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Fido

Fido est un film étrange. C’est un film de zombie, c’est un film uchronique, c’est un film ironique, c’est un film parodique, c’est une comédie. Ça fait beaucoup. Et quand les films essayent de faire plein de choses en même temps, en général, c’est le gadin assuré. Et bien là, ce film a un défaut : il manque de rythme. Voila, c’est tout. Pour le reste, il est juste génial, et assuré de devenir un film culte au même titre que son prestigieux ancêtre, La nuit des morts-vivants.
Dans un monde touché par les Zombies’ wars, lorsque les morts sont sortis de leurs tombes pour dévorer les vivants, quelques communautés parviennent à survivre dans la paix, la sécurité et l’abondance grâce à la firme Zomcon qui leur fournit une main-d’oeuvre à bon marché (des zombies domestiqués). L’ambiance est aux couleurs sursaturées de l’Amérique triomphante des années 50.

Le héros, du moins le personnage principal, est un petit garçon affligé d’un père atroce dans le genre coincé et refoulé et d’une mère un peu stressée mais qui se révèlera tout à fait charmante. Il est persécuté par deux bullies et il n’a pas d’ami. Heureusement, Fido le zombie entre dans sa vie pour devenir son meilleur ami.
On a le droit à une assez bonne charge contre le bonheur lisse et obligatoire (« le bonheur grâce au contrôle ») et ce qui est peut-être, ce qui serait regrettable, une charge contre les armes. Mais honnêtement, je n’en sais rien, et j’ai trouvé la présence de tous ces gens armés (y compris le gamin qui se voit offrir un petit Smith & Wesson, même s’il n’a pas encore douze ans et le droit de le porter) très sympathique. Je suis peut-être trop premier degré pour ça.

Mais en tout cas, il y a une scène absolument mythique dans ce film, lorsque les gamins filent en sport pour tirer sur des cibles de zombies en chantant la comptine « Dans l’cerveau, pas dans le coeur, tirer à la tête c’est bien meilleur ». Approuvé par Lorenzo.

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Par Laurent
Commenter11 mai 2008
Catégories : Cinéma

Everything is illuminated

Avec Elijah Wood, qui joue le rôle d’un jeune juif américain, kleptomane-obsessionnel-compulsif, qui tente de faire une recherche sur sa famille en Ukraine. C’est aussi drôle qu’Elijah Wood est sexy, même avec de grosse lunettes, en grande partie grâce aux Ukrainiens fous. Un petit côté andersonnien.

Everything is illuminated

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Par Laurent
Commenter4 février 2007
Catégories : Cinéma

Lost in translation

Réalisé par Sophia Coppola, avec l’excellent Bill Muray, qui est un peu le Jean Rochefort américain.

Je l’avais raté à sa sortie, et j’ai beaucoup aimé cette amourette entre deux exilés dépressifs à Tokyo, l’un un peu fatigué par la vie et la pression de la célébrité et l’autre par son absence de vie, ombre d’un jeune photographe qu’elle aperçoit de temps à autre entre deux prises de vue. C’est du Sophia C., donc c’est léché, avec une excellente B.O.

Lost in translation

Il y a pas mal de moments mous, mais c’est le genre qui veut ça, et il y a de très beaux moments (la visite du temple à Kyoto, la soirée en boîte de nuit avec les surfeurs, la séparation) et quelques uns très drôles.

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Par Laurent
Commenter3 février 2007
Catégories : Cinéma

Rafales

Comme je suis dans un cyber-café, loin de mon intérieur douillet et des mes outils habituels, voici une petite sélection de films que j’ai regardé récemment.

Combien tu m’aimes ? (La Chère est faible)

Campan vient de gagner au loto, alors il va dans un bar à putes et prend Belluci en leasing. En soi, ce n’est pas une mauvaise idée, j’ai toujours été favorable à cette solution. Cela dit, pour le prix d’une Monica Beluci, il aurait pu envisager de prendre plusieurs Bulgares, ou une seule sur une plus longue durée, ou plusieurs en rotation. Donc Campan ramène Belluci à la maison, elle lui fait des pâtes, et lui fait une crise cardiaque à chaque fois qu’elle enlève son manteau.
C’est tellement tarte, creux et artificiel que j’ai abandonné cette autoparodie de Blier juste après le second plat de pâtes.

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Payback (Le barman craquera-t-il sous la pression ?)

Payback est un film noir. Ou une parodie de film noir. Un peu à la Ellroy, quoi. Ou à la façon de Ghost dog. Je ne sais pas vraiment. Mais dans un cas ou l’autre, c’est réussi. Mel Gibson interprète un gangster indépendant, dur à cuir et un peu con (et têtu). Il se fait escroquer par sa femme et un collègue de travail, qui le laissent mort après un coup qui aurait dû lui rapporter $ 70000, aux dépens de gangsters asiatiques.
Après s’être remis, il revient avec un costume neuf et un gros Smith & Wesson et s’attaque à son traître, qui est devenu entretemps, grâce à l’argent du casse, un ponte du syndicat du crime local. Comme la mafia refuse de payer, il commence à faire le ménage, apparemment pour le principe, puisque tout ce qui l’intéresse, à la surprise générale (mafieux et flics véreux), ce sont les $ 70000 qu’on lui a piqué.
Pour une raison quelconque (peut-être à cause de la bande-annonce, en fait), j’avais supposé que Payback était une comédie. Ce n’est pas le cas, même si certaines situations sont amusantes. La galerie de capi vaut le coup d’oeil, ce sont les meilleurs seconds rôles du film. J’ai tout de suite pensé à l’excellent History of violence de Cronenberg.

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Armaguedon (Holly Harvey Oswald)

Armaguedon (à ne pas confondre avec l’insupportable Armaggedon) est un film produit en partie par Alain Delon, ce qui fait que le film est présenté comme delonesque, alors qu’il n’y tient qu’un honnête second rôle. Le premier rôle, c’est Jean Yanne. Un Yanne énorme, grandiose, timide et baffoué, et qui décide de se venger. Et comme la seule chose qui rétablit l’égalité sur terre, c’est le meurtre, Jean Yanne décide de se lancer dans l’assassinat messianique, menaçant plusieurs haut-fonctionnaires avant de faire une prise d’otages et d’obtenir la parole en Eurovision.
Le résultat est vraiment excellent, Jean Yanne est très crédible et la bande-son de Piazzola vaut le coup d’oeil.

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Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby (Nascar acquis ne profite jamais)
Talledega Nights est un ovni avec Will Ferrell, qui reprend un rôle assez cousin germain de celui de Ron Burgondy. C’est donc un humour assez particulier, pas vraiment ironique, juste un peu absurde (mais pas trop) qui nous est offert dans ce foutage de gueule sur les courses automobiles américaines.
Ricky Bobby est devenu coureur automobile un peu par hasard, un peu par vocation, et devient le meilleur du circuit. Il gagne beaucoup d’argent, a une famille horrible/merveilleuse selon le point de vue, mais tout va s’effondrer lorsqu’un nouveau rival va apparaître : le coureur de F1 Jean Girard va le pousser hors de la course, et c’est horrible, parce que non seulement ce type est arrogant, français, raffiné et existentialiste, mais en plus il est marié à un dresseur de chiens ! Je ne dirais pas que l’on nage dans la finesse, mais il y a quelques scènes extrêmement drôles dans ce film, après un décollage un peu lent.

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Par Laurent
Commenter25 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Marock (Koulchi bekher)

Marock est un teen-movie franco-marocain qui se passe à Casablanca, dans une bande de lycéens fils à papa.
On pense bien sûr à Déjà mort (Nice) ou à Hell (Paris).
Marock n’est pas aussi bon que le Dahan, mais de peu. L’héroïne, Rita est une petite musulmane qui aime les garçons, mais veut rester pure jusqu’au mariage, aime bien sortir en boîte, boire de l’alcool à l’occasion, comme tous ceux de son âge. En tombant amoureux de Youri, sa situation devient assez compliquée, puisque non seulement elle couche, mais en plus elle commet l’irréparable avec un juif.

Marock

Il y a bien sûr beaucoup de conneries adolescentes, de l’alcool, un peu de drogue, des fêtes idiotes, de l’amitié, de la bonne musique, et le choc frontal entre un mode de vie hédoniste à l’occidental (et son gaspillage de moyens) et la vie traditionelle (et une certaine hypocrisie religieuse, telle qu’on pouvait sans doute la trouver dans les années 50 en France).
Le résultat est excellent.

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Allociné
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Par Laurent
Commenter21 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Le Parfum (Pas fin)

Le Parfum est tiré du best-seller de Süskind et raconte l’histoire d’un serial-killer, Jean-Baptiste Grenouille qui tue des femmes rousses pour leur voler les cheveux et élaborer le parfum absolu.
Bon, pour résumer vite, parce que ce film dure deux heures de trop, il y arrive, ça lui sauve plus ou moins la vie parce que le parfum a un grand pouvoir, il y a une super scène d’exécution qui vire à l’orgie et après il meurt. Et ces filtres, mon Dieu, ces filtres, il y en a presqu’autant que dans Behind enemy lines. Mais confisquez-leur !
Il y a l’excellent Rickman dans le film, il paraît, mais je ne l’ai pas reconnu. Dustin Hoffman n’est pas mauvais.

Grenouille

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Par Laurent
Commenter20 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Behind enemy lines II (Derrière extraordinaire)

Behind enemy lines II est un film de guerre qui raconte l’attaque des Américains contre la Corée du Nord pour l’empêcher de détenir un missile nucléaire.
Alors pour résumer, c’est comme un film d’après Tom Clancy, mais en gay. Ce film est super gay, je vois mal comment le décrire autrement.
Sinon, on ne s’ennuit pas vraiment, c’est un bon téléfilm, avec plein de flashbacks, des scènes de ralenti, un filtre bleu-froid pour bien faire comprendre que la Corée du Nord c’est un pays de merde. Pour le reste, c’est la géopolitique cinématographique, avec tout ce que cela implique.

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Par Laurent
1 commentaire20 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Les Mauvais joueurs (Sentier, sobriété)

Les Mauvais joueurs se passe dans le Sentier, dans le milieu de la confection arméniano-chinois. Pascal Elbé est amoureux d’une petite chinoise, qui sort avec un chinois après l’avoir laissé tombé. Il recupère le petit frère à la place, et assume plus ou moins un rôle de grand frère. Ca tourne mal, eh, c’est un film français, pas vrai ?

Comme dans un film de John Woo

Pour un film français, d’ailleurs, on s’en tire bien, on ne s’ennuit pas trop, il y a même quelques très bonnes idées ; le générique de fin est très bon.

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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Without a paddle (Quand Oregon, Oregon)

Si je vous dis DB Cooper, une ours qui mange un téléphone portable, Kubiac en redneck cultivateur de marijuana, Seth Green en slip, des bombasses hippies qui chient dans des sacs en papier, et un trappeur homophobe, je vous aurais résumé à peu près ce film.

Without a paddle

Il y a quelques scènes amusantes (généralement aux dépens de Seth Green), mais dans l’ensemble, le film est assez mou.

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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Blood simple (Coen comme la lune)

Blood simple est une histoire d’adultère, avec un patron de bar, sa femme, un employé et un detective tueur à gages. Il y a une scène de route que l’on retrouve chez Lynch dans Lost Highway, et sans doute ailleurs.

Blood simple

Je vais être franc : j’ai rien compris.

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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

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