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Jericho S104 - Walls of Jericho

Jericho Saison 1 Episode 4
Walls of Jericho
Réalisé par Martha Mitchell, écrit par Ellen Herman
Appréciation : **

Quatre jours après l’apocalypse, la vie s’organise à Jericho entre le manque d’énergie, notamment pour le groupe électrogène de l’hôpital et les événements extérieurs et cette arrivée d’un étranger irradiée semblant connaître Robert Hawkins. C’est Victor le messager : « They are coming ».

Le titre de l’épisode, quelque peu énigmatique au regard son contenu, semble être une allusion à la Bible où Joshua pris la ville de Jericho après un siège de sept jours au terme duquel ses murs tombèrent. A moins que ce ne soit tout simplement une référence au groupe de metal.

Quoi qu’il en soit, Walls Of Jericho développe donc principalement deux intrigues. La première est centrée sur Victor puis Robert Hawkins avec ce savoir faire de mise en scène si précieux, et souvent frustrant, de lâcher suffisamment d’informations, « il y a un traître parmi nous », pour nous donner envie d’en savoir plus. L’autre intrigue se focalise sur le manque de fuel et la gestion de ressources auparavant privées entre insouciance, la fête organisée par Skylar, et solidarité, le pompiste cédant l’essence appartenant à la compagnie qui l’emploie(yait).

Ces intrigues vont s’enchevêtrer autour de la relation entre April Green la doctoresse et Eric Green l’adjoint au maire, couple traversant visiblement une phase difficile que la crise exacerbe. Eric a en outre une liaison avec Mary, la tenancière du bar. Comme dans l’épisode 2, c’est un schéma finalement classique :les problèmes rencontrées par la ville de Jericho vont prendre une tournure plus intimiste dans le but d’illustrer les enjeux parfois éthiques de l’épisode : l’approvisionnement en essence de l’hôpital et surtout l’interrogatoire de Victor s’apparentant peut-être à de la torture.

On retrouve toujours en toile de fond les stigmates d’un monde agonisant et frappé par la peur à travers les images de panique tremblantes à la télévision, et la mort de masse auquel Jericho devra faire face brutalement. Au fil des épisodes, il ressort aussi des éléments de vie quotidienne immuables que l’épicerie et le bar symbolisent particulièrement, et que le manque d’électricité et de fuel et tout simplement le manque inévitable de nourriture ne menacerons sans doute pas leur existence.

Plus que pour ses révélations et ses séquences de suspense efficaces mais artificielles, Walls Of Jericho vaut surtout ses séquences plus sensibles. Dans ce qui constitue les meilleurs moments de l’épisode, nous découvrons plus précisément la famille Hawkins qui tente d’assimiler une fausse identité, expliquant ainsi le mystérieux refus du père de laisser partir ses enfants à la fête dans l’épisode précédent. Les relations entre Robert avec sa fille, rétive à l’autorité de son père après des années d’absence, puis avec son fils donnent lieu à deux très beaux instants soit la force presque constante des séries américaines à savoir se renouveler malgré des bases apparemment convenues et toucher le spectateur.

Père et Fille

Fiche IMDB

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