La saga Indiana Jones : l’Aventure (2)

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L’aventure, c’est aussi l’action. Les créateurs des films imaginent souvent de grandes scènes d’action qui seront autant de figures imposées aux scénaristes qui devront d’une manière ou d’une autre les inclure dans le scénario.

L’action prend ainsi la forme d’innombrables poursuites, à pied, à cheval, en train, en bateau, en avion ou plus classiquement en voiture. Celle dans le désert rappelle Duel surtout quand Jones parvient à prendre le contrôle du camion et fonce vers la voiture où se trouve Belloq. La plus originale est celle dans la mine à bord de wagonnets dans un réseau de rails infini. Donner vie au plus invraisemblable tout en restant le plus sérieux possible est sans doute une des plus grandes réussites de cette série d’aventure.

Indiana Jones ne sait pas seulement tout conduire. Il sait aussi se battre. Il est parfois opiniâtre quand il a son revolver, tout le monde se souvient de la scène face au combattant à l’épée au Caire qu’il préfère abattre avec détachement : Ford était malade sur le tournage et a trouvé cette idée pour expédier le tournage alors qu’un combat singulier était prévu. Mais il ne participe pas à des fusillades sans qu’elles ne se terminent en empoignade (à l’image du combat dans le bar de Marion). Il est le plus souvent inconscient que ce soit face à des guerriers indiens dans une redite d’une séquence de Star Wars où il poursuit deux trois soldats puis se retrouve à être poursuivi par une armée entière. La séquence la plus réussie est sans doute celle sur le tank, dans Indiana Jones et la dernière Croisade à la fois drôle quand il tue d’une balle plusieurs soldats et éprouvante quand il lutte contre Vogel qui n’hésite pas à lui mettre la tête sur les chenilles du char !
On retiendra enfin avec amusement qu’Indy a eu à chaque épisode un éternel ennemi en la personne de Pat Roach. L’acteur de près de deux mètres joue un ou plusieurs rôles dans chaque film pour en mettre plein la gueule à Indy pour finalement se faire abattre par lui. Il est entre autre le colosse nazi sous l’aile volante dans Les Aventuriers de l’Arche perdue ou le chef des gardes dans Indiana Jones et le Temple Maudit. Il n’est par contre pas tué par le troisième épisode, sa scène ayant été coupée au montage (il ne fait qu’une courte apparition aux côtés de Vogel).

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Indiana Jones sait aussi détruire. C’est Indiana Jones le destructeur. On ne compte plus les explosions et les déluges de feu, quand ce n’est pas le souffle divin, en passant par les effondrements en tout genre dont le pont suspendu dans le temple maudit. A bien y regarder, il n’est pas vraiment un endroit où il se rend qu’Indiana Jones ne parvient pas à mettre sans dessus dessous !
Comme le fait remarquer George Lucas, une des raisons de tout ce désordre, outre l’entertainment, est qu’il importe que l’objet de la recherche ne soit pas conservé à la fin du film ainsi la coupe du Graal tombe dans les abîmes avec tout l’édifice où elle se trouvait tandis que l’Arche d’alliance se perd dans un hangar immense rempli de secrets en tout genre (Chris Carter saura se souvenir de cette scène pour le premier et le dernier épisode de la première saison d’X-files). Avant cela, Indy aura eu le temps de mettre à mal le temple où l’Arche était abritée depuis des millénaires…

Outre les explosions en tout genre, le cassage de nazi et la destruction de sites archéologiques, la vie mouvementée d’Indiana Jones est parfois malmenée par la faune.

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Et puis que serait un film d’aventure exotique sans serpent surtout quand son héros éprouve une phobie pour ceux-ci ? Il va presque de soi que chaque épisode doit contenir son lot de serpents en tout genre, du serpent de compagnie au cobra noblement mis en valeur (autour de milliers d’autres…) en passant par les serpents comestibles !
Spielberg n’hésite donc pas à mettre à l’épreuve son héros. Et à la fin des trois épisodes, on se dit que quand même la phobie est toute relative. Peut-être même que Les Aventuriers de l’Arche Perdue a des vertus curatives pour Indiana Jones. Dans l’introduction du troisième épisode, nous voyons le jeune Indy tombe dans un « bain » de serpents et nous assistons vraisemblablement à la naissance de sa phobie pour ceux-ci.
La phobie est illustrée dans Indiana Jones et le temple maudit lorsqu’il devient paralysé de peur face à Willie réglant son compte à un serpent, excédée par toutes les inconvenances de la jungle.
Finalement, dans le premier épisode, Indiana Jones reproduit précisément sa chute dans le bac à serpents en se plongeant dans une ruine antique pour retrouver l’Arche remplie de milliers de serpents (vraiment des milliers, le making-of du DVD est particulièrement passionnant pour cette séquence). Enfermé par Belloq avec Marion, il est obligé d’aller de l’avant pour sauver sa belle et survivre. Peut-être est-ce de la sur-interprétation (le quatrième épisode le dira) mais, au-moins le temps du sauvetage, Indiana Jones aura surmonté sa légendaire phobie.

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Outre les serpents, la série fait aussi la part belle aux rongeurs. On observe ainsi les rats dans les catacombes de Venise vivant tranquillement sur une mare de pétrole hautement inflammable. On pourra même croiser des chiroptères géants (ou chauve-souris pour ceux qui préfèrent rester populaire. Wikipédia m’apprend par ailleurs que les chauve-souris ne font pas parti des rongeurs. Si.), l’équipe ayant profité de leur présence sur les lieux du tournage en Inde.

Indiana Jones a peur des serpents mais je n’ai pas peur des serpents. Le père d’Indiana Jones a peur des rats mais je n’ai pas peur des rats. Et puis les chauve-souris « vampires géantes » vues de loin, c’est rigolo. Par contre je n’aime pas vraiment les insectes. Satiro dans Les Aventuriers de l’Arche perdue est recouvert d’araignées mais c’est plus dégoûtant que terrifiant bien qu’Alfred Molina reconnaisse volontiers que cela ne lui faisait pas particulièrement plaisir pendant le tournage. Il faut arriver à la séquence du piège de la chambre avec des pointes (la séquence préférée de Spielberg) pour se retrouver confronté à des milliers de moyens et gros insectes. Et là, je trouve ça dégoûtant ET terrifiant. Ces séquences révèlent aussi un Spielberg au service d’un film dont il a du mal à parler (il trouvait le scénario trop noir) devenant volontiers masochiste demandant à ses techniciens de jeter des insectes par seaux entiers sur Willie / Kate Capshaw, sa future femme !
Passé ces anecdotes, on louera la force des créateurs de la série à faire resurgir l’une ou l’autre de nos propres peurs et à donner vie à nos pires cauchemars…

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 Par Pascal     Commenter13 mai 2008    Catégories: Articles Cinéma Indiana Jones

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