Je vais bien t’en fais pas
Vu le 10/10/2006 Ă l’UGC La DĂ©fense Salle 5
LoĂŻc et Lily sont jumeaux. Il est parti faire de l’escalade, elle est Ă Barcelone. Elle rentre mais ses parents lui annoncent que LoĂŻc est reparti après une violente dispute avec son père (Kad Merad).

La première demi-heure est finalement violente, presque pĂ©nible. Sans nouvelles de son frère, Lily (MĂ©lanie Laurent) hurle, ne mange pas et se fait interner dans un hĂ´pital psychiatrique. La charge contre l’institution est lourde. Les deux infirmières sont menaçantes et cruelles, le mĂ©decin est arrogant et Ă cĂ´tĂ© de la plaque, les droits de visites sont interdits… Ă©trange Ă©tablissement oĂą pour soigner les gens, on les prive de tout. Une première carte postale de LoĂŻc rĂ©sout la situation. Ouf.
La deuxième partie est plus douce-amère, sensible. Les cartes de LoĂŻc rĂ©vèlent des histoires de famille, des rancoeurs, des regrets et surtout une difficultĂ© de communiquer que le rĂ©alisateur Philippe Lioret illustre avec une certaine force comme ce moment de lâchetĂ© de Thomas (Julien Boisselier), ami de Lily : venant Ă la rencontre de ses parents, il les voit regarder un divertissement du samedi soir et choisit de partir, de s’enfuir. Il y a beaucoup de justesse dans ces tranches de vie mais elles ne prennent jamais le pas sur le mystère entourant la « fugue » de LoĂŻc. Mieux, elles s’entremĂŞlent autour du père de Lily qui joue un rĂ´le central. Kad Merad incarne merveilleusement ce chef de famille dans la banlieue pavillonnaire, un père un peu perdu, en colère contre son fils ingrat mais aussi contre lui-mĂŞme.
Mais, une nouvelle fois après notamment J’Me Sens Pas Belle et Les Portes De La Gloire, Julien Boisselier est le plus brillant ici en amoureux transi et patient. Son implorant « Vous ĂŞtes fous » fait chavirer. Il vole ainsi la vedette de la touchante MĂ©lanie Laurent sans doute parce qu’il n’est pas si simple de croire tout Ă fait Ă son histoire…
Poster un commentaire
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed