Los Angeles 2013 (Escape from L.A.) est à mon avis le meilleur John Carpenter, suivi de près par They live !, qui est à peine moins politisé.
Dans un monde imaginaire où les USA sont haïs par le reste du monde, dotés d’un gouvernement qui traque ses citoyens grâce aux pouvoirs d’une force de police omniprésente et moraliste, L.A. a été séparée du continent américain et transformée en une sorte de vaste zoo (qui n’est pas sans rappeller l’excellente Néo-Tokyo d’Akira) où tous les rebuts de la société sont déportés.
La fille du président détourne son avion vers L.A. pour soutenir l’infâme terroriste Cuervos avec l’aide d’une super-arme magnétique, qui pourrait réduire la toute-puissance américaine à néant.

Snake Plisken est donc une fois de plus invité à sauver la situation, et se retrouve donc envoyé à Los Angeles, avec en bonus un virus mortel dans les veines pour le motiver et une combinaison de cuir noir SM censé le rendre indétectable, avec assez peu de succès, évidemment.
Le casting est assez excellent : Kurt Russel en aventurier solitaire, Pam Grier en travelo, l’excellent Buscemi en loser opportuniste, Bruce Campbell en chirurgien fou… il y en a pour tous les goûts. Le resultat est génial, mis à part quelques images de synthèse vraiment pourries et dont on aurait pu se passer. C’est guère subtil, mais si vous appréciez les aventuriers solitaires, vous pouvez accrocher.


[...] Curieusement, Los Angeles 2013, sorti trois ans plus tard, repompe pas mal de cet appareil critique (au point d’avoir des situations des des dialogues pratiquement identiques à quelques reprises). Je n’avais pas revu Demolition man depuis au moins quinze ans et je dois bien admettre qu’il n’a absolument pas vieilli. C’est un parfait cocktail d’insolence, de brutalité assumée, de réflexion que l’on aurait tort de sous-estimer. [...]
“Los Angeles 2013 (Escape from L.A.) est à mon avis le meilleur John Carpenter.”
Eh bien pour moi aussi c’est le meilleur Carpenter! Sans doute parce que je ne suis pas un grand fan de son oeuvre. LA 2013 est pour moi un film synhtèse de ce qu’il sait faire de mieux (et de pire - c’est vrai que les séquences à fx sont horribles).
La fin est vraiment géniale.