Revu le 1/1/2008 en DVD enregistré
Film américain (1984 – Ghostbusters) de Ivan Reitman avec Bill Murray, Dan Aykroyd, Harold Ramis, Sigourney Weaver, Rick Moranis, Annie Potts, Ernie Hudson, William Atherton, David Margulies…
Années 80 : la troupe du Saturday Night Live (SNL) empilait les comédies au même titre en France que celle du Splendid. Des comédies plus ou moins mémorables où S.O.S. Fantômes se révèle une des plus populaires et lucratifs représentants. Immense succès, le plus gros de 1984 sur le sol américain devant des films comme Indiana Jones et le temple maudit et Le Flic de Berverly Hills (grâce à une ressortie en 1985 ceci dit), S.O.S. Fantômes figure au panthéon des comédies de la décennie.
Sur une idée originale de Dan Aykroyd, ce dernier et Harold Ramis concoctent une histoire de chasseurs de fantômes dans le New York contemporain ou comment une bande de potes fondent une entreprise comme les autres, pub locale incluse. Une histoire en outre remplie de concessions, le scénario original était semble t’il plus délirant et donc très coûteux, et faisait apparaître plus de potes du SNL comme le regretté John Belushi, Eddie Murphy (affairé sur Le Flic de Bervely Hills et donc autre très gros succès de l’année 1984) ou John Candy.
La description et la naissance du groupe prend évidemment plus de place que la trame générale basée sur le retour d’une figure du Mal d’un autre âge (et construite astucieusement). Et c’est sans doute une bonne raison pour laquelle le film n’a que peu vieilli : les personnages constituant le trio sont très bien caractérisés et très amusants. Tous trois docteurs en science, Ray, Dan Aykroyd, est le gentil de la bande, un adulescent illuminé et enthousiaste. Au contraire, Egon, Harold Ramis, est tout le temps sérieux et calme, gardant perpétuellement un premier degré très scientifique et anti-sentimental au possible, nécessairement décalé. Enfin, il y a le cynique Peter Venkman (Bill Murray dans le rôle qui propulsa sa carrière) et qui se trouve finalement être celui qui a le plus les pieds sur terre tout en restant très détaché. Le spectateur en quelque sorte.
Echangeant des propos pseudo-scientifiques avec tout un charabia technique et un arsenal bricolé délirant, la bande ne s’attire pas que des amis loin s’en faut. Au fond, avec ce côté un peu en marge et leur propre langage, ces joyeux lurons représentent d’une certaine manière la culture geek actuelle mais dans un monde vraiment habité par le paranormal (comme Mulder d’ailleurs). Le métier de chasseur de fantômes a en outre un côté fantasmatique.
Autour d’eux gravitent quelques autres personnages dont le plus mémorable est Rick Moranis tout simplement brillant en conseiller fiscal insignifiant (Dan Aykroyd aurait affirmé qu’il peut écouter en boucle ses répliques). Marquée par les années 80, Weaver est quand même belle et vampirise la seconde moitié du film en devenant la célèbre Zuul, cerbère de la grande porte attendant le maître des clés. Signe des temps, le méchant de service, un salaud et un teigneux intégral, est un ponte de la commission de protection de l’environnement. Impensable de donner le mauvais rôle à l’environnement dans un blockbuster de nos jours.
Souvent dépassés mais rigolos et parfois très harryhausenien, les effets spéciaux fonctionnent toujours d’autant plus qu’ils sont généralement au service d’idées et de gags excellents. L’apparition du « monstre » étant un des moments les plus emblématiques du film. Même la musique, marquée par le méga-tube de Ray Parker Jr, participe à la réussite et à l’ambiance de ce film bourré de séquences et de répliques drôlatiques comme l’anthologique première chasse :
- Il vaut mieux qu’on se sépare.
Excellente idée.
Oui, comme ça on fera plus de dégâts.
A voir et revoir donc.





