Carrie (1976) de Brian de Palma
Enfin vu ce classique du film d’horreur, qui fait en outre partie des 100 films fantastiques (sur en gros 1975-1993) de MadMovies paru pour leur centième numĂ©ro, rĂ©alisĂ© par Brian de Palma. Le metteur n’en est pas Ă son coup d’essai et a dĂ©jĂ mis en boite un film fantastique, le bon Soeurs de sang. Carrie est une jeune adolescente, tĂŞte de turc des pĂ©tasses de son lycĂ©e (soit Ă peu près tout le monde), Ă©levĂ©e et martyrisĂ©e par une mère illuminĂ©e. Peu Ă peu, dès lors qu’elle a ses premières règles, elle se dĂ©couvre des pouvoirs tĂ©lĂ©kinĂ©siques.
Le film n’a pas vraiment subi l’Ă©preuve du temps si ce n’est qu’on peut dire qu’il serait difficile de rĂ©aliser un film pareil aujourd’hui. Je reconnais avoir eu un peu peur de me retrouver avec un film surtout connu pour sa dernière partie et un peu pĂ©nible dans les deux premiers tiers. Le film choque dès ses premiers instants dans cette scène très voyeuriste dans le vestiaire des filles s’achevant comme un meurtre alors que Carrie a ses règles pour la première fois. Le retour Ă©plorĂ©e de Carrie chez sa mère (terrifiante Piper Laurie) est assez traumatisante. Toute la suite sonne parfois comme un film de casse oĂą les pĂ©tasses, notamment Chris (Nancy Allen, que j’avais vu dans l’hilarant 1941), prĂ©parent un mauvais coup Ă Carrie pour le bal de fin d’annĂ©e oĂą elle est invitĂ©e par le beau Tommy. Les hommes dans Carrie semblent d’ailleurs hors du coup, manipulĂ©s, ou plutĂ´t soumis, aux femmes.
Et donc, le final est bien le morceau anthologique prĂ©vue avec des images marquantes oĂą la violence de Carrie explose littĂ©ralement Ă l’Ă©cran. Sissy Spacek, du bal de promo Ă la crucifixion avec des ciseaux, rentre dans l’Histoire du cinĂ©ma. Bien des amateurs ont dĂ©crit longuement tous les degrĂ©s de lecture du film et sa mise en scène. Un classique en somme mais aussi une expĂ©rience intense et violente de bout en bout.
Par Pascal Commenter10 avril 2010 Catégories: Articles CinĂ©ma Epouvante



