Rome 112
Après un an, et uniquement pour des raisons d’emploi du temps, j’ai fini par achever le visionnage de la saison 1 de Rome. Cette sĂ©rie est pleine de qualitĂ©s et très théâtrale Ă l’image du rapporteur, vĂ©ritable voix de Rome. Le dernier Ă©pisode raconte la fin abrupte du règne du « dictateur » CĂ©sar ce qui n’est pas vraiment une rĂ©vĂ©lation. La dernière partie de l’Ă©pisode est un sommet, chacun des moments portant l’Histoire et l’histoire de manière emblĂ©matique : la mort bien sur de CĂ©sar, violente et pathĂ©tique, le visage de Brutus, le dĂ©part Ă reculons de Marc Antoine dans l’ombre, l’annonce glorieuse de Servilia Ă une Atia pour la première fois de la sĂ©rie dĂ©confite…
Et il reste les deux hĂ©ros Lucius et Titus, deux hommes de l’ombre servant Ă faire l’Histoire (le sauvetage et l’enfantement de ClĂ©opâtre par exemple est Ă©tonnant) Ă la manière des protagonistes des romans de James Ellroy. PassĂ©s les rebondissements narratifs, ils nous plongent dans une vision vertigineuse de la sociĂ©tĂ© romaine. Vertigineuse car la sĂ©rie Rome n’a aucun point de vue « moderne ». On retrouve souvent dans les reconstitutions historique un hĂ©ros qui est figure plus contemporaine tissant un lien entre notre sociĂ©tĂ© et celle dĂ©crite que ce soit dans les sagas de Robert Merle ou le Kingdom of Heaven de Ridley Scott prĂ©cisĂ©ment ratĂ© Ă cause d’un Orlando Bloom en pleine crise de foi. Rien de tout ça dans Rome, la plongĂ©e est sans aucun jugement ni condamnation, sans aucune vĂ©ritable attache. La mort, le meurtre, les moeurs, les castes, le mariage, la politique et la superstition… tout le mode de vie est romain. Plus qu’une recherche, nĂ©cessaire Ă©videmment, Ă tout prix de la vĂ©racitĂ© historique, il dĂ©coule de ce choix assez rare une très grande rĂ©ussite : celle de l’authenticitĂ©.
Par Pascal Commenter21 juin 2008 Catégories: Brèves SĂ©ries
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