L’âge de Cristal (1976) de Michael Anderson

Au XXIIIème siècle, nous vivons dans un environnement aseptisĂ© sous des dĂ´mes gĂ©rĂ©s par des ordinateurs tout puissants. Enfin nous, c’est plutĂ´t vous car j’y serais dĂ©jĂ  mort puisque chaque individu dĂ©passant 30 ans est dĂ©sintĂ©grĂ©. Logan 5 (Micheal York) est un sandman, une sorte de chargĂ© de traquer les rĂ©calcitrants. Il se fait passer lui-mĂŞme pour un fugitif afin de dĂ©manteler un rĂ©seau et finit par douter de la perfection de ce mode de vie.

Quand on regarde l’âge de Cristal, on se dit que Star Wars, sorti un an plus tard, est vraiment moderne, ou bien plus intemporel. Le film de Michael Anderson est en effet très marquĂ© par un style seventies dans les dĂ©cors, costumes et musique. La sĂ©quence du carrousel, le rituel de mise Ă  mort des « vieux » de 30 ans, avec jets de flammes et balai en apesanteur sont la quintessence de ce style. Ce n’est pas mauvais pour autant. Le cĂ´tĂ© jeux du cirque et la ferveur du public donne beaucoup de force Ă  ce massacre. De mĂŞme, si la rĂ©volution Star Wars n’a pas lieu, le futur dĂ©crit et les maquettes sont superbes.

La seconde partie du film est initiĂ©e par une confrontation avec un robot kitchissime dont Barney Legendary Stinson s’est forcĂ©ment inspirĂ© :

L’Age de Cristal raconte alors une sorte d’Adam et Eve dĂ©couvrant le monde non sans un certain humour (« Everything hurt ») et des superbes dĂ©cors d’un Washington oĂą la nature a repris ses droits. J’adore ces visions de notre monde ravagĂ© par l’apocalypse et il faut vraiment un truc comme 2012 pour me dĂ©cevoir. La fin est relativement facile (surchauffe de circuits imprimĂ©s) mais ne fait finalement qu’illustrer une sociĂ©tĂ© ne reposant sur presque rien. Les derniers moments rappellent fortement ceux de The Island (ce n’est pas la seule similaritĂ©s en fait).

CĂ´tĂ© acteurs, Richard Jordan, en meilleur ami, domine facilement le casting. En Logan, Michael York semble physiquement prĂ©figurer Harrison Ford et Mark Hamill (pour la coupe de cheveux). La ressemblance naturelle avec Harrison Ford a du pas mal lui porter prĂ©judice dans sa carrière. En comparse fĂ©minin, Jenny Agutter est vraiment charmante tandis que Farrah Fawcett, que je n’aime pas particulièrement (je dois ĂŞtre trop jeune) a un (petit) rĂ´le très très con et participe aux plus mauvais moments de ce film, par ailleurs sympathique.

 Par Pascal     Commenter5 juin 2010    Catégories: Apocalypse Articles CinĂ©ma

How i met your mother again

Comme Jb, je suis fan de How i met your mother ou Himym. Age des protagonistes, lieux (New York), situations (amoureuses et professionnelles)… tout concourt Ă©videmment Ă  comparer la sitcom avec Friends. Je vais le dire de suite : Himym est moins drĂ´le que Friends mais plus touchante. Vulgairement, si on pouvait se pisser rĂ©gulièrement dessus avec Friends, on peut pleurnicher comme un con en regardant Himym. Et celui qui n’a pas les larmes aux yeux au « Thank God ! » de la pâtissière Ă  la fin de l’Ă©pisode 13 de la saison 1 n’a pas de coeur. La romance prend en effet souvent le pas sur le rire. On s’Ă©loigne de plus en plus du concept « sitcom sur rien » cher Ă  Seinfield et dont Friends semble pour moi une variation, dĂ©jĂ , plus romancĂ©e. Dans Hymim, c’est une vie amoureuse, celle de Ted, en quĂŞte de mariage et d’enfants, qui est au cĹ“ur du rĂ©cit. Il en rĂ©sulte une forte adhĂ©sion, voire identification, et pas mal d’Ă©merveillement quand on assiste Ă  ses efforts pour conquĂ©rir l’âme sĹ“ur que ce soit une danse de la pluie (le dernier Ă©pisode de la saison 1) ou un rendez vous romantique en deux minutes chrono (Ă©pisode 13 et point culminant de la saison 3 avec en prime un rĂ´le fort drĂ´le jouĂ© par Britney Spears).

Une raison de ce constat est que Himym s’Ă©carte, un peu, de la construction théâtrale propre aux sitcoms. Himym est une histoire contemporaine racontĂ©e depuis l’annĂ©e 2030. Chaque Ă©pisode est fait d’allers et retours incessants dans le temps jusqu’au virtuose dans l’Ă©pisode 11 de la saison 3 oĂą quatre histoires sĂ©parĂ©es, mais avec le mĂŞme canevas, sont narrĂ©es. Ce n’est pas tous les jours qu’une sitcom se permet des mises en scènes parfois complexes pour le genre dans le but de raconter une histoire ou simplement d’Ă©toffer le propos d’un des protagonistes. Ces derniers sont gĂ©niaux mĂŞme si la sĂ©rie souffre d’un dĂ©sĂ©quilibre : il y a Ted et Barney et les autres. Certains oseraient mĂŞme Barney, personnage aussi original qu’improbable, et les autres. Ce ne sera pas la première sitcom oĂą un ou deux personnages sont mis en valeur. Et après tout, Himym est racontĂ© par Ted. Quant Ă  Barney, j’envisage vraiment de crĂ©er mon premier groupe facebook « i wish i was Barney Stinson ».

pe-himym

Le dĂ©marrage de la saison 4 est un peu en demi-teinte. L’essoufflement serait-il Ă  nos portes ? Rien n’y fait : les personnages sont de plus en plus attachants et le dĂ©sĂ©quilibre s’estompe. Depuis que j’ai vu Sans Sarah rien ne va, j’adore Marshall. J’adore les Ă©carts de voix directifs de Lily ou l’air accablĂ© de Robin quand elle joue Ă  la prĂ©sentatrice. Les tourments amoureux de l’odieux Barney sont curieusement Ă©mouvants mĂŞme dans les situations improbables. Et depuis l’Ă©pisode 5, j’ai l’impression que ça repart. Dans celui-ci, un mariage prend place et il s’avère bien plus malin que la caricature pĂ©nible que certaines scènes me faisaient redouter. Et le personnage de Ted est plus que jamais cohĂ©rent, l’Ă©pisode 6 et son dialogue « fantasmĂ© » est superbe, et proche de nous… l’aventure continue avec confiance.


 Par Pascal     1 commentaire20 novembre 2008    Catégories: SĂ©ries TĂ©lĂ©vision

How I met your mother

Une comédie pour jeunes.
Ça se passe Ă  New-York, principalement dans un appartement en collocation, et dans un bar. On pense Ă  Friends, sauf qu’ici ils ne sont que 5.
Il y a un couple très amoureux, bientĂ´t mariĂ©, et trois cĂ©libataires, deux gars et une fille. Celle-ci, journaliste TV, Robin, et un des deux types, Ted le beau gosse, en pincent l’un pour l’autre, mais jouent au chat et Ă  la souris. C’est un peu la trame gĂ©nĂ©rale. Quant au cinquième, Barney, il est complètement dĂ©jantĂ©.

Ça se laisse regarder. Disons que c’est un excellent moyen pour se vider le cerveau, le dimanche après-midi par exemple.
Il y a des moments de franche hilarité, et Barney y est toujours pour quelque chose. Rien que pour rire à gorge déployée, How I met your mother vaut le coup.

Certains passages sont par contre un peu lourds, et longs. Des situations qui sentent le déjà vu, un manque de rebondissements opportuns peut-être.
Possible aussi que l’intrigue gĂ©nĂ©rale de la sĂ©rie soit trop fine.

Mais sous ses aspects de simplicitĂ©, les « messages » passĂ©s, autan que l’on puisse appeler ça des messages, tiennent la route, empreints d’un bon sens qui fait plaisir Ă  voir.

barney - how i met your mother

Appréciation : ****

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 Par Jb     2 commentaires20 janvier 2008    Catégories: SĂ©ries TĂ©lĂ©vision


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