Catégorie : Séries
Je suis un grand fan de la nouvelle série Battlestar Galactica. A ce sujet, le cliffhanger de la saison 4, très amer, est tout simplement monumental. Et donc, je ne suis pas le seul grand fan. Heureusement, sinon la série n’aurait sans doute pas perduré. Ou alors il faudrait que je sois très riche pour financer la production des épisodes. Tiens d’ailleurs j’ai joué au loto vendredi… et donc non ce n’est pas encore demain que je passerai le reste ma vie à regarder des films et des séries.
Bon, bref, qui dit fan dit merchandising. L’amateur de modèles réduits trouvera certainement son bonheur du côtés des poupées façon big jim et de tout type (Minimates ou bustes) et des reproductions du battlestar. Je ne suis pas un grand amateur de ces produits dérivés mais par contre j’adore les affiches de propagandes :



On peut les trouver sur Amazon. Il n’y a pas d’affiches pro-cylons par contre. Mais ces derniers n’ont pas besoin de propagande pour se convaincre qu’ils sont les meilleurs…
Source : filmschoolrejects
Par Pascal
2 juillet 2008
Après un an, et uniquement pour des raisons d’emploi du temps, j’ai fini par achever le visionnage de la saison 1 de Rome. Cette série est pleine de qualités et très théâtrale à l’image du rapporteur, véritable voix de Rome. Le dernier épisode raconte la fin abrupte du règne du « dictateur » César ce qui n’est pas vraiment une révélation. La dernière partie de l’épisode est un sommet, chacun des moments portant l’Histoire et l’histoire de manière emblématique : la mort bien sur de César, violente et pathétique, le visage de Brutus, le départ à reculons de Marc Antoine dans l’ombre, l’annonce glorieuse de Servilia à une Atia pour la première fois de la série déconfite…
Et il reste les deux héros Lucius et Titus, deux hommes de l’ombre servant à faire l’Histoire (le sauvetage et l’enfantement de Cléopâtre par exemple est étonnant) à la manière des protagonistes des romans de James Ellroy. Passés les rebondissements narratifs, ils nous plongent dans une vision vertigineuse de la société romaine. Vertigineuse car la série Rome n’a aucun point de vue « moderne ». On retrouve souvent dans les reconstitutions historique un héros qui est figure plus contemporaine tissant un lien entre notre société et celle décrite que ce soit dans les sagas de Robert Merle ou le Kingdom of Heaven de Ridley Scott précisément raté à cause d’un Orlando Bloom en pleine crise de foi. Rien de tout ça dans Rome, la plongée est sans aucun jugement ni condamnation, sans aucune véritable attache. La mort, le meurtre, les moeurs, les castes, le mariage, la politique et la superstition… tout le mode de vie est romain. Plus qu’une recherche, nécessaire évidemment, à tout prix de la véracité historique, il découle de ce choix assez rare une très grande réussite : celle de l’authenticité.
Vous êtes habitués aux images léchées de Desperate Housewives, Prison Break, ou bien Weeds. Aux bons sentiments et personnages sans faille d’Heroes ou Lost.
Oubliez tout cela avec Breaking Bad. Une série dure, réaliste. Un décor et photographie sans fignolage, raw. Des dialogues limités, sans superflu. Et des personnages communs, mal fagotés, ridés; assez moches.
L’histoire ressemble à celle de Weeds, mais une classe (au sens marxiste) en dessous. Disparue, la mentalité libérale démocrate.
Walter White, un professeur de chimie qui a vraiment du mal à joindre les deux bouts et nourrir sa petite famille (comprenant un adolescent infirme), apprend soudainement qu’il est atteint d’un cancer des poumons.
Se sachant condamné, il décide d’utiliser ses exceptionnels talents de chimiste pour entreprendre, avec un ancien de ses élèves, un commerce de méthamphétamines. Pour ainsi engranger rapidement beaucoup d’argent et mettre sa famille à l’abri du besoin – et accessoirement payer sa chimiothérapie.
Outre les personnages très réalistes, l’ambiance est tendue au possible. Le handicap du fils, la pauvreté du foyer, la maladie de Walter créent des situations difficiles. Physiquement et moralement. La communication est peu évidente dans la famille.
Puis, évidemment, le trafic de drogues et les nouvelles relations humaines qu’il engendre ne vont pas aller sans complications sérieuses.
Que dire de plus? Cette série est une sensation. Arrêtez tout et regardez-la. Yo.

Dirt est une série débutée en 2007. Deux saisons sont pour l’instant sorties: douze épisodes pour la première, sept pour la seconde à ce jour.
Le personnage principal, Lucy Spiller, est interprété par Courteney Cox. Elle campe une rédactrice en chef d’un tabloïd basé à Hollywood, nommé Dirt Now. Perverse, roublarde mais aussi mal dans sa peau, elle centre toute sa vie sur son magazine et son succès dans les kiosques. Ses méthodes de travail sont extrêmement immorales. Corruption, chantage de célébrités, mensonges, promesses non tenues, tout y passe. Mais elle-même arrive à justifier son job et son utilité dans la société, en rejetant les conséquences néfastes de ses articles sur les acteurs du jeu; son journal n’étant qu’un révélateur. Des explications plus « psychologiques » expliquent ce comportement, mais je n’en dirai pas plus.
Les autres personnages sont tout aussi intéressants.
Le second rôle de la série est le photographe paparazzi et ami de Lucy, Don. Il est schizophrène, mais fonctionnel, comme il aime le répéter.
Les autres rôles, en vrac: une jeune et charmante journaliste arriviste, un directeur de publication minable, des acteurs hollywoodiens caricaturaux prêts à tout pour réussir.
Les intrigues de la série sont mêlées. Contrairement à House M.D., certaines trames durent des saisons entières, d’autres sont plus épisodiques, seulement là pour assurer une couverture d’un des numéros du magazine de Lucy.
Un peu comme dans Californication, il y a beaucoup de scènes de sexe. C’est normal, c’est Hollywood. 
Il faut poser une question importante maintenant: pourquoi regarder cette série?
On peut dire qu’elle permet de découvrir le fonctionnement du micro-système hollywoodien. Car on devine aisément que les intrigues sont inspirées de faits réels.
Il paraît impossible de s’identifier à un des personnages. Ils sont trop immoraux pour cela. Lucy est proprement détestable. D’ailleurs, Courteney Cox, avec ses cheveux de corbeau et son visage émacié, la campe superbement. Seul le photographe, Don, est un poil attachant, parce qu’il souffre, et provoque en nous de la compassion. Il fait bien sentir qu’il n’aime pas son job, mais le fait plus par impuissance de changer que par réelle méchanceté ou arrivisme. Plus amoral qu’immoral.
Cela suffit-il à regarder Dirt? À part ces deux raisons, à vrai dire rien n’y pousse: son univers comme les personnages, tout y inspire la répugnance.
Néanmoins les histoires sont bien construites, intéressantes, et, aussi étrange que cela puisse paraître, on y accroche bel et bien.
Une comédie pour jeunes.
Ça se passe à New-York, principalement dans un appartement en collocation, et dans un bar. On pense à Friends, sauf qu’ici ils ne sont que 5.
Il y a un couple très amoureux, bientôt marié, et trois célibataires, deux gars et une fille. Celle-ci, journaliste TV, Robin, et un des deux types, Ted le beau gosse, en pincent l’un pour l’autre, mais jouent au chat et à la souris. C’est un peu la trame générale. Quant au cinquième, Barney, il est complètement déjanté.
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Heroes Saison 2 Episode 11
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Jeph Loed
Appréciation : ****
« You don’t understand. You are on the wrong side. »
Tout le monde se retrouve à Odessa, Texas, pour sauver le monde. Sauf, évidemment, ceux qui s’en contrefichent du monde. Comme Sylar.
Car l’épisode débute comme un banal petit déjeuner entre Suresh et Sylar mais bien entendu les faux semblants et les menaces voilées puis l’éclatement inévitable apportent une tension soutenue. Plus que toute arme, c’est la force de persuasion, la noire sagesse de Sylar qui lui permet de survivre.
C’est le temps des confrontations, presque toujours sous forme de duel. Deux camps à chaque fois. La vie se résume toujours à un moment donné à ça. Les éclatements sont nombreux. Une certaine violence émane de l’épisode avec quelques éclats fort peu glamour comme les coups de Nikki. Et il y a la vengeance de Hiro, presque aussi déviante que quand Sylar tue Alejandro. On a beau dire, cette vengeance fait froid dans le dos.

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Par Pascal
13 janvier 2008
Heroes Saison 2 Episode 10
Réalisé par Adam Kane, écrit par Jesse Alexander
Appréciation : ****
« That’s what the company does. We save lives. »
Peter et Adam sont en quête du virus Shanti. Finalement, c’est Suresh qui a sauvé Noah mais qui l’emprisonne. Bob essaie d’obtenir l’aide de Claire et finit par la surveiller. Monica aide son cousin. Bien que leurs motivations diffèrent, tous assurent qu’ils agissent pour « the greater good » : « i try to save the world ».
Pour clôturer le volume, Heroes poursuit dans l’excellence. La plupart des intrigues trouvent une route commune autour du virus Shanti qui pourrait anéantir 93% de la population en 2008. Hiro nous offre un voyage dans le temps/flash back pour nous expliquer la genèse du virus et nous présenter l’ultime personnage de la photo des pontes de la compagnie : Victoria. Vivant recluse, la biologiste n’a pas oublié son passé de biologiste (jusqu’à avoir des photos de molécules encadrées en guise de décoration murale !). Et de femme d’action visiblement.

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Par Pascal
6 janvier 2008
Battlestar Galactica : Razor est un double épisode de 90 minutes, sorti le 24 novembre dernier, d’une qualité exceptionnelle.
Il est structuré en un double flashback.
Son présent se situe lors de la prise de fonction de Lee Adama en tant que commandant du vaisseau Pegasus, après la mort de l’Amiral Cain; dans la chronologie des saisons, vers la fin de la saison 2.
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Avant le début de la troisième saison, Weeds était une des seules séries télévisées que je pouvais revisionner sans ennui. Et cela, sans être liberal, anti-catho délirant, ni anti-Bush viscéral.
Plus que le thème principal de la série, intéressant aux premiers abords – une mère de famille, veuve depuis peu, devient la trafiquante de drogue de son quartier chic, pour subvenir aux besoins de son foyer – ce sont ses dialogues décapants, ses personnages hauts en couleur, et sa fraîcheur qui en faisaient son charme.
A présent c’est la fin de la troisième saison, qui a compté quinze épisodes, diffusée sur Showtime.
Pour la fin de la deuxième, les scénaristes nous avaient concocté un cliffhanger absolument hallucinant, une situation folle dont on se demandait comment l’héroine allait bien se sortir.
Situation tellement intenable que la suite n’a pas du tout tenu ses promesses.

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Heroes Saison 2 Episode 9
Réalisé par Greg Yaitanes, écrit par Joe Polaski
Appréciation : ****
«We have the power of God. That does not mean we can play God. »
Depuis l’épisode 7, la série s’emballe et le rythme est soutenu. Les histoires dans Cautionary Tales se croisent et se resserrent jusqu’à la rencontre entre la compagnie et les Bennet. Pendant ce temps, l’immortalité de Monroe, et celle éventuelle de Claire, se précise. Le sang des immortels pourrait être le nerf de la guerre comme l’illustre le cliffhanger surprenant de l’épisode !
Il est beaucoup question d’enfants et de choix dans cet épisode. D’enfants et d’enfance, d’infantilisme et de maturité. Apprenant la mort de son père, Hiro souhaite le sauver en remontant le temps avant sa mort. Lui apprenant son funeste destin, son père demande à Hiro de ne pas changer le cours du temps. Pensant le convaincre et lui montrer ce qu’il ressent en remontant le temps jusqu’à l’enterrement de sa femme, Hiro change finalement d’avis, « we cannot play God », en se rencontrant lui-même, enfant. Une scène aussi intelligente que bouleversante où Hiro, après ses difficultés à ne pas changer le passé, dessinent peu à peu les contours de son immense pouvoir tout en suivant l’enseignement de son père . Pour ce dernier, notons qu’il semble disposer d’un pouvoir sans s’en servir, tout comme la mère de Peter. Sagesse ?

Matt suit exactement la même trajectoire mais presque malgré lui. Cherchant à tout prix les principaux fondateurs de la compagnie, il se rend compte qu’il peut influencer les gens sans qu’ils s’en rendent compte. Pouvoir terrifiant qu’il utilise pour servir ses propres intérêts et même en voyant la souffrance d’Angela Petrelli forcée de lui dire la vérité. Vérité qui, soit dit en passant, n’a rien de spectaculaire (où l’art x-filien de tout dire sans rien révéler et où on protège le monde en secret). Matt devient donc entêté, pour protéger Molly, et prend le risque du manque de discernement. Le même chemin que son père probablement. Et les mêmes erreurs…
L’épisode met aussi en place un parallèle entre Elle et Claire. Toutes semblaient destinées à devenir des rats de laboratoire. Noah affirme qu’Elle en est devenue un. L’évocation de sa (triste) vie le prouve et il veut protéger sa fille de ce (triste) sort. Deux formes d’immaturité se présentent, celle d’une fille déconnecté disposant d’un trop dangereux pouvoir et celle d’une ado se déclarant blessée par son père pour rester auprès d’un amour naissant. La rencontre de ces filles lors de la géniale scène dite « règlement de compte à Costa Verde » se soldent pour elles deux par une expérience de la vérité. Face à deux pères qui les aiment, «You touch my daughter, i kill yours and then i kill you. », Elle va douter et Claire regretter ses actes passés.

Dommage que la plupart des scènes avec les filles soient plutôt mauvaises. Heroes a décidément des difficultés à construire ses personnages féminins. Elle est agaçante au possible. Entre grimaces minaudantes et dialogues casse-gueules, « can i keep it ? » en parlant de Mohinder, on finit par se réjouir de la voir se faire torturer ! Mieux servie dans cet épisode, les états d’âmes de Claire ne touchent pas. Les idées romantiques, le « sorry » en cailloux, et les bonnes répliques, « i’m just a cheerleader. » qui est beaucoup moins culcul que ça en a l’air, ne fonctionnent pas. Osons le dire : peut-être faut-il aussi mettre en cause le jeu d’Hayden Panettiere.
Les oppositions continuent. Entre Noah et Mohinder, ce sont deux philosophies qui s’affrontent. Mohinder se joint à la Compagnie pour, pense t’il, sauver l’humanité, et Niki. Pour cela, il doit prendre la fille de Noah. Il pense agir pour le bien commun, l’intérêt général jusqu’à se surprendre à devenir un tueur. Noah est un tueur et défend d’abord les siens au dessus de tout autre mission, celle de détruire la compagnie n’étant qu’une conséquence de sa première priorité, ses mots face à Bob l’attestant. Quand Noah et Mohinder, nous avons presque un aperçu du combat entre bien commun et individualisme et des sacrifices auquel il pousse.
Entre les deux personnages, il existe aussi une relation d’antériorité. A ses débuts, Noah était comme Mohinder au service de la compagnie et agissait pour sauver le monde. L’amour pour sa fille l’a transformé le rendant protecteur et vindicatif. S’il peut tuer froidement, le doute et la pitié s’instaurent par l’entremise notamment de West qui conduit Noah à épargner Mohinder qui lui rendra bien.

A la fin de la première saison, Noah est rentré dans les côtés des gentils au côté de Mohinder qui, tout comme Matt, a choisi le camp de la Compagnie dans l’épisode Five Years Gone (le meilleur épisode de la série) mais le regretta. Leurs actions respectives nous éloignent de tout manichéisme. Les meurtres de Noah et sa détermination d’une part et les doutes de Mohinder se voyant devenir menteur et assassin amateur d’autre part, apportent une passionnante ambiguïté à la série. Ambiguïté qui suit presque tous les personnages dans cette saison à commencer par l’étrange association Adam Monroe/Peter Petrelli. Jamais l’étendue des pouvoirs de nos héros favoris n’a été autant difficile. Choisir de le cacher, chercher à s’en débarrasser, en profiter, se le faire voler ou « emprunter » (le sang de Claire), ne pas l’utiliser même pour aider… des choix variés et raisonnés pour les personnages.
Les conséquences de ces choix sont des destins croisés et opposés : Matt et Hiro, Elle et Claire, Noah et Mohinder, tous marqués par la figure du père. Dans Heroes, le père est vu sous tous les angles qu’il soit alternativement absent ou mort, protecteur ou lâche, manipulateur ou honnête. Jamais simplement, mais souvent naturellement car motivés par des raisons précises, les protagonistes naviguent d’un camp à un autre. L’art pour Heroes de nous montrer des personnages complexes et de brouiller délicieusement les cartes.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
25 novembre 2007
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