Les sorties du 25 mars

Toujours plus fort avec 15 films Ă  l’affiche cette semaine. Peut-ĂŞtre est-ce liĂ© Ă  l’approche des vacances. Chaque semaine je suis toujours surpris du nombre impressionnant de sorties. Certes cela fait une offre variĂ©e mais qui peut vraiment suivre Ă  part quelques professionnels/critiques du monde du cinĂ©ma ? En ce qui me concerne, je peine Ă  voir la moitiĂ© des films que j’ai envie de voir. Je devrais suivre un jour le destin au box-office de tous ces films vite pas vus et vite oubliĂ©s.

troisroyaumes duplicity journeedelajupe


Le film de la semaine est le retour de John Woo dans sa terre natale pour les Trois Royaumes narrant une guerre lĂ©gendaire qui se dĂ©roula en Chine oĂą le nombre de protagonistes prĂŞt Ă  en dĂ©coudre se compte en centaine de milliers ! Si le film est en Asie en deux parties pour un total de quatre heures, c’est une version de 2h25 auquel nous avons droit en Europe. Mais mĂŞme coupĂ©, le film semble avoir bouleversĂ© beaucoup de monde par son ampleur.

Seulement deux semaines après L’enquĂŞte, Clive Owen retourne sur les Ă©crans pour un thriller d’espionnage : Duplicity. Le film marque le retour dans un premier rĂ´le de Julia Roberts. Après le très bon Michael Clayton et les scĂ©narios de la trilogie Jason Bourne (et celui d’Armageddon aussi), je suis Ă©tonnĂ© de voir Tony Gilroy dans un registre plus lĂ©ger d’embrouilles entre ex agents secrets. Le film ne cartonne pas vraiment au Box-Office US mais c’est un peu la marque de fabrique de Clive Owen. Ca ne devrait donc pas l’empĂŞcher d’ĂŞtre un bon film.

Je vais rĂ©gulièrement au cinĂ©ma depuis 1995 mais il aura fallu attendre 2009 pour que je sois intriguĂ© par un film avec Isabelle Adjani. La journĂ©e de la jupe, qui passe en mĂŞme temps Ă  la tĂ©lĂ©vision et au cinĂ©ma, est un film de Jean-Paul Lilienfeld que je n’attendais pas du tout dans ce genre de film, rĂ©alisateur du « culte » quatre garçons plein d’avenir (pas le film par contre). Adjani a jouĂ© dans un film fondamental de mon cinĂ©ma (Mortelle RandonnĂ©e) mais entre 1995 et maintenant, on ne peut pas dire sa carrière a Ă©tĂ© brillante : femme fragile dans un remake Ă  oublier (Diabolique, que j’ai vu dans la grande salle du Gaumont de Nantes avec la dĂ©testable Sharon Stone), elle Ă©tait horripilante, tant son jeu que son rĂ´le, dans le pourtant excellent Bon Voyage. Et voilĂ  qu’elle joue une prof pĂ©tant un câble en plein cours avec un revolver Ă  la main. Ca rappelle presque le Chute Libre de Joel Schumacher. La bande-annonce vaut le coup d’oeil :

Parlons quand mĂŞme de trois comĂ©dies parce qu’elles ont toutes les chances mieux marcher que les trois films prĂ©cĂ©dents (Ă  part peut-ĂŞtre le film de Sophie Fillières).

chihuahua1 premiereetoile unchatunchat

C’est fou mais en faisant cette chronique depuis seulement quelques semaines (et pour combien de temps ?), je constate qu’il sort rĂ©gulièrement des films animaliers. Je pense que Le Chihuaha de Beverly Hills risque d’ĂŞtre le pire d’entre tous. Le titre abominable et l’affiche (« Chiots Bouillants » –> Attention film pour enfant) devraient suffire Ă  faire fuir qui que ce soit, Ă©galement les parents quelque peu attentif Ă  leur progĂ©niture. Je n’invite pas mes trois lecteurs Ă  regarder la bande-annonce qui rĂ©vèle sans doute le plus consternant de toute cette entreprise : les chiens parlent.

Quoiqu’on puisse dire de sa genèse et de sa sincĂ©ritĂ©, La première Ă©toile fleure bon la comĂ©die-idĂ©e (Un famille de noirs vont Ă  la neige) jouant la carte de l’opposition noir/blanc. Et si le rĂ©alisateur/acteur/doubleur Lucien Jean-Baptiste a peut-ĂŞtre tentĂ© de raconter quelque chose de plus universel, la bande-annonce nous fait systĂ©matiquement croire le contraire. Quelques jeux de mots font rire tandis que les rĂ©actions des spectateurs laissent entrevoir un film « coup de coeur ». La question de la couleur de peau semble cependant dĂ©licate dans le cinĂ©ma français et l’anti-racisme ambiant peut engendrer un enthousiasme exacerbĂ©. MalgrĂ© le sujet un peu naze, La première Ă©toile sera t’il sur ce sujet un film aussi dĂ©complexĂ© que les films du cinĂ©ma amĂ©ricain et sans message de tolĂ©rance très engagĂ© dans le politiquement correct ?

Et donc il y a Un chat, un chat sur le thème de l’Ă©crivain en manque d’inspiration (comme l’affiche du film). La bande-annonce n’est pas drĂ´le donc je n’irai pas plus loin.

Et il y a d’autres films, comme Tokyo Sonata de Kyoshi Kurosawa qui semble très bien (la bande-annonce est très belle) mais je ne peux en parler, je suis passĂ© complètement Ă  cĂ´tĂ© de ce film. C’est assez triste.

 Par Pascal     Commenter25 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Poster un commentaire

Requis

Requis, caché

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Meta

Auteurs

Catégories

Les derniers articles

Archives mensuelles

Liens