Vu le 25/7/2007 à l’UGC Montparnasse Salle 3 en VF puis le 6/8/2007 à l’UGC George V Salle 2 en VO
Film américain (2007 – The Simpsons movie) de David Silverman avec les voix de Philippe Peythieu/Dan Castellaneta, Véronique Augereau/Julie Kavner, Joëlle Guigui/Nancy Cartwright, Aurélia Bruno/Yeardley Smith…
Cette critique est encore moins objective que d’habitude.
Combien de temps ai-je attendu ce film ? La rumeur a bien persisté pendant dix ans aussi l’annonce au détour d’une séance l’Age de glace 2 avec un Homer portant un tee-shirt de Superman a eu de quoi m’émerveiller. Le résultat auquel j’ai assisté dans une salle comble et conquise d’avance composée exclusivement de garçons et filles de 20 à 30 ans, soit que des gens qui ont passé leur adolescence en compagnie d’Homer, Marge, Bart et Lisa puis tous les autres trucs (le chat, le chien, Maggie et la télé), a d’ailleurs quelque chose d’unique.
Les Simpson, le film a l’allure d’un épisode version longue ce qui n’a absolument rien de péjoratif. Devions-nous voir autre chose ? Un patchwork de saynètes où on tenterait de mettre en équitablement en scène tous les personnages ? Un sabordage des codes de la série ? Je ne pense pas. On ne s’étonnera donc pas de voir finalement un film à la construction très classique. Et qu’ont fait les onze scénaristes ? Des gags. Très nombreux dans la première partie, un peu moins dans la seconde qui se met au service de l’histoire. Les gags sont aussi d’une grande variété du pur slapstick idiot montrant Homer plantant un clou au pamphlet politique autour d’un gouverneur de Californie devenu président ou d’une publicité avec Tom Hanks.
A la deuxième vision, on se surprend à trouver de nouvelles pépites particulièrement dans la deuxième partie. Au final, le film est hilarant du tout début jusque la fin du générique avec un nettoyeur de salle de cinéma qui met presque mal à l’aise.
Le scénario est comme souvent abracadabrant et centré sur Homer. Il conduit les Simpson jusqu’en Alaska. David Silverman met aussi bien que possible en scène et intègre intelligemment les délires des scénaristes. Le récit tient donc la route si bien qu’on pardonnera plusieurs tentatives ratées de 3D (la balle façon Matrix ou la dernière scène en moto). Et cette histoire fait surtout jaillir la véritable essence du show : la famille. Les Simpson, le film comme la série est une chronique familiale édifiante. L’amour entre Homer et sa femme et entre Homer et son fils sont les deux ressorts du film et sont profondément touchants. Les Simpson font rire. Mais il y a aussi beaucoup, beaucoup d’amour. C’est cela qui me touche le plus. J’aurais rêvé d’une exploitation plus forte du personnage de Lisa, peut-être mon personnage préféré (Le mariage de Lisa, Lisa la végétarienne, La bande à Lisa sont des très grands épisodes) aussi j’espère que le succès du film, sans être colossal, assurera le démarrage d’une franchise au cinéma car les débuts sont très prometteurs.
Et sinon VO ou VF ? Les deux ont leurs charmes. Les traducteurs et les voix, depuis le temps, semblent parfaitement en osmose avec l’univers des Simpson aussi je ne suis pas certain que nous perdions quoi que ce soit en VF si ce n’est le travail vocal des acteurs américains, des jeux de mots et éventuellement des références culturelles que je pourrais de toute façon difficilement comprendre. Et j’avoue : je trouve que les répliques ont un meilleur rythme en français. Question d’habitude sans doute…


