217;action. Elle oppose deux hommes et deux styles clairement identifiables ce qui permet une caractérisation de celui de James Bond qui dévoile une personnalité, astucieuse, brute (il traverse superbement le placo!) et  volontiers bornée puisqu&#8217;il mettra en péril sa mission.<br />
Et il y a ce moment, un des plus intéressants du film, où Bond, en costume sur mesure, se regarde et s&#8217;admire dans le miroir avec un air suffisant. <strong>Loin du discret côté anglais « je suis tellement supérieur aux autres », l&#8217;arrogance du personnage ici nous explose à la gueule. C&#8217;est dans ces moments où Daniel Craig excelle le plus</strong>. Son élégance, ses manières non pas naturelles mais comme acquises (comme se lever mécaniquement quand une femme quitte la table), et son corps donnent l&#8217;image d&#8217;un prolo qui s&#8217;est fait tout seul, un parvenu, un gagnant à mille lieue de la classe naturelle et britannique de  Pierce Brosnan.</p>
<p><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/casino-royale3.jpg" alt="Bond" width=100% /></p>
<p>Mais James Bond est-il vraiment un bloc infaillible, un robot sans sentiment? Non, bien sur. La faille la plus évidente intervient dans sa relation avec Vesper Lynd. Il succombe donc à l&#8217;amour presque subitement, comme quelqu&#8217;un qui renferme tout et se confie d&#8217;un coup. Mais les failles sont aussi professionnelles. Revenons à ce décidément révélateur prégénérique et à ces deux assassinats montés parallèlement. Pendant qu&#8217;on le voie lutter durement pour tuer un homme de main, le second assassiné interroge Bond sur sa capacité à honorer son permis de tuer : assassiner n&#8217;est ni facile, ni « automatique ». <strong>Et nous revoyons par la suite Bond se regarder dans le miroir, les miroirs sont très révélateurs dans le film, beaucoup moins suffisant, sonné et presque abattu par la dureté des actes qu&#8217;il accomplit et l&#8217;image qu&#8217;il sait qu&#8217;il doit donner : celle de l&#8217;assurance, du contrôle</strong>.</p>
<p>Avec ce nouveau Bond, la série prend donc une tournure plus sérieuse avec un Daniel Craig qui crève l&#8217;écran, superhéros fort et doublé d&#8217;un tueur froid et distant. Ce premier degré plus assumé et l&#8217;absence d&#8217;ironie facile apportent aussi au plus célèbre agent de sa majesté une dimension humaine  rare, marquée par la nécessité de cacher ses sentiments, mais qui peut les faire jaillir abruptement (sa déclaration d&#8217;amour le montre), pour toujours rester menaçant face à l&#8217;ennemi.<br />
<strong>Il est indéniable que le choix de Daniel Craig pour ce rôle est formidable</strong>, quoiqu&#8217;en dise quelques fans, cette « légion de puristes ignares » comme c&#8217;est fort bien dit dans Mad Movies. L&#8217;acteur s&#8217;impose avec la manière et ce choix est totalement assumé (par la prod ) dès le générique où une ombre prend finalement l&#8217;apparence de Craig mais également, et surtout, lors de cette fin directe où Bond, mitraillette à la main, écrase un ennemi et se présente à l&#8217;aide sa plus célèbre réplique. You know my name, comme le dit la chanson.</p>
<p>Il est grand temps de parler (un peu) du film lui-même, discussion qu&#8217;il faut articuler autour de quatre points essentiels dans un James Bond : les girls, les méchants, l&#8217;action et  l&#8217;histoire.</p>
<p>Ce dernier point n&#8217;est pas le plus important mais il faut bien reconnaître que <strong>le scénario n&#8217;est pas à la hauteur de ce nouveau Bond</strong>. On revient donc aux sources de la série et même des livres nous dit-on et on succombe donc à la mode des préquelles tout en abordant la série de manière un peu plus grave. Daniel Craig indique même avec enthousiasme : « James Bond apparaît ici comme un personnage plus sombre, ce qui correspond davantage à la manière dont l&#8217;a dépeint Ian Fleming à l&#8217;origine ». « Sombre », le mot clé est laché, le mot qui doit satisfaire tout le monde, véritable sésame pour nombre de critiques. Une suite se doit toujours d&#8217;être « plus sombre » que le film précédent, que ce soit <em>Batman, Spiderman ou Harry Potter</em>. On ne se plaindra pas nécessairement de cette tendance pour James Bond mais elle n&#8217;est pas originale et  peut rapidement devenir un simple argument commercial sur les affiches publicitaires. </p>
<p>Pour le personnage lui-même, nous l&#8217;avons vu, ce n&#8217;est pas vraiment le cas. Mais niveau histoire, les scénaristes ont tenté d&#8217;aller au delà du « James Bond tue tous les méchants pour sauver le monde libre » et livrent un vague leçon de géopolitique à travers le financement du terrorisme. Si cette idée donne une première partie rythmée, l&#8217;histoire finit par traîner un peu les pieds dès la partie de poker et devient qu&#8217;irrégulièrement divertissante à partir de la mort du Chiffre qui intervient une demi-heure avant la fin du film. Dès lors, le film rappelle furieusement la fin du <em>Arsène Lupin</em> de Jean Paul Salomé <strong>dans sa façon de prolonger inutilement un métrage avec d&#8217;une part, des faux mystères et, d&#8217;autre part, des faux rebondissements</strong>. </p>
<p>Faux mystères à travers l&#8217;introduction d&#8217;une sorte de menace fantôme. L&#8217;approche sur le méchant, Le Chiffre, demeure intéressante. Commençons par dire qu&#8217;il ressemble au Numéro 5, Kronsteen, de <em>Bons baisers de Russie</em> (mon préféré) : ressemblance d&#8217;abord physique :</p>
<table width=100%>
<tr>
<td><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/lechiffre.JPG" alt="le chiffre" width=100% />
</td>
<td><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/numero5.JPG" alt="Kronsteen" width=100% />
</td>
</tr>
</table>
<p>La ressemblance est aussi psychologique : les deux étant friands de plans « scientifiques » &#8211; ils sont des champions d&#8217;échec, Le Chiffre a en plus une passion pour le poker et les probabilités. La ressemblance est aussi scénaristique : une fois leur plan déjoué par Bond, ils sont tués par leurs propres troupes.<br />
Cette piste est bonne et à l&#8217;instar du SPECTRE, <em>Casino Royale</em> introduit donc une « organisation ». Mais le film ne laisse cependant pas de mystère planer avec méchant dans l&#8217;ombre mais qui échappe à 007 vu que celui qui tire les ficelles est neutralisé à la toute fin (grâce à un sms!). Peut-être existe t&#8217;il quelqu&#8217;un qui tire encore plus les ficelles mais cela n&#8217;est jamais évoqué. En l&#8217;état, <em>Casino Royale</em> ne laisse rien en suspens.</p>
<p>Faux rebondissements à travers l&#8217;histoire d&#8217;amour. <strong>S&#8217;il y a bien une chose qui a évolué dans les films bondiens, c&#8217;est bien la condition de la femme</strong>. Il est loin le temps où un père corse promettait sa fille (Diana Rigg, la meilleure) à Bond car elle avait besoin d&#8217;un homme qui la mate. Il est loin le temps où deux gitanes se battaient sauvagement pour passer la nuit avec 007.<br />
Fort de la fin du machisme, la série des Brosnan avait plutôt accentué la venue d&#8217;actrices fortes  ainsi Famka Jaanseen et Sophie Marceau pour les méchantes mais on trouvait aussi des femmes de caractère côté gentil avec bien sur Halle Berry et surtout Michelle Yeoh, ma James Bond girl préféré de la période Brosnan.</p>
<p>Et si le James Bond 2006 plaît toujours, les femmes se retournent pour l&#8217;admirer, il n&#8217;en abuse pas. Tout juste fricote t&#8217;il avec femme maquée pour obtenir des informations, ce qui lui coûtera la vie, et avec la fameuse Vesper Lynd dont Bond va finalement tomber amoureux au point de vouloir tout arrêter (avec un email de démission qui rappelle un des plus magnifiques épisodes de <em>X-Files : Smoking Man</em>).<br />
Point de romantisme dans tout ceci, la déclaration d&#8217;amour de Bond se fait dans l&#8217;urgence et l&#8217;amour physique dans une chambre d&#8217;hôpital terne. Point d&#8217;amour torride non plus, la faute à Eva Green, décevante et au jeu limité dans le film. Difficile dans ces conditions qu&#8217;il ressorte quelque chose d&#8217;original surtout que la conclusion d&#8217;un tel amour « impossible » est nécessairement prévisible : trahison de Vesper ou mort de Vesper. Ou les deux, bien sur.</p>
<p><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/casino-royale6.jpg" alt="Vesper" width=100% /></p>
<p>Enfin, pendant ce temps, <strong>Martin Campbell, glorieux faiseur du <em>Masque de Zorro</em> (et de sa suite bien moins bonne) enrobe ce scénario dans des séquences d&#8217;action qui n&#8217;ont rien de faiblardes</strong>. Poursuite explosive dans un chantier puis dans une ambassade, empoisonnement asphyxiant, destruction spectaculaire d&#8217;une Aston Martin, démolition d&#8217;un immeuble vénitien (incroyable)&#8230; toutes ces séquences ont du tonus et une réalisation irréprochable (à comparer à certains effets limites de Meurs un autre jour). Peu aidé par certains aspects de l&#8217;histoire, le réalisateur donne malgré tout le la des épisodes à venir comme il l&#8217;a fait pour <em>Goldeneye</em>. C&#8217;est certain, James Bond is back ou plutôt James Bond begins comme on le lit souvent. Et ça fait plaisir.</p>
<p><img src="http://grandespoches.net/petit-ecran/wp-content/uploads/2006/12/007.JPG" alt="007" width=100% /></p>
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