Police Story 2 (1988) de Jackie Chan
L’inspecteur Chan Ka Kui est de retour mais en uniforme, forcĂ© de donner des contraventions Ă une dizaine de camions Ă la fois (!) et de rĂ©gler la circulation. Mais son ennemi du premier Ă©pisode, Ă qui il avait donnĂ© une sĂ©vère correction, sort de prison et veut se venger. Il intimide ainsi sa famille ce qui met Chan hors de lui au point d’infliger une sĂ©vère correction Ă ceux qui se moquent de lui. C’est mal de se venger de la sorte mais je dois reconnaĂ®tre ce sentiment de plaisir dĂ©licieux de voir des mĂ©chants arrogants et bĂŞtes s’en prendre plein la gueule. Ça arrive un peu moins souvent dans la vie donc profitons-en.
L’action semble encore une fois « simple » mais tellement dangereuse. Quand Jackie Chan traverse une quatre voie avec des voitures roulant Ă vitesse rapide, on se demande vraiment s’il le fait vraiment avec des cameramen le filmant Ă l’arrache. Et d’un autre cĂ´tĂ©, nous assistons Ă des bagarres très prĂ©parĂ©es et chorĂ©graphiĂ©s avec des effets d’accĂ©lĂ©rĂ©s. Dans les deux cas, la fluiditĂ© des mouvements et la violence apparente des coups et des chocs sont vraiment impressionnants et immersifs. Une nouvelle fois, le gĂ©nĂ©rique du fin indique qu’on ne plaisante pas avec la moindre cascade.
Cette double histoire de chantage et vengeance est classique avec a priori un plus gros budget que Police Story et donc plus d’explosions. Le hĂ©ros est toujours partagĂ© entre son devoir et sa petite amie (toujours la craquante, et quelque peu horripilante, Maggie Cheung) et fera cavalier seul Ă la fin. Chan est plus sĂ©rieux que dans le premier opus, il accentue son cĂ´tĂ© excellent enquĂŞteur et se met en retrait dans la comĂ©die. Il faut quand mĂŞme se taper la chiasse de son chef Ă plusieurs reprises. La version anglaise n’arrange rien Ă l’affaire et donc, entre deux bonnes sĂ©quences de baston et quelques prouesses physiques, on peut trouver le temps très long. A vrai dire, je prĂ©fère regarder Shanghai Kid. On peut trouver ça grave. C’est peut-ĂŞtre culturel. Et j’adore Owen Wilson.
Un hommage Ă John Woo ?
Par Pascal Commenter25 avril 2010 Catégories: Articles CinĂ©ma Polar





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