Petit écran

Revues ciné et séries TV

Séries

Star Trek en affiche

J’aime énormément Star Trek donc tout nouveau film de Star Trek me met en joie. Ma joie pour ce nouvelle opus n’est cependant pas inconditionnelle. Le premier trailer est cependant bon :

Avec un budget de 150 millions de dollars, deux fois et demi plus que le précédent Star Trek Nemesis, on peut dire que les executives de la Paramount ont vu les choses en grand pour relancer la franchise. Et on en revient donc aux débuts des héros Kirk, Spock & Co toujours dans cette mouvance du préquel, mais aussi du renouveau avec le petit génie J.J Abrams aux commandes de l’entreprise (ahah). S’il a réussi à la télé (Lost, Alias), son passage au grand écran passe logiquement par l’adaptation de séries ainsi un Mission Impossible 3 assez poussif et donc ce film qui semblerait vouloir tirer un trait sur le passé à l’image de la Corvette détruite de la bande-annonce que d’aucun ont vu, le modèle datant des sixties, comme une illustration de ce renouveau. Arrogant donc, comme Kirk.

Tout ceci ne freinera pas l’enthousiasme énorme du monde de l’internet à la moindre info sur … lire la suite ›

RIP Patrick McGoohan

Patrick McGoohan est mort à 80 ans. Il aura eu une carrière plutôt riche et variée et s’est notamment distingué dans les meilleurs épisodes de Columbo. Mais il ne se faut pas se voiler la face : l’acteur sera toujours pour moi le Prisonnier. Lui-même le reconnaissait. Je ne ferai pas cet article autrement. En 1967, Patrick MacGoohan a créé cette courte série (17 épisodes) qui devint une des plus mémorables de toute l’histoire de la télévision. Une série sur la liberté avec des instants déments et un dernier épisode totalement fou entre psychédélisme très sixties et modernité, où le chemin vers la libération est une allée de jukebox.
Pour avoir durablement marqué ma vie devant mon petit écran, je lui rend hommage.

prisoner02

Les Mangas et Death Note

Durant mes études, j’ai été initié aux mangas grâce à un club du même nom (chaque école d’ingénieur doit avoir ce type de club d’animation japonaise) et j’ai pu ainsi apprendre à connaitre des auteurs comme Miyazaki, qui fut l’auteur de la plutôt bonne série animée Sherlock Holmes avant de devenir le réalisateur que nous connaissons, Takahata ou Otomo. J’ai pu revoir des dessins animés de mon enfance que je regardais finalement assez peu : Ken le survivant, Niki Larson ou même le Collège fou fou fou vraiment rigolo. Par contre, des séries comme Jayce dont j’adorais les véhicules ou les mystérieuses cités d’or se sont révélées fort longuettes. Des redécouvertes donc mais aussi des découvertes dont principalement Kenshin, Lain (une série obsédée par les câbles et dont je n’ai vu qu’une poignée d’épisodes) et surtout Evangelion, vu en 2000/2001, série sur des robots géants prodigieuse et fort complexe dont les derniers épisodes m’obsèdent encore. M’est alors venu un certain goût pour ce qui touche le Japon et son mode de vie. J’aime beaucoup les sonorités de la langue japonaise.

j’ai dansé sur fond de ce générique

Et … lire la suite ›

The New Adventures of Old Christine

Non, The New Adventures of Old Christine n’est pas le retour de la fameuse voiture hantée sortie du cerveau de Stephen King.

Il s’agit néanmoins d’un retour, celui de Julia-Louis Dreyfus, héroine de la série Seinfeld, dans un sitcom.

La série, débutée en 2006, en est déjà à sa quatrième saison. Ce qui devrait être en soi un gage de qualité.

Il est souvent difficile pour des comédiens ayant incarné des rôles mémorables, de personnages remarquables par leurs caractères, et sur le très long terme - pour Seinfeld, neuf saisons, 180 épisodes - de se reconvertir.
Certains, il est vrai, font logiquement le choix d’en rester là. C’est le cas de Jerry Seinfeld lui-même, qui, incarnant son propre rôle dans sa série, a préféré se reposer sur son tapis de millions, pour se contenter de participer à des doublages de dessins animés et à des publicités extrêmement rémunératrices.

Différemment, on peut écouter Jason Alexander dans un extrait bonus d’un des DVD de Seinfeld expliquer à Larry David combien il lui a été impossible de trouver un rôle intéressant suite à l’arrêt de la série, son personnage, George Costanza, l’ayant trop imprégné.
On pourrait dire la même chose pour James Gandolfini dans le rôle … lire la suite ›

How i met your mother again

Comme Jb, je suis fan de How i met your mother ou Himym. Age des protagonistes, lieux (New York), situations (amoureuses et professionnelles)… tout concourt évidemment à comparer la sitcom avec Friends. Je vais le dire de suite : Himym est moins drôle que Friends mais plus touchante. Vulgairement, si on pouvait se pisser régulièrement dessus avec Friends, on peut pleurnicher comme un con en regardant Himym. Et celui qui n’a pas les larmes aux yeux au “Thank God !” de la pâtissière à la fin de l’épisode 13 de la saison 1 n’a pas de coeur. La romance prend en effet souvent le pas sur le rire. On s’éloigne de plus en plus du concept “sitcom sur rien” cher à Seinfield et dont Friends semble pour moi une variation, déjà, plus romancée. Dans Hymim, c’est une vie amoureuse, celle de Ted, en quête de mariage et d’enfants, qui est au cœur du récit. Il en résulte une forte adhésion, voire identification, et pas mal d’émerveillement quand on assiste à ses efforts pour conquérir l’âme sœur que ce soit une danse de la pluie (le dernier épisode de la saison 1) ou un rendez vous romantique en deux … lire la suite ›

RIP Michael Crichton

Michael Crichton s’est éteint à 66 ans le 4 novembre, quelques heures avant l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Ces deux faits sont sans rapport mais disons que le second fait beaucoup d’ombre au premier. Je dois à cet écrivain d’être à la base d’un de mes plus grands chocs au cinéma à savoir Jurassic Park de Steven Spielberg adapté d’un de ses plus célèbres romans dont la lecture fut fut aussi un choc.

Dès lors, je suivis sa carrière, passionné par ses romans souvent de science fiction mais parfois non comme l’excellent Les mangeurs de morts qui donna lieu également à un non moins excellent film, et une bataille entre le romancier et le réalisateur John McTierman. Ce ne fut pas toujours le cas : Soleil Levant est, de mémoire, passablement ennuyeux tandis que Congo et Sphère, romans formidables, ont une réputation peu flatteuse. Je le confirme pour Sphère que j’ai vu. C’est nul. Tout comme Harcèlement mais je n’ai pas lu le livre éponyme.

Dans un de ses ultimes romans, très bon, il exposait son scepticisme face au réchauffement climatique. D’après Wikipédia, il a visiblement fait scandale en exposant son point de vue en tant … lire la suite ›

The Opposite

Seinfeld, Saison 5, Épisode 21 - n° 86.

Seinfeld n’est pas une série nécessitant un suivi des épisodes dans leur ordre de sortie, avec une histoire sur le long terme très développée. Les situations professionnelles et relations durables servent seulement de terreau au développement de situations comiques très éphémères.

The Opposite est néanmoins un épisode charnière, entre deux arcs scénaristiques, pour George Costanza.
Après le projet de Pilote et de série TV pour NBC finalement tombé à l’eau en saison 4, et une période de chômage en saison 5 où George, célibataire, doit retourner habiter chez ses parents, les choses ne vont pas fort pour Georgy Boy.

The opposite

Il est amené à tirer un constat terrible : tous les choix, tous les instincts qu’il a suivi dans sa vie, se sont révélés des échecs.

La conséquence suit logiquement : Il lui suffirait d’agir contrairement à ses instincts pour réussir sa vie.

The Opposite
” - My name is George. I’m unemployed and I live with my parents.
- I’m Victoria. Hi. “

Mais outre le cas unique de Costanza, les scénaristes ont imaginé des conséquences originales pour les autres personnages.
Pendant que George réussit tout ce qu’il entreprend et trouve … lire la suite ›

The Strike

Seinfeld, Saison 9, Épisode 10 - n° 166.
The Strike est un épisode des plus classiques. Avec des intrigues tradionnelles; c’est-à-dire complètement farfelues.

Jerry sort avec une jolie jeune femme. Enfin, jolie, tout dépend de l’angle sous lequel on la regarde.

The Strike The Strike

She was like a 3-D baseball card that changes depending the angle.

The Strike The Strike

La réaction de Jerry est intriguée. Tout comme pour son copain, le farfelu dentiste Tim Whatley, interprété par l’excellent Bryan Cranston (Breaking Bad).

The Strike

Noël approche, et Frank Costanza décide de se remettre à célébrer le Festivus : un noël alternatif de son invention.
Il en explique le concept à Cosmo, qui a repris le travail à H&H Bagels après douze années de grève.

The Strike

À la place du traditionnel sapin, la décoration de la fête se limite à un poteau en aluminium.

The Strike

Frank Costanza et Kramer sont particulièrement brillants dans cet épisode qui, bien que ne faisant pas partie du firmanent de la série, reste divertissant.

The Betrayal

Seinfeld, Saison 9, Épisode 8 - n° 164.
En hommage à Harold Pinter et sa pièce du même nom. Autre référence à la pièce dans l’épisode, un des personnages, l’ex-futur mari de Sue Ellen Mischke, se nomme Pinter.

Il s’agit d’un épisode monté à l’envers. Il commence par la fin de l’histoire, et finit au début, onze ans avant, par une série de flashbacks successifs. Les intervalles de temps entre chacun d’eux varient de quelques secondes à plusieurs années. Assez chaotique.
Le premier visionnage est déconcertant. Le DVD propose une vision à l’endroit, même si l’intérêt en est assez limité.

Ça commence donc par le générique de fin :

The Betrayal

Les scénaristes ont introduit de manière exacerbée des éléments qui évoluent dans le temps. Comme la sucette de Kramer qui se reconstitue au fur et à mesure de l’épisode:

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Les principaux traits de la série sont bien présents : La rage et l’esprit de vengeance de George, ses principes stupides - comme garder tout le temps ses Timberland pour apparaître plus … lire la suite ›

Les deux préquelles de Battlestar Galactica

Alors qu’on se rend horriblement compte qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de revoir nos amis les Cylons et la toute fin de l’h(H)istoire, les créateurs et producteurs de Battlestar Galactica travaillent sur des développements autour de celles-ci. Si Ronald D. Moore a toujours démenti qu’un film pour le cinéma serait mis en chantier, nous apprenons que pas moins de deux préquelles sont officiellement lancées.

La premier suit un peu le genre de BSG Razor puisqu’il s’agira d’une intrigue parallèle se déroulant plus ou moins durant l’attaque des Cylons au tout début du pilote. Elle serait normalement centrée sur les Cylons dont l’excellent Dean Stockwell. Tournage en été pour une sortie prévue peu après la fin de la saison 4. Il n’est en outre pas exclu que d’autres téléfilms voient le jour.

scifi_bsg

Le deuxième développement est tout simplement la fameuse série Caprica, spin off au sens large qui reviendra sur la famille Adama avant la première guerre Cylon. L’histoire sera donc une histoire de famille ou plutôt de deux familles : les Adama, menés par le fameux avocat relaté dans BSG Joseph Adama (Esai Morales, excellent dans … lire la suite ›

Autour de Battlestar Galactica

Je suis un grand fan de la nouvelle série Battlestar Galactica. A ce sujet, le cliffhanger de la saison 4, très amer, est tout simplement monumental. Et donc, je ne suis pas le seul grand fan. Heureusement, sinon la série n’aurait sans doute pas perduré. Ou alors il faudrait que je sois très riche pour financer la production des épisodes. Tiens d’ailleurs j’ai joué au loto vendredi… et donc non ce n’est pas encore demain que je passerai le reste ma vie à regarder des films et des séries.

Bon, bref, qui dit fan dit merchandising. L’amateur de modèles réduits trouvera certainement son bonheur du côtés des poupées façon big jim et de tout type (Minimates ou bustes) et des reproductions du battlestar. Je ne suis pas un grand amateur de ces produits dérivés mais par contre j’adore les affiches de propagandes :

bsgpropaganda

bsg2

bsg3

On peut les trouver sur Amazon. Il n’y a pas d’affiches pro-cylons par contre. Mais ces derniers n’ont pas besoin de … lire la suite ›

Rome 112

Après un an, et uniquement pour des raisons d’emploi du temps, j’ai fini par achever le visionnage de la saison 1 de Rome. Cette série est pleine de qualités et très théâtrale à l’image du rapporteur, véritable voix de Rome. Le dernier épisode raconte la fin abrupte du règne du « dictateur » César ce qui n’est pas vraiment une révélation. La dernière partie de l’épisode est un sommet, chacun des moments portant l’Histoire et l’histoire de manière emblématique : la mort bien sur de César, violente et pathétique, le visage de Brutus, le départ à reculons de Marc Antoine dans l’ombre, l’annonce glorieuse de Servilia à une Atia pour la première fois de la série déconfite…

Et il reste les deux héros Lucius et Titus, deux hommes de l’ombre servant à faire l’Histoire (le sauvetage et l’enfantement de Cléopâtre par exemple est étonnant) à la manière des protagonistes des romans de James Ellroy. Passés les rebondissements narratifs, ils nous plongent dans une vision vertigineuse de la société romaine. Vertigineuse car la série Rome n’a aucun point de vue « moderne ». On retrouve souvent dans les reconstitutions historique un héros qui est figure plus contemporaine tissant un lien entre … lire la suite ›

Breaking Bad

Vous êtes habitués aux images léchées de Desperate Housewives, Prison Break, ou bien Weeds. Aux bons sentiments et personnages sans faille d’Heroes ou Lost.
Oubliez tout cela avec Breaking Bad. Une série dure, réaliste. Un décor et photographie sans fignolage, raw. Des dialogues limités, sans superflu. Et des personnages communs, mal fagotés, ridés; assez moches.

L’histoire ressemble à celle de Weeds, mais une classe (au sens marxiste) en dessous. Disparue, la mentalité libérale démocrate.
Walter White, un professeur de chimie qui a vraiment du mal à joindre les deux bouts et nourrir sa petite famille (comprenant un adolescent infirme), apprend soudainement qu’il est atteint d’un cancer des poumons.
Se sachant condamné, il décide d’utiliser ses exceptionnels talents de chimiste pour entreprendre, avec un ancien de ses élèves, un commerce de méthamphétamines. Pour ainsi engranger rapidement beaucoup d’argent et mettre sa famille à l’abri du besoin - et accessoirement payer sa chimiothérapie.

Outre les personnages très réalistes, l’ambiance est tendue au possible. Le handicap du fils, la pauvreté du foyer, la maladie de Walter créent des situations difficiles. Physiquement et moralement. La communication est peu évidente dans la famille.
Puis, évidemment, le trafic de drogues et les nouvelles relations humaines qu’il engendre ne … lire la suite ›

Dirt

Dirt est une série débutée en 2007. Deux saisons sont pour l’instant sorties: douze épisodes pour la première, sept pour la seconde à ce jour.
Le personnage principal, Lucy Spiller, est interprété par Courteney Cox. Elle campe une rédactrice en chef d’un tabloïd basé à Hollywood, nommé Dirt Now. Perverse, roublarde mais aussi mal dans sa peau, elle centre toute sa vie sur son magazine et son succès dans les kiosques. Ses méthodes de travail sont extrêmement immorales. Corruption, chantage de célébrités, mensonges, promesses non tenues, tout y passe. Mais elle-même arrive à justifier son job et son utilité dans la société, en rejetant les conséquences néfastes de ses articles sur les acteurs du jeu; son journal n’étant qu’un révélateur. Des explications plus “psychologiques” expliquent ce comportement, mais je n’en dirai pas plus.

Les autres personnages sont tout aussi intéressants.
Le second rôle de la série est le photographe paparazzi et ami de Lucy, Don. Il est schizophrène, mais fonctionnel, comme il aime le répéter.
Les autres rôles, en vrac: une jeune et charmante journaliste arriviste, un directeur de publication minable, des acteurs hollywoodiens caricaturaux prêts à tout pour réussir.

Les intrigues de la série sont mêlées. Contrairement à House M.D., certaines trames durent … lire la suite ›

How I met your mother

Une comédie pour jeunes.
Ça se passe à New-York, principalement dans un appartement en collocation, et dans un bar. On pense à Friends, sauf qu’ici ils ne sont que 5.
Il y a un couple très amoureux, bientôt marié, et trois célibataires, deux gars et une fille. Celle-ci, journaliste TV, Robin, et un des deux types, Ted le beau gosse, en pincent l’un pour l’autre, mais jouent au chat et à la souris. C’est un peu la trame générale. Quant au cinquième, Barney, il est complètement déjanté.

lire la suite ›