Hors de prix
Vu le 4/12/2006 Ă l’UGC Normandie Salle 1
Jean le serveur tombe amoureux d’Irène qui ne regarde que les riches mais un malentendu les rapproche le temps de deux nuits et si Irène part dès qu’elle apprend la condition de son amant, Jean s’accroche.
L’histoire partage plusieurs similaritĂ©s avec le Quatre Ă©toiles de Christian Vincent sorti six mois plus tĂ´t. Dans ces comĂ©dies romantiques, on apprĂ©ciera la manière des auteurs de se servir du luxe comme un cadre joliment clinquant sans caricature façon critique sociale ou, pire encore, façon Hell (oh l’attaque gratuite d’un film dont je n’ai vu que la bande-annonce). Ils filment ces fastes des gens qui ont tout avec humanitĂ© soit des hommes et des femmes riches, pas malheureux mais pas dupes. A ce titre, les deux « riches » de Hors de Prix, Marie-Christine Adam et Vernon Dobtcheff sont très bons.
Pierre Salvadori annonce avoir Ă©crit son scĂ©nario en pensant prĂ©cisĂ©ment au couple Tautou/Elmaleh et c’est palpable Ă l’Ă©cran. Gad Elmaleh affine de plus en plus son rĂ´le de naĂŻf burlesque et amoureux tout en dĂ©montrant un pouvoir de sĂ©duction indĂ©niable. Il est superbe en costume. Avec ses parapluies en papier sur la tĂŞte, Audrey Tautou, tour Ă tour sexy et touchante, fait des merveilles si bien qu’on se fait mĂŞme avoir lors d’une fausse scène de sĂ©duction avec ses « je voudrais… j’aimerais… » ! Ils forment un très beau couple jusque dans cette belle et inĂ©vitable scène de baiser pieds nus.
Coup sur coup, Pierre Salvadori a rĂ©alisĂ© deux très beaux films, tendres et drĂ´les : Cible Emouvante et Les Apprentis. Depuis, sa rĂ©putation n’est plus Ă faire, les budgets sont plus confortables et les castings sont de très hauts niveaux : Daniel Auteil et JosĂ© Garcia pour Après Vous, son bon prĂ©cĂ©dent film et maintenant Audrey Tautou et Gad Elmaleh. Ses films sont peut-ĂŞtre un peu moins bons, moins spontanĂ©s, mais l’envie visiblement demeure et le talent s’affine.
Et Comme souvent (toujours) dans les comĂ©dies de l’auteur, le film ne fait pas mourir de rire mais jamais il n’ennuie grâce Ă de fins dialogues et une mise en scène prĂ©cise misant Ă©lĂ©gamment sur quelques quiproquos sans atteindre l’overdose. L’hilaritĂ© jaillit lorsque Jean dĂ©voile de manière faussement nĂ©gligĂ©e de Jean sa montre Ă 30000 euros ou quand il cache sa vĂ©ritable Ă Irène quand elle entre dans le restaurant oĂą il travaille. Et le rĂ©alisateur nous touche avec de beaux moments de romantisme (l’escapade Ă la plage) et une belle et assez inattendue interprĂ©tation du titre du film. Dès lors, Hors de Prix fait plus que nous amuser. Il nous enchante.
Par Pascal 1 commentaire7 dĂ©cembre 2006 Catégories: CinĂ©ma
1 Commentaire Add your own
1. Le Blog Cinébourse &raqu&hellip | décembre 16th, 2006 at 7:02
[...] Casino Royale (++)(critique non finalisée) Hors de Prix (+++) [...]
Poster un commentaire
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed