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	<title>Petit écran &#187; espionnage</title>
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	<description>Revues ciné et séries TV</description>
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		<title>Espion(s)</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 11:37:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 24/2/2009 à l&#8217;UGC George V salle 9 Vincent travaille à l&#8217;aéroport de Roissy. Alors qu&#8217;il fouille des bagages, en quête de bien à voler, avec un collègue, ce dernier meurt lorsqu&#8217;il manipule une valise diplomatique piégée. Il se retrouve alors embarqué dans une affaire d&#8217;espionnage&#8230; Vincent devient une &#171;&#160;source&#160;&#187; pour la DST (que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 24/2/2009 à l&#8217;UGC George V salle 9 </em></p>
<p>Vincent travaille à l&#8217;aéroport de Roissy. Alors qu&#8217;il fouille des bagages, en quête de bien à voler, avec un collègue, ce dernier meurt lorsqu&#8217;il manipule une valise diplomatique piégée. Il se retrouve alors embarqué dans une affaire d&#8217;espionnage&#8230; Vincent devient une &laquo;&nbsp;source&nbsp;&raquo; pour la DST (que le réalisateur Nicolas Saada compare à un pigiste).</p>
<p>D&#8217;entrée, ce qui fait plaisir dans <em>Espion(s)</em>, c&#8217;est la rapidité de sa mise en place, le résumé ci-dessus ne prenant qu&#8217;une poignée de minutes dans le film. Présentant quelques similarités avec Secret Défense (un espion débutant, du terrorisme), <em>Espion(s)</em> se distingue sans peine par une approche plus modeste et surtout plus efficace.</p>
<p>Avec peu d&#8217;effets (et de moyens), Nicolas Saada distille un excellent suspense. L&#8217;idée de faire se dérouler l&#8217;action à Londres avec des russes, des syriens et des français renforce un contexte sur fond terrorisme international. Le réalisateur se plie même aux conventions du genre, là où par exemple le <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/le-plaisir-de-chanter">Plaisir de chanter</a> n&#8217;en avait joliment cure. L&#8217;air de rien, on retrouve donc dans <em>Espion(s)</em> quelques moments classiques du genre type James Bond. Il y a ces deux scènes de dîners, en costume, où les ennemis se jaugent sans véritablement savoir exactement à quoi s&#8217;en tenir. Et la tension s&#8217;instaure sans excès (parfois sans musique) lorsque la couverture de Vincent est mise à l&#8217;épreuve (sur sa prétendue action en Afrique) ou que son acolyte installe un micro. La réalisation est donc très soignée, précise et ne nous égare pas dans un scénario à tiroirs comme le suggérait le titre ce qui n&#8217;est pas vraiment plus mal&#8230; quoique légèrement déconcertant puisque je me suis surpris à attendre les rebondissements qui tuent. De l&#8217;importance du titre ?</p>
<p>Le casting est bon. Hyppolyte Girardot a très peu de scènes mais il est absolument génial en agent français lucide et cynique. Acteur de premier plan au début des années 90 (les très bons Un Monde sans pitié, Hors la vie et Confession d&#8217;un barjo), on ne le voit surtout au cinéma que dans des seconds rôles. Il mériterait pourtant largement toujours la tête d&#8217;affiche. Ne boudons cependant pas notre plaisir. Outre manche, c&#8217;est Stephen Rea qui mène la barque : tout aussi lucide, il excelle dans un registre plus triste, celui de l&#8217;agent accablé, résigné à faire le sale boulot pour son pays, jusqu&#8217;au bout. </p>
<p>Et il y a un très joli couple à l&#8217;écran : deux personnages au passé effleuré mais qu&#8217;on devine douloureux et comme condamné à toujours en payer le prix. Voir Claire dans le magasin de jouets rêver d&#8217;une autre vie est aussi émouvant que très habile dans la mise en scène. Vincent est lui continuellement dans l&#8217;impulsion, solitaire comme en fuite. La rencontre de ces deux âmes, est d&#8217;abord anonyme dans l&#8217;ascenseur puis de plus en plus dans l&#8217;intimité malgré les enjeux &laquo;&nbsp;supérieurs&nbsp;&raquo; autour d&#8217;eux dans le jeu classique de la mission de séduction qui brise les carapaces. Face à Géraldine Pailhas, lumineuse et pourtant si triste, Guillaume Canet est insaisissable. Entre culpabilité et amour (ou est-ce de la pitié) son attachement n&#8217;est pas sur jusqu&#8217;à cet ultime regard qui dit tout. Nicolas Saada n&#8217;a pas besoin d&#8217;aller plus loin. Avec peu, il dit beaucoup et de belle manière : un réalisateur à suivre.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/02/espions2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/02/espions2.jpg" alt="espions2" title="espions2" width="500"  class="aligncenter size-full wp-image-1289" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/02/espions.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/02/espions.jpg" alt="espions" title="espions" width="500"  class="aligncenter size-full wp-image-1290" /></a></p>
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		<title>Secret Défense</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 17:42:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 15/12/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1 Après le Plaisir de chanter, on reste dans l&#8217;espionnage français mais en beaucoup plus sérieux. Secret Défense suit la trajectoire de deux jeunes inexpérimentés, une fille et un garçon, dans le monde de l&#8217;espionnage et celui du terrorisme jusqu&#8217;à l&#8217;impact. Puisqu&#8217;on est en France, qu&#8217;on a (un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 15/12/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1</em></p>
<p>Après <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/le-plaisir-de-chanter">le Plaisir de chanter</a>, on reste dans l&#8217;espionnage français mais en beaucoup plus sérieux. <em>Secret Défense</em> suit la trajectoire de deux jeunes inexpérimentés, une fille et un garçon, dans le monde de l&#8217;espionnage et celui du terrorisme jusqu&#8217;à l&#8217;impact. Puisqu&#8217;on est en France, qu&#8217;on a (un peu) envie d&#8217;y croire, que le réalisateur s&#8217;est entouré paraît-il d&#8217;experts de la question (on aperçoit même dans un bureau un habitué de <em>C dans l&#8217;air</em> !), il n&#8217;est pas déplaisant de suivre ce jeu de dupes et autres manipulations. Il y a toujours des rebondissements qu&#8217;on n&#8217;attend pas et quelqu&#8217;un d&#8217;indulgent mais amateur de thriller d&#8217;espionnage (on parle de moi en gros) pourra y trouver son compte.</p>
<p>Mais il ne reviendra sans doute pas sur ce film. On ressent bien que Philippe Haïm a écouté des experts, qu&#8217;on lui a dit des trucs. La restitution de ceux-ci demeure délicate. <em>Secret Défense</em> a tout du film avec &laquo;&nbsp;des gros sabots&nbsp;&raquo;. Le metteur en scène s&#8217;emploie très minutieusement à tout alourdir dès le générique que ce soit le contexte, le dialogue et même la musique jusqu&#8217;à mettre de la TRES grosse musique quand un mec fume son cigare tranquille devant la piscine. C&#8217;est parce que c&#8217;est le méchant. Pour faire un rendez vous discret, on se met sur un terrain totalement à découvert et sans aucune foule mais on discute dos à dos comme ça on ne se doute de rien (mais en fait c&#8217;était un coup monté). Et comme on est dans un film français, il faut mettre un arabe français agent secret qui prie Allah parce qu&#8217;il y a des bons et des mauvais arabes mais les français ils n&#8217;aiment quand même pas ça les tapis vers La Mecque. Il va sans dire que le sérieux de circonstance n&#8217;arrange rien. Curieusement, côté action c&#8217;est plutôt léger : une course en ombre chinoises et un parcours dans le métro. Et une explosion vraiment spectaculaire mais qu&#8217;on ne voit que dans un unique plan de trois secondes&#8230; Et nous apprenons donc que la DGSE résout plein d&#8217;affaires de terrorismes grâce à de gros coups de poker et des francs tireurs. Rassurant.</p>
<p>La partie terrorisme pouvait être plus intéressante. Et il y a des choses pas trop mauvaises comme le camp d&#8217;entraînement et quelques bonnes scènes en prison autour des relations entre Pierre et son mentor musulman. Nicolas Duchauvelle, qui joue Pierre, a un rôle assez difficile mais finalement c&#8217;est lui qui s&#8217;en sort le mieux avec Rachida Brakni mal servi hélas par un rôle incompréhensible style sergent instructeur le jour en France, agent infiltré au Maghreb la nuit. Ou l&#8217;inverse. Vahina Giocante en agent de charme, très jolie d&#8217;ailleurs, exulte plus qu&#8217;elle ne joue, Simon Abhakian est donc le super méchant cf la grosse musique et en plus il prend les femmes violemment par derrière. Enfin Gérard Lanvin est sérieux comme tout, pas mauvais mais sérieux, froid. Et triste évidemment de toutes ces pertes humaines.</p>
<p>Après l&#8217;également très laborieux <em>Les Daltons</em>, Philippe Haïm a eu raison de changer de registre mais on retrouve finalement un peu de son précédent métrage, son côté balourd sans doute. Son <em>Secret Défense</em> demeure un peu meilleur. Il reste du chemin à parcourir pour atteindre le niveau d&#8217;un simple <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/mensonges-detat">Mensonges d&#8217;état</a> ou, plus près de chez nous, d&#8217;un <em>Agents Secrets</em>. </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/12/secretdefense.jpg" title="secretdefense"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/12/secretdefense.jpg" alt="secretdefense" width="600" height="400" class="attachment wp-att-1008 " /></a></p>
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		<title>Le Plaisir de chanter</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 06:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 26/11/2008 au Miramar Salle 2 Muriel et Philippe sont des agents secrets et accessoirement amants. Pour retrouver la trace d&#8217;une clé usb contenant des informations importantes, ils infiltrent un cours de chant pour approcher Constance qui détiendrait la fameuse clé. Le cours et leurs rencontres vont peu à peu les conduire à s&#8217;interroger [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 26/11/2008 au Miramar Salle 2</em></p>
<p>Muriel et Philippe sont des agents secrets et accessoirement amants. Pour retrouver la trace d&#8217;une clé usb contenant des informations importantes, ils infiltrent un cours de chant pour approcher Constance qui détiendrait la fameuse clé. Le cours et leurs rencontres vont peu à peu les conduire à s&#8217;interroger sur eux mêmes.</p>
<p>Pourquoi voir ce film le jour de sa sortie ? L&#8217;affiche est pas terrible, le titre est difficile à retenir. J&#8217;aime bien les acteurs sans que ce soit mes idoles. Le film sort sur peu d&#8217;écrans et risque de disparaître (très) rapidement de l&#8217;affiche. En fait, ce sont les trois étoiles (même pas la critique que je n&#8217;ai pas lue) du magazine <em>ciné live</em> qui m&#8217;ont fait me déplacer et le fait que c&#8217;est présenté comme une comédie. <em>Le Plaisir de chanter</em> a d&#8217;ailleurs plutôt bonne presse.</p>
<p>Et c&#8217;est vraiment une comédie, assez drôle parce que l&#8217;aspect espionnage est joyeusement traité par dessus la jambe avec un cours de chant devenant un repaire d&#8217;espions de tout horizon de la prostituée ancien de la &laquo;&nbsp;pop academy&nbsp;&raquo; au jeunot bcbg à la solde de la Corée du Nord (!). Les debriefings de leur supérieure/coach/conseillère matrimoniale (excellente Dominique Reymond) sont savoureux. Le coeur du récit n&#8217;est évidemment pas cette histoire d&#8217;uranium mais les élans amoureux et sexuels des protagonistes. Le film est d&#8217;une crudité plutôt inattendue et frontale qui rappelle un peu les premiers films de Guillaume Nicloux (Les très bons <em>Le Poulpe</em> et <em>Une affaire privée</em>) et finissent curieusement par donner corps au récit tout en caractérisant les personnages. Sans être une comédie musicale, la musique tient évidemment une place très importante. Art lyrique, jolies morceaux de piano et variété ponctuent l&#8217;histoire et l&#8217;enrichissent puisque certains personnages se révèlent ou justement se bloquent (comme le fils de la professeur de chant). </p>
<p>Ce cocktail de sexe, de comédie, de thriller et de musique est au final assez inattendu, une sorte d&#8217;illustration d&#8217;un des autres films de l&#8217;auteur Ilan Duran Cohen : <em>La confusion des genres</em>. Si le film est parfois un peu étiré et n&#8217;évite pas le piège de l&#8217;égarement, il est au final un film assez libre et attachant au même titre que ses acteurs, particulièrement Lorànt Deutsch qui n&#8217;a pas la partition la plus drôle et qui tire pourtant son interprétation vers le haut. Bien que souvent rattaché à des comédies, il est un acteur plutôt sérieux et à suivre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/12/plaisirdechanter.jpg" title="plaisirdechanter"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/12/plaisirdechanter.jpg" alt="plaisirdechanter" width="500" height="333" class="attachment wp-att-974 " /></a></p>
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		<title>Quantum of Solace</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 13:09:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vu le 5/11/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1 en VO (spoiler inside) Deux ans après un Casino Royale qui relançait la franchise, la direction empruntée par le dernier James Bond, en gros plus de sérieux et moins de gadgets, était source de nouvelles possibilités plutôt inédites, pour la série, qui ne demandaient qu&#8217;à être développées. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 5/11/2008 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1 en VO </em></p>
<p>(spoiler inside)<br />
Deux ans après un <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/casino-royale">Casino Royale</a> qui relançait la franchise, la direction empruntée par le dernier James Bond, en gros plus de sérieux et moins de gadgets, était source de nouvelles possibilités plutôt inédites, pour la série, qui ne demandaient qu&#8217;à être développées. L&#8217;essai est-il transformé dans ce 2(2)ème épisode ? Pas vraiment. Si <em>Quantum of Solace</em> est dans la continuité du premier épisode, il est déception sur bien des aspects.</p>
<p><em>Quantum of Solace</em> commence une poignée de minutes après la fin de<em> Casino Royale</em>, comptant peut-être un peu trop sur notre mémoire. Et nous sommes plongés dans une histoire géopolitisante, jeu trouble de la CIA inclus, où on monnaye un coup d&#8217;état bolivien et une portion de désert disposant d&#8217;une ressource mystérieuse.  Tout le monde croit que c&#8217;est du pétrole mais c&#8217;est forcément une fausse piste. Derrière tout ça, une mystérieuse organisation (a t&#8217;elle un nom ?) et un projet &laquo;&nbsp;quantum&nbsp;&raquo; d&#8217;où plus ou moins le titre du film que Craig explique comme étant associé à &laquo;&nbsp;une once de consolation&nbsp;&raquo; et le fait de ne pas abandonner. Bien, bien.<br />
De toute façon, plus encore que <em>Casino Royale</em>, on se fiche un peu de cette histoire d&#8217;autant plus qu&#8217;elle est traitée par-dessus la jambe. C&#8217;est un crash aérien fort à propos dans le désert qui nous révèlera le pot aux roses. Certes les scénarios des Bond sont souvent des histoires prétexte à des péripéties multiples mais ici sa dimension volontairement sérieuse, presque réaliste, implique une ambition peu compatible avec cette machination sud américaine peu captivante.</p>
<p>Comme souvent, les méchants sont mieux mis en valeur que leurs coups tordus. Ici, nous nous trouvons donc confrontés à une organisation évoquée dans l&#8217;épisode précédent. Elle est donc très mystérieuse, inconnue de l&#8217;Intelligence Service, mais aussi tentaculaire car un garde du corps personnel de M se révèle être un traitre à leur solde façon &laquo;&nbsp;nous sommes partout&nbsp;&raquo;. On évite heureusement les traîtres à répétition tout au long du film façon 24. L&#8217;organisation est révélée très joliment lors d&#8217;un opéra où les conspirateurs se réunissent à distance loin des meetings dans les repaires souterrains. Une bonne idée mais aussi le seul véritable développement sur cette organisation, l&#8217;action et l&#8217;intrigue prenant le pas autour du méchant Dominic Greene.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum2.jpg" title="quantum2"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum2.jpg" alt="quantum2" width="500" class="attachment wp-att-910 " /></a></p>
<p>Ce dernier est dans la tradition des méchants milliardaires et soi-disant philanthropes. L&#8217;écologie est le domaine de prédilection de Greene. Ses motivations demeurent cependant purement pécuniaires. L&#8217;interprétation de Mathieu Almaric est plutôt intéressante montrant un côté effrayant mais aussi effrayé face à Bond notamment lors d&#8217;une rencontre fortuite à l&#8217;opéra. Le revers de cette double facette est que son affrontement face à Bond à la hache comme Zorin dans <em>Dangereusement votre</em>,couinements aigus en sus (pour marquer le côté énergie du désespoir ?), ne présente que peu d&#8217;intérêt et aucun suspense. Sa fuite dans le désert est du coup pénible. Le super méchant est faible et lâche. En deux ellipses, on nous fait comprendre qu&#8217;il trahit tout ses &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo; qui vont finir par l&#8217;abattre. Etant accompagné d&#8217;un homme de main encore plus faible, ça ne fonctionne tout simplement pas et on s&#8217;étonne même, tant au niveau de la crédibilité de l&#8217;histoire que du scénario, qu&#8217;un homme si organisé n&#8217;a pas de plan B et se ballade au cœur du désert bolivien sans des dizaines de gardes du corps. </p>
<p><em>Quantum of Solace</em> souffre au final d&#8217;un singulier manque de développement de l&#8217;histoire et ses enjeux. L&#8217;intrigue autour de la mort de Vesper Lynd n&#8217;arrange rien car elle est également très mal traitée. Bond est donc marqué par la mort de Vesper et chercherait à la venger. En dehors éventuellement d&#8217;un acte très cruel envers Greene (qui le lâche dans le désert comme le Bon lâche la Brute), aucun de ses actes indique qu&#8217;il aurait agi différemment sans cette quête de justice. Sa brutalité et son entêtement sont déjà deux traits de caractère du personnage et n&#8217;ont pas besoin de justifications supplémentaires. Ne reste que des dialogues fonctionnels et une photo de Vesper pour essayer de nous convaincre du contraire. C&#8217;est raté et finalement, il fait son deuil dans la dernière et courte scène face à l&#8217;ex de Vesper Lynd, scène peu claire et sans rapport avec le reste de l&#8217;histoire. Quantum of Solace n&#8217;est pas un film vigilante façon <em>Permis de tuer</em>.</p>
<p>Le réalisateur Marc Forster semble donc comme survoler le scénario. Cela se ressent d&#8217;ailleurs dans sa durée. Alors que <em>Casino Royale</em> s&#8217;étirait inutilement, mais spectaculairement, après la mort du super vilain, Quantum of Solace est plutôt court. On passe d&#8217;ailleurs d&#8217;un extrême à l&#8217;autre : <em>Casino Royale</em> est semble t&#8217;il le plus long film de la série, <em>Quantum of Solace</em> le plus court (1h48). Ce dernier est expédié. On arrive même au final James Bond Vs Dominic Greene presque par surprise lors d&#8217;une séquence de signature du contrat entre Greene et le future ex-prochain dictateur sud américain, le Général Medrano. </p>
<p>Comme tout lecteur de Franquin sait que les contrats ne peuvent être signés, on comprend que ça va mal se passer. Si j&#8217;ai bien compris, l&#8217;explosion de deux bouteilles d&#8217;hydrogène provoque une réaction en chaîne conduisant à la destruction complète d&#8217;un hôtel de cent mètre de long, décors vraiment fantastique soit dit en passant, les autres décors ne faisant guère plus qu&#8217;assurer un dépaysement de carte postale (ce qui n&#8217;est pas si mal). Cette explosion de bouteilles reste à vérifier car nous arrivons au plus gros problème de <em>Quantum of Solace</em> : l&#8217;action. Au jeu de la mise en scène de l&#8217;action, Marc Forster prouve qu&#8217;il n&#8217;est ni Paul Greengrass (<em>La Mort dans la peau</em>), ni Martin Campbell (<em>Casino Royale</em> et <em>Goldeneye</em>) . C&#8217;est simple : l&#8217;action n&#8217;est pas lisible et terriblement saccadée. Les poursuites à pied du début sont incompréhensibles. On ne sait tout simplement pas où sont les acteurs, particulièrement dans le souterrain. Depuis quelques temps au cinéma, c&#8217;est la fête de la course à pied dans les films (<em>Les rivières pourpres, Jason Bourne, Mission Impossible 3, Ne le dis à personne</em>&#8230;). Ca doit être moins cher qu&#8217;une poursuite en voitures et c&#8217;est souvent plus spectaculaire. Ce n&#8217;est évidemment pas le cas ici et les poursuites dans ce Bond ne supporte pas la comparaison avec aucun des films précédemment cités. On ne sait même pas parfois ce que fait Bond pour se tirer de situations épineuses. Si quelqu&#8217;un pouvait ainsi m&#8217;expliquer exactement la manœuvre que Bond fait pour provoquer l&#8217;explosion de l&#8217;avion ennemi (à part l&#8217;aveugler), je suis preneur.<br />
Le montage est évidemment à l&#8217;avenant : épileptique. C&#8217;est sans doute l&#8217;air du temps qui veut ça mais là où l&#8217;action de la Mort dans la peau est extrêmement sensitive, celle de Quantum of Solace ne suscite que de la gêne et un effort pour comprendre ce qu&#8217;il se passe à l&#8217;écran. </p>
<p>Demeure malgré tout les balades dans le désert et la séquence finale somme toute très explosive cinégénique avec un Bond uniquement aidé par son pistolet. Daniel Craig a heureusement beaucoup d&#8217;énergie à revendre et demeure parfait en toute circonstance. Aidé par toujours autant de technologie (ordinateurs et portables), presque materné (on ne voyais pas autant M auparavant), il acquiert plus d&#8217;indépendance et demeure le plus souvent livré à lui-même, toujours autant borné et brutal, limite rustre. Il est paradoxalement superbe en smoking dans une suite de luxe. 007 a en outre un esprit plutôt &laquo;&nbsp;badass&nbsp;&raquo; quand il  jette dans une benne à ordures le cadavre d&#8217;un ennemi-ami sous le regard désapprobateur de Camille :<em>&laquo;&nbsp;c&#8217;est ce qu&#8217;il aurait aimé&nbsp;&raquo;</em>. Excellent. L&#8217;humour est même parfois direct au détour de quelques répliques mais c&#8217;est assez rare. </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum1.jpg" title="quantum1"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum1.jpg" alt="quantum1" width="500" class="attachment wp-att-909 " /></a></p>
<p><em>Quantum of Solace</em> vaut aussi le coup d&#8217;oeil pour les amateurs de James Bond girls. Les deux copines de l&#8217;agent secret sont largement meilleures que dans <em>Casino Royale</em>. Olga Kurylenko est superbe, évidemment, mais en plus elle tient parfaitement son rôle, bien plus crédible que sa Ford Ka rutilante dans les rues délabrées de Port au Prince. Comme de plus en plus avec les James Bond récents, ce rôle féminin est un peu étoffé avec une intrigue sur base d&#8217;une vengeance assénée rapidement mais peut-être un peu plus intéressante que celle de Bond puisque plus directe. Et son combat final est plus efficace en terme de suspense que celui de Bond.</p>
<p>Dans ces conditions, fallait-il alors se contenter de la <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/james-bond-quantum-of-solace-en-2008">bonne bande-annonce</a> ? La franchise James Bond doit certes répondre à un cahier des charges précis mais le film que nous avons sous les yeux est terriblement formaté jusqu&#8217;aux références caricaturales (la fille recouverte de pétrole dans son lit façon <em>Goldfinger</em>&#8230;). On a l&#8217;impression qu&#8217;au lieu de construire sa légende, la franchise se sert sans imagination de ses acquis et de la mode ciné actuelle. L&#8217;avenir nous le confirmera. En attendant, les indulgents, dont je fais souvent partie, verront dans ce <em>Quantum of Solace</em> un film d&#8217;action carré, sans fioritures et rythmé. Le succès est garanti. La séance ciné n&#8217;est pas une punition et on n&#8217;est pas mécontent de voir un James Bond. Mais le sécheresse générale du film pèse lourdement et il est tout simplement impossible pour ce <em>Quantum of Solace</em> de s&#8217;en sortir avec un second degré salvateur. James Bond est devenu un divertissement sérieux, lourd mais pas bien solide. Dans dix ans, je me demande si je ne préférerais pas revoir <em>Moonraker</em> pour me divertir&#8230; et en plus le méchant est aussi Français !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum3.jpg" title="quantum3"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/11/quantum3.jpg" alt="quantum3" height="600" class="attachment wp-att-911 " /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<em>Fortunately, James Bond will return&#8230;</em></p>
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		<title>Le Magnifique</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 15:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Saint Clair]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Sinclar]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<category><![CDATA[parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe de Broca]]></category>
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		<description><![CDATA[Revu le 1/1/2008 en DVD enregistré Film français (1973) de Philippe de Broca avec Jean Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Hans Meyer, Jean Lefèvre, Monique Tarbès&#8230; Bob Sinclar (Jean Paul Belmondo, oui j&#8217;écris Sinclar, voilà) ne résout pas les problèmes de son temps aux quatre coins du monde, il les expédie. Agent séducteur et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Revu le 1/1/2008 en DVD enregistré<br />
Film français (1973) de Philippe de Broca avec Jean Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Hans Meyer, Jean Lefèvre, Monique Tarbès&#8230;</em></p>
<p>Bob Sinclar (Jean Paul Belmondo, oui j&#8217;écris Sinclar, voilà) ne résout pas les problèmes de son temps aux quatre coins du monde, il les expédie. Agent séducteur et vraie machine à tuer légèrement parano, pianiste virtuose à ses heures, il est le héros macho et grandiose par excellence. Une sorte de James Bond ou plutôt de SAS. Ca tombe bien, Bob Sinclar n&#8217;existe pas, il est le héros d&#8217;un roman de gare. Son auteur, François Merlin (toujours Belmondo), est tout le contraire de Bob et achève péniblement son 43è roman. </p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique3.jpg" title="magnifique3.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique3.jpg" width=100% /></a><br />
<span id="more-418"></span><br />
Film qui a bercé mon enfance, <em>Le Magnifique</em> est une immense comédie aussi bien dans la « vraie » vie que dans celle imaginée par Merlin, ce « magicien » luttant contre les « boutiquiers », son éditeur (Vittorio Caprioli) entre autres. Sa vie pourrie nous rappelle que déjà dans les années 70, les problèmes des parigots étaient déjà les mêmes que maintenant : le divorce, les plombiers et électriciens qui ne viennent pas, la circulation, la pluie, le bruit, la machine à écrire, ordinateur antique, qui ne marche pas, les éditeurs/intellos à la con, les études de sociologie bidons&#8230;</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique7.jpg" title="magnifique7.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique7.jpg" width=100% /></a></p>
<p>Dès lors, la vie rêvée de Merlin n&#8217;est que le résultat de ses frustrations, de son humeur ou de ses influences (comme celle de son fils) qu&#8217;il exacerbe à travers des situations souvent très violentes et gores : Merlin a conscience de ce qu&#8217;il écrit et ne s&#8217;en cache pas. La mise en scène de Philippe de Broca, astucieuse et très précise, superpose les séquences réelles/imaginaires pour aboutir à un dernier acte complètement fou. Ces enchaînements aussi efficaces que drôles permettent la multiplication des moments d&#8217;anthologie (la perte de la lettre « R », les cinq interprètes), les outrances parsemées de nombreux détails et dialogues géniaux et une musique mémorable. De Broca s&#8217;amuse aussi en ajoutant d&#8217;autres mises en abîmes, « Vous seriez pas dans le cinéma ? » demande t&#8217;on à Merlin. Et il se moque de Christine/Tatiana (Jacqueline Bisset) dont la thèse de sociologie n&#8217;intéresse personne et passe finalement à côté de son sujet : Bob Sinclar n&#8217;a rien de magnifique. Ce n&#8217;est pas ce héros sublimé, ce « bien bel homme » évoluant dans des décors de rêves. C&#8217;est la vulgarité et l&#8217;exubérance qui l&#8217;emportent. Bob Sinclar est bien le reflet du monde merdique dans lequel on vit et au coeur d&#8217;un film au déroulement de plus en plus absurde, fou (le montage est plus rapide) et finalement pathétique. Et hilarant. <em>Le magnifique</em> est bien un film sur l&#8217;acte d&#8217;écrire mais centré sur l&#8217;auteur lui-même et non l&#8217;objet du livre. </p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique5.jpg" title="magnifique5.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique5.jpg" width=100% /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique6.jpg" title="magnifique6.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique6.jpg" width=100% /></a></p>
<p>Merlin devient lui-même notre propre reflet, l&#8217;homme moderne perdu et cherchant un exutoire. Et le film parodique devient naturellement une jolie comédie romantique avec une héroïne naïve, Christine, pas plus prise au sérieux que Merlin. Cette approche et cette réussite imposent un important travail d&#8217;écriture. De gros calibres sont à l&#8217;oeuvre : Philippe De Broca, Vittorio Caprioli, Jean Paul Rappeneau et Francis Veber. Un désaccord sur le traitement de l&#8217;histoire fit cependant qu&#8217;aucun d&#8217;eux ne fut crédité au générique ! Malgré tout, scénario, mise en scène et montage sont maîtrisées. Et pour transcender cette comédie, il y a Jean Paul Belmondo aussi immense que le film, se jetant voracement dans l&#8217;auto-dérision à tous les niveaux. Entouré par une troupe d&#8217;acteurs talentueuse jusqu&#8217;au plus petit rôle (le policier magnanime, l&#8217;électricien joué par Jean Lefèvre), il construit tout simplement sa légende. Son tandem avec Philippe de Broca, si on oublie (et encore il faut connaître) leur ultime collaboration pour <em>Amazone</em>, demeure un des grands moments de notre histoire cinématographique.</p>
<p><em>Le Magnifique</em> est la comédie d&#8217;espionnage qu&#8217;il faut garder précieusement aux côtés du <em>Grand Blond avec une chaussure noire</em>, autre grande comédie parfaitement maîtrisée. De <em>A la poursuite du diamant vert</em> au récent <a href="http://petit-ecran.org/cinema/lincroyable-destin-dharold-crick"><em>Harold Crick</em></a> ou même un peu <em>Narco</em>, on a revu ces « livres dans le film » mais <em>Le Magnifique</em> n&#8217;a jamais été dépassé. Et même si <em>OSS 117</em> a redonné un peu d&#8217;espoir, le cinéma français ne semble plus pouvoir faire ce genre de film.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique2.jpg" title="magnifique2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique2.jpg" width=100% /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique.jpg" title="magnifique.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique.jpg" width=100% /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique4.jpg" title="magnifique4.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2008/02/magnifique4.jpg" width=100% /></a></p>
<p><a href="http://www.imdb.com/title/tt0070354/">Fiche IMDB</a></p>
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