Petit écran

Revues ciné et séries TV

Cinéma

JCVD

Vu le 4/6/2008 au MK2 Odéon Salle 2

JCVD débute par un calamiteux et paradoxalement statique travelling façon jeu vidéo. Jean Claude Van Damme tue de nombreux ennemis et sauve l’otage. Heureusement, ce n’est qu’un film dans le film réalisé par un péteux artiste asiatique. Le ton est donné. A 47 ans, l’acteur JCVD n’y croit plus et court après un cachet pour payer son avocat et obtenir la garde, ou au-moins le droit de visite, de sa fille. Ses cartes bleues bloquées, il se retrouve à la poste pour retirer de l’argent. Pas de bol, l’agence se faisait braquer…

JCVD c’est un peu l’autre côté du miroir où Jean-Claude Van Damme joue son propre rôle dans une fiction où il se trouve contraint de négocier avec des malfrats. L’humour le plus évident du film repose sur le décalage entre l’acteur dans la vie et l’idée que le spectateur s’en fait. Le « héros » a donc une peur terrible des flingues, a peur de mourir, ne veut surtout pas jouer au héros. Et pourtant, les occasions où les méchants baissent leur garde face à lui sont légions et on ne peut s’empêcher de se demander, tout comme l’acteur dans les derniers … lire la suite ›

Sex and the City

Vu le 3/6/2008 à l’UGC George 5 Salle 1 en VO

Il est délicat de faire une critique sur un film clôturant une série télévisée que je connais à peine, disons que j’ai vu 7 ou 8 épisodes, d’autant que je n’ai rien du public cible. Ce dernier est aisément reconnaissable, il suffisait d’attendre une quinzaine de minutes devant les caisses automatiques de l’UGC George 5 la semaine de la sortie du film. C’est évidemment un public essentiellement féminin, les quelques hommes perdus accompagnant madame. Elles sont des filles et des femmes se fondant dans cette masse que nous croisons tous les jours dans la rue mais qui, une fois réunies, forment une classe étonnamment homogène et en osmose avec les quatre héroïnes de la série.

Le film Sex and the City semble donc être la conclusion de la série. Les quatre femmes sont plus ou moins installées et vivent fort richement tandis que la dernière des célibataires, Carrie (qui a souvent des tenues abominables), accepte de se marier avec Mr Big. Le jour du mariage ne se passe pas comme prévu. Il faudra alors subir le plus horrible malentendu de la décennie soit :
- Big a des doutes et … lire la suite ›

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Commentaire

(voir aussi la longue introduction)

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal commence par un étrange monticule de terre en guise de représentation du logo de la Paramount puis vient une voiture très happy days en plein désert du Nevada avec de jeunes insouciants s’amusant à faire la course avec un convoi militaire rempli d’espions russes. Nous sommes dans les années 50, exit les nazis donc et bonjour les soviétiques, ennemis en quête d’un savoir absolu évoluant à travers une pensée collective : le must pour des communistes ! Notons que le parti communiste russe a condamné le film.

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Cet ennemi emblématique colle parfaitement à l’esprit des années 50. Spielberg va plus loin en nous faisant traverser tout un pan de l’ambiance et de la culture de l’époque. C’est le temps de la chasse aux communistes et de la suspicion à grande échelle qui touchera même le héros Indiana Jones, devenu une cible privilégiée du FBI. Le metteur en scène parvient à recycler toute l’imagerie de l’époque à travers notamment deux grandes explosions : la première nucléaire au coeur d’un faux village restituant parfaitement l’american way … lire la suite ›

Introduction à Indiana Jones 4

18 ans d’attente quand même. Je me souviens encore de mes séances d’Indy 3. La première au Kinopanorama à Paris 15, actuellement une salle de gym (si), à deux pas de chez moi puis deux fois d’affilée dans un cinéma de Montparnasse. J’avais douze ans. C’était quelques années avant que la salle de cinéma marque définitivement son emprise sur moi avec Jurassic Park (encore Spielberg) et Meurtre mystérieux à Manhattan (seul dans la salle un samedi après-midi).
Le fait d’avoir vu ce film au cinéma n’est sans doute pas étranger au fait que c’est mon préféré (j’ai peut-être vu le Temple Maudit au cinéma mais je ne m’en souviens pas). Voir un film dans une salle de cinéma me rend beaucoup plus indulgent et surtout plus émerveillé.

Que pouvais-je attendre au fond du nouvel épisode d’Indiana Jones ? Peut-être le retour en enfance que j’évoquais en voyant la bande-annonce.
Annonçons-le de suite : j’ai pris beaucoup de plaisir à voir Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal mais ce n’est pas le retour en enfance attendu mais bien un vrai et bon plaisir à revoir un héros au mieux de sa forme fusse t’il a priori dans le moins génial … lire la suite ›

La saga Indiana Jones : les ennemis

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Il est convenu de dire qu’un bon film d’aventure est rarement sans méchants, de même qu’un film d’aventure est bon quand les méchants sont réussis. Les mauvais sont légions dans Indiana Jones, du simple soldat nazi au prince indien en passant par un singe espion. Et il n’y a que rarement de l’ambivalence chez ces hommes et ces femmes. C’est la quête de pouvoir, la cupidité, la méchanceté même qui sont leur moteur.

Compte tenu de cette volonté de domination, de l’époque (les années 30), et du côté sérial parfaitement assumé, l’ennemi principal des Jones devient l’Allemagne nazi. Le pays est vu comme le symbole du Mal faisant passer Hitler comme particulièrement féru de mysticisme et de légendes anciennes. Dans les épisodes un et trois, Indiana Jones cassera donc du nazi, des soldats par dizaines, des tortionnaires et des collabos jusqu’à pénétrer au coeur de ses terres et rencontrer Hitler lui-même lors d’une séquence mémorable de dédicaces ! Les gamers se souviennent certainement du jeu adapté du troisième épisode offrant la possibilité alléchante de frapper Hilter dans la même situation que le film (avec cela va sans dire une … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : les amis

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Les amitiés d’Indiana Jones sont rarement de circonstance. Il y a bien ce capitaine Katanga dans le premier épisode tout comme le capitaine Blumburtt de l’armée de sa Majesté dans le second. Tout deux troubles au début, ils s’avéreront être de vrais alliés. Mais les vraies amitiés naissent avant l’épisode sans parfois même qu’on prenne la peine de nous expliquer leur origine (la rencontre avec demi-lune est expédiée en quelques phrases). Elles confèrent à Indiana Jones une véritable existence, une histoire et des aventures antérieures (et qui mèneront naturellement à la série Les Aventures du jeune Indiana Jones que je n’ai jamais vues).

Dès l’introduction des Aventuriers de l’Arche perdue (encore une fois, presque tout est dit dans cette introduction), Indy est poursuivi par des sauvages et c’est un de ces amis, Jock, un pilote appréciant les serpents comme animal de compagnie, qui lui sauvera la mise, démarrant l’hydravion biplace (alors que l’équipée d’Indy se composait 4 personnes plus le pilote, c’est vraiment un plan B !) au son du Faucon Millenium de l’Empire Contre Attaque !

Ces amitiés sûres sont évidemment tournées vers Indiana Jones, c’est le héros … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : les femmes

Sans être un homme à femmes, Indiana Jones sait séduire, au-moins pendant son cours d’archéologie. A l’instar du marin qui en a une à chaque port, Indy a une femme par film pour lequel il joue volontiers les chevaliers servants, leur sauvant la vie une bonne demi-douzaine de fois par épisode.
La pertinence des géniteurs du héros au fouet est d’avoir su caractériser et différencier les femmes de sa vie.

Marion Ravenwood (Karen Allen)

Marion Ravenwood

Marion Ravenwood est la fille d’un des mentors d’Indiana Jones qui succombera à son charme pour mieux la larguer ensuite. Dix ans plus tard, comme piégée suite à la mort de son père, elle survit dans un bar au coeur des montagnes du Népal. En une seule séquence d’un concours de descente d’alcool, Spielberg nous résume toute la force de cette femme au caractère bien trempé.
Fière mais toujours amoureuse, quand Indiana revient chercher un médaillon qu’elle détient dans les Aventurier de l’Arche perdue, elle ne peut que le suivre comme un prince charmant emmenant sa belle au bois dormant (pour la description détaillée des retrouvailles voir l’excellent article de Rafik Djoumi).
Généralement femme préférée des … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : le père

Henri Jones Sr (Sean Connery)

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Le père d’Indiana Jones n’apparaît que dans Indiana Jones et la dernière Croisade. Il est la création la plus importante de la série après Indiana Jones lui-même. Alors que Lucas souhaitait raconter la quête du Graal, Spielberg voulait développer une relation père-fils. Loin de reléguer le Graal à un McGuffin de luxe, Spielberg parvient finalement à concilier les deux, enracinant la quête, lubie initiale du père autour de leur relation. Cette approche est classique, deux personnes se retrouvent dans l’épreuve, mais géniale. Elle bouleverse néanmoins quelques codes puisqu’il est quand même assez rare de voir Papa-Maman débarquer dans la vie du héros.

Ces retrouvailles mouvementées changent complètement notre perception du héros Indiana. Alors que nous connaissions un Indy orgueilleux avec les femmes, toujours accompagné d’amis à son service et opposé à des ennemis respectant sa valeur, nous nous retrouvons avec un enfant en représentation devant son père, soumis et dépassé, incompris mais qui cherche malgré tout à l’impressionner. Ses regards et son sourire victorieux vers son père lors de la poursuite en moto le soulignent.

Mais qui est ce père tant redouté ? Comme … lire la suite ›

La saga Indiana Jones : l’Aventure (2)

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L’aventure, c’est aussi l’action. Les créateurs des films imaginent souvent de grandes scènes d’action qui seront autant de figures imposées aux scénaristes qui devront d’une manière ou d’une autre les inclure dans le scénario.

L’action prend ainsi la forme d’innombrables poursuites, à pied, à cheval, en train, en bateau, en avion ou plus classiquement en voiture. Celle dans le désert rappelle Duel surtout quand Jones parvient à prendre le contrôle du camion et fonce vers la voiture où se trouve Belloq. La plus originale est celle dans la mine à bord de wagonnets dans un réseau de rails infini. Donner vie au plus invraisemblable tout en restant le plus sérieux possible est sans doute une des plus grandes réussites de cette série d’aventure.

Indiana Jones ne sait pas seulement tout conduire. Il sait aussi se battre. Il est parfois opiniâtre quand il a son revolver, tout le monde se souvient de la scène face au combattant à l’épée au Caire qu’il préfère abattre avec détachement : Ford était malade sur le tournage et a trouvé cette idée pour expédier le tournage alors qu’un combat singulier était prévu. Mais il … lire la suite ›

La saga Indiana Jones : l’Aventure (1)

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Au départ de l’aventure Indiana Jones, il y a l’envie de Spielberg de réaliser un James Bond et l’ambition de George Lucas de retrouver l’ambiance des serials d’antan, ces feuilletons sans prétention mais au rythme trépidant. Avec un plus gros budget, sans être particulièrement astronomique, les deux réalisateurs joignent leur force pour créer un nouvel héros et retrouver l’ambiance des années 30 avec le plus grand sérieux, vraiment au premier degré, tout en y mêlant habilement humour et ironie. La réussite est absolue puisqu’ils parviennent à le faire croire aux spectateurs comme moi qui n’a qu’une idée théorique de ce qu’est un serial ou le film d’aventure de l’entre deux-guerre. Et en fait, tout concourt dans la série à restituer ce parfum d’aventure invraisemblable mais fantasmé depuis notre plus tendre enfance.

L’aventure commence très souvent par le dépaysement. Comme pour James Bond, les voyages aux quatre coins du monde sont au rendez-vous et illustrés par ces magnifiques cartes tout au long des voyages en avion, en voiture ou en sous-marin du héros. Curieusement d’ailleurs, Indy ne passe pas beaucoup de temps aux états-unis et part très vite pour les … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : Indy

Tout du mythe est presque dit dès le début dans cette introduction mystique des Aventuriers de l’Arche perdue au coeur de la jungle sud américaine. C’est la naissance d’un héros qui nous arrive d’un bloc en sortant littéralement de l’ombre et neutralisant ses adversaires avec son fouet et une tenue : la chemise ouverte à moitié, la veste en cuir, le chapeau Stetson (entre autres, voir les références plus bas), le sac en bandoulière (qui s’avère être originellement un sac pour masque à gaz…), le ceinturon avec son pistolet qui lui servira finalement assez peu.

Indiana Jones
La première apparition d’Indiana Jones de face, sortant de l’ombre, menaçant

La présence de ce héros dans cette jungle n’est pas anodine : il est en quête d’une idole, une statuette en or massif. Il n’est pas vraiment un aventurier mais un « raider », un pilleur, pilleur pour la bonne cause, pour le musée, mais pilleur quand même à la fois malin et arrogant.

Indiana Jones

Trop arrogant. Dans sa quête de l’idole, il déjoue tous les pièges et sauve … lire la suite ›

La saga Indiana Jones

Quelques révisions avant le très attendu Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal sont de rigueur.
Dans les articles qui vont suivre, je me concentre presque exclusivement sur les trois premiers films et non tout ce qui a dérivé de ceux-ci. Je ne mésestime pas pour autant la série ou les jeux que je ne ne connais malheureusement trop peu.

Indiana Jones

Articles

- Indy
- L’Aventure (1)
- L’Aventure (2)
- Le père
- Les femmes
- Les amis
- Les ennemis

Fido

Fido est un film étrange. C’est un film de zombie, c’est un film uchronique, c’est un film ironique, c’est un film parodique, c’est une comédie. Ça fait beaucoup. Et quand les films essayent de faire plein de choses en même temps, en général, c’est le gadin assuré. Et bien là, ce film a un défaut : il manque de rythme. Voila, c’est tout. Pour le reste, il est juste génial, et assuré de devenir un film culte au même titre que son prestigieux ancêtre, La nuit des morts-vivants.
Dans un monde touché par les Zombies’ wars, lorsque les morts sont sortis de leurs tombes pour dévorer les vivants, quelques communautés parviennent à survivre dans la paix, la sécurité et l’abondance grâce à la firme Zomcon qui leur fournit une main-d’oeuvre à bon marché (des zombies domestiqués). L’ambiance est aux couleurs sursaturées de l’Amérique triomphante des années 50.

Le héros, du moins le personnage principal, est un petit garçon affligé d’un père atroce dans le genre coincé et refoulé et d’une mère un peu stressée mais qui se révèlera tout à fait charmante. Il … lire la suite ›

Pénélope

Vu le 15/4/2008 au MK2 Odéon salle 3 en VO
Film américain (2008 - Penelope) de Mark Palansky avec Christina Ricci, James McAvoy, Catherine O’Hara, Reese Witherspoon, Richard E. Grant, Peter Dinklage, Nick « Shaun Of The Dead » Frost…

En anglais, Pénélope se prononce Pénélopi ou Pénélopee pour les gens branchés web 2.0. C’est beaucoup plus élégant que le Pénélope prononcé à la française réservé pour des vaudevilles hystérico-pleurnichards.

Pénélope est donc un conte de fée où une princesse ensorcelée attend son prince charmant. Point n’est question de grenouille ici mais plutôt de cochon, de nez et d’oreilles principalement (puisque les pieds sont réservés à Marie-Madeleine. Hum.). Pénélope est une princesse contemporaine enfermée par sa mère qui trépigne de pouvoir la faire s’unir à un prince charmant la délivrant d’une malédiction « physique » qu’elle a depuis la naissance. Peut-être que Max (James McAvoy, le docteur écossais dans le très bon Le Dernier Roi d’Ecosse)

Pénélope, c’est Christina Ricci ou Mercredi, quelque chose qui raisonne dans mon adolescence comme les actrices touchantes (la voir essayer de sourire dans les valeurs de la famille Adams est un grand moment de cinéma) qui m’ont aidé à ne pas devenir le pseudo-intello qui se … lire la suite ›

Mongol

Vu le 22/4/2008 à l’UGC George V salle 6 en VO
Film Kazakh (2008) de Sergei Bodrov avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun…

Du cinéma Kazah, je connais donc pour l’instant Borat et ce film, Mongol, certainement plus sérieux soit l’histoire de Gengis Khan alias Temudgin. En fait pas vraiment toute l’histoire puisque Mongol s’attarde surtout sur la jeunesse et les premiers faits d’armes du futur maître d’Asie. A tel point qu’au bout des deux tiers, je me suis demandé si je n’assistais pas au premier volet d’une trilogie. En fait, Sergei Bodrov use et hélas abuse de l’ellipse se justifiant à deux reprises par des séquences mystiques, l’une jolie, la libération de son pilori, l’autre plus difficile à avaler où Temudgin, revenant seul au pays après des années de captivité, lève une grande armée de plusieurs milliers d’hommes ! Finalement, le film expédie en quelques minutes plus une grande et magnifique bataille toute l’histoire de la conquête de son empire…

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