Rafales
Comme je suis dans un cyber-cafĂ©, loin de mon intĂ©rieur douillet et des mes outils habituels, voici une petite sĂ©lection de films que j’ai regardĂ© rĂ©cemment.
Combien tu m’aimes ? (La Chère est faible)
Campan vient de gagner au loto, alors il va dans un bar Ă putes et prend Belluci en leasing. En soi, ce n’est pas une mauvaise idĂ©e, j’ai toujours Ă©tĂ© favorable Ă cette solution. Cela dit, pour le prix d’une Monica Beluci, il aurait pu envisager de prendre plusieurs Bulgares, ou une seule sur une plus longue durĂ©e, ou plusieurs en rotation. Donc Campan ramène Belluci Ă la maison, elle lui fait des pâtes, et lui fait une crise cardiaque Ă chaque fois qu’elle enlève son manteau.
C’est tellement tarte, creux et artificiel que j’ai abandonnĂ© cette autoparodie de Blier juste après le second plat de pâtes.
Payback (Le barman craquera-t-il sous la pression ?)
Payback est un film noir. Ou une parodie de film noir. Un peu Ă la Ellroy, quoi. Ou Ă la façon de Ghost dog. Je ne sais pas vraiment. Mais dans un cas ou l’autre, c’est rĂ©ussi. Mel Gibson interprète un gangster indĂ©pendant, dur Ă cuir et un peu con (et tĂŞtu). Il se fait escroquer par sa femme et un collègue de travail, qui le laissent mort après un coup qui aurait dĂ» lui rapporter $ 70000, aux dĂ©pens de gangsters asiatiques.
Après s’ĂŞtre remis, il revient avec un costume neuf et un gros Smith & Wesson et s’attaque Ă son traĂ®tre, qui est devenu entretemps, grâce Ă l’argent du casse, un ponte du syndicat du crime local. Comme la mafia refuse de payer, il commence Ă faire le mĂ©nage, apparemment pour le principe, puisque tout ce qui l’intĂ©resse, Ă la surprise gĂ©nĂ©rale (mafieux et flics vĂ©reux), ce sont les $ 70000 qu’on lui a piquĂ©.
Pour une raison quelconque (peut-ĂŞtre Ă cause de la bande-annonce, en fait), j’avais supposĂ© que Payback Ă©tait une comĂ©die. Ce n’est pas le cas, mĂŞme si certaines situations sont amusantes. La galerie de capi vaut le coup d’oeil, ce sont les meilleurs seconds rĂ´les du film. J’ai tout de suite pensĂ© Ă l’excellent History of violence de Cronenberg.
Armaguedon (Holly Harvey Oswald)
Armaguedon (Ă ne pas confondre avec l’insupportable Armaggedon) est un film produit en partie par Alain Delon, ce qui fait que le film est prĂ©sentĂ© comme delonesque, alors qu’il n’y tient qu’un honnĂŞte second rĂ´le. Le premier rĂ´le, c’est Jean Yanne. Un Yanne Ă©norme, grandiose, timide et baffouĂ©, et qui dĂ©cide de se venger. Et comme la seule chose qui rĂ©tablit l’Ă©galitĂ© sur terre, c’est le meurtre, Jean Yanne dĂ©cide de se lancer dans l’assassinat messianique, menaçant plusieurs haut-fonctionnaires avant de faire une prise d’otages et d’obtenir la parole en Eurovision.
Le rĂ©sultat est vraiment excellent, Jean Yanne est très crĂ©dible et la bande-son de Piazzola vaut le coup d’oeil.
Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby (Nascar acquis ne profite jamais)
Talledega Nights est un ovni avec Will Ferrell, qui reprend un rĂ´le assez cousin germain de celui de Ron Burgondy. C’est donc un humour assez particulier, pas vraiment ironique, juste un peu absurde (mais pas trop) qui nous est offert dans ce foutage de gueule sur les courses automobiles amĂ©ricaines.
Ricky Bobby est devenu coureur automobile un peu par hasard, un peu par vocation, et devient le meilleur du circuit. Il gagne beaucoup d’argent, a une famille horrible/merveilleuse selon le point de vue, mais tout va s’effondrer lorsqu’un nouveau rival va apparaĂ®tre : le coureur de F1 Jean Girard va le pousser hors de la course, et c’est horrible, parce que non seulement ce type est arrogant, français, raffinĂ© et existentialiste, mais en plus il est mariĂ© Ă un dresseur de chiens ! Je ne dirais pas que l’on nage dans la finesse, mais il y a quelques scènes extrĂŞmement drĂ´les dans ce film, après un dĂ©collage un peu lent.
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