Mr Brooks
Mr Brooks
Vu le 29/8/2007 Ă l’UGC George V salle 2 en VO
Film amĂ©ricain (2007) de Bruce A. Evans avec Kevin Costner, William Hurt, Demi Moore, Dane Cook, Danielle Panabaker, Reiko Aylesworth…
Kevin Costner a Ă©tĂ©, et au fond est toujours, un de mes acteurs prĂ©fĂ©rĂ©s dont l’âge d’or fut sans doute la pĂ©riode 1987-1993 oĂą il se distingua dans l’excellent Les Incorruptibles, obtint la reconnaissance de ses pairs avec le superbe Danse avec le loup et dĂ©plaça les foules avec ce film mais aussi l’assez moyen Bodyguard et le rigolo Robin des Bois. Au risque d’ĂŞtre Ă court d’adjectifs, on ajoutera Ă cela le passionnant JFK et deux grands films : Fields of Dreams et Un Monde Parfait.
Depuis, le succès s’est fait beaucoup plus discret. Si Waterworld n’est pas vraiment un four, il marque sans doute un tournant dans la carrière de l’acteur, tournant confirmĂ© par le vrai bide public et critique du pourtant très beau Postman sorti en mĂŞme temps que Titanic. Pourtant sa filmographie depuis 1993 n’a vraiment rien de dĂ©shonorant : A chacun sa guerre, Wyatt Earp, 13 jours, Open Range… autant de bons films qui n’ont pas obtenu un succès fracassant.
Mr Brooks entre dans une autre catĂ©gorie : celle des films bancals presque sauvĂ©s par sa simple prĂ©sence. Il rejoint ainsi des films comme La Rumeur court, Apparitions ou Destination : Graceland(dis donc, j’en ai vu des films de Kevin Costner) oĂą il campe un mĂ©chant d’anthologie. Dans Mr Brooks, il joue au serial killer avec un sĂ©rieux qui n’est pas empreint d’un certain humour notamment grâce aux scènes avec sa « conscience » interprĂ©tĂ©e par William Hurt. C’est le meilleur du film et c’est dĂ©jĂ pas mal. La rĂ©putation de Costner est sauve. Il est bon et tire vers le haut ce Mr Brooks.
Autour des deux acteurs, une femme passive, une fille qui semble avoir hérité des gênes de son papa, une flic dont le métier est en fait un passe temps (Demi Moore, indolore) et un photographe-témoin mystérieux parce que très mal caractérisé.
Si le sujet est assez intĂ©ressant, le rĂ©alisateur Bruce A. Evans semble ne pas trop savoir oĂą il va et nous le montre bien en mĂ©langeant les styles avec des meurtres allant de l’Ă©purĂ© au gore outrancier (façon film d’horreur italien, paraĂ®t-il, le terme est giallo si je ne m’abuse). Devant cette indĂ©cision, le suspense fonctionne un peu mais, en plus de filmer les (deux) scènes d’action comme un pied et de faire peur avec du gros son, les bruits des balles est vraiment assourdissant et malvenu, les nombreuses sous-intrigues sont mal dĂ©veloppĂ©es, faute de temps. Ca aurait sans doute Ă©tĂ© un bon point de dĂ©part pour une sĂ©rie. Ah zut, il y a Dexter.

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