Madagascar 2

Vu le 3/12/2008 au MK2 Odéon salle 1 en VO

Les disparus du Zoos de New York décident de retourner chez eux par un avion piloté par les pingouins. Autant dire qu’ils n’arriveront pas vraiment à destination…

C’est donc reparti pour les aventures de Alex, Marty, Melman et Gloria qui découvrent à nouveau un monde qui n’est pas vraiment le leur mais qui s’avère pourtant être leur berceau. Rien ne change et nous retrouvons aussi le même design carré qu’on peut ne pas adorer. Si les personnages sont bien croqués (Alex en bébé lion est vraiment trognon), ils sont très marqués. Le bon souvenir que laissa l’épisode précédent est cependant suffisant pour l’adhésion.

Les intrigues sont multiples du fait du nombre de personnages et les thèmes abordés fort nombreux : amour, amitié, identité, origine et paternité. Conséquence directe : sans être affligeant, tout est survolé et l’intérêt que ces histoires suscitent est principalement lié aux gags qu’elles engendrent. En cela, on reste toujours bien en deçà des productions Pixar au-moins pour ces deux aspects, design et histoire, beaucoup plus soignés dans la filiale de Disney. Je dois dire ça à peu près à chaque film de Dreamworks

madagascar

Au demeurant, Madagascar 2 est vraiment tordant. Les intrigues « sérieuses » sont éclipsées par des intrigues fort loufoques. On retrouve évidemment les pingouins, animal très à la mode en ce moment (les Rois de la glisse, Happy feet pour ne citer que ceux où ils sont les héros) et ils sont largement à la hauteur. Accompagnés d’une troupe de singes (dont deux intellos syndiqués !), leurs apparitions sont toujours hilarantes. A ce titre, il convient de signaler cet excellent dessin animé dont ils sont les héros. L’autre intrigue surprenante tourne autour du roi Julien. Totalement à côté de la plaque mais sur de lui, ses certitudes et sa cruauté sont géniales jusqu’à l’étonnant quand il propose un sacrifice. Derrière les gags, se dégage même un pamphlet absurde autour des croyances idiotes et de la manipulation.

Certains méchants du métrage sont tout aussi surprenants. Si on oublie le méchant classique, un lion raffiné, lâche et sournois à la Georges Sanders, l’autre méchant est l’Homme, ou plutôt des hommes guidés par une vieille dame (vu dans le premier épisode), tous New-Yorkais et embarqués dans un délire façon survivor ! Et tout se termine par « la danse vaut mieux que la violence ». Un peu étrange, évidemment moralisateur mais le message passe plutôt bien. Et puis j’aime authentiquement « i like to move it »…

Par Pascal
Commenter10 décembre 2008
Catégories : Cinéma

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