Les films de ma vie : conclusion (2009)
J’aurais pu citer bien d’autres films, notamment concernant mon enfance où je suis assez surpris de la prédominance de comédie françaises (celles du Splendid ou un film comme Le Viager, vu 100 fois)…
…ou des films familiaux comme le magnifique Portrait craché d’une famille modèle avec Steve Martin.
…tant grands moments au cinéma : Créature Célestes, les deux premiers géniaux films de Tarantino, le duo Zorro/Small Soldiers vu coup sur coup, un autre duo français Taxi (que Télérama avait aimé!)/Le dîner de con vu pendant des révisions de classe prépa où je faisais vraiment la gueule (à raison puisque les examens furent cette année là un échec complet pour moi).
…Il y a aussi le traumatisme Blanche-neige, j’avais six ans. Traumatisme non pas à cause de la sorcière mais parce que mes copains ne me croyaient pas quand je leur disais que je l’avais vu : je l’avais vu en famille le samedi soir et non le dimanche après midi comme tous les autres enfants de ma classe.
…Mes deux visions à la suite de Taxi Driver qui furent un choc.
…ll y a aussi le plutôt nul film d’horreur Urban Legend mais dans lequel je m’étais fait draguer par un homosexuel en pleine séance. Je ne m’en suis toujours pas vraiment remis. Ma sexualité était pour le moins réduite à néant à l’époque donc j’avais comme l’impression de toucher le fond.
…Et puis, je n’ai pas parlé d’Orson Welles. La première fois que je découvris l’acteur, il était caché puis apparassait subitement en pleine lumière, avec un sourire en coin et la musique géniale. C’était le Troisième Homme (qui impressionne aussi les filles dans Créatures Célestes) et depuis Welles, dont je connais assez peu l’oeuvre en fait, est une sorte de légende (ouah, c’est original). Le lecteur attentif aura remarqué qu’à part quelques Disney, les films plus anciens sont rares. Ce n’est pas anormal vu qu’on voit surtout des films récents au cinéma… j’aurais quand même pu citer tous ces westerns vus en compagnie de mon père.
…Mon père, beaucoup de films à commencer par celui-ci : Je règle mon pas sur le pas de mon père…
…etc…
Et donc avec le cinéma, devine qui je suis. Pas facile, quelqu’un de relativement conventionnel à la rigueur, facilement enthousiaste quand il est dans une salle de cinéma en tout cas. J’aime les films touchants, plutôt à l’humour lunaire ou absurde, avec des belles fins pas forcément happy end (comme celles de Gattaca, Brazil ou encore de Requiem for a dream), les thèmes musicaux (ceux de Hisaishi souvent comme dans l’été de Kikujiro), avec une voix off, des acteurs plutôt dans l’économie, qui disent tout avec presque rien (certains protagonistes principaux des Evadés ou Gattaca, tous ceux des films de Wes Anderson, Bill Murray sont dans cette catégorie). Tout ceci fait un peu midinette quand même mais bon, si vous avez des films répondant à ces critères et que je n’ai pas mentionné dans les articles, n’hésitez pas.
Et maintenant ? Ou plutôt depuis 2002. Il y a environ 2100 films dans mon carnet et de la place pour environ 250. Les émotions ne manquent pas. J’ai vu tant de bons films mais je ne suis pas certain que ce soit pareil, que ce soit le même émerveillement. J’essaye de m’y intéresser plus, de creuser dans ma passion. J’essaye d’écrire des critiques mais n’en suis pas satisfait comme une impression de hors sujet : je veux dire pourquoi j’aime un film (comme Harry Knowles) mais à la place je m’échine à essayer de dire quelque chose d’intelligent sur les films alors qu’un tas de sites le fait mieux ailleurs. Comme le webzine l’Ouvreuse par exemple que j’ai parfois l’impression de paraphraser en beaucoup moins bien (sans toutefois le côté lourd mais peut-être nécessaire du nous-sommes-seuls-à-comprendre-le-cinéma-contre-le-reste-du-monde-qui-n’a-pas-d’argument). En fait, je crois être tombé dans un travers plutôt pervers : il m’arrive maintenant de regarder un film et de chercher à dire quelque chose dessus plutôt que tout simplement profiter de l’instant.
Mais le cinéma demeure quelque chose que je ne veux pas abandonner et que je pourrais encore privilégier par rapport aux séries qui sont une part pourtant actuellement majoritaire de ce que je vois sur le petit écran.
Que conclure au fond ? Qu’il faut aller au cinéma…
Introduction
L’enfance (jusqu’à 1990)
L’adolescence (1990-1995)
L’étudiant partie 1 (1995-1999)
L’étudiant partie 2 (1999-2002)
Conclusion (2009)


1 Commentaire Add your own
1. Jacques LEMOULINIER | mai 22nd, 2009 at 12:07
Ton blog sur le cinéma est une petite merveille de sincérité , de tendresse et d’émotion . Il se lit comme un roman ….il ne lui manque que la fabuleuse musique d’Anton Karas à la Cythare ( le 3ème homme avec Welles) pour l’accompagner .
Je sais que ta connaisance du Western ( dont tu parles peu) est certaine , j’en regarde depuis 50 ans et suis toujours émerveillé par la beauté , la simplicité , mais aussi la force et la morale qui émanent de ces films que l’on croit mineurs , et puis il te manque aussi quelques peplums qui ont marqué le début de la couleur et du cinémascope ( LA Tunique avec le grand Victor Mature ) et les vieux films noirs américains …..mais tu as encore le temps .
En tout cas , Bravo !
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