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Wall-E en 2008

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Il est évident que le film que j’attends le plus en 2008 est Wall-E. Ratatouille n’est peut-être pas le meilleur film de 2007 car je n’ai pas vu beaucoup de films cette année mais c’est en tout cas le meilleur film que j’ai vu durant cette période.
Ce n’est pas pour ça que j’attends impatiemment Wall-E. Ce sont les visuels géniaux et un teaser extraordinaire qui m’ont profondément touché. En fait, il y a deux teasers, le premier ici et le second .

A l’image du fantastique teaser du film Les Indestructibles (ici) avec la merveilleuse musique du générique d’Au service secret de sa Majesté, la présentation du nouveau Pixar sonne véritablement comme une belle promesse, celle d’un film poétique et tendre à l’image du très touchant face à face avec le cafard.

Le choix de la musique est éloquent. Il s’agit de la musique du film Brazil qui se trouve être parmi mes films de chevet (avec Gattaca). Précisément, cette musique est employée lors d’un plan séquence fabuleux (je suis maintenant pas loin d’avoir épuisé tous les superlatifs que je connaisse) montrant une armada de ronds de cuir du ministère de l’information travaillant activement à faire fonctionner l’état policier et ultra-bureaucratique (la séquence suivante montrera que ces employés sont surtout partisan du moindre effort).

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Le teaser nous présente le robot Wall-E travaillant activement à ce pourquoi il a été créé : faire des cubes de déchets. La vue d’ensemble couplée à la musique fait clairement apparaître une tâche aussi interminable que vide de sens. Mais au-dessus de lui, le ciel voilée soudain s’éclaircit et attire son attention.
Brazil raconte une fuite onirique l’histoire d’un homme s’arrogeant le droit de rêver dans un monde terne et absurde qui le lui interdit. Wall-E pourrait bien raconter la même histoire, en plus réel et optimiste bien sur. C’est tout ce que je souhaite, en espérant bien sur de belles surprises.

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Le marketing du film a provoqué des tensions entre les commerciaux de Disney et Pixar. Ratatouille était supposé difficile à vendre selon Disney et du coup, Pixar aurait choisi de se débrouiller seul. Le succès fut toutefois au rendez-vous et le marketing, en terme d’affichage du moins, fut en France exactement le même que tous les autres dessins animés (toute maison de production confondues) soit une affiche avec un personnage du film avec un jeu de mot débile. A l’heure où j’écris, c’est le film Alvin et les Chipmunks qui subit ce type de campagne. Je l’ai déjà dit mais je le redis : il faudrait peut-être remplacer les « as » du marketing en France désespérément sans imagination.

Sauf surprise, Wall-E subira donc le même sort lors de sa sortie française. Cependant, aux USA, c’est Pixar qui semble avoir finalement pris les commandes. Le résultat est le site internet de la compagnie fabriquant le robot Wall-E et bien d’autres modèles.

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Quelques affiches rétro-futuristes (rappelant un peu le look du « hall of fame » dans le teaser des indestructibles) ont été également diffusées et sont une véritable réussite.

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Au final, Wall-E pourrait bien être un très grand film. Bien sur, le réalisateur Andrew Stanton, également réalisateur du Monde de Nemo, devra raconter une histoire. Le peu que j’ai osé lire annonce un film souvent muet, parfois semi-animé, avec un point de départ assez amusant puisque Wall-E est un robot vivant sur une terre vide des hommes et travaillant depuis 700 ans à conditionner les ordures abandonnés par l’humanité, un boulot ô combien brazilesque ! L’apparition du robot EVE pourrait tout changer… Quelque chose de terriblement ambitieux, bien plus qu’un message écolo, pourrait jaillir. Rendez-vous est pris pour l’été prochain. En attendant, rêvons…

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