Catégorie : Polar

Police Story 3 – Supercop (1992) de Stanley Tong

Troisième épisode des enquêtes/aventures de Chan Ka Kui (Jackie Chan). L’intrigue, autour du trafic de drogue (avec des européennes qui meurent d’overdose), demeure assez simple mais développe une toile de fond intéressante sur la future unification de Hong Kong ou la Chine, où Chan enquête et infiltre la pègre. Je dois louper des références culturelles mais certaines sont intrigantes comme le fait que le film au début alterne Cantonnais et Mandarin.

Dans ce troisième opus, Jackie Chan laisse la caméra à Stanley Tong. Déjà responsable des cascades sur les deux précédents films. Il fera des merveilles dans Jackie Chan dans le Bronx. Ce choix de réalisateur fut une contrainte imposée par la production (la Golden Harvest) trouvant Chan trop lent à la réalisation. Ce n’est pourtant pas un hasard si ce Police Story 3 est bien meilleur que les deux premiers, plus distrayant notamment quand il n’y a pas d’action. Même au niveau comédie, le film m’a arraché quelques sourires ce qui n’était pas le cas avant. Jackie Chan fait gentiment le clown et les passages limite vaudeville (la visite de la fausse famille de Chan) sont plutôt rigolos.

Côté action, les arts martiaux sont une composante mais pas la fin en soi du film. Le premier duel à mains nues est très impressionnant. Après une évasion vertigineuse et quelques passages comiques, le film prend son envol et livre 40 dernières minutes hallucinantes allant de la fusillade explosive dans la jungle à la course poursuite en auto, moto, train et hélicoptère en plein Kuala Lumpur ! Pour tout dire, je pense que c’est un des meilleurs films d’action que j’ai vu, très imaginatif et nerveux. Accroché à une échelle d’hélico, Jackie Chan m’a une nouvelle fois fait très peur.

Le fait de voir le film en version original améliore également la vision. Je découvre ainsi une Maggie Cheung, (un peu) moins nunuche, (un peu) plus intéressante mais aussi (encore) plus belle, perdant parfois son côté enfantin pour gagner en féminité. Mais le joyau de ce Police Story 3 est Michelle Yeoh. Miss Malaisie 1983, sublime avec des nattes ou en uniforme strict, à l’aise dans la comédie et dans l’action (où elle donne de sa personne comme le rappelle le générique de fin), elle s’impose comme double féminin de Chan dans le film au point de jouer dans un spin-off de la série : Police Story 3 – Supercop 2 !

Par Pascal
Commenter6 mai 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Polar

Police Story 2 (1988) de Jackie Chan

L’inspecteur Chan Ka Kui est de retour mais en uniforme, forcé de donner des contraventions à une dizaine de camions à la fois (!) et de régler la circulation. Mais son ennemi du premier épisode, à qui il avait donné une sévère correction, sort de prison et veut se venger. Il intimide ainsi sa famille ce qui met Chan hors de lui au point d’infliger une sévère correction à ceux qui se moquent de lui. C’est mal de se venger de la sorte mais je dois reconnaître ce sentiment de plaisir délicieux de voir des méchants arrogants et bêtes s’en prendre plein la gueule. Ça arrive un peu moins souvent dans la vie donc profitons-en.

L’action semble encore une fois « simple » mais tellement dangereuse. Quand Jackie Chan traverse une quatre voie avec des voitures roulant à vitesse rapide, on se demande vraiment s’il le fait vraiment avec des cameramen le filmant à l’arrache. Et d’un autre côté, nous assistons à des bagarres très préparées et chorégraphiés avec des effets d’accélérés. Dans les deux cas, la fluidité des mouvements et la violence apparente des coups et des chocs sont vraiment impressionnants et immersifs. Une nouvelle fois, le générique du fin indique qu’on ne plaisante pas avec la moindre cascade.

Cette double histoire de chantage et vengeance est classique avec a priori un plus gros budget que Police Story et donc plus d’explosions. Le héros est toujours partagé entre son devoir et sa petite amie (toujours la craquante, et quelque peu horripilante, Maggie Cheung) et fera cavalier seul à la fin. Chan est plus sérieux que dans le premier opus, il accentue son côté excellent enquêteur et se met en retrait dans la comédie. Il faut quand même se taper la chiasse de son chef à plusieurs reprises. La version anglaise n’arrange rien à l’affaire et donc, entre deux bonnes séquences de baston et quelques prouesses physiques, on peut trouver le temps très long. A vrai dire, je préfère regarder Shanghai Kid. On peut trouver ça grave. C’est peut-être culturel. Et j’adore Owen Wilson.

Un hommage à John Woo ?

Par Pascal
Commenter25 avril 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Polar

Police Story (1985) de Jackie Chan

Jackie Chan est connu pour sa pratique des arts martiaux. Au fait de sa gloire en Asie, il réalise ce Police Story soit une plongée dans l’action pure avec sa troupe de cascadeurs. Le début est pétaradant avec un gunfight dans un bidon ville puis surtout sa traversée en voiture. Il n’aura échappé à personne que Michael Bay a repris cette scène telle quelle pour son Bad Boys 2 près de 20 ans après. Ce plagiat est presque une bonne chose. Il montre que le fric ne fait pas tout : la séquence dans Police Story est plus sensitive que celle du film de Michael Bay. Nul doute que dans les deux cas, la préparation fut importante mais celle de Police Story donne l’impression d’une prise de risque et d’une spontanéité plus grande. Elle prend aux tripes. Il y a d’excellents films d’action américain mais une « simple » cabriole (de plusieurs minutes !) avec un parapluie de Jackie Chan pour s’accrocher à un bus est beaucoup plus spectaculaire que des fx numériques.

Le début de ce Police Story est donc excellent et ce ne sont pas les arts martiaux qui sont mis en avant mais bien toutes les capacités d’Action Man de Jackie Chan et son équipe. Et hélas de comédie. Police Story raconte une histoire de protection de témoin. Ce dernier est une dernière (Brigitte Lin). Le protecteur est Jackie Chan et il a une petite amie May (Maggie Cheung qui est très mignonne, ingénue). Nous avons donc droit à de la comédie. J’ai vu le film en anglais et il y avait déjà des contresens entre l’anglais doublé et l’anglais sous-titré ce qui limite la portée des gags. Mais bon en plus ce n’est pas excessivement drôle : certes on peut sourire lors du faux interrogatoire et de la fausse tentative d’assassinat mais les quiproquos dans l’appartement sont plutôt pénibles. Le procès, avec perruques, est si nul qu’on peut en rire au troisième degré (au-moins). Le problème est que tout ça dure plus de 45 minutes et qu’on peut trouver le temps long. Tout juste peut-on apprécier Chan se garant de manière incroyable, s’amuser avec des fils de téléphones et provoquer quelques chutes et accidents.

La dernière demi-heure est beaucoup plus sérieuse, également au niveau de l’intrigue, avec des combats spectaculaires et des chorégraphies brutales. Certaines scènes sont accélérées mais ce qui pouvait nuire est ici plutôt bien mené (c’est pas les Anges Gardiens, quoi). Jackie Chan fait des choses inimaginables jusqu’au final anthologique dans le centre commercial. Ça fait un bon tiers d’hallucinant. C’est largement suffisant pour nous impressionner d’autant que, comme souvent dans les films de Chan, le générique de fin nous rappelle que toutes ces acrobaties ont un prix.

Par Pascal
Commenter22 avril 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Polar


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