Catégorie 'Jericho'

Jericho S107 – Long live the Mayor

Jericho Saison 1 Episode 7
Long live the Mayor
Réalisé par Sanford Bookstaver, écrit par Josh Schaer et Jonathan E. Steinberg
Appréciation : ***

C’est Halloween. La ville de Jericho essaye de continuer à maintenir certaines traditions et on découpe des citrouilles pour célébrer l’événement. Mais deux retours vont troubler la fête : celui d’une part de Gray Anderson revenu de son escapade vers l’extérieur, l’histoire de la mort mystérieuse dans la mine lors de l’épisode 3 semble d’ailleurs définitivement enterrée, si j’ose dire. Et surtout, d’autre part, c’est l’arrivée d’un indésirable, Jonah, le père d’Emily, venu chercher Mitch en prison qui suscite beaucoup de questions surtout que Jericho va devoir sans doute négocier avec ce repris de justice qui semble tirer parti du chaos ambiant.

Pendant ce temps, les dollars sonnants et trébuchants devenant de plus en plus des bouts de papier et sans doute de plus en plus rares, il serait d’ailleurs intéressant d’étudier l’impact boursier et financier d’une telle catastrophe, le troc s’organise à l’épicerie de Gracie où les denrées de première nécessité s’échangent contre des objets précieux jusqu’à l’absurde, hélas, avec la riche Skylar échangeant une boîte à bijoux auquel sa mère tenait contre du soda light, et pas du soda tout court (!). Évidemment, elle voudra récupérer par la suite son bien…

Il est donc toujours question de propriété dans cet épisode, question cruciale, auquel Jonah apporte un éclairage lucide : « Qui possède quoi devient très subjectif, Jake ». Naturellement, il revient à Jericho de s’accrocher à ce qu’elle possède, à se protéger. Nécessité accentuée par la description du « monde extérieur » par Gray Anderson, devenu maire par intérim des suites de la lourde maladie de Johnston Green, et incarnation de cette volonté de se protéger : confirmation de l’attaque terroriste (réussie à Washington, échouée à New York) et évocation de l’anarchie générale où on tue pour de l’eau.

La mise en scène fluide de l’épisode met bien en avant cette thématique présentant un Gray Anderson choqué par ce qu’il a vu voulant couper tout lien avec l’extérieur, surtout en ne souhaitant pas négocier avec des malfrats tel Jonah, et en menant une enquête dans Jericho pour surveiller et sans doute interroger les personnes arrivées récemment à Jericho particulièrement les Hawkins…

Long live the Mayor est encore un bon épisode même si on peut regretter certains passages plus faibles comme Emily, le personnage d’Emily d’ailleurs n’est pas très bon, et ses liens avec son père Jonah. On comprend bien la volonté des auteurs, les scénaristes de cet épisode étant aussi les créateurs de la série, de nous raconter les relations troubles et les secrets d’une ville « tranquille » au milieu des USA après un événement dramatique, à la manière de Twin Peaks. Il demeure que ces « vieilles » histoires, celles d’avant la catastrophe, proches du soap, sont sans saveurs et ont tendance à alourdir au fil des épisodes un récit très prometteur.
Comme souvent maintenant, certaines « nouvelles » histoires sont beaucoup plus captivantes à l’image des relations entre Stanley et Mimi, la colère de cette dernière étant autrement plus réussie que celle d’Emily durant l’épisode 3.

On retiendra aussi de cet épisode les quelques scènes avec Gail Green, la mère de Jake. L’actrice Pamela Reed prête une dignité peu commune à cette femme à poigne face au danger encouru par son mari et ses fils à qui elle donne sa ferme bénédiction pour quitter la ville à la recherche de médicaments.

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Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     Commenter7 juin 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S106 – 9:02

Jericho Saison 1 Episode 6
9:02
Réalisé par J. Miller Tobin, écrit par Nancy Won
Appréciation : ***

L’épisode 5 Federal Response laissait le spectateur scotché sur la vision de fusées dans le ciel. Elles se révèlent être des bombes EMP qui détruisent tous les composants électroniques. L’électricité est coupée et tous les appareils électroniques, de l’ordinateur à la voiture moderne deviennent inutilisables. Le réalisateur J. Miller Tobin sait illustrer par l’image les conséquences de la bombe avec des ados jouant au base ball avec des téléphones portables.

Les bonnes intrigues foisonnent dans cet épisode, écrit par Nancy Won, également productrice sur la série, d’abord celle « interne » à l’épisode traitant du problème de la nourriture et de récolte à la ferme des Richmond. Un problème de propriété finalement avec d’une part le fait que la production de la ferme n’ira sans doute pas à son propriétaire mais à la ville et d’autre part les tractations entre l’épicière Gracie et Stanley Richmond autour de pesticides indispensables pour sauver la récolte.

Les démons du passé reviennent après Jack en la personne de Mitch Cafferty : « La dernière fois que tu t’es battu avec Mitch Cafferty, tu as quitté la ville et un homme est mort » lui rappelle son père. L’opposition entre les deux hommes va se mêler habilement avec la première intrigue aussi bien par ses protagonistes, Dale qui travaille à l’épicerie en est un élément pivot, que thématiquement puisque des chevaux appartenant aux Green sont volés, très grave délit du temps du Far West.

Enfin, les relations entre Robert Hawkins et sa fille Allison prennent une tournure presque inattendue dès lors qu’elle finit par entrer dans la box dans sa cave et qu’elle découvre. Robert préférera en faire une alliée de choc.
Lors de la scène de résolution, porteuse d’espoir et de solidarité, on guette aussi les regards entendus entre Jake et Robert, finalement les deux personnages les plus importants de la série, sans savoir si leur relation va mener sur une alliance ou un conflit, ou peut-être un entre deux que révèle cet échange aussi mystérieux que jouissif entre Robert et Allison :
- C’est un homme bien ou mauvais ?
- Ca ne marche pas comme ça.

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Dommage que le triangle amoureux April/Eric/Mary plombe un peu le rythme de l’épisode par des scènes de confrontation sans vrai intérêt. Il apparaît pourtant malheureusement que la situation ne va pas s’arranger rapidement. Et ce triangle fait pâle figure à côté du trio Stanley/Bonnie/Mimi de plus en plus drôle et réjouissant. 9:02 demeure cependant tout à fait satisfaisant et s’impose comme le meilleur épisode depuis le tout premier.

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     Commenter5 juin 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S105 – Federal Response

Jericho Saison 1 Episode 5
Federal Response
Réalisé par Duane Clark, écrit par Michael Ostrowski
Appréciation : **


« Bonjour, ici le Secrétaire Adjoint Walsh du département de la Sécurité Intérieure. N’ayez pas peur. Si vous êtes en sécurité, restez où vous êtes. N’essayez pas de partir. Nous reprendrons contact prochainement. D’ici là, sachez que les secours sont en route. »

L’électricité est rétablie ainsi que l’eau et les communications mais uniquement pour délivrer ce message. En fait, toute les lignes ainsi que la télévision, la radio et Internet sont bloqués.

Ce retour précaire à la normal n’a pas que des effets positifs et des incendies liées à des surtension éclatent à plusieurs endroits de la ville et nécessitant des décisions difficiles. Une fois encore, le couple April et Eric Green est mis à l’épreuve autour de choix cornéliens. Alors qu’Eric est bien décidé à parler à sa femme de sa liaison pour la quitter, des choix cornéliens et des actions héroïques les rapprochent malgré eux.

Ajoutée à l’ennuyeuse amourette adolescente entre Dale et Skylar, cette intrigue à base d’héroïsme et d’amour retrouvé est très conventionnelle et convainc difficilement. Quelques touches d’humour, une adolescente se demande si Lindsay Lohan est encore en vie, Stanley prêtant son « cadeau de Noël » à Jack, réhaussent un peu le récit mais c’est surtout cette confrontation/association entre Jake et Robert qui attire l’attention, les deux apparaissant comme les personnages les plus mystérieux de la série et ils se jaugent dans la deuxième partie de l’épisode.

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La relation entre Jake et son père est également développée. Malgré les reproches que le maire a pu lui faire dans le passé, il est heureux de le retrouver et de constater qu’il est devenu un homme de bien. Il apparaît dès lors comme le fils préféré malgré les efforts d’Eric condamné à devoir toujours faire ses preuves auprès de son père et de son frère. Et si en elle-même l’intrigue sur la liaison d’Eric est effectivement faible, elle s’inscrit dans une histoire de famille forte à travers les diverses discussions avec la mère Green et la venue d’April et Eric chez les parents car contraints de déménager. En racontant les petites histoires chez les Hawkins et les Green, Jericho décrit un « monde d’après » nécessairement reposé sur ce pilier essentiel que sera toujours la famille.

Il arrive souvent dans ce type de série que le meilleur de l’épisode se trouve au début et la fin et c’est définitivement le cas pour cet épisode au contenu mineur comportant un début très intriguant avec les téléphones sonnant dans toute la ville rappelant le final ludique du film Le Cobaye. Quant aux toutes dernières images, quelques soient leurs vraies significations, elles ont une force d’évocation étonnante et feront sans doute partie des cliffhangers les plus impressionnants de la série.

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     1 commentaire3 juin 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S104 – Walls of Jericho

Jericho Saison 1 Episode 4
Walls of Jericho
Réalisé par Martha Mitchell, écrit par Ellen Herman
Appréciation : **

Quatre jours après l’apocalypse, la vie s’organise à Jericho entre le manque d’énergie, notamment pour le groupe électrogène de l’hôpital et les événements extérieurs et cette arrivée d’un étranger irradiée semblant connaître Robert Hawkins. C’est Victor le messager : « They are coming ».

Le titre de l’épisode, quelque peu énigmatique au regard son contenu, semble être une allusion à la Bible où Joshua pris la ville de Jericho après un siège de sept jours au terme duquel ses murs tombèrent. A moins que ce ne soit tout simplement une référence au groupe de metal.

Quoi qu’il en soit, Walls Of Jericho développe donc principalement deux intrigues. La première est centrée sur Victor puis Robert Hawkins avec ce savoir faire de mise en scène si précieux, et souvent frustrant, de lâcher suffisamment d’informations, « il y a un traître parmi nous », pour nous donner envie d’en savoir plus. L’autre intrigue se focalise sur le manque de fuel et la gestion de ressources auparavant privées entre insouciance, la fête organisée par Skylar, et solidarité, le pompiste cédant l’essence appartenant à la compagnie qui l’emploie(yait).

Ces intrigues vont s’enchevêtrer autour de la relation entre April Green la doctoresse et Eric Green l’adjoint au maire, couple traversant visiblement une phase difficile que la crise exacerbe. Eric a en outre une liaison avec Mary, la tenancière du bar. Comme dans l’épisode 2, c’est un schéma finalement classique :les problèmes rencontrées par la ville de Jericho vont prendre une tournure plus intimiste dans le but d’illustrer les enjeux parfois éthiques de l’épisode : l’approvisionnement en essence de l’hôpital et surtout l’interrogatoire de Victor s’apparentant peut-être à de la torture.

On retrouve toujours en toile de fond les stigmates d’un monde agonisant et frappé par la peur à travers les images de panique tremblantes à la télévision, et la mort de masse auquel Jericho devra faire face brutalement. Au fil des épisodes, il ressort aussi des éléments de vie quotidienne immuables que l’épicerie et le bar symbolisent particulièrement, et que le manque d’électricité et de fuel et tout simplement le manque inévitable de nourriture ne menacerons sans doute pas leur existence.

Plus que pour ses révélations et ses séquences de suspense efficaces mais artificielles, Walls Of Jericho vaut surtout ses séquences plus sensibles. Dans ce qui constitue les meilleurs moments de l’épisode, nous découvrons plus précisément la famille Hawkins qui tente d’assimiler une fausse identité, expliquant ainsi le mystérieux refus du père de laisser partir ses enfants à la fête dans l’épisode précédent. Les relations entre Robert avec sa fille, rétive à l’autorité de son père après des années d’absence, puis avec son fils donnent lieu à deux très beaux instants soit la force presque constante des séries américaines à savoir se renouveler malgré des bases apparemment convenues et toucher le spectateur.

Père et Fille

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     1 commentaire2 juin 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S103 – Four Horsemen

Jericho Saison 1 Episode 3
Four Horsemen
Réalisé par James Whitmore Jr., écrit par Dan Shotz, Dan O’Shannon, Dan O’Shea
Appréciation : *

La pluie radioactive s’abat sur Jericho et les différents abris sont dans l’expectative. Jake retrouve Stanley trempé par la pluie et possiblement irradié. Dans la mine, un vieil homme ressent fortement les syndromes de la claustrophobie et panique. Pendant ce temps, Robert Hawkins profite de la pluie pour aller chercher, revêtu d’une combinaison anti-radiation, une grande caisse dans un garage, baril qu’il emmurera chez lui.
Après la pluie, la communauté a besoin plus que jamais d’informations extérieures. Stanley aurait aperçu cinq chars tandis la télévision diffuse très brièvement un communiqué chinois avec les ce qui apparaît comme les impacts des missiles sur le territoire américain. Jake organise alors le départ d’éclaireurs dans quatre directions. La référence aux quatre cavaliers de l’Apocalypse est évoquée.

Toujours plus isolés, les habitants subissent une attente pesante. La mort va à nouveau frapper via le personnage de Scott Rennie, le claustrophobe dans la mine, dont le décès par crise cardiaque après avoir été mis à l’écart par Gray et Shep inquiète profondément Heather présente sur les lieux. Et si c’était un meurtre? La mort rôde également autour de Stanley dont le salut n’est peut-être que l’iode qu’il a bu peu après son retour chez lui.

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Cet épisode de Jericho se réfère en outre à la guerre froide avec le couple Green senior qui se remémorent les leçons qu’ils avaient apprises à l’école en cas d’alerte nucléaire. Gail, plus tristement ironiquement, se demande à propos des victimes des bombes : « Ont-ils eu le temps de se cacher sous leur bureau ? ».

Réalisé par un spécialiste des séries, James Whitmore Jr., Four Horsemen distille avec parcimonie des informations sur la catastrophe et les personnages pouvant être impliqués ou au courant, principalement Robert Hawkins. Mais les multiples intrigues abordées dans l’épisode, après un bon premier quart d’heure sous la pluie, et leurs enjeux semblent trop circonscrits dans l’épisode notamment tout ce qui est lié à Gray Anderson, peut-être impliqué dans la mort de Scott Renie et adversaire du maire. On peut cependant penser que ces histoires vont resurgir dans les épisodes à venir. De la même manière, le sujet-titre de l’épisode n’est que partiellement abordé et devrait être sans doute ré-introduit par la suite vu que seul un des quatre « cavaliers » revient à la fin de l’épisode. A noter que cet épisode est celui de la rencontre entre Jake et Robert.

D’autres histoires de cet épisode inégal sont nettement plus faibles comme la romance de Skylar et Dale, trop connue, et à comparer à celle beaucoup mieux amorcée entre Stanley et sa contrôleur fiscal Mimi Clark, ou la peur d’Emily face à la mort possible de son mari et qui donne lieu à une très mauvaise scène de confrontation entre elle et Jake ainsi qu’à une résolution artificielle. Dommage que celle-ci soit associée à la plus marquante image de l’épisode : les avions sur la route.

La conclusion ouverte est assez faible mais elle est en lien avec un enjeu fondamental : l’utilisation des ressources désormais très limitées de Jericho soit sans doute un premier pas vers les questions essentielles de propriété et de solidarité/redistribution. Exemple révélateur d’un développement possible de cet enjeu : Gracie, forcée de céder le stock de nourriture de son épicerie sans contrepartie et organisant une barbecue pour finir sa viande bientôt avariée, n’est jamais remerciée…

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     1 commentaire29 mai 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S102 – Fallout

Jericho Saison 1 Episode 2
Fallout
Réalisé par Jon Turteltaub, écrit par Stephen Chbosky
Appréciation : **

Après une nuit qui porte conseil, la vie commence à peine à se réorganiser à Jericho que déjà l’imminence de l’arrivée du nuage radioactif est annoncée. Les habitants doivent s’enfermer chez eux ou rejoindre les deux abris anti-atomiques et finalement la mine à proximité de la ville.

Bien que la première nuit s’est finalement passée dans le calme, c’est l’urgence à nouveau qui prime à Jericho. Passé le choc du premier épisode, Fallout dévoile d’abord, particulièrement au spectateur outre-atlantique, que l’Amérique s’est préparée à ce type d’attaque. Ainsi, une ville aussi petite que Jericho, 5000 habitants, dispose de deux abris anti-atomiques datant de la guerre froide. C’est très insuffisant d’autant que celui de l’hôpital se révélera inutilisable faute de ventilation. Mais nous apprenons en même temps que, même si le gouvernement a envisagé cette éventualité quelques décennies auparavant, il est vraiment impensable de disposer de plans fiables, la mairie n’ayant finalement que des connaissances basiques sur les possibles conséquences des retombées radioactives.

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Dans ce chaos d’urgences et d’improvisations, Jake Green apparaît à nouveau comme l’élément clé de l’histoire prenant des décisions et des risques tout au long de l’épisode. Cette capacité de ressources demeure cependant fort singulière et certaines personnes de son entourage s’en étonnent notamment lorsqu’il manie des explosifs comme un professionnel.
Autre personnage mis en avant, Robert Hawkins livre des informations essentielles sur les retombées radioactives ce qui accroît son côté mystérieux. Cette suspicion se confirme au moment où il parvient à recevoir des informations de l’extérieure en morse, qu’il connaît donc, sans les transmettre. Plus encore que Jack, les questions se centrent alors particulièrement sur ce personnage qui en sait beaucoup plus qu’il veut bien le laisser croire.

Sur l’évolution de la série, d’autres intrigues se précisent. Outre le danger immédiat des retombées radioactives, la question des prisonniers en fuite est abordée avec Emily qui en confond deux avec des policiers et qui les conduit chez Stanley et sa soeur sourde Bonnie qui les reçoit. Contrepoint de l’intrigue principale autour de la pluie radioactive, cette intrigue dure le temps de l’épisode et met à l’épreuve Emily face au meurtre notamment lors d’une séquence difficile sous forme de règlement de compte très western où elle se fige totalement. Par ailleurs, le fait que Jake accourt pour sauver Emily tout en flirtant avec l’institutrice précise le triangle amoureux. Enfin, l’adolescent Dale se rapproche un peu d’une fille qui le conspuait publiquement l’épisode précédent grâce à une tristesse et une inquiétudes communes.

La mise en scène mêle habilement les deux intrigues et les rapproche que dans les derniers instants. Passé quelques moments apparemment plus fonctionnels (la recherche du maire Green, peut-être une ouverture vers une autre piste de scénario pour les prochains épisodes), le suspense est bien présent et les séquences de confrontation pas encore trop appuyées. Un des principes des séries est en effet de poser des questions d’éthiques en les ramenant à des confrontations entre des personnages intimes : c’est le cas du « déménagement » des patients de l’hôpital vers l’abri de la mairie, déjà plein : la docteur responsable, April, n’est autre que la femme d’Eric, le frère de Jake et qui a la charge de l’abri et qui ne peut accepter tous les patients. Le sens de l’évocation est aussi présent à l’image du final magnifique avec les punaises sur la carte.

On pourra peut-être s’étonner que l’état de possible anarchie n’ait pas été un peu plus développé étant donné que cette pluie radioactive dont on redoute les effets provoque finalement assez peu de panique. On pourra alors se référer au mémorable épisode de La Quatrième Dimension, The Shelter, sur ce sujet précis ou tout simplement à ce qui apparaît comme son hommage dans l’excellent épisode des Simpsons La Comète de Bart.

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     1 commentaire26 mai 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho sur Petit Ecran

Présentation de la série

Episodes :

S101 – Home
S102 – Fallout
S103 – Four Horsemen
S104 – Walls Of Jericho
S105 – Federal Response par Jb, par Aska
S106 – 9:02
S107 – Long Live the Mayor
S108 – Rogue River
S109 – Crossroads
S110 – Red Flag
S111 – Vox Populi
S112 – The Day Before
S113 – Black Jack
S114 – Heart Of Winter
S115 – Semper Fidelis
S116 – Winter’s End
S117 – One Man’s Terrorist
S118 – A.K.A
S119 – Casus Belli
S120 – One If by Land
S121 – Coalition of the Willing
S122 – Why we fight

Jericho

Liens :
Fiche IMDB
site francophone sur la série
Pétition pour la reprise de la série

 Par Pascal     12 commentaires26 mai 2007    Catégories: Jericho Séries

Jericho S101 – Home

Jericho Saison 1 Episode 1
Home
Réalisé par Jon Turteltaub, écrit par Jonathan E. Steinberg, Josh Schaer et Stephen Chbosky

Le premier épisode, le pilote, d’une série est toujours important. Souvent plus spectaculaire et plus cher que les épisodes suivants, il doit poser les bases du fonctionnement de la série, présenter les personnages et leurs relations entre eux, aborder les thèmes qui seront traités par la suite… et bien sur elle doit captiver le spectateur. La mise en place de l’action et le mystère et interrogations que ce point de départ génère, dans le cas d’une série-feuilleton comme Jericho, sont essentiels. Ces amorces sont rarement complexes : un meurtre (Twin Peaks), un crash d’avion sur une île plus ou moins déserte (Lost) ou carrément la fin de l’humanité (Battlestar Galactica). Évidemment les causes et les conséquences induites par l’événement de départ vont se révéler autrement plus complexes…

Dans Jericho, c’est une explosion qui est ce déclencheur, une explosion lointaine, peut-être à Denver, sous la forme d’un champignon atomique. Les signes d’apocalypse se dessinent. c’est un spectacle qui fait fuir les animaux mais qui figent les hommes. Le temps est au ralenti et les dommages collatéraux se succèdent comme l’accident de Jack Green, de retour à Jericho auprès de sa famille après plusieurs années d’absence. La peur s’empare de tous mais on essaye de se raisonner ou de se rassurer quelque peu, ce n’est peut-être qu’un accident. Un répondeur téléphonique, où l’on entend les dernières paroles de la maintenant défunte mère d’un adolescent, Dale, mettra fin à tout doute :
- Oh je suis désolé, je ne savais pas que ta mère était à Denver.
- Elle n’était pas à Denver, elle était à Atlanta.

Le parallèle avec les deux tours du World Trade Center est évident. On comprend que « America is under attack » et nous sommes loin du « Nous sommes tous des New Yorkais ». Les habitants de Jericho sont seuls.

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La petite ville en plein milieu des USA est dès lors au bord de la panique. On pense à soi, aux siens, à sa sécurité et la société. L’autorité, débordée, peut être remise en cause, inévitablement. Surtout quand les bases de la civilisation moderne vacillent comme l’électricité qui est coupée (lire à ce sujet « Quand les ténèbres viendront » d’Isaac Asimov). La peur est définitivement installée tout comme la paranoïa. « L’eau est-elle potable ?» entendons-nous dans la foule.

Dans ces conditions, les gens changent. Comme dans les guerres, comme dans toutes les situations extraordinaires. Par exemple, de nos jours, de nombreuses grandes entreprises ont des sites B, des sites de secours quand le site d’activité principal n’est plus opérationnel suite à une catastrophe (un incendie par exemple). Les experts assurent que quoiqu’il arrive, un employé sur cinq sera psychologiquement incapable de travailler. Et il est difficile de savoir comment nous allons nous comporter. La prostration étant difficilement captivante dans un show télévisé, elle est presque absente de Jericho. Mais on distingue d’autres types de comportements chez ses habitants.

Il y a ceux qui tentent de maintenir la société : ce sera peut-être le coeur de la série. Faut-il maintenir un type de société similaire à celle d’ « avant » comme on le fait par exemple dans Battlestar Galactica ? Faudra t’il inventer un nouvel ordre ? En l’absence d’informations extérieures, les autorités, la police, les pompiers se retrouvent autour de leur chef le maire Johnston Green, père de Jack, accompagné de son adjoint, son autre fils Eric. Ils se heurtent à des procédures d’urgence déjà défaillantes (prévenir la garde nationale…). La sincérité mais aussi la nécessité du secret (le bus de prisonniers accidenté) seront les clés pour le maintien ou non du pouvoir actuel.

Il y a ceux qui vont tenter de tirer profit de la situation. Profiteurs de guerre ou simples opportunistes, ils voient, avec raison, dans ce type d’événement un moyen de s’élever. C’est le cas du candidat opposé au maire, Gray Anderson, dont les discours frôlent le populisme. C’est peut-être aussi le cas de Robert Hawkins sorte d’homme qui tombe à pic et dont les motivations sont encore peu claires. Peut-être altruiste ou peut-être un des hommes-mystère de la série.

L’altruisme, ça existe un peu, au-moins dans les séries. Ainsi certains se transforment littéralement souvent malgré eux. De telles personnes deviennent simplement une autre personne, des leaders ou au-moins des gens qui prennent les choses en mains et qui les organisent. Ce sont donc les vrais héros. Ou leurs pires ennemis d’ailleurs.
Cependant, dans les séries modernes, les héros ne sont pas purs et durs. On dit qu’il n’y a pas d’amour mais que des preuves d’amour. Ainsi, il n’y a pas d’héroïsmes mais des gestes héroïques. Ces gestes ont une forte valeur symbolique qui permettent d’apaiser la colère et/ou les craintes des hommes. Dans ce premier épisode le sauvetage par Jack Green du bus scolaire et de tous les enfants, avec la désormais figure classique de la trachéotomie à l’aide d’une paille (ou d’un stylo), constitue ce geste. Il permet de calmer une foule paniquée.

C’est donc le personnage de Jack Green qui s’impose naturellement comme le personnage central de la série mais ce n’est vraisemblablement pas un super héros. Il revient chez lui, « at home », après plusieurs années d’absence le jour de la catastrophe pour demander de l’argent à son père, le maire de Jericho. Les raisons de cette demande, de son départ et de ce qu’il a fait pendant son absence sont des sources de plusieurs intrigues autour du personnage, du « héros ».

Autour de lui et de la famille Green se dessinent déjà plusieurs autres sous-intrigues : Emily, vraisemblablement un ancien amour de Jack, et l’institutrice Heather (peut-être le prémisse d’un triangle amoureux), le bon ami de Jack, avec sa soeur sourde, harcelé par le fisc représenté par une femme élégante « de la ville », un adolescent vaguement solitaire et visiblement rejeté par les pétasses locales…

Et entre l’absence de Jack, les explosions ou le personnage Robert Hawkins, Jericho a de quoi tenir en haleine. Le nom de Jericho a peut-être lui aussi un sens. La ville de Cisjordanie serait une des plus vieilles cités du monde. Autour du chaos qui s’annonce, Jericho pourrait devenir aussi la dernière… ou à nouveau la première.

Cet épisode est donc très riche, très bien écrite par ses créateurs dont c’est semble t’il la première série. Le réalisateur et producteur exécutif de la série Jon Turteltaub à la filmographie pas inoubliable mais pas mauvaise avec des films comme Phénomène, Instinct ou Benjamin Gates, met en scène avec beaucoup d’efficacité et de savoir faire toute cette communauté.

Ce n’est pas non plus un pilote exceptionnel. C’est en effet devenu presque une habitude de trouver plusieurs séries américaines dignes d’intérêt chaque année dans tous les genres. La télévision n’a donc pas fini de nous épater. Jericho nous invite vraisemblablement à explorer le comportement d’une cité isolée, une leçon sans doute politique par la micro-expérimentation.

La série, bien que considérée de bonne qualité particulièrement les derniers épisodes, ne sera pas reconduite pour une nouvelle saison. Avant de peut-être tomber dans l’oubli, elle mérite que l’on s’attarde quelque peu sur ses 22 épisodes.

Fiche IMDB

Jericho sur Petit Ecran

 Par Pascal     1 commentaire17 mai 2007    Catégories: Jericho Séries

S105 – Federal Response

Intrigue: La vie dans la petite ville de Jéricho (Kansas), post-Apocalypse nucléaire (voir cet article).
Les gens doivent s’organiser et faire face à diverses situations pour le moins exceptionnelles, comme s’abriter sous la pluie radioactive, la pénurie de pétrole, de nourriture, j’en passe et des meilleures.
Je ne comprends pas comment ni pourquoi les scénaristes sont allés inventer une histoire d’adultère au milieu de tout cela. Voilà quelque chose qui me dépasse.
La structure de chacun des épisodes est assez répétitive. Il y a des problèmes provisoires à résoudre (incendie, rescaper des enfants d’un accident de bus, alimenter l’hôpital d’électricité), le Héros qui s’en occupe brillamment, et quelques avancées discrètes sur l’intrigue par ci par là.
La musique est, comment dire, assez insignifiante, sauf à quelques moments intenses où des riffs hard rock de guitare jaillissent dont ne sait où, pour disparaître immédiatement.

Jericho

A la fin de l’épisode 5 les questions en suspend peuvent être résumées ainsi:
1/qui est à l’origine du feu nucléaire?
2/ le passé du Héros?
3/ une sombre histoire de complot secret, avec un personnage trouble.
4/ quelle drogue ont pris les scénaristes pour mettre une histoire d’adultère dans ce foutoir.

Conclusion, je reste encore sur ma faim, j’aimerais de véritables avancées dans l’histoire pour créer un réel intérêt.

Jericho sur Petit Écran
Jericho on CBS
IMDb

 Par Jb     1 commentaire21 octobre 2006    Catégories: Jericho Séries

Jericho

Jericho est une nouvelle série diffusée sur CBS, tous les mercredis soirs.
L’intrigue générale consiste à suivre quelques personnages d’une ville de taille moyenne du Kansas, Jericho, après une attaque nucléaire sur les Etats-Unis. Leur ville Dieu merci n’est pas directement touchée par les bombes, sinon il n’y aurait pas grand chose à raconter, mais Denver, la grande ville à quelques centaines de miles, est touchée.

Jericho souffre des conséquences indirectes de cette attaque. Plus d’électricité, donc problème entre autres de conservation d’aliments, future pénurie d’essence, plus de radio, internet, climatisation. Invivable.
Outre les problèmes matériels, il faut aussi gérer les réactions humaines et les éventuels ennemis…

Ce qui est intéressant, c’est le point de vue de l’ignorance choisi par les scénaristes. Le téléspectateur se retrouve à la place des habitants, ainsi on ne sait pas ce qui se passe ailleurs dans le pays. Le contraire de Terminator où l’on voit les bombes voler dans tous les sens…
Ce réalisme amène à se poser pas mal de questions, ce que l’on ferait dans la même situation bien sûr. Concrètement on a envie de faire le plein d’essence, d’acheter un groupe électrogène et des cartons de pâtes.

Contrairement à d’autres séries populaires, ici il n’y a pas de retour à la normale possible: il faudra toujours s’accommoder de la situation: la radioactivité, les villes détruites, les morts… La suite s’annonce originale à ce titre.

Les acteurs m’ont semblé bien castés, mais ils devront faire leurs preuves. Un écueil à éviter pour finir: la multiplication de situations critiques où le héros s’en sort miraculeusement.

Mon avis: vivement la suite.

Jericho sur Petit Écran
Jericho on CBS
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 Par Jb     3 commentaires22 septembre 2006    Catégories: Jericho Séries

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