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Jericho S107 – Long live the Mayor

Jericho Saison 1 Episode 7
Long live the Mayor
Réalisé par Sanford Bookstaver, écrit par Josh Schaer et Jonathan E. Steinberg
Appréciation : ***

C’est Halloween. La ville de Jericho essaye de continuer à maintenir certaines traditions et on découpe des citrouilles pour célébrer l’événement. Mais deux retours vont troubler la fête : celui d’une part de Gray Anderson revenu de son escapade vers l’extérieur, l’histoire de la mort mystérieuse dans la mine lors de l’épisode 3 semble d’ailleurs définitivement enterrée, si j’ose dire. Et surtout, d’autre part, c’est l’arrivée d’un indésirable, Jonah, le père d’Emily, venu chercher Mitch en prison qui suscite beaucoup de questions surtout que Jericho va devoir sans doute négocier avec ce repris de justice qui semble tirer parti du chaos ambiant.

Pendant ce temps, les dollars sonnants et trébuchants devenant de plus en plus des bouts de papier et sans doute de plus en plus rares, il serait d’ailleurs intéressant d’étudier l’impact boursier et financier d’une telle catastrophe, le troc s’organise à l’épicerie de Gracie où les denrées de première nécessité s’échangent contre des objets précieux jusqu’à l’absurde, hélas, avec la riche Skylar échangeant une boîte à bijoux auquel sa mère tenait contre du soda light, et pas du soda tout court (!). Évidemment, elle voudra récupérer par la suite son bien…

Il est donc toujours question de propriété dans cet épisode, question cruciale, auquel Jonah apporte un éclairage lucide : « Qui possède quoi devient très subjectif, Jake ». Naturellement, il revient à Jericho de s’accrocher à ce qu’elle possède, à se protéger. Nécessité accentuée par la description du « monde extérieur » par Gray Anderson, devenu maire par intérim des suites de la lourde maladie de Johnston Green, et incarnation de cette volonté de se protéger : confirmation de l’attaque terroriste (réussie à Washington, échouée à New York) et évocation de l’anarchie générale où on tue pour de l’eau.

La mise en scène fluide de l’épisode met bien en avant cette thématique présentant un Gray Anderson choqué par ce qu’il a vu voulant couper tout lien avec l’extérieur, surtout en ne souhaitant pas négocier avec des malfrats tel Jonah, et en menant une enquête dans Jericho pour surveiller et sans doute interroger les personnes arrivées récemment à Jericho particulièrement les Hawkins…

Long live the Mayor est encore un bon épisode même si on peut regretter certains passages plus faibles comme Emily, le personnage d’Emily d’ailleurs n’est pas très bon, et ses liens avec son père Jonah. On comprend bien la volonté des auteurs, les scénaristes de cet épisode étant aussi les créateurs de la série, de nous raconter les relations troubles et les secrets d’une ville « tranquille » au milieu des USA après un événement dramatique, à la manière de Twin Peaks. Il demeure que ces « vieilles » histoires, celles d’avant la catastrophe, proches du soap, sont sans saveurs et ont tendance à alourdir au fil des épisodes un récit très prometteur.
Comme souvent maintenant, certaines « nouvelles » histoires sont beaucoup plus captivantes à l’image des relations entre Stanley et Mimi, la colère de cette dernière étant autrement plus réussie que celle d’Emily durant l’épisode 3.

On retiendra aussi de cet épisode les quelques scènes avec Gail Green, la mère de Jake. L’actrice Pamela Reed prête une dignité peu commune à cette femme à poigne face au danger encouru par son mari et ses fils à qui elle donne sa ferme bénédiction pour quitter la ville à la recherche de médicaments.

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Fiche IMDB

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