Catégorie : Heroes

Heroes S201 – Four Months Later…

Heroes Saison 2 Episode 1
Réalisé par Greg Beeman., écrit par Tim Kring
Appréciation : ***

« Are you a robot or an alien ? »

La série redémarre aux USA… et sur TF1 puisque la chaîne du cerveau propose le téléchargement de l’épisode en version originale sous-titrée. On regrettera d’ailleurs la disparition des sous-titres façon comics quand les dialogues sont japonais pour une approche des plus classiques. Sur la freebox, ça marche très bien, on obtient l’épisode en appuyant sur 4 boutons (bouton 1+bouton « info »+ « ok » sur Heroes + « voir ») et l’image est de bonne qualité tout comme les sous-titres. Pour beaucoup, trois euros, c’est cher pour un épisode. Pas tellement plus qu’une location qu’une vidéo. Mais surtout, je pense qu’on paye l’exclusivité. Et puis bon, je ne suis plus étudiant.
Le semi-échec public de Heroes en France montre que TF1 faisait peut-être fausse route sur la manière de diffuser la télévision. La chaîne ose l’innovation et tente autre chose avec cette offre légale, une offre inédite chez nous. Je salue cette démarche et espère que d’autres chaînes s’y mettront avec peut-être à terme des prix plus bas (ou alors gratuit avec de la pub).

En tout cas, je profite du démarrage de la série presque en même temps que nos amis américains et j’en suis ravi.

(la suite du commentaire révèlent la plupart des révélations, vous être prévenus)

Scénarisé par le créateur de la série et réalisé par un co-producteur, le démarrage de la saison 2 commence comme la première : c’est sur que l’effet de surprise n’est plus mais Four Months Later… recèlent déjà pas mal d’histoires apparemment disjointes qui devraient se croiser à l’avenir, et se croisent déjà beaucoup. C’est d’ailleurs un des aspects que je préfère dans la série, cette espèce de fatalité à ce que tous les héros se croisent, même sans le savoir. C’est à la fois fil conducteur narratif efficace et troublante évocation de la destinée.

Ainsi, par exemple puisque les liens sont nombreux, la série rassemblent Matt et Molly qui vivent chez Mohinder lui même en contact avec Noah Bennet qui changé de vie avec sa famille dont Claire qui tente de joindre Nathan Petrelli, alors qu’elle est convoitée par un adolescent qui détient un pouvoir similaire au père biologique de Claire, Un Nathan qui s’oppose à sa mère elle-même menacée tout comme le père de Hiro qui attend avec Ando le retour de Hiro. Ouf.

Matt est finalement parvenu à devenir inspecteur de police et s’occupe de Molly, un des personnages les plus surprenants de l’ancienne saison : j’ai toujours en mémoire cette scène terrifiante, très Sixième Sens, où elle révèle qu’une personne la voit quand elle pense à lui. Le pouvoir de Molly et ses cauchemars semblent lui avoir donné une maturité précoce à tel point qu’elle parle lors d’un court dîner d’égal à égal avec Matt le poussant même, la peur au ventre, dans ses retranchements. Le personnage qui se cache dans les rêves de Molly sera sans doute une des intrigues les plus excitantes de la saison.

Mohinder donne des conférences et tente d’intéresser quelques personnes perdues sur la menace pesant sur cette « évolution » de la race humaine. Il semble donc toujours en quête d’une guérison du virus frappant les super héros, comme son père pour sauver sa fille. Un homme (interprétée par une gueule qu’on voit tout le temps : Stephen Tobolowsky, un stakhanoviste du petit écran avec plus de 75 séries à son actif !), représentant une compagnie, lui offre l’aide dont il pourrait avoir besoin. La révélation de son pouvoir avec la petite cuillère transformée en or sur un ton légèrement ironique est une amusante idée. Mais Mohinder semble jouer un double jeu comme en témoigne sa conversation avec Noah Bennett où il affirme avoir inflitré LA compagnie (celle je suppose où Noah travaillait dans la première saison) pour y mettre fin.

Les séquences chez les Bennett sont excellentes. Même si l’amour entre Claire et son père adoptif semblent plus que jamais sincère, le contexte les empêche de totalement s’exprimer. Un parallélisme s’établit sur leur journée entre pression pour ne pas être eux-mêmes, ne pas se faire remarquer, ne pas sortir du rang, elle dans une nouvelle école où elle ne peut devenir pom-pom girl et lui dans un nouveau boulot… chez un imprimeur ! L’ironie et la surprise reposent sur le fait que c’est Noah qui va craquer face à un insupportable supérieur hiérarchique tandis que Claire subit délibérément l’humiliation et l’abandon alors qu’elle avait une occasion de briller.
Il en découle un repas familial aux dialogues rares et parfaitement neutres. La tension derrière les regards, l’obsession de la mère pour son chien, les cadrages de plus en plus rapprochés, en font un des meilleurs moments de l’épisode. Les coups de fils respectifs de Noah et Claire vers Mohinder et Nathan Petrelli c’est-à-dire vers leur ancienne vie illustrent une nostalgie commune et touchante.

Nathan Petrelli, quant à lui, a laissé son frère Peter pour mort. Un épisode flash-back nous révèlera peut-être ce qui s’est vraiment passé surtout que ces quatre mois semblent laisser quelques trous. Nathan a en tout cas tout perdu, aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée. Une troublante vision à travers un miroir dans un bar où il se saoule intrigue. Il est tellement mal remis de son vol à la fin de la saison qu’il en est pas au point de se heurter violemment à sa mère. Cette dernière, dont on ignore le pouvoir (si elle en a un) est quant à elle menacée suite à la découverte d’une photo, façon la Malédiction, tout comme le père de Hiro (interprété, n’oublions pas, par George « Sulu » Takei) qui attend son fils avec le fidèle Ando.

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Partons maintenant pour le Japon, les premiers moments avec Hiro, pour beaucoup le meilleur personnage, et pour moi aussi, ont un côté presque intemporel, malgré les costumes, si bien qu’on se demande si nous n’assistons pas à une farce, une illusion marquée par l’apparition du visage du héros d’enfance d’Hiro : Kensei qui se révèle être un gaijin, un occidental venu d’Angleterre (!) qui est venu tenter sa chance au pays du soleil levant et qui vit à coup de petites arnaques et pas mal de lacheté : « L’honneur ne se dépense pas ».

Les récits héroïques qu’on a raconté à Hiro semblent ici très éloignés de la réalité et il apprend, notamment à travers des scènes d’arrêt du temps toujours aussi efficaces, que « le passé est un lieu dangereux ».
Nous retrouvons ici un Hiro un peu plus adulte, plus sérieux et toujours aussi persuadé que certains hommes ont un destin. Raison pour laquelle il veut voir Kensei accomplir les actes héroïques qui lui ont été attribués. Kensei pourrait deviendra t’il une sorte de Han Solo de l’an mille ?

Heroes pose déjà cette question comme dans la première saison : « Avons-nous une destinée ? ». D’une saison à l’autre, les auteurs de série s’amusent souvent à renverser les codes. Nous verrons si c’est le cas dans celle-ci. Sans être grandiose, ce season premiere fonctionne parfaitement, j’ai toujours cette sensation superbe que le matériau de la série est en or massif, jouissif et mystérieux. Car ce premier épisode ne manque déjà pas de mystères par exemple un tueur en capuche et un frère et une soeur latinos qui courent vers les USA, la soeur persuadée d’être maudite et le livre du père de Mohinder Suresh à la main… la série se clôture avec pléthore de cliffhangers, alors qu’on a même pas vu tous les protagonistes du show, avec normalement cette garantie que nous n’aurons pas affaire à un effet Lost.

Très bonne saison à tous.

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Fiche IMDB

Heroes sur Petit Ecran

Par Pascal
1 commentaire2 octobre 2007
Catégories : Heroes, Séries

Heroes Saison 2 sur Petit Ecran

Présentation de la série

Episodes de la saison 2

S201 – Four Month Later…
S202 – Lizards
S203 – Kindered
S204 – The Kindness of Strangers
S205 – Fight or flight
S206 – The Line
S207 – Out of time
S208 – Four month ago
S209 – Cautionary Tales
S210 – Truth & Consequences
S211 – Powerless

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Par Pascal
2 commentaires2 octobre 2007
Catégories : Heroes, Séries

Heroes

Si j’ai bien compris, la série Heroes est une des bonnes séries de la rentrée 2006. Elle a déjà le mérite d’avoir passé le cap de la première saison qui devrait s’achever dans quelques mois. Comme son titre l’indique un peu, Heroes narre parallèlement les aventures de plusieurs personnages confrontés dans le même temps à un développement inattendu de leurs capacités. Entre autres, une pom-pom girl pimpante se découvre invulnérable, tandis qu’un infirmier est persuadé qu’il peut voler.

Les histoires sont accrocheuses. Accompagnées d’un arrière plan apocalyptique, elles se fondent entre autres sur l’apprentissage, devenir un héros et font place un peu au doute (accidentellement ?) grâce à certains personnages qui sont peut-être simplement schizo ou en fin de vie façon Travolta dans Phénomène.
Surtout, au lieu de nous égarer, ces histoires nous donnent l’impression qu’elles vont toutes converger transformant toutes ces coïncidences et rencontres fortuites des héros en un seul schéma, pari fort risqué des scénaristes mais nécessairement fascinant comme le résume William Gibson : « l’Homo sapiens vit pour l’identification des schémas. C’est un don. C’est un piège. ».

C’est peu de dire que Heroes a l’allure confiante de cet âge d’or de la série US avec des dialogues solides (il suffit de voir une série française pour s’en convaincre) et avec une mise en scène efficace et même inventive puisque les budgets sont limités, et les effets spéciaux en conséquence. On retrouve un excellent casting d’acteurs confirmés dont « la gueule qu’on a déjà vu ailleurs » renforce souvent l’adhésion. Personnellement, je suis très heureux de retrouver Adrian « Profit » Pasdar. Loin d’être écrasé par ce qui est sans doute le rôle de sa vie, son personnage politicien en explore les contours. D’ailleurs, Jim Profit aurait du s’attaquer à la politique si la série avait continué. Il y a aussi tout ces trucs addictifs comme l’usage de la voix off (de la même manière que Profit ou Desperate Housewives) et les rebondissements dantesques comme celui de l’épisode deux.

Heroes dispose aussi de quelques audaces et d’abord une violence stylisée et assez gore avec découpage de cerveau sans anesthésie et autopsie démente (le début de l’épisode 4 est vraiment fort). De plus, Heroes est centré sur l’Amérique, ce dont on ne s’offusquera pas, mais s’offre quelques belles escapades en Inde ainsi qu’au Japon. Une partie non négligeable de la série est même en langue japonaise (avec un judicieux agencement des sous-titres).

Il faut alors s’intéresser à l’un des personnages japonais, Hiro, qui sort un peu de l’ordinaire. Souvent, très souvent dans les séries fantastiques, les personnages donnent l’impression de n’avoir jamais vu un film de science-fiction et jamais lu un comic book. Bref ce sont des américains qui sont comme passés à côté de la culture populaire. Et même si je comprends parfaitement qu’on puisse tomber des nues en se découvrant des pouvoirs hors du commun, il est toujours étrange de les voir agir comme si ce pouvoir (voler ou bouger des objets à distance) était du jamais-vu. Hiro est l’inverse de cette tendance, il a une forte connaissance de toute cette culture et s’en sert, parfois maladroitement mais toujours avec un enthousiasme communicatif, pour expliquer et exploiter son nouveau pouvoir. Grâce à lui, Heroes dispose d’une composante des plus passionnantes.

heroes

Enfin, Heroes est une fantaisie temporelle avec la préfiguration d’une apocalypse qu’il faut déjouer et des allers et venues dans le passé et l’avenir pour changer le cours du temps. Loin de trouver agaçantes les inévitables incohérences que cela risque d’induire, je me délecte de tout ce jeu. La Machine à explorer le temps (de 1960), les Terminators, l’Armée des 12 singes, l’Effet papillon, Donnie Darko, Code Quantum… autant d’histoires qui s’amusent avec le temps et qui m’enchantent tout autant. Impossible finalement de faire la fine bouche avec cette série. J’aime Heroes.

Tout en offrant, à travers une scène dans un métro, une perspective intrigante sur ce que pourrait être a priori la deuxième saison, il est difficile de savoir, vu le rythme soutenu et le but visible que s’est donné la série combien de temps le charme va durer mais dans cette première saison, il agit indéniablement.

Par Pascal
1 commentaire8 mars 2007
Catégories : Heroes, Séries

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