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Revues ciné et séries TV

Les articles de Pascal

The Dark Knight numéro 1

La suite de Batman Begins a bénéficié d’un marketing immense mais pas envahissant dont il résulta un buzz très positif et même une réputation fort flatteuse. Les critiques ont même suivi ce qui n’est pas nécessairement gage de succès mais peut compter quand il s’agit de battre des records. The Dark Knight a ainsi battu le record détenu par Spiderman 3 depuis l’an passé pour son ouverture au USA avec 155 millions de dollars engrangés lors de son premier weekend d’exploitation.
Le succès du film est encore plus frappant avec cet autre prouesse : The Dark Knight s’accroche depuis quelques jours en tête du classement d’IMDB, le fameux top 250. Il est probable qu’il perde quelques dixièmes de points au cours du temps mais il devrait rester durablement en haut du classement.

Rien que pour vos yeux, le top 10.

Rank Rating Title Votes

1. 9.4 The Dark Knight (2008) 91,097
2. 9.1 The Godfather (1972) 291,274
3. 9.1 The Shawshank Redemption (1994) 342,149
4. 9.0 The Godfather: Part II (1974) 166,703
5. 8.9 Buono, il brutto, il cattivo, Il (1966) 97,661
6. 8.9 Pulp Fiction (1994) 293,760
7. 8.8 Schindler’s List (1993) 195,533
8. 8.8 One Flew Over the Cuckoo’s Nest (1975) 147,855
9. 8.8 Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) 206,285
10. 8.8 Casablanca (1942) 126,586

Je les ai tous vu. Ouf. Il faut remonter à Sunset Boulevard en 29è pour trouver le premier classique” que … lire la suite ›

Y’a bon Wall-E

Nous avons donc en bas de cette page deux affiches de Wall-E, l’une anglophone, l’autre est l’affiche française que nous pouvons voir notamment dans les rues parisiennes. Il n’y a pas tellement de différences mais pourtant le traitement est confondant. Pour tout dire, j’ignore totalement à qui est destiné le tagline « Y’a de l’amour dans l’air » (reprise, idiote, de la chanson d’un des teasers “Love is in the air”). Aux enfants ? Aux parents ? Aux jeunes des cités ? Aux bobos ? Sérieusement, qui peut-être interpellé, touché par cette horrible sentence ? Wall-E est sorti depuis quelques jours aux USA où le film est le plus souvent décrit comme le meilleur film de 2008 ce que j’espérais. Et tandis que l’affiche américaine a tout du rêve, l’affiche française fait preuve d’un désolant simplisme. Voilà comment on traite ce qui pourrait être un chef d’oeuvre.

J’en ai vu des jeux de mots débiles, très très rarement amusants, sur les affiches des dessins animés sortis en France mais celle-ci dépasse les bornes. Et au cas où nous aurions pas compris, il y a un coeur étoilée. Lamentable.

Il est temps que le marketing sur ces dessins animés change, surtout au … lire la suite ›

Autour de Battlestar Galactica

Je suis un grand fan de la nouvelle série Battlestar Galactica. A ce sujet, le cliffhanger de la saison 4, très amer, est tout simplement monumental. Et donc, je ne suis pas le seul grand fan. Heureusement, sinon la série n’aurait sans doute pas perduré. Ou alors il faudrait que je sois très riche pour financer la production des épisodes. Tiens d’ailleurs j’ai joué au loto vendredi… et donc non ce n’est pas encore demain que je passerai le reste ma vie à regarder des films et des séries.

Bon, bref, qui dit fan dit merchandising. L’amateur de modèles réduits trouvera certainement son bonheur du côtés des poupées façon big jim et de tout type (Minimates ou bustes) et des reproductions du battlestar. Je ne suis pas un grand amateur de ces produits dérivés mais par contre j’adore les affiches de propagandes :

bsgpropaganda

bsg2

bsg3

On peut les trouver sur Amazon. Il n’y a pas d’affiches pro-cylons par contre. Mais ces derniers n’ont pas besoin de … lire la suite ›

James Bond - Quantum of Solace en 2008

Le nouvel opus de James Bond a enfin un teaser pétaradant. Après un Casino Royale intéressant, trouver Marc Forster à la tête de cette grosse machine est assez étonnant. De lui, j’ai vu le mélo sordide A l’ombre de la haine (un vrai calvaire) puis le touchant Neverland et enfin le bon Harold Crick évoqué dans ce blog. Il a également réalisé un thriller, Stay. Tout est donc ouvert entre un auteur qui a sa vision du héros ou un réalisateur qui fait ce qu’on lui dit de faire. Le teaser est donc pétaradant avec ce qu’il faut d’héros ambivalent, caché dans l’ombre. Non vraiment, elle est bien cette bande-annonce mais cela pourrait être exactement le teaser de Jason Bourne 4. Certes, cette série n’a pas inventé la latte à main nues et les sauts de toit en toit mais l’impression générale du teaser demeure cette étrange similitude avec Jason en plus arrogant quand même à l’image du dernier plan de Casino Royale repris sur la première affiche de ce film et dans la bande-annonce. Bond n’a pas tout à fait perdu son âme… et cette direction, plus « sombre » avec un héros « torturé », suit … lire la suite ›

Sans Sarah, Rien ne va

Vu le 23/6/2008 à l’UGC George V Salle 3 en VO

Sarah Marshall décide un beau jour de plaquer son petit ami fou amoureux Peter Bretter. Ce dernier est inconsolable et part pour Hawaï se ressourcer. Mais il est dans le même hôtel que Sarah et son amant…

Par la suite, Peter va rencontrer une fille plus sympa. Sans Sarah, Rien ne va est en effet une comédie romantique. C’est surtout dans la comédie que le film est plutôt réussi. On retrouve sans mal le ton des Productions/Réalisations de Judd Apatow, presque un genre en soi. Les gags sont souvent crus et hilarants, parfois inattendus. Ils apparaissent souvent comme vrais, spontanés. Car c’est bien l’authenticité de ces dialogues très sexués et des situations, pourtant improbables sur le papier, qui font la force et le style Apatow. Cette réussite est très liée au côté improvisé et aux personnages masculins interprétés par des comiques souvent au physique atypique (Jonah Hill, héros de Supergrave, est merveilleux en fan de Rock timide).

Ce style est bien présent dans le film de Nicholas Stoller : la mise en scène a laissé une grande place à l’improvisation. Pour se faire, outre les stars du petit écran, on retrouve des … lire la suite ›

61 860

C’est le nombre d’entrées en France, pas uniquement à Paris, en première semaine du film des frères Wachowski, Speed Racer. Certes, le box office en général est plutôt très moribond, presque sinistré pour ce début d’été. Même en tenant compte des mauvais résultats sur le sol américain, le résultat est on ne peut plus catastrophique et même la fête du cinéma ne risque pas d’inverser la tendance. Il faut pourtant voir ce film absolument dans les salles obscures. C’est une expérience unique.

EW Top 100 1983-2008

Grâce à Christophe Dechavanne et ses supers prime-times, on connaît bien la frénésie du monde pour les listes et classements de tout type. Le cinéma n’échappe évidemment pas à la règle et doit même en fait être un précurseur dans le genre au succès rarement démenti. Il suffit de lire les articles les plus populaires d’un des blogs américain sur le cinéma les plus connus (the movie blog) : 5 sur 10 sont des liste.

Grand diffuseur du genre (dont un très intéressant classement de 40 fins parfaites), Entertainment Weekly a donc publié un classement des 100 meilleurs films de 1983 à 2008 nous permettant de nous écarter quelque peu des listes définitives. J’en ai vu 78 ce qui n’est pas si mal et il y a seulement trois films dont je n’ai jamais entendu parler : deux documentaires dont Crumb de Terry Zwigoff sur le dessinateur Robert Crumb et qui récidivera avec l’étonnant docu-fiction American Splendor, et une comédie : Waiting for guffman de Christopher Guest (par ailleurs mari de Jamie Lee Curtis ce qui lui vaut d’entrée mon admiration).

Bien que de plus en plus gêné par l’arrogante cool&culte attitude de Quentin Tarantino, je … lire la suite ›

Death Race en 2008

Le remake de La course à la mort de l’an 2000 a donc été tourné. Porté par Paul W.S Anderson sur le projet depuis près de 10 ans, le rôle principal était initialement prévu par Tom Cruise ! Idée pour le moins étonnante. La raison est simple : Death Race raconte une course où le gagnant est celui qui tue le plus de personnes durant le trajet à travers une Amérique futuriste et décadente.
Suivant une mouvance entre science fiction désenchantée et politique, quelque chose entre Mad Max et Rollerball, la production Corman, pas très friquée mais très efficace, avait en tête d’affiche un David Carradine défiguré et un débutant, Sylvester Stallone, pour un résultat assez jouissif que certains pourront qualifier de culte.

Parmi les metteurs en scènes andersonniens, comme P.T Anderson (There Will be blood), Wes Anderson (La Vie Aquatique) où même Brad Anderson (The Machinist), Paul W.S n’est pas le meilleur mais il a un bon film à son actif, Event Horizon, un navet, Mortal Kombat, et des films d’action pas trop mauvais (le premier Resident Evil et Alien Vs Predator qui, quoique j’ai pu en lire, m’ont bien diverti au cinéma).

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Phénomènes

Situons un peu, j’aime beaucoup les films de M. Night Shyamalan depuis le Sixième sens. Mon préféré est Incassable et j’ai aimé la Jeune fille de l’eau le film qui semble avoir presque totalement mis à mal sa réputation à Hollywood. Si le film est parfois maladroit, il n’est pas un navet intersidéral car le réalisateur est loin d’être un manchot et ses images, ses évocations, sont toujours sincèrement superbes tout comme la fluidité, et parfois la densité, de ses intrigues.

Phénomènes débute par de dramatiques événements, des suicides collectifs d’abord dans les parcs de grandes villes puis dans tout le Nord Est des Etats-Unis. Si une attaque terroriste est d’abord évoquée, c’est bien la Nature elle-même qui semble être la cause de ces massacres.

De cette terrible menace, on ne saura finalement pas grand chose si ce n’est l’impuissance de l’homme face à celle-ci. Phénomènes se rapproche de La Guerre des Mondes et précisément du film de Spielberg avec cette famille en fuite se heurtant à une force incompréhensible et une population hostile. Un peu moins ambitieux, le film de Shyamalan ne supporte pas la comparaison avec le film de son grand admirateur mais il est tout à fait … lire la suite ›

Rome 112

Après un an, et uniquement pour des raisons d’emploi du temps, j’ai fini par achever le visionnage de la saison 1 de Rome. Cette série est pleine de qualités et très théâtrale à l’image du rapporteur, véritable voix de Rome. Le dernier épisode raconte la fin abrupte du règne du « dictateur » César ce qui n’est pas vraiment une révélation. La dernière partie de l’épisode est un sommet, chacun des moments portant l’Histoire et l’histoire de manière emblématique : la mort bien sur de César, violente et pathétique, le visage de Brutus, le départ à reculons de Marc Antoine dans l’ombre, l’annonce glorieuse de Servilia à une Atia pour la première fois de la série déconfite…

Et il reste les deux héros Lucius et Titus, deux hommes de l’ombre servant à faire l’Histoire (le sauvetage et l’enfantement de Cléopâtre par exemple est étonnant) à la manière des protagonistes des romans de James Ellroy. Passés les rebondissements narratifs, ils nous plongent dans une vision vertigineuse de la société romaine. Vertigineuse car la série Rome n’a aucun point de vue « moderne ». On retrouve souvent dans les reconstitutions historique un héros qui est figure plus contemporaine tissant un lien entre … lire la suite ›

JCVD

Vu le 4/6/2008 au MK2 Odéon Salle 2

JCVD débute par un calamiteux et paradoxalement statique travelling façon jeu vidéo. Jean Claude Van Damme tue de nombreux ennemis et sauve l’otage. Heureusement, ce n’est qu’un film dans le film réalisé par un péteux artiste asiatique. Le ton est donné. A 47 ans, l’acteur JCVD n’y croit plus et court après un cachet pour payer son avocat et obtenir la garde, ou au-moins le droit de visite, de sa fille. Ses cartes bleues bloquées, il se retrouve à la poste pour retirer de l’argent. Pas de bol, l’agence se faisait braquer…

JCVD c’est un peu l’autre côté du miroir où Jean-Claude Van Damme joue son propre rôle dans une fiction où il se trouve contraint de négocier avec des malfrats. L’humour le plus évident du film repose sur le décalage entre l’acteur dans la vie et l’idée que le spectateur s’en fait. Le « héros » a donc une peur terrible des flingues, a peur de mourir, ne veut surtout pas jouer au héros. Et pourtant, les occasions où les méchants baissent leur garde face à lui sont légions et on ne peut s’empêcher de se demander, tout comme l’acteur dans les derniers … lire la suite ›

Sex and the City

Vu le 3/6/2008 à l’UGC George 5 Salle 1 en VO

Il est délicat de faire une critique sur un film clôturant une série télévisée que je connais à peine, disons que j’ai vu 7 ou 8 épisodes, d’autant que je n’ai rien du public cible. Ce dernier est aisément reconnaissable, il suffisait d’attendre une quinzaine de minutes devant les caisses automatiques de l’UGC George 5 la semaine de la sortie du film. C’est évidemment un public essentiellement féminin, les quelques hommes perdus accompagnant madame. Elles sont des filles et des femmes se fondant dans cette masse que nous croisons tous les jours dans la rue mais qui, une fois réunies, forment une classe étonnamment homogène et en osmose avec les quatre héroïnes de la série.

Le film Sex and the City semble donc être la conclusion de la série. Les quatre femmes sont plus ou moins installées et vivent fort richement tandis que la dernière des célibataires, Carrie (qui a souvent des tenues abominables), accepte de se marier avec Mr Big. Le jour du mariage ne se passe pas comme prévu. Il faudra alors subir le plus horrible malentendu de la décennie soit :
- Big a des doutes et … lire la suite ›

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Commentaire

(voir aussi la longue introduction)

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal commence par un étrange monticule de terre en guise de représentation du logo de la Paramount puis vient une voiture très happy days en plein désert du Nevada avec de jeunes insouciants s’amusant à faire la course avec un convoi militaire rempli d’espions russes. Nous sommes dans les années 50, exit les nazis donc et bonjour les soviétiques, ennemis en quête d’un savoir absolu évoluant à travers une pensée collective : le must pour des communistes ! Notons que le parti communiste russe a condamné le film.

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Cet ennemi emblématique colle parfaitement à l’esprit des années 50. Spielberg va plus loin en nous faisant traverser tout un pan de l’ambiance et de la culture de l’époque. C’est le temps de la chasse aux communistes et de la suspicion à grande échelle qui touchera même le héros Indiana Jones, devenu une cible privilégiée du FBI. Le metteur en scène parvient à recycler toute l’imagerie de l’époque à travers notamment deux grandes explosions : la première nucléaire au coeur d’un faux village restituant parfaitement l’american way … lire la suite ›

Introduction à Indiana Jones 4

18 ans d’attente quand même. Je me souviens encore de mes séances d’Indy 3. La première au Kinopanorama à Paris 15, actuellement une salle de gym (si), à deux pas de chez moi puis deux fois d’affilée dans un cinéma de Montparnasse. J’avais douze ans. C’était quelques années avant que la salle de cinéma marque définitivement son emprise sur moi avec Jurassic Park (encore Spielberg) et Meurtre mystérieux à Manhattan (seul dans la salle un samedi après-midi).
Le fait d’avoir vu ce film au cinéma n’est sans doute pas étranger au fait que c’est mon préféré (j’ai peut-être vu le Temple Maudit au cinéma mais je ne m’en souviens pas). Voir un film dans une salle de cinéma me rend beaucoup plus indulgent et surtout plus émerveillé.

Que pouvais-je attendre au fond du nouvel épisode d’Indiana Jones ? Peut-être le retour en enfance que j’évoquais en voyant la bande-annonce.
Annonçons-le de suite : j’ai pris beaucoup de plaisir à voir Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal mais ce n’est pas le retour en enfance attendu mais bien un vrai et bon plaisir à revoir un héros au mieux de sa forme fusse t’il a priori dans le moins génial … lire la suite ›

Le Come-back

J’ai revu le come-back qui trainait dans mon étagère des “dvd à voir” et encore avec son emballage d’origine. Le film est vraiment très bon, drôle et romantique. Je suis à peu près sur de pouvoir revoir ce film indéfiniment sans ennui. C’est un feel very good movie avec une fin très réussie et une construction au-dessus de la moyenne du genre. Chaque comédie romantique doit passer par un moment de tension entre les deux amoureux avant les retrouvailles finales, généralement un quiproquo un peu tiré par les cheveux ou embarrassants. Ici c’est plus pertinent et bien vu.
Je constate sur Imdb que Hugh Grant ne semble ne pas avoir d’actualité récente. C’est bien dommage.