The Betrayal
Seinfeld, Saison 9, Épisode 8 – n° 164.
En hommage à Harold Pinter et sa pièce du même nom. Autre référence à la pièce dans l’épisode, un des personnages, l’ex-futur mari de Sue Ellen Mischke, se nomme Pinter.
Il s’agit d’un épisode monté à l’envers. Il commence par la fin de l’histoire, et finit au début, onze ans avant, par une série de flashbacks successifs. Les intervalles de temps entre chacun d’eux varient de quelques secondes à plusieurs années. Assez chaotique.
Le premier visionnage est déconcertant. Le DVD propose une vision à l’endroit, même si l’intérêt en est assez limité.
Ça commence donc par le générique de fin :

Les scénaristes ont introduit de manière exacerbée des éléments qui évoluent dans le temps. Comme la sucette de Kramer qui se reconstitue au fur et à mesure de l’épisode:


Les principaux traits de la série sont bien présents : La rage et l’esprit de vengeance de George, ses principes stupides – comme garder tout le temps ses Timberland pour apparaître plus grand à sa copine.
Les délires superstitieux de Kramer. Et les traîtrises de Newman.
Et toujours cet immense gaspillage, omniprésent dans la série, dans la relation gâchée entre Nina et George (et Jerry…).

C’est dans cet épisode où l’on assiste à la première rencontre entre Jerry et Kramer, onze ans avant les faits actuels. Où sont prononcés les mots de Jerry ayant déclenché toutes les aventures des quatre compères : » We’re neighbors. What’s mine is yours « . La cause originelle.
Il y a du génie dans cet épisode. Les scénaristes ont du énormément s’amuser à le créer. Mais ce n’est pas seulement une expérimentation réussie. L’intérêt du spectateur est préservé.
G’night, Jugdish.

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