Magnolia (for ever)

Les douze premières minutes racontent des faits divers étranges et présentent les principaux protagonistes du film sur une magnifique chanson interprétée par Aimee Mann (« One »). Un début exceptionnel où le plaisir, peut-être le besoin, de faire du cinéma transparaît à chaque seconde.

L’intention est donnée dès ce début : Magnolia relie quelques histoires parce que cela a peut-être un sens, au delà des liens de parentés ou d’amitié qui pourraient rapprocher ses acteurs.
Dans un curieux déterminisme, chaque personnage subira un choc, une douleur qui le conduira à une confrontation. Juste avant celle-ci, lors d’une séquence fantastique, ces personnages au bout du rouleau, enfants trahis et parents blessés, rongés par le remord se retrouveront à chanter la même chanson. La confrontation puis un événement spectaculaire créera un renouveau, un petit espoir de réconciliation avec leur passé toujours présent : « C’est ça le plus difficile, qu’est-ce qu’on peut pardonner? » dira l’un d’eux.

Magnolia

On le savait avec Boogie Nights, Paul Thomas Anderson adore faire bouger sa caméra. Associé à un montage jouissif, la réalisation se met au rythme de destins croisés, frénétique d’abord puis de plus en plus posée, des destins qui vibrent à l’unisson. On ne compte plus les moments inoubliables : Julianne Moore se dévoilant à la pharmacie ou William H. Macy faisant son entrée dans le bar sur fond de SuperTramp. Un vrai bonheur avant le plus grand film de l’auteur : Punch Drunk Love.

IMDB

Par Pascal
Commenter15 octobre 2006
Catégories : Cinéma

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