Mongol

Vu le 22/4/2008 Ă  l’UGC George V salle 6 en VO
Film Kazakh (2008) de Sergei Bodrov avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun…

Du cinĂ©ma Kazah, je connais donc pour l’instant Borat et ce film, Mongol, certainement plus sĂ©rieux soit l’histoire de Gengis Khan alias Temudgin. En fait pas vraiment toute l’histoire puisque Mongol s’attarde surtout sur la jeunesse et les premiers faits d’armes du futur maĂ®tre d’Asie. A tel point qu’au bout des deux tiers, je me suis demandĂ© si je n’assistais pas au premier volet d’une trilogie. En fait, Sergei Bodrov use et hĂ©las abuse de l’ellipse se justifiant Ă  deux reprises par des sĂ©quences mystiques, l’une jolie, la libĂ©ration de son pilori, l’autre plus difficile Ă  avaler oĂą Temudgin, revenant seul au pays après des annĂ©es de captivitĂ©, lève une grande armĂ©e de plusieurs milliers d’hommes ! Finalement, le film expĂ©die en quelques minutes plus une grande et magnifique bataille toute l’histoire de la conquĂŞte de son empire…

Mongol

Si la progression est parfois frustrante, le film de Sergei Bodrov demeure une belle fresque sentimentale. Sentimentale car le fil conducteur du film sont les sĂ©parations et retrouvailles de Temudgin et sa femme Borte. L’amour qu’ils se portent l’un Ă  l’autre est au cĹ“ur du rĂ©cit devenant touchant et romanesque. Mongol surprend le plus dans ces instants moins rudes dĂ©passant l’idĂ©e du barbare Ă  cheval. Si la violence est omniprĂ©sente et très graphique et la traĂ®trise monnaie courante, ce peuple nomade est presque attachant. Toute la première partie, relatant la quĂŞte d’une de Temudgin (alors âgĂ© de 9 ans…) avec son père, exprime non pas une sociĂ©tĂ© patriarcale Ă©crasante mais un mode de vie plus nuancĂ©, un peu enfantin, avec du coeur et de l’amusement. Mais aussi avec ses peurs irraisonnĂ©es (la foudre) et ses guerres systĂ©matiques et dĂ©mesurĂ©es : Temudgin est ainsi prĂŞt Ă  «tuer la moitiĂ© des mongols » et n’hĂ©site pas Ă  sacrifier ses propres soldats pour imposer un empire unifiĂ© comme une nouvelle civilisation rĂ©gis par des principes inaltĂ©rables. Le dĂ©but de la maturitĂ© en somme.

Se déroulant devant des paysages superbes et variés, Mongol surprend donc doublement pour le pire et le meilleur, se démarquant ainsi un peu des normes hollywoodiennes (ça reste quand même classique) et en étant à la fois répétitif et distrayant.

Fiche Allociné

 Par Pascal     Commenter24 avril 2008    Catégories: CinĂ©ma TĂ©lĂ©vision

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