Catégorie : Télévision

Star Trek en affiche

J’aime énormément Star Trek donc tout nouveau film de Star Trek me met en joie. Ma joie pour ce nouvelle opus n’est cependant pas inconditionnelle. Le premier trailer est cependant bon :

Avec un budget de 150 millions de dollars, deux fois et demi plus que le précédent Star Trek Nemesis, on peut dire que les executives de la Paramount ont vu les choses en grand pour relancer la franchise. Et on en revient donc aux débuts des héros Kirk, Spock & Co toujours dans cette mouvance du préquel, mais aussi du renouveau avec le petit génie J.J Abrams aux commandes de l’entreprise (ahah). S’il a réussi à la télé (Lost, Alias), son passage au grand écran passe logiquement par l’adaptation de séries ainsi un Mission Impossible 3 assez poussif et donc ce film qui semblerait vouloir tirer un trait sur le passé à l’image de la Corvette détruite de la bande-annonce que d’aucun ont vu, le modèle datant des sixties, comme une illustration de ce renouveau. Arrogant donc, comme Kirk.

Tout ceci ne freinera pas l’enthousiasme énorme du monde de l’internet à la moindre info sur le film. J’en veux pour preuve les successives news sur les nouvelles affiches du film étalées sur plusieurs mois. J’aurais quand même quelques réserves sur leur aspect « nouveau ». Je vous laisse juge sur les affiches ci-dessous. Ou comment un filtre photoshop suffit à alimenter un buzz.

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Par Pascal
Commenter5 avril 2009
Catégories : Articles, Cinéma, Séries

Slumdog millionaire

Vu le 20/1/2009 à l’UGC Danton Salle Prestige en VO

Pour ce premier visionnage de Slumdog millionaire, j’ai eu cette impression de voir le film pour la deuxième fois. L’affiche, la bande-annonce (vu une seule fois) et un buzz type « feel good movie » deluxe laisse assez peu de place au suspense d’autant que le début, qui est presque la fin du film, permet de mettre rapidement en place tout le fil conducteur du métrage ainsi que sa conclusion. N’en soyons pas pourtant trop navré, Slumdog millionnaire tient parfaitement ses promesses. Mais il est probable que voir ce film sans vraiment connaître son sujet doit être une expérience assez grisante.

Slumdog millionaire raconte donc la trajectoire d’un gamin des bidons villes (un slumdog) de Mumbai (Bombay) candidat heureux de Qui veut gagner des millions puisqu’il est à une question du gros lot. Après l’horreur en Angleterre (l’horreur de la drogue pour Trainspotting et les zombies de 28 jours plus tard) et dans l’espace (Sunshine), Danny Boyle nous plonge au coeur de l’Inde et des indiens. Et c’est bien d’horreur dont on peut parler pour Jamal et son grand frère Salim, rapidement livrés à eux-mêmes sans aucune ressource. Le metteur en scène aborde frontalement les problèmes religieux, l’exploitation des enfants, les ordures partout, l’embrigadement dans la pègre…

Dans cet enfer tout ce qu’il y a de plus tristement réel, la réussite de Boyle, c’est sans doute de parvenir à garder cette toile de fond sordide tout en célébrant la débrouillardise des deux enfants (au Taj Mahal notamment, épisode particulièrement drôle) et l’obsession du cadet pour son âme soeur Latika. Ces épisodes tragi-comique couplée à cette obsession presque irationnelle du héros dans un environnement désenchanté rendent le film très picaresque.

Pour servir son propos, Danny Boyle se veut très dynamique, usant de caméra numériques et portatives comme un reportage sur le vif, avec des cadrages inattendus, mais très stylisé et coloré. C’est formellement discutable, on pourrait reprocher au réalisateur, et son directeur photo, une esthétique de clip MTV, mais l’aspect coup de poing l’emporte d’autant plus qu’il laisse passer étonnamment bien toutes les émotions du film notamment cette fuite éprouvante dans le train avec Latika sur la voie. Et si l’ensemble est donc relativement prévisible, Slumdog millionaire demeure passionnant à suivre et très attachant au point que Danny Boyle peut se permettre d’immortaliser le point culminant de son film avec la musique du générique de Qui veut gagner des millions. C’est très touchant en plus ! La musique ne se restreint cependant pas à ces thèmes et impose une sorte de genre electro-oriental qui va très très au-delà du easy listening qu’on passe dans les cafés à la mode. Certains morceaux renforcent profondément les images (celui de la fuite dans le train est génial). La bande originale est vraiment à acquérir.

Danny Boyle a ainsi saisi une destinée hindou mais à portée universelle, un mélange détonnant à l’image de son argument majeur : Qui veut gagner des millions. En plus d’être un puissant et réussi moteur narratif, la célèbre émission est une sorte de microcosme de la mondialisation. Carrément. Packagée parfaitement à l’identique dans le monde entier (si ce n’est la langue, même les présentateurs semblent interchangeables), l’émission est vecteur de rêve, d’évasion. Mais la culture y trouve droit de cité à travers les questions : très difficile pour un occidental de répondre à la toute première question alors que la dernière est évidente ! Slumdog millionaire peut donc largement passé pour un feel good movie d’exception porté par des acteurs très sensibles. On peut cependant voir dans le générique de fin, une euphorisante référence à ce qu’un européen comme moi imagine de Bollywood, un rappel : celui que tout cette histoire est un conte pour nous échapper d’une réalité très amère. Cette étrange ambivalence va comme un gant à Danny Boyle. Je ne suis pas certain de ma préférence entre Sunshine, mon préféré de Boyle, et ce film peut-être plus abouti. Mais le réalisateur anglais est assurément en très grande forme.

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Par Pascal
Commenter23 janvier 2009
Catégories : Articles, Cinéma, Emissions, Télévision

RIP Patrick McGoohan

Patrick McGoohan est mort à 80 ans. Il aura eu une carrière plutôt riche et variée et s’est notamment distingué dans les meilleurs épisodes de Columbo. Mais il ne se faut pas se voiler la face : l’acteur sera toujours pour moi le Prisonnier. Lui-même le reconnaissait. Je ne ferai pas cet article autrement. En 1967, Patrick MacGoohan a créé cette courte série (17 épisodes) qui devint une des plus mémorables de toute l’histoire de la télévision. Une série sur la liberté avec des instants déments et un dernier épisode totalement fou entre psychédélisme très sixties et modernité, où le chemin vers la libération est une allée de jukebox.
Pour avoir durablement marqué ma vie devant mon petit écran, je lui rend hommage.

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Par Pascal
Commenter17 janvier 2009
Catégories : Articles, Séries

Les Mangas et Death Note

Durant mes études, j’ai été initié aux mangas grâce à un club du même nom (chaque école d’ingénieur doit avoir ce type de club d’animation japonaise) et j’ai pu ainsi apprendre à connaitre des auteurs comme Miyazaki, qui fut l’auteur de la plutôt bonne série animée Sherlock Holmes avant de devenir le réalisateur que nous connaissons, Takahata ou Otomo. J’ai pu revoir des dessins animés de mon enfance que je regardais finalement assez peu : Ken le survivant, Niki Larson ou même le Collège fou fou fou vraiment rigolo. Par contre, des séries comme Jayce dont j’adorais les véhicules ou les mystérieuses cités d’or se sont révélées fort longuettes. Des redécouvertes donc mais aussi des découvertes dont principalement Kenshin, Lain (une série obsédée par les câbles et dont je n’ai vu qu’une poignée d’épisodes) et surtout Evangelion, vu en 2000/2001, série sur des robots géants prodigieuse et fort complexe dont les derniers épisodes m’obsèdent encore. M’est alors venu un certain goût pour ce qui touche le Japon et son mode de vie. J’aime beaucoup les sonorités de la langue japonaise.



j’ai dansé sur fond de ce générique

Et puis plus rien. J’ai certes une très grande admiration pour l’œuvre de Miyazaki que je suis toujours de près. J’ai vu quelques excellents long métrages tels Perfect Blue, Jin Roh, Steamboy, le tombeau des Lucioles (que je ne peux vraiment plus revoir), les cérébraux Ghost in the shell et sa suite ainsi qu’Avalon ou encore Metropolis. Hormis cette poignée de films d’animation japonais sortis en salle, je n’ai pas suivi de mangas animés depuis la fin de mes études, faute de temps principalement. Ce renoncement est aussi un peu lié au rythme général des mangas (et des films japonais en général) qui ont un curieux effet soporifique sur moi. Je ne pense pourtant pas trouver les films ennuyeux. Je crois que c’est culturel, quelque chose que j’ai du mal à appréhender.

Un ancien collègue m’a donc convaincu de me remettre à regarder des mangas et en particulier cette série : Death Note. Son format, un épisode dure 22 minutes, est pour moi idéal pour renouer avec le manga. C’est donc l’histoire de Light Yagami, un étudiant très brillant qui trouve par hasard un carnet : le Death Note. Suivant des règles précises, il est en mesure de tuer les gens dont il inscrit le nom sur le carnet. Ce Death Note n’est pas là par hasard, c’est un Shinigami, un ange de la mort, qui l’a laissé tombé dans le monde des humains tout simplement pour se divertir. Il descend sur terre pour suivre et converser avec Yagami, ce dernier étant le seul à pouvoir le voir.
Le ton demeure très sérieux : conscient du pouvoir qu’il détient, Yagami s’emballe et décide de tuer à distance tous les criminels. La police finit par prendre conscience qu’une personne se cache derrière ces centaines de meurtres. C’est alors qu’un mystérieux (personne ne le connais) détective prénommé L s’empare de cette enquête et provoque l’étudiant désormais surnommé par ses « fans » Kira. Un duel pour découvrir leurs identités respectives commence…

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L’introduction de l’intrigue est très bonne et nous met d’entrée dans une curieuse position puisque le héros auquel on s’identifie se prend pour un dieu qui veut changer le monde pour en faire un monde honnête. Il est une sorte de justicier sans sentiment tuant aussi pour se protéger. La criminalité baisse d’ailleurs et la police a du mal à se voiler la face tout en devant tout faire pour l’arrêter. C’est dans le deuxième épisode qu’apparaît L et son entrée en matière donne lieu à une intrigue très forte et astucieuse puisqu’il identifie rapidement, et très logiquement, où se trouve Yagami. La suite est à l’avenant : des scénarios solides, passionnants mêmes, élargissant subtilement les tenants de l’histoire avec beaucoup de rebondissements et qui posent des questions sur la justice et la famille. Cet univers est très prometteur. Avec des dessins ternes, morbides, la série est un jeu de manipulation froid, parfois très ludique dans son côté très tortueux, comme peut l’être Yagami accompagné de son très étrange ange gardien, au sourire rappelant celui du joker, celui de la mort, et amusé par l’intelligence du nouveau propriétaire du Death Note. Une série qui est donc fortement recommandable.

Par Pascal
1 commentaire17 décembre 2008
Catégories : Séries

The New Adventures of Old Christine

Non, The New Adventures of Old Christine n’est pas le retour de la fameuse voiture hantée sortie du cerveau de Stephen King.

Il s’agit néanmoins d’un retour, celui de Julia-Louis Dreyfus, héroine de la série Seinfeld, dans un sitcom.

La série, débutée en 2006, en est déjà à sa quatrième saison. Ce qui devrait être en soi un gage de qualité.

Il est souvent difficile pour des comédiens ayant incarné des rôles mémorables, des personnages remarquables par leurs caractères, et sur le très long terme – pour Seinfeld, neuf saisons, 180 épisodes – de se reconvertir.
Certains, il est vrai, font logiquement le choix d’en rester là. C’est le cas de Jerry Seinfeld lui-même, qui, incarnant son propre rôle dans sa série, a préféré se reposer sur son tapis de millions, pour se contenter de participer à des doublages de dessins animés et à des publicités extrêmement rémunératrices.

Différemment, on peut écouter Jason Alexander dans un extrait bonus d’un des DVD de Seinfeld (il s’agit en en réalité d’un extrait tiré de Curb your enthusiasm) expliquer à Larry David combien il lui a été impossible de trouver un rôle intéressant suite à l’arrêt de la série, son personnage, George Costanza, l’ayant trop imprégné.
On pourrait dire la même chose pour James Gandolfini dans le rôle de Tony Soprano.
On en vient à se demander si le talent et le travail de ces acteurs, si exceptionnels, ainsi que la chance d’être tombé sur un rôle très élaboré, ne les ont pas finalement desservis, en les attachant trop à leur personnage.

C’est à mon sens le même syndrome qui a touché Julia-Louis Dreyfus pour le rôle d’Elaine Benes dans Seinfeld.
Il lui a donc fallu trouver une parade, ce qu’elle a réussi à faire, avec succès : en créant une nouvelle série reprenant les caractères essentiels de son ancien personnage, accentués avec l’âge, et se déroulant autour d’éléments extérieurs adaptés à l’époque de sa vie actuelle.

Christine Campbell est donc une Elaine Benes de la quarantaine. Divorcée, un enfant, propriétaire d’un club de sport.
On pouvait sentir la névrose d’Elaine Benes se développer dans les dernières saisons de Seinfeld. On la retrouve ici, omniprésente. Et toujours là, aussi, cette manie de se compliquer la vie, perdurer dans ses erreurs, et gâcher des opportunités.

Il n’est pas étonnant de voir Andy Ackerman, déjà producteur et réalisateur de Seinfeld, encore une fois aux manettes.

Le thème de la série ne va pas chercher bien loin. C’est la vie quotidienne de Christine, à travers sa recherche d’une certaine paix intérieure, d’un équilibre, et d’un nouveau compagnon.
Un peu irritant est l’épisode où Christine prend activement part à une action de discrimination positive dans l’école de son fils, trop « blanche » à son goût. Mais à part ce numéro trop politique et pénible, les intrigues sont convenues et classiques, sur les rapports humains des protagonistes.

Vous aurez compris que les aventures de Christine ne sont pas forcément destinées au public de Heroes ou de The Big bang Theory.
On vise ici l’américaine moyenne de la quarantaine, pour partager ses soucis et états d’âme.

Y aurait-il un rapport, à part ce désespoir, avec Desperate Housewives? Aucun. Déjà dans le format, réduit ici de moitié (20 minutes). Surtout, Old Christine a beaucoup moins d’ambition que DH, dans la réalisation et les intrigues. Et il s’agit avant tout d’une série comique, alors que DH explore bien plus de facettes scénaristiques.

Et, en effet, on rigole pas mal. Les dialogues sont fins, réussis. Les acteurs secondaires plutôt bons.
Le problème de Old Christine est finalement celui de toutes les séries : le renouvellement réussi des intrigues. On passe ici d’un souci quotidien à un autre. Est-ce suffisant pour nous retenir?

The New Adventures of Old Christine est-elle une série réussie? Oui. Mais il faut se sentir un minimum concerné, s’identifier à l’héroïne, pour passer les premiers épisodes et devenir un habitué du show.
Sans quoi, vous passerez un bon moment, tout en ayant le risque que la lassitude vous gagne rapidement.

Par Jb
Commenter20 novembre 2008
Catégories : Séries

How i met your mother again

Comme Jb, je suis fan de How i met your mother ou Himym. Age des protagonistes, lieux (New York), situations (amoureuses et professionnelles)… tout concourt évidemment à comparer la sitcom avec Friends. Je vais le dire de suite : Himym est moins drôle que Friends mais plus touchante. Vulgairement, si on pouvait se pisser régulièrement dessus avec Friends, on peut pleurnicher comme un con en regardant Himym. Et celui qui n’a pas les larmes aux yeux au « Thank God ! » de la pâtissière à la fin de l’épisode 13 de la saison 1 n’a pas de coeur. La romance prend en effet souvent le pas sur le rire. On s’éloigne de plus en plus du concept « sitcom sur rien » cher à Seinfield et dont Friends semble pour moi une variation, déjà, plus romancée. Dans Hymim, c’est une vie amoureuse, celle de Ted, en quête de mariage et d’enfants, qui est au cœur du récit. Il en résulte une forte adhésion, voire identification, et pas mal d’émerveillement quand on assiste à ses efforts pour conquérir l’âme sœur que ce soit une danse de la pluie (le dernier épisode de la saison 1) ou un rendez vous romantique en deux minutes chrono (épisode 13 et point culminant de la saison 3 avec en prime un rôle fort drôle joué par Britney Spears).

Une raison de ce constat est que Himym s’écarte, un peu, de la construction théâtrale propre aux sitcoms. Himym est une histoire contemporaine racontée depuis l’année 2030. Chaque épisode est fait d’allers et retours incessants dans le temps jusqu’au virtuose dans l’épisode 11 de la saison 3 où quatre histoires séparées, mais avec le même canevas, sont narrées. Ce n’est pas tous les jours qu’une sitcom se permet des mises en scènes parfois complexes pour le genre dans le but de raconter une histoire ou simplement d’étoffer le propos d’un des protagonistes. Ces derniers sont géniaux même si la série souffre d’un déséquilibre : il y a Ted et Barney et les autres. Certains oseraient même Barney, personnage aussi original qu’improbable, et les autres. Ce ne sera pas la première sitcom où un ou deux personnages sont mis en valeur. Et après tout, Himym est raconté par Ted. Quant à Barney, j’envisage vraiment de créer mon premier groupe facebook « i wish i was Barney Stinson ».

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Le démarrage de la saison 4 est un peu en demi-teinte. L’essoufflement serait-il à nos portes ? Rien n’y fait : les personnages sont de plus en plus attachants et le déséquilibre s’estompe. Depuis que j’ai vu Sans Sarah rien ne va, j’adore Marshall. J’adore les écarts de voix directifs de Lily ou l’air accablé de Robin quand elle joue à la présentatrice. Les tourments amoureux de l’odieux Barney sont curieusement émouvants même dans les situations improbables. Et depuis l’épisode 5, j’ai l’impression que ça repart. Dans celui-ci, un mariage prend place et il s’avère bien plus malin que la caricature pénible que certaines scènes me faisaient redouter. Et le personnage de Ted est plus que jamais cohérent, l’épisode 6 et son dialogue « fantasmé » est superbe, et proche de nous… l’aventure continue avec confiance.


Par Pascal
1 commentaire20 novembre 2008
Catégories : Séries, Télévision

RIP Michael Crichton

Michael Crichton s’est éteint à 66 ans le 4 novembre, quelques heures avant l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Ces deux faits sont sans rapport mais disons que le second fait beaucoup d’ombre au premier. Je dois à cet écrivain d’être à la base d’un de mes plus grands chocs au cinéma à savoir Jurassic Park de Steven Spielberg adapté d’un de ses plus célèbres romans dont la lecture fut fut aussi un choc.

Dès lors, je suivis sa carrière, passionné par ses romans souvent de science fiction mais parfois non comme l’excellent Les mangeurs de morts qui donna lieu également à un non moins excellent film, et une bataille entre le romancier et le réalisateur John McTierman. Ce ne fut pas toujours le cas : Soleil Levant est, de mémoire, passablement ennuyeux tandis que Congo et Sphère, romans formidables, ont une réputation peu flatteuse. Je le confirme pour Sphère que j’ai vu. C’est nul. Tout comme Harcèlement mais je n’ai pas lu le livre éponyme.

Dans un de ses ultimes romans, très bon, il exposait son scepticisme face au réchauffement climatique. D’après Wikipédia, il a visiblement fait scandale en exposant son point de vue en tant qu’expert sur la question alors qu’il n’a aucune formation sur le sujet. Médecin de métier, il me paraît cependant plus crédible, et moins intéressé, que l’archi-politicien Al Gore. Bon ce n’est pas très petit écran comme propos. Pour rester hors sujet, j’ai été aussi fort intrigué par ses expériences personnelles, parfois mystiques, qu’il relata dans son autobiographie Voyages.

Retour au petit écran et autre réalisation majeure : la création de la série Urgences et ce pilote incroyable avec ce Ross bourré (George Clooney) et Green qui ne dort pas (Anthony Edwards) puis Carter (Noah Wyle) que j’ai vu grandir puis vieillir jusqu’à son départ de la série (et le mien en tant que spectateur).
Enfin, je n’ai vu aucune de ses réalisations, une erreur qu’il convient de réparer en supposant que les scripts valent bien mieux que celui de Twister

On s’intéresse souvent davantage aux gens quand ils disparaissent. Je suis tristement banal… mais surtout triste qu’il nous ait quittés. Je lui rend hommage.

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Par Pascal
Commenter10 novembre 2008
Catégories : Cinéma, Séries

Seinfeld – The Opposite

Seinfeld, Saison 5, Épisode 21 – n° 86.

Seinfeld n’est pas une série nécessitant un suivi des épisodes dans leur ordre de sortie, avec une histoire sur le long terme très développée. Les situations professionnelles et relations durables servent seulement de terreau au développement de situations comiques très éphémères.

The Opposite est néanmoins un épisode charnière, entre deux arcs scénaristiques, pour George Costanza.
Après le projet de Pilote et de série TV pour NBC finalement tombé à l’eau en saison 4, et une période de chômage en saison 5 où George, célibataire, doit retourner habiter chez ses parents, les choses ne vont pas fort pour Georgy Boy.

The opposite

Il est amené à tirer un constat terrible : tous les choix, tous les instincts qu’il a suivi dans sa vie, se sont révélés des échecs.

La conséquence suit logiquement : Il lui suffirait d’agir contrairement à ses instincts pour réussir sa vie.

The Opposite
 » – My name is George. I’m unemployed and I live with my parents.
- I’m Victoria. Hi. « 

Mais outre le cas unique de Costanza, les scénaristes ont imaginé des conséquences originales pour les autres personnages.
Pendant que George réussit tout ce qu’il entreprend et trouve même un job aux Yankees, Elaine entre dans la spirale de l’échec, et tout reste égal pour Jerry : chaque évènement de sa vie est contre-balancé par un autre de même importance.

Pendant ce jeu de vases communicants qui nous rappellera l’excellent The Abstinence, Kramer tente la promotion de son nouveau livre consacré aux tables à café – livre qui tel un Transformer peut se déplier et devenir une table basse.

The Opposite

À l’instar d’épisodes comme The Contest, The Abstinence, ou The Bizarro Jerry, le scénario de The Opposite est basé sur un bouleversement des habitudes, de la nature même des personnages, et non sur des gags burlesques plus ou moins opportuns.

Ce sont les caractéristiques des épisodes les plus originaux et mémorables.

I’m gonna show you what it’s like!

Par Jb
Commenter6 septembre 2008
Catégories : Séries

The Strike

Seinfeld, Saison 9, Épisode 10 – n° 166.
The Strike est un épisode des plus classiques. Avec des intrigues tradionnelles; c’est-à-dire complètement farfelues.

Jerry sort avec une jolie jeune femme. Enfin, jolie, tout dépend de l’angle sous lequel on la regarde.

The Strike The Strike

She was like a 3-D baseball card that changes depending the angle.

The Strike The Strike

La réaction de Jerry est intriguée. Tout comme pour son copain, le farfelu dentiste Tim Whatley, interprété par l’excellent Bryan Cranston (Breaking Bad).

The Strike

Noël approche, et Frank Costanza décide de se remettre à célébrer le Festivus : un noël alternatif de son invention.
Il en explique le concept à Cosmo, qui a repris le travail à H&H Bagels après douze années de grève.

The Strike

À la place du traditionnel sapin, la décoration de la fête se limite à un poteau en aluminium.

The Strike

Frank Costanza et Kramer sont particulièrement brillants dans cet épisode qui, bien que ne faisant pas partie du firmanent de la série, reste divertissant.

Par Jb
Commenter2 septembre 2008
Catégories : Séries

The Betrayal

Seinfeld, Saison 9, Épisode 8 – n° 164.
En hommage à Harold Pinter et sa pièce du même nom. Autre référence à la pièce dans l’épisode, un des personnages, l’ex-futur mari de Sue Ellen Mischke, se nomme Pinter.

Il s’agit d’un épisode monté à l’envers. Il commence par la fin de l’histoire, et finit au début, onze ans avant, par une série de flashbacks successifs. Les intervalles de temps entre chacun d’eux varient de quelques secondes à plusieurs années. Assez chaotique.
Le premier visionnage est déconcertant. Le DVD propose une vision à l’endroit, même si l’intérêt en est assez limité.

Ça commence donc par le générique de fin :

The Betrayal

Les scénaristes ont introduit de manière exacerbée des éléments qui évoluent dans le temps. Comme la sucette de Kramer qui se reconstitue au fur et à mesure de l’épisode:

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Les principaux traits de la série sont bien présents : La rage et l’esprit de vengeance de George, ses principes stupides – comme garder tout le temps ses Timberland pour apparaître plus grand à sa copine.
Les délires superstitieux de Kramer. Et les traîtrises de Newman.
Et toujours cet immense gaspillage, omniprésent dans la série, dans la relation gâchée entre Nina et George (et Jerry…).

Nina - The Betrayal

C’est dans cet épisode où l’on assiste à la première rencontre entre Jerry et Kramer, onze ans avant les faits actuels. Où sont prononcés les mots de Jerry ayant déclenché toutes les aventures des quatre compères :  » We’re neighbors. What’s mine is yours « . La cause originelle.

Il y a du génie dans cet épisode. Les scénaristes ont du énormément s’amuser à le créer. Mais ce n’est pas seulement une expérimentation réussie. L’intérêt du spectateur est préservé.

G’night, Jugdish.

Par Jb
Commenter29 août 2008
Catégories : Séries

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