Boat Trip

Vu le 28/7/2008 à la télévision

On ne pourra pas retirer aux distributeurs américains leur force à placer même leurs plus mauvaises comédies dans le circuit télé. Et accessoirement leurs gros echec commerciaux quoique Boat Trip est peut-être rentré finalement dans ses frais. Ainsi le hasard m’a permis de regarder d’un oeil, un seul oeil est amplement suffisant pour comprendre autant la trame qu’ « apprécier » les gags, plus d’une heure de ce Boat Trip soit l’histoire de deux potes s’embarquant pour une croisière en célibataire pour se faire plein de filles. Mais ils n’ont pas pris conscience que c’était une croisière pour couples gays…

Boat Trip aligne donc à peu près tous les clichés sur les homos avec des fofolles, des ymca les fesses à l’air et en cuir, des top fashions, un vieux lubrique et distingué interprété par Roger Moore qui semble avoir décidé de passer le reste de sa carrière à se marrer et être payer pour ça – à ce jeu, il était fort drôle dans le Grand Tournoi de Jean Claude Van Damme – … il y a aura aussi quelques gays « normaux »  histoire de montrer aux héros qu’ils sont des gens comme les autres, mais également l’équipe de Norvège de bronzage dont Victoria « roue de la fortune » Silvstedt ! Il y a une version « unrated » où, peut-être, elle va plus loin qu’enlever les sangles de son soutien gorge. Oui car on ne peut pas dire que le film soit « chaud » ni même provocant. Il est même très sage.

Ce film marque aussi sans doute définitivement, du moins pour l’instant, l’aura positive que pouvait avoir Cuba Gooding Jr. Excellente révélation pour moi dans Jerry Maguire (avec l’oscar à la clé), il est également parfait dans le rôle court du petit ami (gay d’ailleurs) dans Pour le Meilleur et le pire et même dans Instinct que j’avais beaucoup aimé. Après il ne fait plus grand chose d’inoubliable, un De Niro un peu paresseux (Les chemins de la dignité) et un troisième rôle Pearl Harbor. Je n’ai pas vu Rat Race qui est peut-être drôle. Et puis le razzie Award succède à l’oscar et les bides s’enchaînent Boat Trip, The Fighting temptations et Ecole parternelle 2 (de Fred « les années coup de coeur » Savage !). Depuis, il tenterait de se reprendre en main.

Et finalement, sur la trame du gars qui se fait passer pour un gay pour séduire la seule fille du bateau, Boat Trip provoque une certaine torpeur dont il est difficile de sortir même si quelques gags épars pourraient être drôle. C’est sans doute cette torpeur qui est en la cause, celle qui fait qu’au lieu d’être au lit vers 22h45 on s’y retrouve vers minuit en jurant le lendemain matin qu’on ne m’y reprendrait plus. On peut toujours rêver…

boattrip

Par Pascal
Commenter31 juillet 2008
Catégories : Indiana Jones

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