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	<title>Petit écran</title>
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	<description>Revues ciné et séries TV</description>
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		<title>Shutter Island (2010) de Martin Scorsese</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 05:38:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
C&#8217;est le gros film dont on parle toujours un peu trop. Je suis heureux de lire les magazines un mois après leur parution surtout que Première a fait plutôt fort. Même le buzz et la bande-annonce ont activé mes neurones. Conséquence logique ma parano de spectateur de cinéma, en mode &#171;&#160;tout le monde est suspect [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-ruffalo-dicaprio2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-ruffalo-dicaprio2.jpg" alt="" title="shutter-island-ruffalo-dicaprio2" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1823" /></a></p>
<p>C&#8217;est le gros film dont on parle toujours un peu trop. Je suis heureux de lire les magazines un mois après leur parution surtout que Première a fait plutôt fort. Même le buzz et la bande-annonce ont activé mes neurones. Conséquence logique ma parano de spectateur de cinéma, en mode &laquo;&nbsp;tout le monde est suspect dans un film&nbsp;&raquo;, s&#8217;est mis en marche bien avant que le métrage commence. Et je me suis retrouvé au Normandie, à comme regarder pour la deuxième fois <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1130884/">Shutter Island</a></strong>.</p>
<p>Et c&#8217;est plutôt pas mal quand même. Martin Scorcese oublie sa fureur, ses films sensitifs qui l&#8217;ont rendu célèbre et assume le luxe de la logistique à sa disposition. Plastiquement, Shutter Island est constamment superbe promenant deux marshall dans une enquête sur une disparition insoluble dans une (as)île de fous où le mystère et le silence contraint semblent les seules règles imposées par un Docteur Cawley (Ben Kingsley) troublant psychiatre aux méthodes renvoyant plutôt à l&#8217;expérimental Docteur Moreau, lui-même maître sur son île.</p>
<p>Personnage central, Teddy Daniels tente de distinguer le vrai du faux tout en se battant avec ses démons et ses propres secrets. Martin Scorcese multiplie les flash back, mélange trauma et onirisme autour du passé de Daniels, ancien soldat de la deuxième guerre mondiale et qui libéra Dachau. Les visions évoquées, où la mort rôde, sont comme des tableaux vivants et paradoxalement macabres. Ce n&#8217;est pas une horreur viscérale mais bien la vision d&#8217;un peintre. Scorsese demeure un sacrément bon cinéaste et distille dans chaque scène l&#8217;inquiétude, l&#8217;instabilité et l&#8217;incompréhension de Daniels surtout lors de la fouille de la forteresse de l&#8217;île, dédale impressionnant et sombre. </p>
<p>Je ne suis pas certain de vraiment aimer le style de Leonardo DiCaprio qui s&#8217;efforce une fois encore de sortir de son look éternel de jeune premier, la même année un peu à côté de la plaque dans <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0217505/">Gangs of New York</a></strong> et idéal dans <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0264464/">Arrête-moi si tu peux</a></strong>. Dans un rôle aux contours incertains, il est profondément sincère. Et bien que de tous les plans, il ne tire pas la couverture sur lui et donne la belle réplique à un excellent Mark Ruffalo en fidèle acolyte ou à une Patrica Clarkson illuminée. La palme revient peut-être à Michelle Williams en fiancée d&#8217;outre tombe. Au fil de ses requêtes (&laquo;&nbsp;libère moi&nbsp;&raquo;), elle apporte à <strong>Shutter Island</strong> sa face la plus dérangeante, la plus malsaine (peut-être même trop malsain pour moi) avec une candeur glaciale. Et on comprend que ce n&#8217;est pas tant les retournements de situations que leur source qui sont prodigieux dans <strong>Shutter Island</strong>.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-dicaprio-williams.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-dicaprio-williams.jpg" alt="" title="shutter-island-dicaprio-williams" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1820" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-Poster.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/shutter-island-Poster.jpg" alt="" title="shutter-island-Poster" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1821" /></a></p>
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		<title>Hors de contrôle (2010) de Martin Campbell</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 11:05:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour le retour du grand Mel Gibson en tête d&#8217;affiche après plusieurs d&#8217;années d&#8217;absence, Martin Campbell adapte sa mini-série anglaise Edge Of Darkness des années 80, presque un sous-genre en soi après d&#8217;autres adaptations comme Jeux de Pouvoir ou plus anciennement Traffic. J&#8217;ai toujours vu Martin Campbell comme une sorte de jeune réalisateur. En fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour le retour du grand Mel Gibson en tête d&#8217;affiche après plusieurs d&#8217;années d&#8217;absence, Martin Campbell adapte sa mini-série anglaise <a href="http://www.imdb.com/title/tt0090424/"><strong>Edge Of Darkness</strong></a> des années 80, presque un sous-genre en soi après d&#8217;autres adaptations comme <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0473705/">Jeux de Pouvoir</a></strong> ou plus anciennement <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0181865/">Traffic</a></strong>. J&#8217;ai toujours vu Martin Campbell comme une sorte de jeune réalisateur. En fait il est né en 1940 ce qui ne rajeunit personne. J&#8217;ai auparavant vu six de ses films avec du très bon (<strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0120746/">Le Masque de Zorro</a></strong>), du bon (<strong><a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/casino-royale">Casino Royale</a></strong>, <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0110678/">Absolom 2022</a></strong>), du moins bon (<strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0190865/">Vertical Limit</a></strong>, <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0113189/">Goldeneye</a></strong>) et du mauvais (Tristement, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0386140/"><strong>la Légende de Zorro</strong></a>).</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/horsdecontrole-MelGibson.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/horsdecontrole-MelGibson.jpg" alt="" title="horsdecontrole-MelGibson" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1801" /></a></p>
<p>Le vigilante flick <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1226273/">Hors de contrôle</a></strong> arrive tout juste dans le bon. Le policier Thomas Craven (un super nom) reçoit sa fille chez lui mais elle se fait assassiner devant sa maison. Alors que ses collègues pensent que Thomas était la cible des tueurs, le père plein de rage enquête de son côté et découvre que sa fille lui cachait des choses sur son travail. S&#8217;en suit une enquête plutôt prenante avec un rôle sur mesure pour Mel Gibson : il est parfait en mec droit et dur tout en assumant son âge et la souffrance qui va avec à l&#8217;image de cette bagarre contre un jeune où il prend le dessus de justesse et qui se prolonge par une assez longue scène où il reprend son souffle ! Dommage que le film soit souvent bavard avec beaucoup d&#8217;allers et venues qui frisent la redite. Les confrontations demeurent cependant bonnes notamment quand Craven se trouve face au mystérieux Jedburg (Ray Winstone), synthèse vivante de toutes les magouilles politico-truc imaginables qu&#8217;on nous cache.</p>
<p>Logiquement, l&#8217;action est rare. Elle arrive souvent par surprise notamment une paralysante scène de meurtre sur la route, piqûre de rappel pour nous dire que Campbell ne se contente pas de filmer la star. Le final sonne comme un exutoire crépusculaire tel un western avec méchants très méchants (la scène entre le sénateur et ses collègues est terriblement cynique) et un Craven complètement à bout. Si on est réceptif, on peut trouver ça vraiment jouissif avec une délicieuse sensation d&#8217;être sur le fil du &laquo;&nbsp;too much&nbsp;&raquo;. D&#8217;ailleurs, ces instants font penser à l&#8217;épisode des Simpson où Homer retouche le remake de <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0031679/">Mr Smith au Sénat</a></strong> avec Gibson dans le rôle titre et empalement avec le drapeau américain (<a href='http://www.youtube.com/watch?v=Y63Hb_vwreY' >Mel Gibson au sénat</a>)</p>
<p>J&#8217;aurai pas contre bien du mal à défendre la fin &laquo;&nbsp;route du paradis&nbsp;&raquo; (et pas du tout edge of darkness) qui rappelle celle bouleversante de <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0387131/">The Constant Garderner</a></strong> mais en franchissant gaillardement ma ligne imaginaire du grotesque. Mais, au fond, je crois que je peux tout pardonner dans un film avec Mel Gibson.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/EdgeofDarkness-poster.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/EdgeofDarkness-poster.jpg" alt="" title="EdgeofDarkness-poster" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1800" /></a></p>
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		<title>Lovely Bones (2009) de Peter Jackson</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 06:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Susie Salmon, 13 ans, vit heureuse dans une famille heureuse. A quelques jours de son premier rendez-vous galant et de son premier baiser, elle est assassinée par un de ses voisins. De l&#8217;au-delà, une sorte de purgatoire, elle regarde et tente de communiquer avec sa famille. 
Pour son &#171;&#160;retour&#160;&#187; vers des films moins énormes que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-versparadis2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-versparadis2.jpg" alt="" title="lovely-bones-versparadis2" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1794" /></a></p>
<p>Susie Salmon, 13 ans, vit heureuse dans une famille heureuse. A quelques jours de son premier rendez-vous galant et de son premier baiser, elle est assassinée par un de ses voisins. De l&#8217;au-delà, une sorte de purgatoire, elle regarde et tente de communiquer avec sa famille. </p>
<p>Pour son &laquo;&nbsp;retour&nbsp;&raquo; vers des films moins énormes que <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0360717/">King Kong</a></strong> et <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0167260/">Le Seigneur des Anneaux</a></strong>, Peter Jackson adapte un roman sur cette jeune fille assistant aux supplices de sa famille après sa mort. En mélangeant thriller, ados et fantastique, Jackson se rapproche de son magnifique <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0110005/">Créatures Célestes</a></strong>. Avec de plein de morceaux de vrai cinéma et de coups de génie, le résultat m&#8217;a parfois décontenancé et pourtant, avec le recul, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0380510/"><strong>Lovely Bones</strong></a> se tient admirablement.</p>
<p>Le film traite aussi du deuil. Avec beaucoup de justesse, le metteur en scène ne filme pas des pleurs de groupes mais des âmes solitaires vivant le deuil chacun de leur côté : le père enfermé dans son bureau, la mère qui perd pied, le fils qui rêve de sa soeur, la fille cadette qui court, qui court. Et bien sur Susie, généralement seule et monologuant dans son monde imaginaire, un monde souvent superbe, un peu kitsch et parfois même assez laid mais qui n&#8217;est en fait l&#8217;expression des sentiments et de l&#8217;imaginaire d&#8217;une adolescente marquée par son père. Jackson nous rappelle aussi sa maîtrise et son amour du cinéma notamment dans ce travelling étrange de Susie parcourant plusieurs paysages. </p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-susie.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-susie.jpg" alt="" title="lovely-bones-susie" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1791" /></a></p>
<p>La virtuosité la plus palpable de Jackson réside dans la tension : la scène du meurtre bouleverse par son découpage (avec la famille de Susie à table) et son inéluctabilité. Le suspense devient Hitchcockien dans la maison du meurtrier et son plancher qui grince. Toutes les scènes avec le meurtrier (Stanley Tucci, excellent), sont inquiétantes et parfois mêmes insoutenables dans les non dits et la sensation de peur et d&#8217;écrasement. <strong>Lovely Bones</strong> prend alors des aspects de thriller fantastique, sans véritables indices mais à travers des convictions et des sensations que le père et la soeur de Susie ressentent séparément.</p>
<p>Bien que tournée comme un thriller, la scène clé du film est une rencontre qui n&#8217;avait pu avoir lieu. Cette séquence est aussi dérangeante que futile au vu des enjeux et de la tension qu&#8217;impose Jackson sur un coffre-fort mais elle est finalement émouvante et profonde. Elle nous ramène aux désirs premiers de Susie et au vrai thème du film : l&#8217;adolescence. Je ne peux que la lier à l&#8217;accroche sur l&#8217;affiche de <strong>Créatures Célestes</strong> : la tendre histoire vraie d&#8217;un crime abominable. </p>
<p>Alors si le déroulement peut nous perdre un peu, ou du moins alterner des scènes sublimes (le champs de mais avec le père poursuivant le meurtrier, la découverte de la vie de ce dernier par Susie dans son purgatoire) avec des acteurs parfaits (Mark Wahlberg et Saoirse Ronan) et des moments plus en retrait (Rachel Weisz et Susan Sarandon n&#8217;ont pas les meilleures parties), <strong>Lovely Bones</strong> est un film aux thèmes profonds et intelligemment traités qui nous accompagnent après la séance de cinéma, ce qui n&#8217;est pas si évident. Lovely Bones est bien une réussite. Peter Jackson accumule les visions magnifiques et manie les tensions les émotions avec adresse et audace. Un vrai bon cinéaste.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-purgatoire.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-purgatoire.jpg" alt="" title="lovely-bones-purgatoire" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1791" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-versparadis.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-versparadis.jpg" alt="" title="lovely-bones-versparadis" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1791" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-tueur-champmais.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/03/lovely-bones-tueur-champmais.jpg" alt="" title="lovely-bones-tueur-champmais" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1791" /></a></p>
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		<title>Gainsbourg (vie héroïque) (2009) de Joann Sfar</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 13:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;avais vu qu&#8217;une poignée de photos de ce biopic français sur la vie d&#8217;un cet artiste singulier. Par contre, difficile de ne pas passer à côté de la médiatisation du film qui est sortie du classique affiche de cinéma et presse spécialisée. L&#8217;acharnement de Joann Sfar à dire qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas tout à fait de la vie de Gainsbourg, que c&#8217;est &laquo;&nbsp;un conte de Joann Sfar&nbsp;&raquo; (ajout à la demande de Jane Birkin) mais que, malgré tout, ces mensonges peuvent faire surgir le vrai Gainsbourg m&#8217;a quelque peu soûlé. Je connais assez peu de biopic qui n&#8217;essaient pas de faire ressortir la vraie personnalité de l&#8217;homme/femme qu&#8217;ils décrivent. L&#8217;approche du réalisateur est certes originale, iconoclaste mais le but est le même, classique. Ce mélange j&#8217;assume/j&#8217;assume pas est un peu difficile à tenir. Et j&#8217;ai encore un peu de mal à digérer l&#8217;auto-citation très Alain Delon dans le générique de fin.</p>
<p>Mais l&#8217;oeuvre elle-même ? Elle est réussie. Je ne m&#8217;attendais pas à grand chose et le début, toute l&#8217;enfance de Gainsbourg, est formidable. C&#8217;est une vie onirique vue comme un fantasme d&#8217;où vont naître tous les gainsbourg : le juif, le pianiste, le séducteur, gainsbarre&#8230; l&#8217;apparition en arrière-plan de son alter ego (une marionnette) puis sa charge frénétique au piano (son père : &laquo;&nbsp;tu joues mieux la nuit&nbsp;&raquo; !) est le meilleur du film, superbement éclairé. Faussement timide, le gamin Lucien/Serge a du culot et dessine bien les femmes nues lui attirant toute sorte de sympathie (ce qui le sauvera au moment d&#8217;une rafle pendant la guerre). </p>
<p>Gainsbourg enfant, c&#8217;est l&#8217;acteur Kacey Mottet. Il est assez prodigieux, enfantin et espiègle mais déjà très Gainsbourg, en mesure de voler la vedette à Gainsbourg adulte. Mais l&#8217;interprète Eric Elmosnino est lui-même étonnant. Outre le maquillage et la ressemblance physique, il exécute toute une gestuelle et un langage qui évoluent tout au long du film. Sfar raconte le succès de Gainsbourg par une série de rencontres et de coups de foudre : la danse avec chaque femme qui le séduit et qu&#8217;il séduit est importante. Javanaise pour Juliette Greco, yé-yé pour France Gall, slow dans une boîte gay pour Birkin, danse lascive et libre pour Bardot (Laetitia Casta est formidable, Sfar a sur retranscrire tout le choc de la chanson initials B.B. lors de son arrivée sur le palier de l&#8217;appartement de Gainsbourg), boîte de nuit aux lumières dures pour Bambou.</p>
<p>La reste est une solitude étrange et des provocations diverses. Sfar ne montre pas frontalement, comme <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0113627/">Leaving Las Vegas</a></strong>, l&#8217;alcoolisme (quel intérêt au fond ?) mais sa mise en scène de plus en plus saccadée, comme si Gainsbourg avait de moins en moins de moments de lucidité, semble traduire la fuite dans les spiritueux. Et on allume une quantité astronomiques de clopes dans ce film.</p>
<p>Au final, <strong>Gainsbourg (vie héroïque)</strong> est un bon biopic avec une bonne moitié vraiment enlevée et un dernier tiers plus triste, moins captivant. Il faut dire que je n&#8217;aime pas le reggae et sa reprise de la Marseillaise, qui a visiblement choqué, est surtout pénible à écouter. Sfar sait toutefois rester très sensible. Il peut être fier de son film et de sa vérité sur Gainsbourg.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-casta2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-casta2.jpg" alt="" title="gainsbourg-vieheroique-casta2" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1776" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-mouglalis.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-mouglalis.jpg" alt="" title="gainsbourg-vieheroique-mouglalis" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1779" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-gordon.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-gordon.jpg" alt="" title="gainsbourg-vieheroique-gordon" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1778" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-gordon.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-forrestier.jpg" alt="" title="gainsbourg-vieheroique-forrestier" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1778" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-gordon.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-vieheroique-poster.jpg" alt="" title="gainsbourg-vieheroique-poster" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1778" /></a></p>
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		<title>Le Livre d&#8217;Eli (2010) de Albert et Allen Hughes</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 06:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelques mois après La Route un autre film post-apocalyptique débarque sur les écrans : Le Livre d&#8217;Eli soit la longue marche d&#8217;Eli mué par une volonté de faire parvenir son seul livre, une Bible, à destination à travers un monde dévasté. 
Contrairement à La Route, il ne reste pas que deux balles dans le revolver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques mois après <strong>La Route</strong> un autre film post-apocalyptique débarque sur les écrans :<strong> Le Livre d&#8217;Eli</strong> soit la longue marche d&#8217;Eli mué par une volonté de faire parvenir son seul livre, une Bible, à destination à travers un monde dévasté. </p>
<p>Contrairement à <strong>La Route</strong>, il ne reste pas que deux balles dans le revolver d&#8217;Eli et il sait aussi se servir d&#8217;un couteau. Le meilleur du film sont ces scènes d&#8217;action qui sonnent toutes comme des règlements de compte, vifs et prenants. La fusillade autour de la maison (en aller-retours type travelling incessants ?!) est un très grand morceau de bravoure. Les frères Hughes empruntent au western, bien sur, mais aussi à divers genres de films d&#8217;arts martiaux avec un homme (Denzel Washington) se servant de tous ses sens pour exécuter des gestes précis et fatals.</p>
<p>La toile de fond est ce monde apocalyptique où règne la cruelle loi du plus fort. La scène où Eli assiste à un viol en se suppliant de ne pas intervenir est douloureuse. <strong>Le Livre d&#8217;Eli</strong> alterne les bonnes idées (le traitement des cannibales et les mains qui tremblent, l&#8217;usage des lunettes de soleil et les aveugles) et des invraisemblances qui laissent perplexe à l&#8217;image de l&#8217;héroïne (Mila Kulis, craquante dans <strong>Sans Sarah, rien ne va</strong>, un peu moins ici sauf dans sa petite robe) en pantalon slim sexy dans le chaos. On me répondra à raison que si le monde explose demain, les magasins seront remplis principalement de ce type de fringues. Et il y a aussi ce curieux paradoxe de trouver des étendues verdoyantes abandonnées alors que le reste de l&#8217;humanité s&#8217;entassent au milieu du désert. Radioactivité peut-être mais dans ce cas, je ne ferai pas coucher mes héros dans une centrale nucléaire.</p>
<p>Cela ne gêne tout de même pas pour suivre la quête mystique d&#8217;Eli. L&#8217;affiche de <strong>A Boy and his dog</strong> (un homme et son chien communique par télépathie dans un monde post-apocalyptique) dans une chambre sonne comme une note d&#8217;attention sur les capacités hors norme du héros, accentuée par une conclusion quelque peu inattendue (avec un Malcom McDowell assez grotesque) mais qui touchera ceux qui sont sensible en cette foi qui transporte les montagnes. Dans ce rôle, Denzel Washington est exemplaire en tout point et iconique quand il recule dans la pénombre le couteau à la main. Gary Oldman retrouve quant à lui un rôle de vrai méchant qui lui colla à la peau dans les années 90. J&#8217;ai même cru une bonne minute qu&#8217;on allait avoir une redite du <strong>Cinquième Elément</strong> lorsqu&#8217;il ouvre une boîte précieuse. Pour les amateurs de la série <strong>Rome</strong>, on retrouve l&#8217;excellent Roy &laquo;&nbsp;Titus Pullo&nbsp;&raquo; Stevenson dans le rôle du bras droit un peu sous-exploité.</p>
<p>Pour résumer, <strong>Le Livre d&#8217;Eli </strong>est plus accessible et moins sordide que <strong>La Route</strong>. Plus fun, plus sexy (c&#8217;est pas <strong>Charlie et ses drôles de dames</strong> non plus hein), moins déprimant, moins contemplatif. Les deux films sont bons mais disons que celui-ci se reverra beaucoup plus facilement.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/bookofeli-DenzelWashington2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/bookofeli-DenzelWashington2.jpg" alt="" title="bookofeli-DenzelWashington2" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1762" /></a></p>
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		<title>La Route (2009) de John Hillcoat</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 09:41:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Route</strong> est l&#8217;adaptation d&#8217;un best seller que je n&#8217;ai pas lu. Ma principale motivation est mon intérêt pour les films tournant autour d&#8217;une apocalypse, d&#8217;un monde en perdition. Et on peut dire que nous sommes plutôt bien servis en ce moment. Ca doit être le côté réchauffement climatique / fin du monde qui rend les gens fort pessimistes. <strong>La Route</strong> se déroule dix ans après cette apocalypse, dont on ne saura rien, dans un monde où plus rien ne peut pousser, où toute vie a disparu si ce n&#8217;est quelques humains hagard. Nous suivons le parcours d&#8217;un homme et son fils en route vers le sud.</p>
<p>Si on peut encore rire quelques mois après la fin du monde et se servir à bouffer au moindre drug-store comme dans l&#8217;excellent <strong>Zombieland</strong>, au bout de dix ans il ne reste rien et le metteur en scène John Hillcoat ne nous épargne pas grand chose sur la survie des humains. La dévastation me fait rarement rire (<strong>2012</strong> est à ce titre profondément cynique, limite nauséabond sous couvert d&#8217;effets spéciaux &laquo;&nbsp;réussis&nbsp;&raquo; ce que je ne trouve d&#8217;ailleurs pas) et <strong>La Route</strong> est sans doute une des évocations les plus noires que j&#8217;ai vues sur ce thème. Les visions sombres se succèdent et la découverte abominable dans la cave d&#8217;une maison par l&#8217;enfant et son père devrait me hanter un bon moment. <strong>La Route</strong> raconte la perte de l&#8217;humanité (pas de nom, un passé de plus en plus diffus) et de tout véritable instinct de survie de celle-ci (symbolisée, lourdement ai-je entendu, notamment par cette meute d&#8217;hommes poursuivant une femme et son enfant pour, sans doute, les manger) au profit d&#8217;une mêlée générale pour ramasser les miettes. Dans cette lutte constante (vaine ?) pour s&#8217;élever, les acteurs Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee sont formidables, le père toujours prêt au pire, le fils s&#8217;accrochant à tout prix à son âme enfantine et généreuse.</p>
<p>Il n&#8217;est pas adapté selon moi de terminer ce genre de film par un final totalement positif (par exemple, celle de <strong>Postman</strong>, excellent film au demeurant, me paraît assez faible) ou totalement désespérant. John Hillcoat trouve un juste milieu très touchant et un beau visage d&#8217;enfant. Ma femme a détesté ce film. Sure que ce n&#8217;est jamais drôle. <strong>La Route</strong> mérite pourtant un visionnage, le cœur certes bien accroché.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/LaRoute-devastation-drapeau.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/LaRoute-devastation-drapeau.jpg" alt="" title="LaRoute-devastation-drapeau" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1758" /></a></p>
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		<title>Fantastic Mr. Fox (2009) de Wes Anderson</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 19:33:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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Comme je l&#8217;ai déjà dit, j&#8217;ai beaucoup de mal à écrire sur Wes Anderson pourtant un des metteurs en scène qui m&#8217;a le plus émerveillé ces dernières années. J&#8217;ai vu le jour de sa sortie son Fantastic Mr. Fox, l&#8217;adaptation d&#8217;un roman de Roald Dahl dont l&#8217;affiche promo ne cesse de rappeler qu&#8217;il est l&#8217;auteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/fantastic-mr-fox-murray.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/fantastic-mr-fox-murray.jpg" alt="" title="fantastic-mr-fox-murray" width="450" height="276" align=center /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/les-films-de-ma-vie-letudiant-partie-2-1999-2002">Comme je l&#8217;ai déjà dit</a>, j&#8217;ai beaucoup de mal à écrire sur Wes Anderson pourtant un des metteurs en scène qui m&#8217;a le plus émerveillé ces dernières années. J&#8217;ai vu le jour de sa sortie son <strong>Fantastic Mr. Fox</strong>, l&#8217;adaptation d&#8217;un roman de Roald Dahl dont l&#8217;affiche promo ne cesse de rappeler qu&#8217;il est l&#8217;auteur de <strong><a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/charlie-et-la-chocolaterie.html">Charlie et la Chocolaterie</a></strong> ce qui renvoie non au pas au livre mais au film de Tim Burton bien sur qui a fait des millions d&#8217;entrées. Les as du marketing ont encore frappé.</p>
<p>Wes Anderson a choisi l&#8217;animation en image par image un peu comme <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0116683/">James et La Pêche Géante</a></strong> tiré lui aussi d&#8217;un livre de Roald Dahl. Ce n&#8217;est pas pour autant véritablement un film pour enfants. Ces derniers peuvent le voir mais je ne suis pas certain que son esprit les passionne. L&#8217;approche sur la forme est bien nouvelle pour Wes Anderson mais il ne renonce pas à son cinéma avec des travelling géniaux et des gros plans frontaux sans profondeur plutôt rares dans l&#8217;animation (me semble t&#8217;il). Il fait également appel à sa troupe. Si en tête d&#8217;affiche (aux voix), George Clooney et Meryl Streep sont des nouveaux venus, Anderson retrouve Owen Wilson, Bill Murray, Michael Gambon, William Dafoe, Jason Schwartzman&#8230;<br />
Le metteur en scène, et scénariste, ne renonce pas non plus à ses thèmes de prédilection avec un personnage central qui est un père atypique comme le furent Royal Tanembaum ou Steve Zissou. La filiation tient à nouveau une place prépondérante avec le style de l&#8217;auteur tout en &laquo;&nbsp;déviances élégantes&nbsp;&raquo;. Ainsi Mr Fox préfère ouvertement son neveu à son fils jusqu&#8217;au bout. <strong>Fantastic Mr Fox</strong> introduit cependant une réflexion sur la différence et l&#8217;amour. Le fils délaissé est dit &laquo;&nbsp;différent&nbsp;&raquo; et se sent rejeté ce qui le rapproche de son père, lui-même différent, et fait de lui un être à part entière. C&#8217;est à la femme/mère Mrs Fox que revient ce rôle de ciment entre les différents protagonistes. L&#8217;angle de vue de Wes Anderson est aussi original que poignant loin du gnangnan ou de l&#8217;émotion facile.</p>
<p>J&#8217;ose quand même dire que tout génial qu&#8217;il soit, <strong>Fantastic Mr. Fox</strong> est peut-être le moins bon film de son auteur. Il manque peut-être un peu de rythme dans la première partie, il faut sans doute du temps pour s&#8217;imprégner de cette animation saccadée, mais superbe, après plusieurs films au style bien reconnaissable, s&#8217;imprégner de cet univers où les animaux sont élégants mais mangent comme des animaux et rêvent d&#8217;un certain retour à la vie sauvage. Et il y a déjà beaucoup d&#8217;amour, de personnages étranges (l&#8217;opossum maître de maison qui renvoie au fidèle serviteur de Royal Tenenbaum).<br />
Les éléments mis en place, la seconde partie devient parfaite. Elle enchaîne les morceaux de bravoure enlevés dont un combat rat/renard, monté littéralement comme une bande dessinée, vraiment étonnant, l&#8217;humour dans les dialogues et les situations, et les (nombreuses) séquences typiquement andersonniennes dont la rencontre &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; avec le loup est l&#8217;élément le plus magnifiquement représentatif. Une nouvelle fois, Wes Anderson m&#8217;offre un moment de bonheur. Fantastique <strong>Fantastic Mr Fox</strong>.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/FantasticMrFox-MrFox2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/FantasticMrFox-MrFox2.jpg" alt="" title="FantasticMrFox-MrFox2" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1768" /></a></p>
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		<title>Sherlock Holmes (2009) de Guy Ritchie</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:11:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mode est au &#171;&#160;reboot&#160;&#187; soit le redémarrage d&#8217;une franchise. C&#8217;est parfois récurrent, comme pour James Bond avec Casino Royale, ou pour redémarrer une série sur des nouvelles bases comme par exemple l&#8217;Incroyable Hulk bourrin mais sympa, de Louis Leterrier seulement quelques cinq ans après le Hulk statique mais sympa, d&#8217;Ang Lee. C&#8217;est au tour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mode est au &laquo;&nbsp;reboot&nbsp;&raquo; soit le redémarrage d&#8217;une franchise. C&#8217;est parfois récurrent, comme pour James Bond avec <strong><a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/casino-royale">Casino Royale</a></strong>, ou pour redémarrer une série sur des nouvelles bases comme par exemple l&#8217;<strong>Incroyable Hulk</strong> bourrin mais sympa, de Louis Leterrier seulement quelques cinq ans après le <strong>Hulk</strong> statique mais sympa, d&#8217;Ang Lee. C&#8217;est au tour de <strong>Sherlock Holmes</strong> de faire un retour (fracassant au vu du succès) sur grand écran.</p>
<p>Bien que le style pouvait s&#8217;y prêter, cette lecture ne succombe pas aux sirènes du sérieux et de la sombritude sauf au niveau des éclairages puisqu&#8217;on ne voit pas grand chose notamment au début. On n&#8217;est pas non plus dans la gaudriole mais dans le rock&#8217;n roll. Faire appel à Guy <strong>Snatch</strong> Ritchie et à Robert <strong>Iron Man</strong> Downey Jr pour donner le concert est évidemment lumineux bien que le film ne le soit pas trop mais je me répète.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/sherlock-holmes-still1.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/sherlock-holmes-still1.jpg" alt="" title="sherlock-holmes-still" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1750" /></a></p>
<p>Pour être honnête, j&#8217;ai passé un bon moment en salle. Surtout au début comme souvent dans ces films où la mise en place des personnages, des décors et de l&#8217;ambiance sont plus passionnants que l&#8217;intrigue elle-même. La grandiloquence de cette dernière, ni plus ni moins que la domination du monde, me plaît beaucoup même si elle dissimule en fait une grande vacuité et des méchants plutôt insipides. Mark Strong, qui joue Lord Blackwood, était beaucoup plus impressionnant dans<strong> <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/mensonges-detat">Mensonges d&#8217;Etat</a></strong> qu&#8217;ici. On pourrait même frôler l&#8217;ennui au vu des multiples répétitions qui n&#8217;apportent rien au film : nous avons donc droit à deux combats avec le même colosse, le second étant beaucoup moins rigolo que le premier. On voit aussi Holmes imaginer par deux fois l&#8217;issue de ses faces à faces puis les exécuter à l&#8217;identique sans toutefois que cela serve à quelque chose par la suite. Quant à Moriarty (ouais ça spoile mais à vrai dire vous allez voir, on s&#8217;en fout pas mal) apparaît plusieurs fois mais ne sert strictement à rien si ce n&#8217;est à terrifier une Rachel McAdams dans un rôle difficile à faire exister. Ce sera donc pour la suite. Enfin, le gros problème sont les déductions à l&#8217;emporte-pièce nous donnant aucune véritable chance d&#8217;être impressionné par le talent d&#8217;observation du célèbre détective alors qu&#8217;en filigrane se dressait une tentative d&#8217;opposition entre science et magie (noire) que Holmes rejette en toute logique.</p>
<p>Pour ainsi dire, on frôlerait le hors-sujet. Mais pourquoi ai-je passé un bon moment ? Peut-être parce que Guy Ritchie semble presque s&#8217;amuser de la gratuité des choses qu&#8217;il nous montre. Tout se réduit à des gags et des poses mais au fond ça fonctionne bien. Avec une excellente musique, on s&#8217;amuse avec un certain enthousiasme de voir Holmes et Watson expédier leurs ennemis à coup de tatanes, se moquer de Scotland Yard (&laquo;&nbsp;Ils ne manquent pas une occasion de manquer une occasion&nbsp;&raquo;), raconter des blagues dans une prison ou tout simplement s&#8217;invectiver avec l&#8217;ardeur que leur confère leur profonde amitié. Les hésitations de Watson, souhaitant se fiancer et arrêter les enquêtes tout en étant exalté par celles-ci, sont le meilleur du film. Robert Downey Jr et Jude Law sont parfaitement à l&#8217;aise, Guy Ritchie filme bien les explosions au ralenti et fait donc rire lors du premier combat avec un colosse (français !). A défaut d&#8217;être bonnes, les bases sont sympathiques et, espérons-le, c&#8217;est le côté ludique qui ressortira dans les prochaines visions sur petit écran. Souhaitons donc aussi tout le meilleur pour la suite annoncée. </p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/sherlock-holmes-2.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/sherlock-holmes-2.jpg" alt="" title="sherlock-holmes-2" width="500" /></a></p>
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		<title>Avatar (2009) de James Cameron</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La révolution annoncée a donc lieu. Avatar a remporté toutes les gloires et beaucoup de dollars, galopant après le succès de Titanic. Le marketing était énorme quand même tout comme le buzz beaucoup moins négatif que Titanic dont on prédisait le plus souvent le naufrage alors que c&#8217;est finalement Postman qui but la tasse. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La révolution annoncée a donc lieu. <strong>Avatar</strong> a remporté toutes les gloires et beaucoup de dollars, galopant après le succès de <strong>Titanic</strong>. Le marketing était énorme quand même tout comme le buzz beaucoup moins négatif que <strong>Titanic</strong> dont on prédisait le plus souvent le naufrage alors que c&#8217;est finalement <strong>Postman</strong> qui but la tasse. Le succès était ici probable. Un succès colossal, &laquo;&nbsp;historique&nbsp;&raquo;, est toujours imprévisible par contre. Je suis donc fasciné par ce retour fracassant de James Cameron au cinéma après douze ans et des documentaires, remportant prix et suffrages quasi-unanimes. &laquo;&nbsp;Quasi&nbsp;&raquo;, Indeed, parce qu&#8217;il y aura toujours les anti-succès, les anti-&nbsp;&raquo;américains&nbsp;&raquo;, les anti-schtroumpfs (car bleu= schtroumpf, n&#8217;est-ce pas. Quelque soit la couleur des extra-terrestres, on se serait de toute façon moqué) etc&#8230; Ce qui m&#8217;a étonné le plus finalement sont ces pro-Avatar au point de décrypter/dénoncer la moindre réserve énoncée sur le film du critique parisien et parvenu au pauvre bougre dans un commentaire d&#8217;allociné. C&#8217;est de bonne guerre.</p>
<p>J&#8217;ai vu deux fois <strong>Avatar</strong> en 3D. Pas en Imax, car <strong>Avatar</strong> ne se jouait finalement <a href="http://rafik.blog.toutlecine.com/15825/Avatar-dans-une-seule-salle/">que dans une salle</a>, ce qui un peu fort de café, mais dans un MK2, car UGC ne croit pas en la 3D. MK2 en a d&#8217;ailleurs profité pour passer la location des lunettes de deux à trois euros à la sortie du film de James Cameron. Comme MK2 est la chaîne de la &laquo;&nbsp;diversité&nbsp;&raquo;, qu&#8217;elle ne cherche certainement pas à gagner des euros sur le dos des spectateurs et que tous les films en 3D sortis sont hollywoodiens, je suppose qu&#8217;on ne doit voir dans cette augmentation qu&#8217;une taxe contre les impérialistes américains et leurs horribles supporters. &laquo;&nbsp;Z&#8217;aviez ka aller voir <strong><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129330.html">RTT</a></strong> ké achement bien aussi&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Rappelons qu&#8217;<strong>Avatar</strong> raconte le pillage des ressources de la planète Pandora, où vit le peuple Na&#8217;vi dans une nature foisonnante, par les terriens (une grosse compagnie employant des mercenaires). Soucieux entre autres de virer proprement les &laquo;&nbsp;sauvages&nbsp;&raquo; d&#8217;un immense arbre abritant un gisement précieux, ils engagèrent le programme Avatar où un Na&#8217;vi cloné à partir de gènes d&#8217;un humain est relié à l&#8217;humain en question et contrôlé à distance par lui. A leur contact, un marine, Jake Sully, va épouser la cause des Na&#8217;vis et se soulever contre les humains.</p>
<p><strong>Avatar</strong> ne m&#8217;a pas fait l&#8217;effet que j&#8217;ai eu au cinéma pendant <strong>Abyss</strong>, <strong>Terminator 2</strong> ou même <strong>Titanic</strong>. Au vu des réactions presque fusionnelles avec le film, au vu de la révolution, et surtout des révolutionnaires qui nous assènent que le film est un chef d&#8217;oeuvre, j&#8217;ai cette douloureuse impression de perdre mon libre arbitre. Je me sens un peu obligé d&#8217;aimer <strong>Avatar</strong>, comme si mon amour pour le cinéma, qui je crois m&#8217;échappe de plus en plus en vieillissant et en devenant de plus en plus con, était remis en question par le manque d&#8217;engouement pour le film. </p>
<p>Cette pression idiote, mais réelle, et ma grille de lecture m&#8217;ont gêné quelque peu dans la première partie du film où je me suis surpris à plus prendre du recul par rapport à ce que je voyais plutôt que m&#8217;immerger. Ce recul est d&#8217;autant plus rageant que la technologie, la 3D sont tellement au point qu&#8217;on n&#8217;a pas besoin de chercher ce qui vrai ou faux. Tout est parfaitement intégré, et le spectateur devrait donc surtout s&#8217;intéresser au film. C&#8217;est tellement évident que je me suis demandé si je ne devais pas voir <strong>Avatar</strong> également en 2D d&#8217;autant que l&#8217;image serait plus nette. Les effets, souvent vertigineux, le sont peut-être tout autant en 2D.  </p>
<p>J&#8217;ai eu du mal avec la première partie du film. Par le côté binaire sans doute, et surtout par le fait que le Mal est représenté tout simplement par moi-même, l&#8217;occidental qui en a un peu rien à foutre de la nature sauvage. La trame du film est classique : de l&#8217;apprentissage, du choix, de l&#8217;amour. Ce n&#8217;est absolument jamais niais. Tout juste faut-il se farcir l&#8217;éternelle scène imposée du &laquo;&nbsp;au fait, je t&#8217;avais menti&nbsp;&raquo; &#8211; &laquo;&nbsp;ohmondieu, je te déteste &#8230;. (15 minutes plus tard)&#8230; mais en fait je t&#8217;aime, pardonne moi de ne pas t&#8217;avoir pardonné&nbsp;&raquo;. Et encore, Neytiri / Zoe Saldana a une telle hargne, une telle sincérité qu&#8217;elle parvient à faire passer la pilule.</p>
<p>On a rapproché, à juste titre, le film de la légende de Pocahontas (Version <strong>le Nouveau Monde </strong>de Malick, hein, quoique j&#8217;ai rien contre le <strong>Pocahontas</strong> de Disney. J&#8217;adore la chanson l&#8217;air du vent). James Cameron a souvent affiché ses goûts et rend hommage a des films comme <strong>2001</strong> (le vaisseau début) ou le <strong>Solaris</strong> (la notion de planète vivante) de Tarkovsky jusqu&#8217;aux images extraordinaires de Mamoru Oshii. Les influences et similarités avec les auteurs japonais m&#8217;ont assez frappé. Je pensais à <strong>Avalon</strong> pour toute la partie technologique, et morose, et bien sur à l&#8217;exceptionnel <strong>Princesse Mononoke</strong> de Hayao Miyazaki brassant des thèmes fort similaires autour de l&#8217;écologie et de l&#8217;humanité.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/2143176707.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/2143176707.jpg" alt="" title="2143176707" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1738" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/princess_mononoke_033.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/princess_mononoke_033.jpg" alt="" title="princess_mononoke_033" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1741" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/Neytiri-Avatar-s.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/Neytiri-Avatar-s.jpg" alt="" title="Neytiri-Avatar-s" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1740" /></a></p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/mononoke.gif"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/mononoke.gif" alt="" title="mononoke" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1739" /></a></p>
<p>L&#8217;humaniste James Cameron partage aussi avec eux un pessimisme pour la race humaine. <strong>Avatar</strong> raconte bel et bien une histoire très mauvaise pour les hommes avec happy end en trompe l&#8217;oeil puisque l&#8217;Homme, et sa technologie est bien le perdant. La défaite est d&#8217;autant plus amère qu&#8217;elle est causée par Jake Sully (le héros, joué par Sam Worthington que je n&#8217;ai pas trouvé spécialement inoubliable), l&#8217;humain converti à la cause des Na&#8217;vis. Ces derniers sont sublimés dans le film : leur civilisation est présentée comme riche, parfaite. Pour accentuer l&#8217;effet, le passé n&#8217;est que rarement évoqué pas plus qu&#8217;il n&#8217;y aura de traîtres parmi le peuple Pandorien. Au contraire donc des humains avec la résistance de Jake. La réplique de l&#8217;excellent bad guy (Stephen Lang) devient aussi simple que significative : &laquo;&nbsp;ça fait quoi d&#8217;avoir trahi sa propre race ?&nbsp;&raquo;. Excellente question, elle explique un peu ma gêne à propos de la portée écologique du film et surtout que l&#8217;identification au héros, ou au moins à sa cause, était peu aisée. Pour parler crûment : plutôt crever à 82 ans en regardant <strong>Cosby Show</strong> à la télé qu&#8217;en étant bouffé à 25 par un oiseau que je suis entrain de dresser. Cela donne d&#8217;ailleurs lieu à une excellente réplique à propos du compagnon de vol que doit choisir le héros Jack Sully : &laquo;&nbsp;Comment vais-je le reconnaître ? &#8211; Il va essayer de te tuer.&nbsp;&raquo;. Noble mais aussi curieuse façon de procéder pour l&#8217;Occidental nanti que je suis que de devoir se soumettre à un tel ordre des choses. Parce que c&#8217;est la Nature, imbécile. Ah. On ne se pose pourtant pas trop souvent cette question sur la Nature parfaite : comment a t&#8217;elle pu, dans sa perfection, engendrer son pire ennemi, l&#8217;Homme ?</p>
<p>Ce n&#8217;est donc pas vraiment une surprise si mon personnage préféré est Parker (Giovanni Ribisi, dans son meilleur rôle depuis des lustres), le gérant de toute la société avec un discours pro-humain, pro-pognon sans fioriture, hermétique (ou peut-être qui ne veut pas entendre ce discours) à tout cet esprit écolo new age et d&#8217;ouverture aux autres mais avec une culpabilité et un poids de responsabilités qui se dessinent peu à peu. Son &laquo;&nbsp;Let&#8217;s pull the trigger&nbsp;&raquo; est profondément déchirant, le pessimisme rare de celui qui a conscience du prix à payer pour que son monde survive. J&#8217;adore toutes ses scènes, de son entraînement au putt à son ultime regard plein d&#8217;amertume et de défaite, notre défaite.</p>
<p>Toutes ces considérations de comptoir, qui entravait parfois mon enthousiasme devant ce spectacle, sont balayées par la seconde partie d&#8217;<strong>Avatar</strong> qui est sidérante, surtout à la deuxième vision. J&#8217;ai retrouvé le cinéma (ouf). La coupe a lieu à l&#8217;apparition du Taurus Macto après une des plus belles ellipses que j&#8217;ai vues de ma vie (le saut vers l&#8217;oiseau rouge), sublimation d&#8217;une ellipse-gag de <strong>Waterworld</strong> où l&#8217;on voyait Costner se faire happer par un énorme poisson puis le manger le plan d&#8217;après. Une fois les pièces, discutables, de l&#8217;échiquier mises en place et le conflit inévitable, la mise en scène de James Cameron trouve un souffle qu&#8217;on n&#8217;avait pas vu depuis&#8230; <strong>Titanic</strong>. La mobilisation des Na&#8217;vis et des humains sur base de discours guerriers, d&#8217;union sacrée donne le frisson. J&#8217;ai toujours adoré les relations de confiance aveugle entre les hommes (ou équivalent Pandoriens) et Cameron sublime ces séquences. Ainsi, Jake et son &laquo;&nbsp;ennemi&nbsp;&raquo; Tsu&#8217;tey se retrouvent dans un combat commun avec déférence et respect réciproque : le discours en deux langues cimente ce lien &laquo;&nbsp;à la vie, à la mort&nbsp;&raquo;. Les rencontres avec les autres clans sont aussi rapides qu&#8217;inoubliables particulièrement celle chez les dompteurs d&#8217;Ikran avec une guerrière tout en rouge, iconique à souhait.</p>
<p>La grande bataille, dans la jungle et dans les airs, est grandiose. La stratégie est d&#8217;une limpidité qui a du nécessiter une préparation et un travail dantesques tant au niveau de l&#8217;exploitation des lieux que sur le montage et les différents rebondissements. La charge de Jake Sully sur les hélicoptères est tout en héroïsme, celle du leader conduisant ses troupes dans un combat qui se révèle désespéré. En trente minutes, les émotions sont multiples : appréhension, horreur, peur, souffle des discours guerriers (venant des deux camps), soulagement, surprise&#8230; Cameron agit sur nous en virtuose, totalement maître de son art, enchainant avec lyrisme les visions les plus folles.</p>
<p>Et comme il se doit, alors que le sort (ou la Nature) a scellé l&#8217;issue de la bataille, tout s&#8217;achève en huit clos entre les trois personnages principaux et cette phrase qui lance le duel :&nbsp;&raquo;I kinda hope you say that&nbsp;&raquo; (faut voir le film). Un duel où Jake joue sa double vie (le moment où il passe plusieurs fois d&#8217;humain puis Na&#8217;vi puis humain est une trouvaille géniale) jusqu&#8217;à son issue brutale et surtout ces retrouvailles bouleversantes entre Neytiri et Jake en &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Je peux donc conclure que j&#8217;ai bien aimé <strong>Avatar</strong> mais sans trop d&#8217;excès. Cela se jouera sur plusieurs visions, de celles qui font devenir les films des classiques. Cameron, comme une sorte de thérapeute, m&#8217;a sorti de mes grilles de lecture foireuses. Je suis peut-être un mouton, va savoir. Mais un mouton qui a passé un excellent moment.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/586_ribisi.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2010/02/586_ribisi.jpg" alt="" title="586_ribisi" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1737" /></a></p>
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		<title>Lucky Luke</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 12:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Daisy Town]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Prévost]]></category>
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		<description><![CDATA[Vu le 21/10/2009 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1
Après le récent Petit Nicolas, encore une adaptation du regretté Goscinny. Le Lucky Luke dessiné par Morris a déjà fait l&#8217;objet de plusieurs dessins animés (mon préféré étant la Balade des Dalton) et films notamment le récent et raté Les Dalton avec Eric et Ramzy. Cette fois-ci, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vu le 21/10/2009 à l&#8217;UGC Normandie Salle 1</em></p>
<p>Après le récent <a href="http://petit-ecran.org/articles/cinema/le-petit-nicolas">Petit Nicolas</a>, encore une adaptation du regretté Goscinny. Le Lucky Luke dessiné par Morris a déjà fait l&#8217;objet de plusieurs dessins animés (mon préféré étant <em>la Balade des Dalton</em>) et films notamment le récent et raté <em>Les Dalton</em> avec Eric et Ramzy. Cette fois-ci, c&#8217;est le couple James Huth/Jean Dujardin qui relève le défi en racontant la lutte de Lucky Luke pour rétablir l&#8217;ordre à Daisy Town.</p>
<p>La réussite de cette nouvelle adaptation est surtout formelle. De ce point de vue, le film n&#8217;est pas loin d&#8217;être merveilleux : splendides paysages argentins mis en valeur par la caméra de James Huth et son équipe, jouant en virtuose les couleurs et éclairages de son métrage. Les décors de Daisy Town sont aussi réussis, très détaillés et soigneusement usés tout comme les costumes, vieillis avec amour, et imaginatifs, gentiment parodiques parfois (la traîne de Jesse James). James Huth a parfaitement habillé son film. L&#8217;univers de ce <em>Lucky Luke</em> est esthétiquement réussi. Même sans s&#8217;intéresser à l&#8217;action, on ne peut qu&#8217;être qu&#8217;admiratif du travail effectué jusqu&#8217;au effets spéciaux ainsi ce duel où voir dégainer Luke surprend et impressionne. Plaisir des yeux donc. </p>
<p><em>Lucky Luke</em> démarre même plutôt bien. Enfin, pas exactement. Il y a cette première scène qui sonne comme un avertissement : on voit les parents du jeune Luke, père irlandais, mère indienne, se faire abattre par un gang. Avec la montre à musique et ce trauma d&#8217;enfance, on lorgne du côté de Leone mais pas vraiment de Lucky Luke. D&#8217;entrée, Huth nous prévient : Luke sera torturé par le Mal, la vengeance. Sans être un spécialiste de la question, Luke dans la bande dessinée est un monolithe tout en confiance, un sourire ironico-narquois sur les lèvres, souvent amusé comme s&#8217;il connaissait l&#8217;issue de l&#8217;histoire dès le début. Le générique joue d&#8217;ailleurs sur la légende, l&#8217;icône : habillement en gros plans et tir plus vite que l&#8217;ombre contre le mur. La mission de Luke est rapidement avancée par la cavalerie. Passée la réminiscence plutôt nulle du fabuleux album <em>Le 20ème de cavalerie</em> avec McStraggle (peu excusable), deux scènes exemplaires : une explication dans le wagon enfumé du président, le film se joue avec délectation de cette histoire de je fume/je fume pas, et une rencontre dans le bureau du shérif avec Pat Poker vraiment réussie, tout en clair obscur avec une démonstration de force rappelant, en mieux, celle pourtant géniale du dessin animée Daisy Town (anthologique &laquo;&nbsp;j&#8217;ai plus de monnaie, aucune importance, je vais en faire&nbsp;&raquo; avec le billet qui se transforme en pièces). Lucky Luke est sur les bons rails. L&#8217;humour, les dialogues, l&#8217;ambiance sont bien présents, palpables.</p>
<p>Nous entrons alors dans une sorte de faille, un peu comme le final dans l&#8217;adaptation de <em>Blueberry</em>. <em>Lucky Luke </em>laisse tomber le flingue et se transforme en fermier amoureux. Toute cette partie est tellement déconcertante que je me suis demandé si je n&#8217;étais pas entrain de voir un chef d&#8217;œuvre. A plusieurs moments, on se demande surtout s&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un délire du héros entrain de rêver tant tout semble décousu avec une alternance de hauts et de bas, de gags &laquo;&nbsp;autres&nbsp;&raquo; parfois drôles (&laquo;&nbsp;c&#8217;est chiant d&#8217;être fermier&nbsp;&raquo;), parfois moins (on pouvait définitivement se passer de la relation zoophile). L&#8217;album-film devient un étrange fourre-tout où on frôle l&#8217;overdose de n&#8217;importe quoi et des caméos de personnages sans intérêts (Phil Defer). </p>
<p>C&#8217;est le problème de ces adaptations qui veulent tout donner tout de suite, faire le tour complet du personnage dès sa première apparition ce qui est déjà un peu idiot si on veut lancer une franchise (mais est-ce vraiment le but de cette entreprise ?). Lucky Luke règle ses problèmes d&#8217;enfance tout en étant déjà une légende, le film le présentant comme le plus grand justicier d&#8217;un Ouest finissant marqué par la fin de la construction de la ligne de chemin de fer d&#8217;Est en Ouest. Lucky Luke n&#8217;est cependant pas un héros de comic-book mais d&#8217;une bande dessinée belge avec des héros sans passé (Luke, Tintin, Spirou, Astérix&#8230;). . Certains des plus grands représentants du genre se sont parfois intéressés à l&#8217;origine de leurs personnages à commencer par Goscinny pour Astérix et l&#8217;histoire <em>Comment Obélix est tombé dans la marmite de potion magique</em> &#8211; notons qu&#8217;il n&#8217;en a pas fait un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; album. Mais ils le font après que leur héros sont bien installés en album. Notre époque semble à tout prix vouloir imposer le contraire. Est-ce pourtant si impossible d&#8217;espérer faire la même chose pour un film ? James Huth répond non. Il en met plein la vue sur la forme, réussite, et sur le fond, échec. C&#8217;est mieux que <em>Les Dalton</em> quand même, mais ce n&#8217;est pas certains que ce Lucky Luke aura beaucoup plus de succès.</p>
<p>Avec un rebondissement téléphoné, le réalisateur redonne heureusement son arme à Lucky pour clore le film dans un repaire de super vilain superbe et ludique. Le film retrouve un bon style, un bon rythme, pas prodigieux mais autrement plus captivant que tout le développement avec un jeu de miroir final étonnant. Ca fait trente à quarante minutes tout à fait présentables. On peut facilement en conclure que le métrage souffre d&#8217;un problème d&#8217;écriture et de montage. On se prend à rêver ce qu&#8217;aurait pu donner l&#8217;adaptation par les auteurs habiles d&#8217;<em>OSS 117</em>. Non pas que je souhaitais voir ce<em> Lucky Luke </em>tomber dans la pure parodie mais on pouvait espérer un peu de rigueur dans le scénario, d&#8217;autant qu&#8217;au delà de la parodie, OSS 117 est d&#8217;abord présenté comme un vrai héros, même si c&#8217;est tourné en dérision.</p>
<p>Jean Dujardin est tout à fait à la hauteur du rôle tout comme Sylvie Testud en Calamity Jane. Cette femme est à l&#8217;aise dans tout ce qu&#8217;elle joue. Daniel Prévost est également parfait, fin, jamais dans l&#8217;outrance. Outrancier, Michaël Youn l&#8217;est évidemment en Billy the Kid mais c&#8217;est son rôle qui le veut. Il semble même dirigé, canalisé. Melvil Poupaud, Jesse James féru de Shakespeare, et Jean-François Balmer, sorte de père de substitution de Luke, m&#8217;ont semblé moins convaincants, outranciers aussi mais pas dans le ton. Du moitié-moitié en somme comme ce film qui a des qualités et des défauts. James Huth a tenté quelque chose avec cette adaptation mais ne transforme pas cette tentative. Il livre une oeuvre assez inclassable (à qui est destiné ce film ?) et bancal. Rendez-vous sans doute dans X années pour un nouveau reboot.</p>
<p><a href="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/10/LuckyLuke.jpg"><img src="http://petit-ecran.org/wp-content/uploads/2009/10/LuckyLuke.jpg" alt="LuckyLuke" title="LuckyLuke" width="500" class="alignnone size-full wp-image-1725" /></a></p>
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