Shortbus
Vu le 22/11/2006 Ă l’UGC George 5 salle 9 en VO
On peut difficilement passer outre les nombreuses scènes de sexe non simulĂ©es du film. Le rĂ©alisateur John Cameron Mitchell ne cherche cependant pas Ă faire dans la pose et l’Ă©rotisme et c’est tout Ă son honneur.
Comme pour s’affranchir de ces scènes, pour sortir de la provocation facile, et Ă la manière de David Cronenberg dans Crash, il annonce la couleur dès le tout dĂ©but du mĂ©trage oĂą on copule joyeusement (ou brutalement ou seul).
Certaines scènes peuvent rebuter (je parle en connaissance de cause), d’autres peuvent faire rire et mĂŞme les deux Ă la fois comme la partie Ă trois de James, Jamie et Ceth avec une interprĂ©tation fort originale de l’hymne amĂ©ricain.
Ainsi dans ce film New Yorkais, John Cameron Mitchell souhaite parler de sexe, ou plutĂ´t de sexualitĂ©, pour mieux rĂ©vĂ©ler ses personnages, pour mieux nous parler d’amour mais Shortbus ne raconte rien de nouveau ni sur le sexe, ni sur l’amour, les personnages Ă©tant souvent rĂ©duit Ă des stĂ©rĂ©otypes. Les intrigues tournent rapidement Ă plat et le fameux Shortbus ne devient plus qu’un vague lieu de rencontre un peu Ă©changiste oĂą l’on peut faire l’amour en public et s’amuser Ă l’intellectuel. Le nouveau think tank du 21è siècle?
Mais dans ce flot de gĂ©nĂ©rositĂ© naĂŻve filmĂ© sans arrière pensĂ©e, on trouvera quand mĂŞme pas mal de choses ainsi ce dialogue post 11 septembre entre un vieil homme, ancien maire de la grande pomme, et un jeune Ă©phèbe ou ces jolis survols d’un joli New York colorĂ©. Et, bien sur, il y a cette fin bordĂ©lique Ă la joie plutĂ´t communicative image d’un message d’amour libertaire et (très) libertin de John Cameron Mitchell, un message malgrĂ© tout peu convaincant.
Site Officiel (avec une bonne interview du réalisateur)
Poster un commentaire
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed