Les Mangas et Death Note
Durant mes Ă©tudes, j’ai Ă©tĂ© initiĂ© aux mangas grâce Ă un club du mĂŞme nom (chaque Ă©cole d’ingĂ©nieur doit avoir ce type de club d’animation japonaise) et j’ai pu ainsi apprendre Ă connaitre des auteurs comme Miyazaki, qui fut l’auteur de la plutĂ´t bonne sĂ©rie animĂ©e Sherlock Holmes avant de devenir le rĂ©alisateur que nous connaissons, Takahata ou Otomo. J’ai pu revoir des dessins animĂ©s de mon enfance que je regardais finalement assez peu : Ken le survivant, Niki Larson ou mĂŞme le Collège fou fou fou vraiment rigolo. Par contre, des sĂ©ries comme Jayce dont j’adorais les vĂ©hicules ou les mystĂ©rieuses citĂ©s d’or se sont rĂ©vĂ©lĂ©es fort longuettes. Des redĂ©couvertes donc mais aussi des dĂ©couvertes dont principalement Kenshin, Lain (une sĂ©rie obsĂ©dĂ©e par les câbles et dont je n’ai vu qu’une poignĂ©e d’Ă©pisodes) et surtout Evangelion, vu en 2000/2001, sĂ©rie sur des robots gĂ©ants prodigieuse et fort complexe dont les derniers Ă©pisodes m’obsèdent encore. M’est alors venu un certain goĂ»t pour ce qui touche le Japon et son mode de vie. J’aime beaucoup les sonoritĂ©s de la langue japonaise.
j’ai dansĂ© sur fond de ce gĂ©nĂ©rique
Et puis plus rien. J’ai certes une très grande admiration pour l’Ĺ“uvre de Miyazaki que je suis toujours de près. J’ai vu quelques excellents long mĂ©trages tels Perfect Blue, Jin Roh, Steamboy, le tombeau des Lucioles (que je ne peux vraiment plus revoir), les cĂ©rĂ©braux Ghost in the shell et sa suite ainsi qu’Avalon ou encore Metropolis. Hormis cette poignĂ©e de films d’animation japonais sortis en salle, je n’ai pas suivi de mangas animĂ©s depuis la fin de mes Ă©tudes, faute de temps principalement. Ce renoncement est aussi un peu liĂ© au rythme gĂ©nĂ©ral des mangas (et des films japonais en gĂ©nĂ©ral) qui ont un curieux effet soporifique sur moi. Je ne pense pourtant pas trouver les films ennuyeux. Je crois que c’est culturel, quelque chose que j’ai du mal Ă apprĂ©hender.
Un ancien collègue m’a donc convaincu de me remettre Ă regarder des mangas et en particulier cette sĂ©rie : Death Note. Son format, un Ă©pisode dure 22 minutes, est pour moi idĂ©al pour renouer avec le manga. C’est donc l’histoire de Light Yagami, un Ă©tudiant très brillant qui trouve par hasard un carnet : le Death Note. Suivant des règles prĂ©cises, il est en mesure de tuer les gens dont il inscrit le nom sur le carnet. Ce Death Note n’est pas lĂ par hasard, c’est un Shinigami, un ange de la mort, qui l’a laissĂ© tombĂ© dans le monde des humains tout simplement pour se divertir. Il descend sur terre pour suivre et converser avec Yagami, ce dernier Ă©tant le seul Ă pouvoir le voir.
Le ton demeure très sĂ©rieux : conscient du pouvoir qu’il dĂ©tient, Yagami s’emballe et dĂ©cide de tuer Ă distance tous les criminels. La police finit par prendre conscience qu’une personne se cache derrière ces centaines de meurtres. C’est alors qu’un mystĂ©rieux (personne ne le connais) dĂ©tective prĂ©nommĂ© L s’empare de cette enquĂŞte et provoque l’Ă©tudiant dĂ©sormais surnommĂ© par ses « fans » Kira. Un duel pour dĂ©couvrir leurs identitĂ©s respectives commence…

L’introduction de l’intrigue est très bonne et nous met d’entrĂ©e dans une curieuse position puisque le hĂ©ros auquel on s’identifie se prend pour un dieu qui veut changer le monde pour en faire un monde honnĂŞte. Il est une sorte de justicier sans sentiment tuant aussi pour se protĂ©ger. La criminalitĂ© baisse d’ailleurs et la police a du mal Ă se voiler la face tout en devant tout faire pour l’arrĂŞter. C’est dans le deuxième Ă©pisode qu’apparaĂ®t L et son entrĂ©e en matière donne lieu Ă une intrigue très forte et astucieuse puisqu’il identifie rapidement, et très logiquement, oĂą se trouve Yagami. La suite est Ă l’avenant : des scĂ©narios solides, passionnants mĂŞmes, Ă©largissant subtilement les tenants de l’histoire avec beaucoup de rebondissements et qui posent des questions sur la justice et la famille. Cet univers est très prometteur. Avec des dessins ternes, morbides, la sĂ©rie est un jeu de manipulation froid, parfois très ludique dans son cĂ´tĂ© très tortueux, comme peut l’ĂŞtre Yagami accompagnĂ© de son très Ă©trange ange gardien, au sourire rappelant celui du joker, celui de la mort, et amusĂ© par l’intelligence du nouveau propriĂ©taire du Death Note. Une sĂ©rie qui est donc fortement recommandable.
Par Pascal 1 commentaire17 dĂ©cembre 2008 Catégories: SĂ©ries
1 Commentaire Add your own
1. itsle | avril 16th, 2009 at 9:54
t’as raison pascal le death note est un mangas stupefiant je l’adore surtout avec cette intelligence remarquable de L et de Raito ils sont vraiment doues d’une capacitĂ© de raisonnementtres elevĂ©e et j’aimerai que vous me recomandiez un mangas comme celui la arigato gozaymass d’avance
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