Heroes Saison 2 Episode 2
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Tim Kring et Michael Green
Appréciation : ***
« Where is the Haitian ? »
Où l’on rencontre « vraiment » Peter Petrelli devenu amnésique et embarqué dans une histoire de vol d’ipod tout en (re)découvrant ses pouvoirs et sa nouvelle coupe de cheveux qui lui va fort bien par ailleurs tandis que Matt enquête sur le père de Hiro et que Suresh est en mission pour Haïti pour trouver un homme malade du mystérieux virus et qui se trouve être un… Haitien !
Encore la grosse artillerie niveau équipe avec des co-producteurs à la réalisation et au scénario soit encore des gens impliqués dans la création et qui remettent en selle la saison sur les mêmes bases narratives de la première.
Ce deuxième épisode fait donc avancer plusieurs intrigues et n’en rajoute pas trop dans le mystère frustrant. Il y a pas mal d’évolutions significatives, dans l’ « association » entre Suresh et Bennett, la vengeance fomentée contre les neufs, ou dans la relation fusionnelle, et vraiment géniale, entre Alejandro et Maya (le pouvoir rappelant étrangement l’étrange virus extra-terrestre dans X-Files). Plusieurs genres sont abordés du drame avec les fugitifs à l’humour et la romance avec deux bonnes séquences l’une hilarante où Hiro s’amuse à jouer le héros à coup de rires tonitruants, l’autre très belle autour de cerisiers magnifiques.
On retrouve aussi plusieurs moments plutôt gores, particulièrement les coups de poings du début et le doigt de pied de la fin, ainsi que les petits défauts bien pratiques pour le scénario comme le chantage un peu idiot de l’Irlandais qui menace Peter de jeter au feu une boîte contenant son identité. Un simple (super) coup de poing aurait arrangé la situation. Mais bon, fondamentalement c’est un gentil garçon.
Et enfin sur on termine sur plusieurs rebondissements ou retrouvailles dont plusieurs intéressants, la série apportant une touche encore inédite à travers ces pouvoirs qui semblent devenir communs à plusieurs personnages, West et Nathan Petrelli par exemple. Et nous avons déjà droit à un final proche du déchirant : « Peut-être que je serai un héros la prochaine fois ».
Lizards met aussi en parallèle plutôt habilement religion, mysticisme et génétique. Dieu et le diable sont présents dans deux histoires distinctes entre scepticisme et croyance puis entre peur et amour. Claire, quant à elle, se cherche une destinée, comme Hiro peut-être, et veut tester ses limites quand on lui parle de régénérescence cellulaire au risque de se confronter à son père qui, au lieu de parler en sous-entendus, trouve les mots justes : « Tu te sens prisonnière mais c’est une cage bien plus spacieuse que celle où ils te mettraient ».
Au final, un épisode très riche, et je n’ai même pas abordé le tendu interrogatoire entre Matt et la mère Petrelli alors que nous assistons peut-être au fil conducteur de toute la saison, que je vois deux fois consécutivement avec autant de plaisir.
La déception est pourtant présente côté audience. Plus de deux millions de personnes n’ont pas zappé sur NBC. Une chute de 15-20%. Espérons que la série se relance rapidement. Il faut avoir confiance. Quand même, il y a cette scène où la femme de Bennett lui demande de lui dire ce qu’il sait au nom de leur accord et celui-ci le fait ! Quand on est un habitué de X-Files (je sais les choses et j’ai confiance en vous mais je ne les dis pas) et ses « descendants », on peut dire que ça change ! « No more secrets » for ever !


