How i met your mother again

Comme Jb, je suis fan de How i met your mother ou Himym. Age des protagonistes, lieux (New York), situations (amoureuses et professionnelles)… tout concourt Ă©videmment Ă  comparer la sitcom avec Friends. Je vais le dire de suite : Himym est moins drĂ´le que Friends mais plus touchante. Vulgairement, si on pouvait se pisser rĂ©gulièrement dessus avec Friends, on peut pleurnicher comme un con en regardant Himym. Et celui qui n’a pas les larmes aux yeux au « Thank God ! » de la pâtissière Ă  la fin de l’Ă©pisode 13 de la saison 1 n’a pas de coeur. La romance prend en effet souvent le pas sur le rire. On s’Ă©loigne de plus en plus du concept « sitcom sur rien » cher Ă  Seinfield et dont Friends semble pour moi une variation, dĂ©jĂ , plus romancĂ©e. Dans Hymim, c’est une vie amoureuse, celle de Ted, en quĂŞte de mariage et d’enfants, qui est au cĹ“ur du rĂ©cit. Il en rĂ©sulte une forte adhĂ©sion, voire identification, et pas mal d’Ă©merveillement quand on assiste Ă  ses efforts pour conquĂ©rir l’âme sĹ“ur que ce soit une danse de la pluie (le dernier Ă©pisode de la saison 1) ou un rendez vous romantique en deux minutes chrono (Ă©pisode 13 et point culminant de la saison 3 avec en prime un rĂ´le fort drĂ´le jouĂ© par Britney Spears).

Une raison de ce constat est que Himym s’Ă©carte, un peu, de la construction théâtrale propre aux sitcoms. Himym est une histoire contemporaine racontĂ©e depuis l’annĂ©e 2030. Chaque Ă©pisode est fait d’allers et retours incessants dans le temps jusqu’au virtuose dans l’Ă©pisode 11 de la saison 3 oĂą quatre histoires sĂ©parĂ©es, mais avec le mĂŞme canevas, sont narrĂ©es. Ce n’est pas tous les jours qu’une sitcom se permet des mises en scènes parfois complexes pour le genre dans le but de raconter une histoire ou simplement d’Ă©toffer le propos d’un des protagonistes. Ces derniers sont gĂ©niaux mĂŞme si la sĂ©rie souffre d’un dĂ©sĂ©quilibre : il y a Ted et Barney et les autres. Certains oseraient mĂŞme Barney, personnage aussi original qu’improbable, et les autres. Ce ne sera pas la première sitcom oĂą un ou deux personnages sont mis en valeur. Et après tout, Himym est racontĂ© par Ted. Quant Ă  Barney, j’envisage vraiment de crĂ©er mon premier groupe facebook « i wish i was Barney Stinson ».

pe-himym

Le dĂ©marrage de la saison 4 est un peu en demi-teinte. L’essoufflement serait-il Ă  nos portes ? Rien n’y fait : les personnages sont de plus en plus attachants et le dĂ©sĂ©quilibre s’estompe. Depuis que j’ai vu Sans Sarah rien ne va, j’adore Marshall. J’adore les Ă©carts de voix directifs de Lily ou l’air accablĂ© de Robin quand elle joue Ă  la prĂ©sentatrice. Les tourments amoureux de l’odieux Barney sont curieusement Ă©mouvants mĂŞme dans les situations improbables. Et depuis l’Ă©pisode 5, j’ai l’impression que ça repart. Dans celui-ci, un mariage prend place et il s’avère bien plus malin que la caricature pĂ©nible que certaines scènes me faisaient redouter. Et le personnage de Ted est plus que jamais cohĂ©rent, l’Ă©pisode 6 et son dialogue « fantasmĂ© » est superbe, et proche de nous… l’aventure continue avec confiance.


 Par Pascal     1 commentaire20 novembre 2008    Catégories: SĂ©ries TĂ©lĂ©vision

1 Commentaire Add your own

  • 1. Jb  |  novembre 20th, 2008 at 11:47

    Le dĂ©but de saison 4 est un peu mollasson, moins rigolo. J’ai regardĂ© quelques Ă©pisodes en avance rapide. Tout le cĂ´tĂ© mĂ©lo ne m’a pas plu du tout. Ça manque de renouvellement. Et mĂŞme Barney devient lassant.
    Mais le niveau semble en progrès sur les tout derniers numéros sortis, le 8 par exemple est plus prenant.

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