La Nuit au musée
Vu le 12/02/2007 à l’UGC George V salle 1 en VO
L’intrigue est archi connue. C’est l’histoire de l’homme qui cherche à reconquérir l’amour, ou plutôt l’admiration de son fils. Larry, divorcé, obtient un boulot de gardien dans un musée et se rend compte que les figurines et mannequins du lieu « prennent vie » la nuit. Outre la présence de Robin Williams en service minimum (on a quand même droit à une rigolote imitation de pygmées), difficile de ne pas trouver de points communs avec Jumanji, autre comédie au bestiaire hétéroclite.
Aux commandes de la Nuit au musée, Shawn Levy dont la filmographie parle pour elle-même : Just Married, Treize à la douzaine et la Panthère rose (parfois drôle comme je l’ai déjà évoqué, plus que ce film en fait – tiens c’est marrant mais je fais la même remarque sur Levy, à défaut d’innover, au-moins je reste cohérent). Rien que du très calibré et de fait dans la Nuit au musée, nous sommes en terrain connu. Si connu que les gags font rarement rire. La galerie de personnages et animaux est pourtant variée mais, pour un T-Rex joueur plutôt inattendu, on n’est pas obligé de s’esclaffer d’un singe clé-ptomane ricanant et urinant ou d’un Attila souffrant d’un complexe freudien. L’abattage presque hystérique d’Owen Wilson et Steve Coogan peut amuser si on est dans de bonnes dispositions mais par contre le jeu passif* de Ben Stiller n’arrange rien et l’ensemble souffre d’un inquiétant manque d’âme.

La Nuit au musée se rattrape un peu grâce à des effets spéciaux incontestablement réussis avec des confrontations humains/petits soldats assez bluffantes. Et on se consolera en se disant qu’après tout, le film n’est ni trop mièvre ni agaçant et qu’il est surtout destiné aux enfants qui n’étaient pas nés quand Jumanji est sorti (11 ans d’écart entre les deux films quand même).
La Nuit au musée a malgré tout fait un carton aux USA, encore un succès à mettre dans l’escarcelle de Ben Stiller et, plus généralement, du quatuor comique Stiller/Wilson/Vaughn/Ferrel (voir ici par exemple).
* J’entends par jeu passif cette manière de ne pas avoir l’air de jouer et de n’être qu’un spectateur un peu cynique et fataliste des évènements. Une sorte de faux minimalisme qui trouve sa raison d’être dans les films de Wes Anderson avec comme modèle Bill Murray et comme disciple Owen Wilson qui fait tout le contraire dans ce film sauf une scène où son jeu passif fait mouche.

3 Commentaires Add your own
1. Tonnerre sous les tropiqu&hellip | octobre 25th, 2008 at 5:18
[...] un jeune réalisateur étranger limite yes man (Steve Coogan déjà vu avec Ben Stiller dans la Nuit au musée et héros du très vite oublié rigolo Tour du monde en 80 jours), un producteur/dictateur qui [...]
2. Jb | octobre 5th, 2009 at 6:46
J’ai passé un bon moment devant ce film. Même si ce n’est pas absolument transcendant, j’en conviens. A la télévision c’est très convenable.
3. Pascal | octobre 10th, 2009 at 10:51
Je n’ai pas revu celui-ci depuis le cinéma et, malgré cette plutôt mauvaise critique, je me souviens des bonnes choses de ce film.
Ce capital sympathie inattendu m’a permis de voir la suite au cinéma. Elle est d’ailleurs (encore) moins bonne (Alain Chabat n’est pas très bon par exemple) mais ça demeure divertissant.
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