Catégorie 'Télévision'
Vu le 22/4/2008 Ã l’UGC George V salle 6 en VO
Film Kazakh (2008) de Sergei Bodrov avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun…
Du cinéma Kazah, je connais donc pour l’instant Borat et ce film, Mongol, certainement plus sérieux soit l’histoire de Gengis Khan alias Temudgin. En fait pas vraiment toute l’histoire puisque Mongol s’attarde surtout sur la jeunesse et les premiers faits d’armes du futur maître d’Asie. A tel point qu’au bout des deux tiers, je me suis demandé si je n’assistais pas au premier volet d’une trilogie. En fait, Sergei Bodrov use et hélas abuse de l’ellipse se justifiant à deux reprises par des séquences mystiques, l’une jolie, la libération de son pilori, l’autre plus difficile à avaler où Temudgin, revenant seul au pays après des années de captivité, lève une grande armée de plusieurs milliers d’hommes ! Finalement, le film expédie en quelques minutes plus une grande et magnifique bataille toute l’histoire de la conquête de son empire…

Si la progression est parfois frustrante, le film de Sergei Bodrov demeure une belle fresque sentimentale. Sentimentale car le fil conducteur du film sont les séparations et retrouvailles de Temudgin et sa femme Borte. L’amour qu’ils se portent l’un à l’autre est au cÅ“ur du récit devenant touchant et romanesque. Mongol surprend le plus dans ces instants moins rudes dépassant l’idée du barbare à cheval. Si la violence est omniprésente et très graphique et la traîtrise monnaie courante, ce peuple nomade est presque attachant. Toute la première partie, relatant la quête d’une de Temudgin (alors âgé de 9 ans…) avec son père, exprime non pas une société patriarcale écrasante mais un mode de vie plus nuancé, un peu enfantin, avec du coeur et de l’amusement. Mais aussi avec ses peurs irraisonnées (la foudre) et ses guerres systématiques et démesurées : Temudgin est ainsi prêt à «tuer la moitié des mongols » et n’hésite pas à sacrifier ses propres soldats pour imposer un empire unifié comme une nouvelle civilisation régis par des principes inaltérables. Le début de la maturité en somme.
Se déroulant devant des paysages superbes et variés, Mongol surprend donc doublement pour le pire et le meilleur, se démarquant ainsi un peu des normes hollywoodiennes (ça reste quand même classique) et en étant à la fois répétitif et distrayant.
Fiche Allociné
Par Pascal
24 avril 2008 Catégories: Cinéma Télévision
Une comédie pour jeunes.
Ça se passe à New-York, principalement dans un appartement en collocation, et dans un bar. On pense à Friends, sauf qu’ici ils ne sont que 5.
Il y a un couple très amoureux, bientôt marié, et trois célibataires, deux gars et une fille. Celle-ci, journaliste TV, Robin, et un des deux types, Ted le beau gosse, en pincent l’un pour l’autre, mais jouent au chat et à la souris. C’est un peu la trame générale. Quant au cinquième, Barney, il est complètement déjanté.
Ça se laisse regarder. Disons que c’est un excellent moyen pour se vider le cerveau, le dimanche après-midi par exemple.
Il y a des moments de franche hilarité, et Barney y est toujours pour quelque chose. Rien que pour rire à gorge déployée, How I met your mother vaut le coup.
Certains passages sont par contre un peu lourds, et longs. Des situations qui sentent le déjà vu, un manque de rebondissements opportuns peut-être.
Possible aussi que l’intrigue générale de la série soit trop fine.
Mais sous ses aspects de simplicité, les « messages » passés, autan que l’on puisse appeler ça des messages, tiennent la route, empreints d’un bon sens qui fait plaisir à voir.
Appréciation : ****
Fiche IMDb
Par Jb
20 janvier 2008 Catégories: Séries Télévision
Heroes Saison 2 Episode 11
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Jeph Loed
Appréciation : ****
« You don’t understand. You are on the wrong side. »
Tout le monde se retrouve à Odessa, Texas, pour sauver le monde. Sauf, évidemment, ceux qui s’en contrefichent du monde. Comme Sylar.
Car l’épisode débute comme un banal petit déjeuner entre Suresh et Sylar mais bien entendu les faux semblants et les menaces voilées puis l’éclatement inévitable apportent une tension soutenue. Plus que toute arme, c’est la force de persuasion, la noire sagesse de Sylar qui lui permet de survivre.
C’est le temps des confrontations, presque toujours sous forme de duel. Deux camps à chaque fois. La vie se résume toujours à un moment donné à ça. Les éclatements sont nombreux. Une certaine violence émane de l’épisode avec quelques éclats fort peu glamour comme les coups de Nikki. Et il y a la vengeance de Hiro, presque aussi déviante que quand Sylar tue Alejandro. On a beau dire, cette vengeance fait froid dans le dos.

La série s’attarde aussi sur les tentatives d’ouverture au monde de nos super héros alors que leurs parents voulaient changer le monde en secret. Il y a donc une volonté chez les enfants de s’ouvrir : « No more secrets ». Les enfants veulent donc tuer le père. Mais ce dernier a des ressources… le titre Powerless nous l’annonce.
Le plus de cet épisode sont des femmes plus intéressantes. Elle et Monica, chacune perdue, sont vraiment poignantes. Un effort qui on espère dépeindra plus tard sur Claire Bennet.
Et de fait, Powerless est un épisode parfait… pour la série : une sorte de modèle avec ses qualités et défauts. Un ton très premier degré, parfois théâtral, des histoires finalement assez peu ouvertes avec juste suffisamment de mystères pour nous tenir en haleine mais aussi assez de révélations pour éviter la frustration. Des combats sans beaucoup d’effets spéciaux où c’est l’importance de l’enjeu ou des protagonistes qui apportent de l’ampleur comme la confrontation de Peter Petrelli et Sylar dans la saison 1, hors champ, ou ici celle entre Hiro et Peter. L’absence d’effets est évidemment liée à un manque de moyen (et vraisemblablement de post production) d’où quelques raccourcis tel l’assaut de l’usine Primatech gardée par cinq gardes alors qu’elle renferme des objets pouvant détruire l’humanité !

Et il y a le coeur de la série : des relations parents/enfants et les choix difficiles de chacun des protagonistes partagés entre leur intérêt et ceux du monde. Quelque chose de finalement classique mais portée par un sujet, des gens avec des supers pouvoirs, tout simplement énorme.
Le volume 2 de Heroes s’achève donc au bout de 11 épisodes. Parfaitement. Beaucoup n’y ont pas cru. Tant pis pour eux. Pas vraiment en fait : l’érosion de l’audience aux USA ainsi que la grève persistante des scénaristes mettra peut-être rapidement un terme à la série.
Pourant la suite promet, l’histoire est terminée mais il y a bien sur quelques pistes pour la suite, disons deux directes. La première est un dialogue entre la mère Petrelli et un mystérieux interlocuteur qui pourrait être l’enjeu du volume 3. La seconde est très attendue et prend naissance dans une rue sale de New York avec une référence directe à Popeye ! « I’m back ». Je serai au rendez-vous.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
13 janvier 2008 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 10
Réalisé par Adam Kane, écrit par Jesse Alexander
Appréciation : ****
« That’s what the company does. We save lives. »
Peter et Adam sont en quête du virus Shanti. Finalement, c’est Suresh qui a sauvé Noah mais qui l’emprisonne. Bob essaie d’obtenir l’aide de Claire et finit par la surveiller. Monica aide son cousin. Bien que leurs motivations diffèrent, tous assurent qu’ils agissent pour « the greater good » : « i try to save the world ».
Pour clôturer le volume, Heroes poursuit dans l’excellence. La plupart des intrigues trouvent une route commune autour du virus Shanti qui pourrait anéantir 93% de la population en 2008. Hiro nous offre un voyage dans le temps/flash back pour nous expliquer la genèse du virus et nous présenter l’ultime personnage de la photo des pontes de la compagnie : Victoria. Vivant recluse, la biologiste n’a pas oublié son passé de biologiste (jusqu’à avoir des photos de molécules encadrées en guise de décoration murale !). Et de femme d’action visiblement.

« Save Lives », « save the world », « Greater good » n’ont jamais été aussi récurrents dans cet épisode et les motivations sont de plus en plus explicites quant au devenir du virus. Le temps des héros est venu. L’époque n’est cependant plus au « All-american hero ». Certains en rêvent encore et d’autres souhaitent surtout qu’on les laisse tranquille tandis qu’un choisit d’abord la vengeance.
Et si certains croient lutter pour l’intérêt général, d’autres agissent ouvertement pour ceux de leurs proches. C’est le cas de Noah face à un Mohinder de plus en plus embarrassé mais aussi de Monica qui veut vraiment aider les autres dans des séquences assez convenues. Elle a aussi une motivation personnelle : devenir quelqu’un.
Finalement, un seul personnage ne s’embête pas avec des motivations nobles : Sylar, évidemment. Faisant route vers New York : il ensorcelle la naïve Maya. La série dévient presque déviante lors d’une scène où Sylar embrasse Maya à quelques pas de son frère qu’il vient de tuer au couteau ! Sylar est le Mal absolu, trouvant des ressources insoupçonnés avec ou sans pouvoir.

Un petit mot sur le cas Claire Bennet. Bien que pathétique et sans doute de courte durée, sa prise de conscience tire un peu vers le haut ses scènes mais sans doute moins que sa confrontation avec Elle et la magnifique lumière, une fois de plus après l’épisode précédent, des séquences au bord de la mer.
L’épisode demeure superbe. Si on oublie quelques détails narratifs – Quand Hiro voyage dans le temps, le temps s’écoule dans toutes les « dimensions » de la même manière ; C’est Claire, la fille adoptive, qui jette les cendres de son père à la mer et non plus logiquement sa mère ou le fils cadet, il s’achève sur un extraordinaire cliffhanger : « You have chosen the wrong side ».
Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
6 janvier 2008 Catégories: Heroes Séries
Battlestar Galactica : Razor est un double épisode de 90 minutes, sorti le 24 novembre dernier, d’une qualité exceptionnelle.
Il est structuré en un double flashback.
Son présent se situe lors de la prise de fonction de Lee Adama en tant que commandant du vaisseau Pegasus, après la mort de l’Amiral Cain; dans la chronologie des saisons, vers la fin de la saison 2.
A partir de ce présent, le second flashback raconte toute l’histoire passionnante du Battlestar Pegasus, qui commence lors de l’attaque-surprise par ces enflures de cylons.
Plus particulièrement, cette histoire est racontée à travers le prisme de la vie d’un des officiers du Pegasus, le lieutenant Kendra Taggert, qui a joué un rôle déterminant dans la survie de l’équipage, et de son l’amiral Helena Cain, véritable tyran du Pegasus.
Dans le présent, Lee Adama, à la tête du vaisseau, se voit confier une mission de sauvetage par son père, aidé par le Lieutenant Taggert.
Cette mission se nourrit des éléments du passé, qui nous sont révélés par petits bouts, au fur et à mesure. Ils expliquent, entre autres, le comportement et les décisions, très durs, de l’officier Taggert.
Kara Thrace, alias Starbuck, même si secondaire dans l’intrigue, amène de l’action et du style, du dynamisme bienvenus.
Ce double épisode est très riche et en raconter toute la substance en ces lieux serait quelque peu vain.
La tension est extrême, et on retrouve les thèmes déjà largement traités dans la série, mais dans un contexte différent, à savoir le rôle de l’armée vis-à -vis de la société civile, le rôle crucial de la présence de contre-pouvoirs effectifs (cruellement absents en l’occurrence) à l’autorité militaire, et ses modalités de commandement interne.
A ce sujet, l’Amiral Adama explique bien en fin d’épisode l’importance du contexte sur les décisions qui ont été prises par Cain et son équipe sur le Pegasus.
Il n’y a pas de temps morts, et les évènements de portée vitale s’enchaînent telles les guirlandes sur votre arbre de noël. Impossible de s’ennuyer.
Une des scènes les plus fortes est incontestablement la découverte par Taggert de la véritable nature de cylon de l’administratrice réseau du Pegasus, en même temps amante de l’amiral Cain. Oui, ils sont vraiment très forts ces cylons.
La musique, discrète et originale, comme à son habitude, accompagne parfaitement l’histoire.
Les dialogues tapent juste, Ã tous les coups.
Ce téléfilm est donc un coup de maitre, et un moment fort de la série.
J’estime sa valeur à , environ, 5 films français de premier plan.
Fiche de l’épisode
Par Jb
16 décembre 2007 Catégories: Séries
Avant le début de la troisième saison, Weeds était une des seules séries télévisées que je pouvais revisionner sans ennui. Et cela, sans être liberal, anti-catho délirant, ni anti-Bush viscéral.
Plus que le thème principal de la série, intéressant aux premiers abords – une mère de famille, veuve depuis peu, devient la trafiquante de drogue de son quartier chic, pour subvenir aux besoins de son foyer – ce sont ses dialogues décapants, ses personnages hauts en couleur, et sa fraîcheur qui en faisaient son charme.
A présent c’est la fin de la troisième saison, qui a compté quinze épisodes, diffusée sur Showtime.
Pour la fin de la deuxième, les scénaristes nous avaient concocté un cliffhanger absolument hallucinant, une situation folle dont on se demandait comment l’héroine allait bien se sortir.
Situation tellement intenable que la suite n’a pas du tout tenu ses promesses.

Tout d’abord, il a fallu pour les scénaristes gérer l’apex précédent. Péniblement se débarrasser de personnages encombrants et inintéressants du passé. Tel U-Turn, ce gangster aussi lourd qu’une enclume lestée, dont Nancy (l’héroine), devient à peu près l’esclave, pendant cinq épisodes d’un ennui mortel.
Par la suite, est apparue une intrigue prometteuse (la relation entre Nancy et l’ex de son défunt mari), mais qui s’est terminée brusquement sans aucune explication ni cohérence.
Pire, les dialogues sont devenus ennuyeux, parfois lourds. Avec des situations à la limite du vulgaire.
Bref, ils sont allés trop loin.
Le plus grand défaut est l’absence de ligne directrice générale à la saison. Où la première voyait le business de Nancy se développer, et la deuxième sa professionnalisation, la troisième n’est qu’une gestion au jour le jour des situations précédemment créées.
Quelques personnages restent néanmoins intéressants et divertissants: Doug, le comptable toxico, Andy, le beau-frère à l’orteil croqué. D’autres, comme Silas, le fils, sont devenus fades et mal exploités.
Il y aura apparemment une quatrième saison.

Par Jb
2 décembre 2007 Catégories: Séries
Heroes Saison 2 Episode 9
Réalisé par Greg Yaitanes, écrit par Joe Polaski
Appréciation : ****
«We have the power of God. That does not mean we can play God. »
Depuis l’épisode 7, la série s’emballe et le rythme est soutenu. Les histoires dans Cautionary Tales se croisent et se resserrent jusqu’à la rencontre entre la compagnie et les Bennet. Pendant ce temps, l’immortalité de Monroe, et celle éventuelle de Claire, se précise. Le sang des immortels pourrait être le nerf de la guerre comme l’illustre le cliffhanger surprenant de l’épisode !
Il est beaucoup question d’enfants et de choix dans cet épisode. D’enfants et d’enfance, d’infantilisme et de maturité. Apprenant la mort de son père, Hiro souhaite le sauver en remontant le temps avant sa mort. Lui apprenant son funeste destin, son père demande à Hiro de ne pas changer le cours du temps. Pensant le convaincre et lui montrer ce qu’il ressent en remontant le temps jusqu’à l’enterrement de sa femme, Hiro change finalement d’avis, « we cannot play God », en se rencontrant lui-même, enfant. Une scène aussi intelligente que bouleversante où Hiro, après ses difficultés à ne pas changer le passé, dessinent peu à peu les contours de son immense pouvoir tout en suivant l’enseignement de son père . Pour ce dernier, notons qu’il semble disposer d’un pouvoir sans s’en servir, tout comme la mère de Peter. Sagesse ?

Matt suit exactement la même trajectoire mais presque malgré lui. Cherchant à tout prix les principaux fondateurs de la compagnie, il se rend compte qu’il peut influencer les gens sans qu’ils s’en rendent compte. Pouvoir terrifiant qu’il utilise pour servir ses propres intérêts et même en voyant la souffrance d’Angela Petrelli forcée de lui dire la vérité. Vérité qui, soit dit en passant, n’a rien de spectaculaire (où l’art x-filien de tout dire sans rien révéler et où on protège le monde en secret). Matt devient donc entêté, pour protéger Molly, et prend le risque du manque de discernement. Le même chemin que son père probablement. Et les mêmes erreurs…
L’épisode met aussi en place un parallèle entre Elle et Claire. Toutes semblaient destinées à devenir des rats de laboratoire. Noah affirme qu’Elle en est devenue un. L’évocation de sa (triste) vie le prouve et il veut protéger sa fille de ce (triste) sort. Deux formes d’immaturité se présentent, celle d’une fille déconnecté disposant d’un trop dangereux pouvoir et celle d’une ado se déclarant blessée par son père pour rester auprès d’un amour naissant. La rencontre de ces filles lors de la géniale scène dite « règlement de compte à Costa Verde » se soldent pour elles deux par une expérience de la vérité. Face à deux pères qui les aiment, «You touch my daughter, i kill yours and then i kill you. », Elle va douter et Claire regretter ses actes passés.

Dommage que la plupart des scènes avec les filles soient plutôt mauvaises. Heroes a décidément des difficultés à construire ses personnages féminins. Elle est agaçante au possible. Entre grimaces minaudantes et dialogues casse-gueules, « can i keep it ? » en parlant de Mohinder, on finit par se réjouir de la voir se faire torturer ! Mieux servie dans cet épisode, les états d’âmes de Claire ne touchent pas. Les idées romantiques, le « sorry » en cailloux, et les bonnes répliques, « i’m just a cheerleader. » qui est beaucoup moins culcul que ça en a l’air, ne fonctionnent pas. Osons le dire : peut-être faut-il aussi mettre en cause le jeu d’Hayden Panettiere.
Les oppositions continuent. Entre Noah et Mohinder, ce sont deux philosophies qui s’affrontent. Mohinder se joint à la Compagnie pour, pense t’il, sauver l’humanité, et Niki. Pour cela, il doit prendre la fille de Noah. Il pense agir pour le bien commun, l’intérêt général jusqu’à se surprendre à devenir un tueur. Noah est un tueur et défend d’abord les siens au dessus de tout autre mission, celle de détruire la compagnie n’étant qu’une conséquence de sa première priorité, ses mots face à Bob l’attestant. Quand Noah et Mohinder, nous avons presque un aperçu du combat entre bien commun et individualisme et des sacrifices auquel il pousse.
Entre les deux personnages, il existe aussi une relation d’antériorité. A ses débuts, Noah était comme Mohinder au service de la compagnie et agissait pour sauver le monde. L’amour pour sa fille l’a transformé le rendant protecteur et vindicatif. S’il peut tuer froidement, le doute et la pitié s’instaurent par l’entremise notamment de West qui conduit Noah à épargner Mohinder qui lui rendra bien.

A la fin de la première saison, Noah est rentré dans les côtés des gentils au côté de Mohinder qui, tout comme Matt, a choisi le camp de la Compagnie dans l’épisode Five Years Gone (le meilleur épisode de la série) mais le regretta. Leurs actions respectives nous éloignent de tout manichéisme. Les meurtres de Noah et sa détermination d’une part et les doutes de Mohinder se voyant devenir menteur et assassin amateur d’autre part, apportent une passionnante ambiguïté à la série. Ambiguïté qui suit presque tous les personnages dans cette saison à commencer par l’étrange association Adam Monroe/Peter Petrelli. Jamais l’étendue des pouvoirs de nos héros favoris n’a été autant difficile. Choisir de le cacher, chercher à s’en débarrasser, en profiter, se le faire voler ou « emprunter » (le sang de Claire), ne pas l’utiliser même pour aider… des choix variés et raisonnés pour les personnages.
Les conséquences de ces choix sont des destins croisés et opposés : Matt et Hiro, Elle et Claire, Noah et Mohinder, tous marqués par la figure du père. Dans Heroes, le père est vu sous tous les angles qu’il soit alternativement absent ou mort, protecteur ou lâche, manipulateur ou honnête. Jamais simplement, mais souvent naturellement car motivés par des raisons précises, les protagonistes naviguent d’un camp à un autre. L’art pour Heroes de nous montrer des personnages complexes et de brouiller délicieusement les cartes.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
25 novembre 2007 Catégories: Heroes
Heroes Saison 2 Episode 8
Réalisé par Greg Beeman, écrit par Tim Kring
Appréciation : ***
« Shall we save the world ? »
Comme la saison dernière, et comme dans beaucoup de série d’ailleurs, Heroes nous propose un épisode flash back relatant les moments marquants, et attendus par le spectateur que je suis, entre la fin de la première saison et le début de la deuxième. L’épisode se place idéalement après la révélation incroyable de l’épisode précédent et la rencontre inattendue entre Peter Petrelli et Adam Monroe. C’est aussi un épisode moins éprouvant car le précédent était une fuite en avant quasi-frénétique et portant définitivement bien son nom : Out of Time.
En dehors de quelques surprises (la présence de D.L), Four months ago n’apporte au fond pas de révélations fracassantes ni de nouvelles connexions entre le personnages. La fonction de cet épisode est tout autre : il sert à mettre la lumière sur plusieurs zones d’ombre de la saison, une manière d’étoffer les motivations des personnages, raconter leurs (tristes) destinées et maintenir l’intérêt du spectateur.
Ainsi, nous découvrons les débuts de la cavale morbide de Maya et d’Alexandro et la convalescence de Nathan après son envol avec son frère. L’épisode s’attarde aussi sur D.L, Micah et Niki. Cette dernière rencontre Bob qui propose de jouer cartes sur table au sujet du danger qu’elle peut représenter pour sa famille. Le bonheur semble toutefois à leur porte, toujours dans le secret, mais unis, même si Micah évoque son envie qu’ils deviennent une famille de héros, « the fantastic four… minus one », et même si D.L l’utilise pour son métier. (pompier). Niki est un danger tandis que D.L une chance : tout un pan des conséquences de cette « évolution » de l’humanité nous est raconté.
Le gros morceau, et donc narrativement la raison première de cet épisode, demeure bien la relation naissante entre Peter Petrelli, sorti indemne de son implosion et récupéré par Bob, et Adam Monroe/Takezo Kensei, immortel invincible piégé dans une chambre étriquée à cause du même Bob. Sur fond de fin du monde et, plus important sans doute, de sauvegarde de son frère défiguré, Adam convainc Peter de s’évader. Une entreprise qui sera couronné de succès jusqu’à la poursuite très intelligente avec le Haitien nous ramenant au tout début de la saison : « Restart a new life Peter. ».
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Tout aussi intéressant sont les motivations de plus en plus inquiétantes de la Compagnie. L’ambiguïté de Bob, et son emprise et ses connaissances sur de nombreux protagonistes et sur toute l’histoire, demeure encore très mystérieuse : veut-il vraiment guérir tous les personnages de leur « mal » ? Mais pourquoi alors garde t’il Monroe sous le coude, pourquoi ne délivre t’il pas sa fille Elle de son pouvoir avilissant ?
Ceci nous amène aux deux défauts qui ternissent un peu la bonne tenue de cet épisode à commencer par quelques raccourcis (la femme d’Alejandro le trompant le jour de leurs noces, le destin tragique de D.L). Il est curieux de constater qu’une série en général est une expérience sur la durée où on a le temps de développer des personnages comme jamais ne le pourrait un film et que pourtant, elle est paradoxalement obligée de recourir à certaines ficelles pour tout simplement maintenir la tension et nous captiver. Même des séries « de prestige » (A part peut-être Les Soprano qui n’a jamais cédé à la facilité ou au soap), telle Six Feet Under, n’ont pas évité certains de ces écueils. Dans ces moments, le show est dans une position délicate, risquant de perdre en crédibilité, demandant aux scénaristes de véritables tours de force.
Heroes rentre donc parfois dans cette problématique d’autant plus que la série raconte beaucoup d’histoires qui doivent toutes contenir leur lot de rebondissements. Et notons enfin qu’une seule d’entre elles ne durent au final à peine plus qu’un film… L’approche choisie est d’enrober ces raccourcis par des images violentes et fortes : la rue de Saint Domingue jonchée de cadavres, l’éclaboussure de sang sur le visage de Niki. C’est réussi.
Le deuxième défaut est un personnage : Elle. L’ex Veronica Mars est donc une pétasse au sourire agaçant apportant une touche d’excentricité mal venue. Ses dialogues sont mêmes plutôt nuls au point d’entièrement gâcher la première scène entre Bob et Peter. On pourrait d’ailleurs se demander comment la Compagnie a retrouvé un Peter invisible à peine il a déposé son frère après un long vol de nuit dans New York. Parce qu’il y a pas mal d’hôpitaux à New-York quand même !
Soyons malgré tout optimiste, Elle pourrait devenir plus intéressante par la suite. Le résumé qu’elle fait de sa vie et son baiser « électrique » rappelle un peu l’impossibilité de vivre une vie normale de Rogue dans X-Men. Son pouvoir l’aurait donc rendue instable et le fait qu’elle ne soit pas soignée cache peut-être des choses.
Nous pouvons donc suivre toujours aussi passionnément la série qui poursuit sa réflexion sur le bien et le Mal et l’homme à travers ici la mémoire. Nous sommes, après tout, la seule espèce à nous soucier du passé.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
18 novembre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 7
Réalisé par Daniel Attias, écrit par Aron Eli Coleite
Appréciation : ***
« You must suppose to be a hero. »
Noah brûle le futur, Hiro se dit qu’il est peut-être temps de rentrer, Niki, Bob, Mohinder, Matt, Nathan débattent tous au sein de la Compagnie, Peter est toujours coincé en 2008 avec sa belle, West devient entreprenant et Claire réagit comme une conne.
La saison 2 de Heroes semble subir quelques critiques, elle ne serait pas au niveau de la première partie de la saison 1, et la grève des scénaristes, qui ont causé l’arrêt du développement du spin-off Heroes Origins, n’arrange rien La série pourrait même s’arrêter abruptement au bout de 11 épisodes. Malgré une érosion continue de l’audience, Autant dire tout de suite qu’Out of Time remet les pendules à l’heure. Si l’épisode précédent était assez peu satisfaisant, il ne créait pas vraiment de nouvelles connexions entre les personnages et étirait le scénario, les quelques situations laissées en suspens sont développées ici de manière magistrale. C’est le show dans toute sa splendeur que nous retrouvons avec l’évocation dantesque d’une fin du monde, un super vilain inattendu et une dernière scène qui nous parle carrément d’immortalité !
Toujours en retrait, Hiro tente toujours de recoller les morceaux de l’Histoire. Mais la trahison de Takezo, une sorte passage vindicatif vers le côté obscur, amène Hiro à effectuer un dernier combat dans le passé, un combat qui aura des répercussions vraiment surprenantes… et vertigineuses ! Jamais Hiro n’a été aussi prêt de sortir de l’enthousiasme enfantin qui le caractérise.

Le coeur de l’épisode est la venue de Maury Parkman, toujours aussi terrifiant, au QG de la compagnie pour tuer Bob. Son fils Matt, auquel Bob révèle que son pouvoir est strictement identique à Maury, semble être le seul à pouvoir le vaincre. Leur combat mental est le meilleur de l’épisode. L’amour entre Molly et Matt prend toute son ampleur et le climax, sans aucune violence physique, est fort et d’une grande justesse, symbole de l’héritage d’un fils blessé par son père brisé : « This is not my nightmare, this is yours. ».
Autour de cette lutte, les pièces du puzzle se rassemblent. La dangerosité d’Adam Monroe se fait de plus en plus précise tout comme son identité (quelle rebondissement !) même si « Adam is complicated ». La réflexion intelligente de Nathan Petrelli, « It’s always these half-truths, no straight answers, constant manipulation. » se heurte à l’inquiétude de Bob sur le destin de la compagnie et du monde.
Oui, c’est bien de l’avenir du monde dont il est question. Projeté un an en avant, Peter découvre une catastrophe bien plus étendue que l’explosion de New York : une véritable fin du monde vaincue par la maladie (et qui rappelle le film catastrophe Virus). Une poignée de séquences dont la vision d’un hangar rempli de cadavres, nous plonge dans un enfer hors de proportion. Une vraie histoire de super héros ! Et si le tagline « Save the cheerleader, save the world » trouvait tout son sens dans cette saison ?

Dommage que la fameuse majorette m’énerve passablement. Son copain West débarque dans la maison familiale sans prévenir et lorsque le gamin découvre que le père de Claire fut son kidnappeur passé, il prend la mouche et s’enfuie sans que Claire puisse faire quelque chose. Et elle refuse de dire la vérité à son père. Bref elle s’isole. Le spectateur sait que la vérité finira par être établie et du coup tout sonne faux et devient passablement frustrant.
Pour cette histoire de plus en plus inutilement compliquée, Out of Time n’est pas intégralement satisfaisant. Et pourtant, Claire pourrait être tellement plus intéressante surtout au vu de la manière dont est développé son « double », Takezo Sensei, et compte tenu du contenu de l’épisode. Il demeure cependant jouissif et s’impose comme le meilleur de la deuxième saison, passionnant et riche en enjeux. Heroes forever.
Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
10 novembre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 6
Réalisé par Jeannot Szwarc, écrit par Adam Armus & Nora Kay Foster
Appréciation : **
« i know you don’t understand me. »
Maya fait trop confiance à Gabriel/Sylar au grand dam de son frère, Mohinder refuse les expérimentations humaines, Bennet parle urkrainien (ou russe), Hiro dévoile son amour, Peter part pour Montréal et Claire nous ennuie.
The Line est réalisé par Jeannot Szwarc qui a une grosse expérience des séries télé américaines mais aussi des superhéros car il est le réalisateur du film Super Girl (et aussi de Les Dents de la Mer 2) ainsi que… de comédies franchouillardes ! La vengeance d’une blonde, Hercule et Sherlock, Les soeurs soleil, c’est lui ! Plutôt que ces comédies insipides, la télévision américaine peut se réjouir qu’il soit revenu à ses premiers amours après sa période faste de réalisation de séries dans les années 70.
Pour cet épisode, les scénaristes ne l’ont cependant pas vraiment gâté. Chacun des protagonistes va donc franchir la ligne de Claire et son père, chacun de leur côté, à Hiro et Maya.

Et donc oui Claire nous ennuie. Son intrigue d’humliation de la pom pom girl hautaine est nulle et téléphonée, à peine drôle. On est loin du « great power, great responsability ». Ses états d’âmes auprès de son petit ami après leur sordide forfait sont déplacés. Rien à sauver à part éventuellement une scène de chute, l’utilisation du pouvoir de Claire étant toujours amusant, et le fait de constater que le mensonge reprend ses droits chez les Bennet mais nous l’avions déjà vu dans les deux derniers épisodes.
La plupart des autres intrigues sont plus convenues mais bien mieux écrites. En dévoilant son amour, Hiro pense mettre en péril le « continuum espace temps ». S’en suit une double trahison autour du triangle amoureux. Kensei résume très bien la douleur issue de ce triangle amour : « First, you showed me that I can be harmed by no weapon and then you cut me deeper thant any blade possibly could ». Il faut reconnaître que l’amour de Hiro et son sérieux le rende un peu moins attachant.
Mohinder, quant à lui, nous en apprend plus sur Monica qui a la « mémoire musculaire absorbante » et s’oppose à l’autorité de la Compagnie et du toujours aussi mystérieux Bob (Stephen Tobolowky est délicieusement ambivalent). Rien de bien original malgré une évocation d’un personnage menaçant, Adam Monroe (le tueur ?), et la formation imposé par la compagnie d’un duo inattendu.
Les deux autres histoires sortent plus du lot. A Odessa, nous rencontrons l’homme que fut Noah Bennet face à son mentor maintenant devenu un ennemi au service de la compagnie : un agent implacable. Le coup de téléphone à Claire en plein interrogatoire est ironique et glaçant. Il accentue le caractère inhumain de cette torture mentale autour de ce qui nous touche le plus : la famille. Avec ses plans de travers en contre plongée, la tension persiste tout au long des séquences entre Bennet et son mentor, Bennet face à son passé et ses forfaits (dont la mort d’un certain « liquid man » ?)
Notons ce côté paradoxal : le Haïtien peut enlever des souvenirs précis mais justement ne pas les « récupérer », un pouvoir difficile à cerner mais jouissif.
Enfin, l’attraction entre Maya et Sylar malgré les fortes réticences d’Alejandro est assez classique. Mais l’attraction est malsaine comme si Maya était attiré par le côté obscur. Totalement affaibli, il est même malmené par Alejandro, Sylar a la beauté du diable et demeure tout aussi dangereux et fascinant. Son monologue où il dévoile ses desseins est terrifiant.
Bien que disposant toujours de nombreux bons moments et de cliffhangers toujours aussi bons, The Line est le moins bon épisode de la saison avec des intrigues aux enjeux plus convenus ou déjà évoqués. Par exemple, si la projection de Peter est assez bluffante, elle a en effet déjà été évoquée dans l’épisode précédent. Mais, plus inquiétant, toute une intrigue est ratée ce qui est plutôt rare et même inattendu. Espérons que ce n’est qu’un accident de parcours et que la menaçante grève des scénaristes à Hollywood ne jouera pas trop en défaveur de cette fabuleuse série.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
3 novembre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 5
Réalisé par Lesli Linka Glatter, écrit par Joy Blake & Melissa Blake
Appréciation : ***
« I can’t hide anymore »
Molly en danger, Matt se résout à se rendre chez son père avec Nathan et Suresh finit par mêler la fille à la compagnie. Peter doit faire face à qui il est dès lors qu’il met en danger ses nouveaux amis, Nikki se fait soigner et Hiro demeure toujours dans l’ombre de son héros à lui, cherchant le père de sa bien-aimée.
Fight or Flight est un épisode féminin : réalisatrice et scénaristes (des soeurs) sont des femmes. Rien de bien féminin dans l’épisode en soi ceci dit où plusieurs personnages doivent choisir de faire face ou de renoncer comme Nikki.

A la Nouvelle-Orléans, Monica comprend vite qu’elle a un pouvoir. S’il n’est pas celui que je croyais, et qu’il s’éloigne de ma remarque dans l’épisode précédent, il lie Monica et Micah dans leur différence avec les autres, avec nous. A sa collègue, Monica confie qu’elle n’est pas devenue la personne qu’elle voulait être. Plus tard, elle joue à l’élastique alors qu’elle n’a jamais été bonne à ce jeu. Comme une revanche sur la vie en somme. Mélangée à son caractère de battante, elle pourrait choisir, enfin, de devenir quelqu’un. Peut-être une vraie super héroïne au service des autres ? La transformation promet d’être délicate comme lui rappelle un policier regrettant que Monica ne dénonce pas son agresseur : « i can’t help a neighborhood that won’t help itself ».
Mine de rien en cinq ou six scènes, nous retpasrouvons joliment la naissance d’un super héros et ses doutes face à ce pouvoir.
Ce côté « Great power, great responsability » se retrouve chez Peter Petrelli. Sa compagne Caitlin pense que le(s) pouvoir(s) de Peter implique aussi des responsabilités. Il devait être quelqu’un par le passé. Les événements vont l’obliger à se confronter à son passé… et son avenir. L’ouverture de sa boîte et son contenu trop simple conduit à nous redemander ce qu’il pouvait bien faire dans ce conteneur. Peut-être y’a t’il un plan ? Plus généralement, plusieurs questions se posent autour du passé de certains personnages dont Nathan et son « double » ainsi que le divorce de Matt. Parions qu’il y aura également dans cette saison un épisode flash back.
Pendant ce temps, la « compagnie » est un peu plus évoquée. Nous découvrons son hôpital soignant Molly et Nikki et un autre chasseur de héros, en plus de Mohinder. Le chasseur en question est une chasseuse légèrement plus expéditive notre guérisseur. Un véritable personnage de peste arrogante comme on les aime (ou pas trop comme moi). Le fait qu’elle soit une fille à papa (Bob ?) n’a au final rien d’étonnant.
Il est aussi question de paternité avec la rencontre après 25 ans de Matt et son père, un personnage qui promet. Ses quelques bouts de dialogues donnent presque le vertige. Son « which ones of the kids are you ? » montre qu’il sait que chacune des personnes sur « la photo des condamnés » a des enfants qui se posent des questions et se retrouvent tout comme ils se sont retrouvés. Ces enfants sont les héros de cette séries et le père de Matt nous porte presque à croire que nous vivons une redite de leurs erreurs passées. Enfin, il laisse penser à son fils qu’il détient le même pouvoir et que celui-ci peut se développer (!) ainsi les prisons mentales qu’il peut créer « This is impossible. We saved the city. ».
Ce n’est donc pas au cinquième épisode qu’on va se lasser du show, il suffit de se laisser porter. Si l’intrigue sur Hiro semble plus en retrait, « déconnectée » quoique liée par une même quête du père avec l’intrigue de Matt (bon c’est capillotracté), et fonctionnelle, ce passage dans le passé sont peut-être les moments fondateurs qui ont transformé un Hiro enfantin et enthousiaste en guerrier solitaire et blessé. To be continued…

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
27 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 4
Réalisé par Adam Kane, écrit par Tim Kring
Appréciation : ***
« He is nightmare man »
Noah Bennet surveille sa fille, Matt et Mohinder poussent Molly jusqu’au bout d’elle-même, Maya et Alejandro rencontrent un « allié » qui peut le mener à New York et enfin la nouvelle famille d’adoption de Micah. Quatre histoires : c’est un épisode plus resserré sans Hiro ou Peter par exemple.
The Kindness of strangers développe par contre ce qui pourrait être l’intrigue générale de la saison : la conspiration contre les 12 dont nous obtenons une photo. Finalement, nous en connaissons une bonne partie et l’un de ceux que nous ne connaissons pas nous est révélée et n’est autre que le père de Matt !

L’ensemble de l’épisode marque de nouvelles associations. Nathan, rasé, et Matt, qui se connaissent peu, se retrouvent amenés à collaborer pour comprendre pourquoi la mère de Nathan s’accuse d’un meurtre qu’elle n’a pas commis au-delà de son sentiment de culpabilité. Matt finit par raconter sa vie privée et sa séparation avec sa femme à Nathan, qui est dans une situation similaire.
De la même façon, Maya et Alejandro découvrent un étranger abandonné sur la route et qui connaît bien le père de Mohinder Suresh et qui se propose de les aider malgré les réticences du propriétaire du véhicule qui les conduit vers la frontière. Cet espoir est un bol d’air pour Maya. La voir sourire de joie est une première dans la saison et il faut reconnaître que l’actrice Dania Ramirez est fort jolie. Dommage pour elle que ce nouvel allié ne soit autre que Sylar !
Micah est quant à lui un étranger dans sa nouvelle famille et pour se faire accepter de son cousin, il utilise son fantastique pouvoir. Le personnage mis en valeur dans cette intrigue est Monica Dawson. Marquée en tout point par l’ouragan Erika et ses dégats, elle est une fille volontaire et bosseuse qui désespère de pouvoir sortir de sa situation de serveuse dans un fast food et de reprendre ses études. Mais son environnement semble la cantonner uniquement à sa situation actuelle. Heureusement qu’il lui reste les images de la télévision qui semblent beaucoup capter son attention : « Where did you learn that ? » lui demande son patron après qu’elle est réglée son compte à un malfrat. « On TV… ». Un pouvoir se réveille.
Chez les Bennet, la guerre est presque ouvertement déclarée. Noah s’inquiète de l’image de sa propre mort et s’interroge sur les relations de sa fille. Subissant de plein fouet, et à très juste titre, la suspicion de son père, Claire ment éhontément pour tomber dans les bras de West, « impossible » amour, le garçon étant fort revanchard contre ce père sans le savoir. Dès lors, le mensonge prend le pas sur la volonté de vérité que la famille s’était pourtant imposée. D’autant que le père devra trouver une bonne raison pour son futur voyage :
- We have to go to Odessa.
- Texas ?
- No, Urkraine.
Plusieurs personnages trouvent donc un étranger bienveillant mais dans chacune, tout indique qu’il y aura un prix à payer comme un pacte avec le diable. En tout cas, « We are all connected ». On ne saurait mieux dire.
Finement, la saison semble plus « cibler » les pouvoirs des familles de héros. Si les Petrelli élargis (soit Peter, Nathan mais aussi Claire et sa vraie mère) ont des pouvoirs plutôt différents, la complémentarité des pouvoirs introduite par Maya et Alejandro Herrera nous conduit à trouver des liens entre les pouvoirs de personnes de même famille. Ainsi, Matt lit dans les pensées et son père a visiblement un pouvoir psychique très puissant que l’éprouvante, et excellente, scène de recherche de Molly illustre (je loue une nouvelle fois la jeune actrice Adair Tishler, vraiment fantastique). De même, Micah et sa cousine Monica ont un pouvoir lié aux technologies modernes. Leur tendre accolade est aussi touchante que révélatrice.
On pourrait dire aussi que dans l’amour de Claire pour West, il y a comme une quête de la figure père (qui vole aussi) mais ce serait peut-être pousser trop loin…

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
21 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 3
Réalisé par Paul A. Edwards, écrit par J.J Phibin
Appréciation : **
« Do you like who you are right now? »
Ando lit les « pensées » de Hiro façon Prisonnier du temps, Mohinder Suresh s’approprie l’atelier d’Isaac, Claire romance avec Wes, Maya et son frère sont à nouveau séparés et Peter se demande qui il est. Mais le troisième épisode marque surtout le retour de quelques rescapées de la première saison. Retour timide pour Micah et Niki Sanders et retour attendu et espéré pour Sylar, un des personnages les plus emblématique de la série et dont la compréhension de l’évolution humaine demeure un mystère.
Passé deux épisodes accrocheurs introduisant de nouveaux personnages, on retiendra les jumeaux vraiment intriguants, et multipliant les rebondissements à un rythme élevé, ce troisième marque un peu le pas sans pour autant perdre en rythme puisqu’on a toujours des nouveaux personnages et des rebondissements. Après tout, ce sont bien sept histoires qui nous sont contées dans un épisode de 42 minutes soi quelque six minutes par histoire. Un vrai soap…
D’ailleurs en parlant de soap, Kindred comporte beaucoup d’amour avec deux couples qui se forment et un triangle amoureux au 17è siècle. On peut trouver ça ennuyeux mais cela donne de l’épaisseur aux personnages et même à l’intrigue ainsi les interrogations de Peter Petrelli sur qui il est, ou plutôt ce qu’il était quand il remarque qu’il pourrait tuer les gens comme Dark Vador, alors qu’il est forcé de suivre une fratrie irlandaise dans ses méfaits. Il s’est peut-être finalement trouvé une famille de substitution : « i may not know what you are, but i know who you are. ». Logique quand on sait que Kindred veut dire famille ou tribu. La famille est toujours importante dans les séries américaines et celles-ci n’échappe pas à la règle.
Il est aussi question de secret(s). Le mot « secret » est prononcé plusieurs fois dans l’épisode. Rassurons-nous, comme remarqué dans l’épisode précédent, il ne s’agit pas de choses cachés au spectateur, on connaît le secret de Claire, et plus ou moins ce que pourrait contenir la boîte auquel tient plus ou moins Peter, mais plus d’une thématique.
Kindred nous invite alors, comme beaucoup de séries, à nous questionner sur les apparences et notre identité. Nos héros y sont tous confrontés entre secret donc mais aussi amnésie, vie passée, double identité, et illusions. Et ne parlons pas de Sylar, et des commanditaires inconnus de son ange gardien (encore un personnage avec un pouvoir similaire à un autre), déchu et perdu dans sa propre contradiction quand il clame avec assurance : « So silly, trying to be something that you are not… ». L’acteur Zachary Quinto est particulièrement formidable et charismatique dans ses quelques scènes.
Pour le reste, les rebondissements sont moins flagrants mais les intrigues aussi fonctionnelles qu’elles puissent être, apportent chacune un petit plus : un nouveau compagnon de route chez les jumeaux (et une interrogation sur le pouvoir de Maya qui semble un peu à la Hulk) ou une femme trop bien et longuement cadrée qui va s’occuper de Micah. Et pour cause, cette femme, c’est Nichelle Nichols, pimpante septuagénaire et inoubliable Uhura dans Star Trek. Après George Takei (Sulu), les liens avec le show de Gene Roddenbery se poursuivent surtout que Zachary Quinto va interpréter Spock dans le prochain Star Trek !
La romance entre Claire et son nouveau petit copain – avec une référence à Superman -, est un peu lourde et les révélations du garçons et ses implications compliquent certes un peu la situation mais elles demeurent relativement convenus. Les derniers moments avec Noah Bennet au téléphone avec Mohinder Suresh sont plus intéressants.
Sans dévoiler vraiment les intentions de la troisième saison, ou alors peut-être ne le comprendrai-je qu’à posteriori, Kindred est vraiment un épisode de continuité très distrayant, bourrés de bons dialogues et de nombreux détails, soit un épisode délicieusement addictif sans jamais être agaçant.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
12 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
La saison 3 de Desperate Housewives commence chez Orson Holmes, interprété par Kyle MacLachlan que je suis toujours heureux de retrouver même s’il faut tristement reconnaître qu’il risque de demeurer à jamais Dale Cooper pour moi. Sa femme subit ses excès d’hygiène. Sa seule liberté est un perroquet vert dans une cage comme elle et comme nous l’assène très « subtilement » un joli plan et la voix off. Il faut donc qu’elle parte ou plutôt qu’elle s’évade.
A peine son mari part pour son travail qu’elle prend ses clics et sa cage pour s’enfuir. Bien sur l’oiseau fait aussi des siennes tandis qu’Orson revient car son costume est taché. Le quiproquo et la confrontation sont inévitables…
Peu après, une voisine entre sans frapper, une de ces langues de vipère sournoise comme la série en comporte des dizaines (ne surtout pas se plaindre car elle sera le sommet de la série). A se demander si Desperate Housewives est vraiment une série féministe ou terriblement, tragiquement, réaliste avec presque que des femmes odieuses, dominatrices, castratrices ou/plus souvent et rancunières créant une société matriarcale fondée sur le soupçon et l’hypocrisie. Moi ça me fait froid dans le dos. Bon, trêve de plaisanterie (mais est ce drôle ?).
Elle surprend donc Orson entrain de récurer la maison et il lui fait part du départ de sa femme. Le doute s’instaure…

Et c’est reparti pour une troisième saison rocambolesque avec toujours plus de coups de théâtre et d’outrances. Ce n’est pas la première série qui nous fait le coup de la surenchère, c’est même classique : 24, Urgence, Nip/Tuck (Lire Robert Cash) le font aussi pour ne citer que celles qui me viennent a l’esprit. Tout n’est au fond qu’une question d’adhésion. Eh bien voilà , je n’adhère plus après l’enthousiasme puis l’habitude.
Je vais particulièrement m’attarder sur la trois premiers épisodes de cette troisième saison. Pas vraiment de spoilers puisque on a déjà vu la même chose lors de la saison précédente.
On ressent en effet une grosse sensation de déjà vu. En vrac, Susan est folle amoureuse de son plombier dans le coma et veille sur lui à l’hôpital avec dévouement. Mais telle une femme dont le mari est au front, elle se jette dans les bras du PREMIER venu avec ses états d’âmes d’ado et ses gaffes à répétition. Ca durera toute la saison soit l’archétype de la vraie fausse amoureuse « on reste ami »-girl. Presque une preuve par l’absurde que les seuls vrais romantiques sont des hommes : ça c’est une théorie perso fondée sur cette observation : c’est l’homme qui généralement crée le romantisme, la femme n’est qu’une « cliente ». Bon je ne suis pas sociologue (heureusement). Ce fait sera toutefois un peu démenti lors d’une véritable jolie séquence de mariage dans le dernier épisode.

Sinon les Solis sont en instance de divorce et Gabrielle vit seule avec la bonne chinoise enceinte de leur enfant. Patatra, l’enfant tant espéré n’est pas le leur, il est noir, et du coup pas d’enfant. Comme dans la deuxième saison en somme sauf qu’en plus c’est expédié sans nuance ni même des trémolos. Juste un gag. Un coup, il faut pleurer, l’autre il faut rire. Ha ha.
Gabrielle en profite pour recoucher avec son ex jardinier et amant devenu riche, et fiancé, lors d’une de ces rencontres impromptues dont la série n’a plus le secret tant elle use et abuse de cette ficelle.
Et Bree, ma préféré, que devient-elle? On l’avait vu dans la saison précédente, se laisser séduire par George, un amoureux transi psychorigide, jusqu’à accepter le mariage et se voiler la face malgré les avertissements d’une proche prétendant qu’il est un psychopathe.
Dans la troisième saison, Bree se laisse séduire par Orson, un amoureux transi psychorigide, jusqu’à accepter le mariage et se voiler la face malgré les avertissements d’une proche prétendant qu’il est un psychopathe. Ce qu’il n’est au final pas tant que ça.
Au niveau des intrigues de ces trois épisodes, nous avons aussi droit de voir la fille de Susan, intello propre sur elle, tomber dans les bras du bad boy jusqu’à mettre en balance sa virginité. Entre elle et sa mère, nous sommes exactement entrain d’assister à une illustration de la théorie de l’échelle, pas moins.

D’accord, Desperate Housewives n’a jamais été très nuancé mais on plonge ici dans la grosse caricature. Au sujet d’un cunnilingus, Bree s’exclame : « je ne peux pas faire ça, je suis républicaine » pour finalement courir a l’hosto pour qu’on lui explique qu’elle a eu un orgasme. Sans commentaire.
On sait aussi que chaque événement doit tourner au drame/règlement de compte comme lors de la fête d’anniversaire de Lynette mais c’est l’overdose au mariage de Bree : les flics, la demande de Bree à son mari au moment de l’échange des consentements, les gamineries de Gabrielle et Ricardo, le jeu amoureux entre Susan et un prétendant milliardaire, la pétasse Nora, ennemi de Lynette… Assez.
Au final, ce seront toujours les aventures de Bree qui ont une chance de m’intéresser. Le retour de son fils Andrew n’est au fond pas moins outrancier que les autres rebondissements de la série mais il y a un cote déviant, et non simplement grotesque, un peu plus réjouissant. L’intrigue sur son retour est vite close mais nous avons eu le temps d’apprécier quelques courtes scènes, comme lorsqu’il reconnaît un prof qui fut aussi un de ses clients, et surtout la connivence curieuse, implicite, mais on dirait assez sincère, la sincérité étant plutôt rare dans le show, entre lui et Orson. Comme c’est un personnage masculin, Andrew sera plus en retrait mais son calme et son cynisme, et même simplement sa présence, apportent un peu d’oxygène au show.

Mais à côté, la liste des histoires aussi téléphonées que pathétiques s’allonge. Cette conne de Susan nous évoque ses problèmes d’oreille interne mais c’est surtout l’imagination des auteurs qui fait défaut : ainsi pour fuir sa culpabilité, elle se rend chez un homme amoureux d’elle et lorsqu’elle conclue, Lyle en profite pour se réveiller avec une amnésie partielle qui profite à Edie (idée exploitée le temps de quelques gags) ! Le rythme des événements est frénétique mais cette surenchère de rebondissements et de résolutions tue toute forme d’intrigue. Desperate Housewives les expédie généralement en deux ou trois épisodes (le nouveau voisin, le bébé des Solis, Paul Young en prison, la relation de Zach et Gabrielle…).
Desperate Housewives se voulait aussi une parodie de soap mais au fond, la série est bel et bien un soap deluxe, et sous beaucoup d’aspects, celui de Susan notamment, pas tellement moins transgressif. Et il y a au-moins autant de pathos et de manipulation. Beaucoup de ressorts narratifs de la série reposent sur un plan improvisé, presque toujours malhonnête, par un protagoniste féminin pour parvenir à ses fins ou simplement confirmer un soupçon. Le patho, et même la complaisance, résident aussi dans le fait que les soupçons des femmes désespérées sont trop souvent vrais. Au final, il y a encore plus de psychopathes a Wisperia Lane que de traîtres au CTU.

On peut toujours regarder avec plus de bonnes raisons que la plupart de la production télévisuelle française. Car j’ai continué de regarder bien sur, un peu pour Bree, beaucoup pour ma fiancée qui adore. J’ai écouté d’une oreille un peu attentive car les introductions et les conclusions, narrées par Mary Alice Young (et un invité surprise), sont souvent efficaces. Et puis la série est joliment réalisée et il y a toujours quelques dialogues ou saynètes rigolotes et mêmes quelques réflexions et moments (la très belle mise à nue d’Edie à Carlos) intéressants. Parfois, même une sous-intrigue décolle un peu. Mais le départ de Bree plombe complètement le dernier tiers du show.
Devant tant d’instants improbables et agaçants, difficile de croire cependant que cette troisième saison puisse nous présenter au mieux des épisodes acceptables. Et pourtant, un petit miracle surgit avec l’épisode 7 qui est sans aucun doute le meilleur de toute la série. Non content de nous amuser avec un règlement de compte chez les Solis tout droit sorti du mordant La Guerre des Rose, Bang raconte une prise d’otage improvisée. Desperate Housewives ajoute une véritable folie déviante et une violence encore inédite dans la série avec une femme qui pète les plomb (comme dans Chute Libre). Surprenant et tendu, avec des moments cruels, on y trouve même une Susan pas totalement exaspérante. Le coup du mégaphone est nul mais sa crainte n’est pas déplacée puisque sa fille fait parti des otages. Le climax final révèle un Tom Scavo toujours aussi attendrissant mais surtout une Lynette Scavo (malgré le coup de l’enfant débile au téléphone) au sommet qui transcende magnifiquement la conclusion de l’épisode qui restera une expérience isolée, une oasis dans le désert. Mais on ne va surtout pas faire la fine bouche.

Fiche IMDB de la saison 3
Par Pascal
7 octobre 2007 Catégories: Séries
Heroes Saison 2 Episode 2
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Tim Kring et Michael Green
Appréciation : ***
« Where is the Haitian ? »
Où l’on rencontre « vraiment » Peter Petrelli devenu amnésique et embarqué dans une histoire de vol d’ipod tout en (re)découvrant ses pouvoirs et sa nouvelle coupe de cheveux qui lui va fort bien par ailleurs tandis que Matt enquête sur le père de Hiro et que Suresh est en mission pour Haïti pour trouver un homme malade du mystérieux virus et qui se trouve être un… Haitien !
Encore la grosse artillerie niveau équipe avec des co-producteurs à la réalisation et au scénario soit encore des gens impliqués dans la création et qui remettent en selle la saison sur les mêmes bases narratives de la première.
Ce deuxième épisode fait donc avancer plusieurs intrigues et n’en rajoute pas trop dans le mystère frustrant. Il y a pas mal d’évolutions significatives, dans l’ « association » entre Suresh et Bennett, la vengeance fomentée contre les neufs, ou dans la relation fusionnelle, et vraiment géniale, entre Alejandro et Maya (le pouvoir rappelant étrangement l’étrange virus extra-terrestre dans X-Files). Plusieurs genres sont abordés du drame avec les fugitifs à l’humour et la romance avec deux bonnes séquences l’une hilarante où Hiro s’amuse à jouer le héros à coup de rires tonitruants, l’autre très belle autour de cerisiers magnifiques.
On retrouve aussi plusieurs moments plutôt gores, particulièrement les coups de poings du début et le doigt de pied de la fin, ainsi que les petits défauts bien pratiques pour le scénario comme le chantage un peu idiot de l’Irlandais qui menace Peter de jeter au feu une boîte contenant son identité. Un simple (super) coup de poing aurait arrangé la situation. Mais bon, fondamentalement c’est un gentil garçon.
Et enfin sur on termine sur plusieurs rebondissements ou retrouvailles dont plusieurs intéressants, la série apportant une touche encore inédite à travers ces pouvoirs qui semblent devenir communs à plusieurs personnages, West et Nathan Petrelli par exemple. Et nous avons déjà droit à un final proche du déchirant : « Peut-être que je serai un héros la prochaine fois ».
Lizards met aussi en parallèle plutôt habilement religion, mysticisme et génétique. Dieu et le diable sont présents dans deux histoires distinctes entre scepticisme et croyance puis entre peur et amour. Claire, quant à elle, se cherche une destinée, comme Hiro peut-être, et veut tester ses limites quand on lui parle de régénérescence cellulaire au risque de se confronter à son père qui, au lieu de parler en sous-entendus, trouve les mots justes : « Tu te sens prisonnière mais c’est une cage bien plus spacieuse que celle où ils te mettraient ».
Au final, un épisode très riche, et je n’ai même pas abordé le tendu interrogatoire entre Matt et la mère Petrelli alors que nous assistons peut-être au fil conducteur de toute la saison, que je vois deux fois consécutivement avec autant de plaisir.
La déception est pourtant présente côté audience. Plus de deux millions de personnes n’ont pas zappé sur NBC. Une chute de 15-20%. Espérons que la série se relance rapidement. Il faut avoir confiance. Quand même, il y a cette scène où la femme de Bennett lui demande de lui dire ce qu’il sait au nom de leur accord et celui-ci le fait ! Quand on est un habitué de X-Files (je sais les choses et j’ai confiance en vous mais je ne les dis pas) et ses « descendants », on peut dire que ça change ! « No more secrets » for ever !

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
4 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
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