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Revues ciné et séries TV

The Holiday

Vu le 4/1/2006 à l’UGC George V salle 1

The Holiday dure 2h18 soit 10 de plus que le précédent film de la réalisatrice à succès Nancy Meyers, Tout peut arriver, qui était assez interminable. Mais le film ici se fonde sur l’échange de maisons pour les vacances pour raconter une double comédie romantique. D’un côté une américaine riche et indépendante (Cameron Diaz) s’entiche d’un éditeur sentimental (Jude Law) dans la banlieue de Londres et de l’autre Iris, la soeur de l’éditeur, (Kate Winslet), romantique dépressive, séduit le compositeur Graham (Jack Black) à Hollywood.

Variété de personnages mais peu de variations, des romantiques avec des boulots formidables comme souvent, mais auquel Nancy Meyers distille un point de vue féminin avec une vision d’un homme idéal, drôle et prévenant, au coeur d’artichaut (mais c’est moi !) où la nostalgie prend beaucoup de place ainsi toute la (très bonne) sous-intrigue autour d’Eli Wallach en vieux scénariste de l’âge d’or d’Hollywood, parfait gentleman. Nostalgie double également entre d’une part, le rappel d’un temps où les films n’étaient pas totalement tributaires de leurs entrées la semaine de leur sortie et d’autre part, une séduction un peu innocente. Ainsi, la scène où le scénariste remet une fleur à Iris juste avant une cérémonie est un des moments les plus touchants du film.

La réalisatrice a aussi quelques d’idées tant dans son scénario que dans sa mise en scène avec quelques situations vraiment romantiques et/ou drôles comme la mise en abîme du métier de Cameron Diaz (créatrice de bandes-annonces).

Black and Winslet

La présence d’un quatuor de stars et celle d’Eli Wallach réduit tous les seconds rôles à de la figuration. Mais l’abatage et le charme, chacun dans son style, de ces cinq vedettes est immense et l’alchimie entre les couples fonctionnent à merveille. Parfait, le couple Diaz/Law étonnera cependant un peu moins que le couple Kate Winslet, épatante dans un registre comique un peu inattendu, et Jack Black, beaucoup, beaucoup trop mésestimé de ce côté de l’atlantique, les maigres résultats des pourtant très bons Super Nacho et Rock Academy l’attestant.

Prises séparément, ces histoires ne vaudraient sans doute pas un film mais le charme indéniable des acteurs et un certain savoir faire de la réalisatrice convainquent. Les amateurs du genre ne peuvent être déçus.

Fiche IMDB



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