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Le Come-back

Vu le 29/3/2007 à l’UGC George V salle 6 en VO

Il faut lire ce commentaire en partant de ce postulat : Hugh Grant est mon idole. J’ai vu tous ses films au cinéma depuis Notting Hill, qui fut un déclic, et je les considère tous réussi à des degrés certes différents. Je livre donc mon top Hugh Grant pour la période 1999-2007 (les deux premiers étant selon moi des chefs d’oeuvre de la comédie romantique) :

- Pour un garçon
- Notting Hill
- Love Actually
- L’Amour sans préavis
- American Dreamz
- Le Journal de Bridget Jones
- Escroc mais pas trop
- Mickey les yeux bleus
- Le Journal de Bridget Jones 2 : l’âge de raison
- Travaux

Notons que pour Travaux, le seul que je n’aurais pas un très grand plaisir à revoir, Hugh Grant, par son apparition d’une minute à la fin, sauve le film du naufrage le plus complet.

Je suis donc allé voir Le Come-back conquis d’avance mais néanmoins avec cette peur que le film soit un peu en dessous de mes attentes. Au final, Le Come-back devrait se hisser sans problème à la troisième place de mon classement. Le film réunit tous les ingrédients de la comédie romantique (très) réussie de l’idée de départ à l’happy ending merveilleux.

Le Come-back est donc l’histoire d’Alex Fletcher, star des années 80 devenue un « joyeux has been » comme il le dit lui-même au tout début du film (après le clip hilarant qui donne le ton), amené à devoir écrire une chanson pour une lolita superstar, fabuleusement jouée par Haley Bennet. Il trouve l’inspiration grâce à une parolière débutante, Sophie Fisher. Musicalement, le film de Mark Lawrence est d’ailleurs une réussite étonnante aussi bien pour retrouver les rythmiques des années 80 que celles des tubes de maintenant et des jolies ballades. A un tel niveau de qualité, on est beaucoup plus proche de l’hommage, voire même du film musical, que de la parodie.

pop

En fait, tous les aspects du film sont soignés et parfaitement réglés. Ainsi, les seconds rôles, et même les troisièmes rôles à trois répliques, semblent avoir tous reçu une attention particulière largement aidée par un casting riche et des excellents dialogues. Les répliques fusent dans toute la première partie du film véritablement hilarante. Passé les premiers baisers, l’histoire du couple prend plus le pas mais de manière intelligente, sans s’étirer ni s’égarer jusqu’au magnifique final musical faisant écho à celui de Pour un garçon.

Dire que Hugh Grant est bon dans le film est presque une insulte à tout ce qu’il apporte à ce film où il est totalement à l’aise qu’il chante ou qu’il danse. Sans doute aidé avec le réalisateur qui l’a fait interprété un milliardaire dans L’Amour sans préavis, l’acteur anglais joue donc ce « joyeux has been » heureux de surfer sur la vague du revival des années 80, entre le bal de la promo 87 et une foire agricole, mais parfois fatigué. On retrouve son sens de la dérision mais aussi un panache et une gestuelle que je ne lui connaissais pas. Ce rôle lui donne en plus l’opportunité d’assumer son âge, 47 ans, et ses rides tout en restant définitivement charmant. Il sort même de sa « Hugh Grant attitude » le temps de quelques scènes de confrontation plus dramatiques et touchantes.

Dieu sait que j’adule Sandra Bullock et que Julia Roberts crève l’écran mais il est possible que ce soit l’alchimie du couple Barrymore/Grant qui fonctionne le mieux. Une rencontre qui ne pouvait être que pétillante, tout deux ayant portés les meilleures comédies romantiques des années 2000. N’oublions pas en effet que Drew Barrymore est l’héroïne du merveilleux et pourtant méconnu en France Amour et amnésie. Je suis par ailleurs le fan absolu de Charlie et ses drôles de dames. L’actrice, craquante et naturelle, est donc à la hauteur de l’événement. Encore un film avec Hugh Grant (et Drew Barrymore) que j’aurai plaisir à voir et revoir. On ne se refait pas.

hugh&drew

Fiche IMDB



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