Hancock
Vu le 5/8/2008 au Mirama salle 3 en VF
La citĂ© ensoleillĂ©e de Los Angeles a aussi son super hĂ©ros, Hancock, aussi fort et volant que Superman mais sans les yeux laser cependant. Lui aussi il rĂ©duit drastiquement le taux de crime mais le problème est qu’il est un alcoolique mĂ©prisĂ© par la population et les mĂ©dias.
Gros succès, le cru 2008 de Will Smith pourtant déçoit malgrĂ© un dĂ©but prenant. Car il est assez rigolo de voir un super hĂ©ros, ou plutĂ´t un homme avec des supers pouvoirs, ĂŞtre le mal aimĂ© de la population et de l’assumer sans trop se poser de question ni en profiter. Le look d’Ă©pave de Will Smith est rĂ©ussi. Et si ce thème a dĂ©jĂ Ă©tĂ© abordĂ© dans d’autres films de ce genre prolifique actuellement, l’approche est intĂ©ressante et nouvelle d’autant que Hancock dĂ©bute directement au coeur de ce sujet. Le film pose la question le prix de la justice puisque le taux de criminalitĂ© est, comme souvent dans le genre, proportionnel Ă l’investissement du hĂ©ros pour la neutralisation des vilains. On se limite hĂ©las ici Ă s’acharner sur le coĂ»t des dĂ©gâts matĂ©riels et Ă une vindicte mĂ©diatique caricaturale (quoique les prĂ©sentateurs hystĂ©riques doivent exister aux USA) sur un premier tiers du film somme toute amusant.
La suite sort peu Ă peu de ce sujet sans l’avoir vĂ©ritablement traitĂ© pour Ă©voquer une histoire de genèse/renaissance puis une quĂŞte des origines avec un parti pris audacieux : l’absence de super vilain ou de mĂ©chant quelque peu sĂ©rieux. Ce choix s’avère casse gueule malgrĂ© un rebondissement ludiquement amenĂ©. On se retrouve alors avec une deuxième partie sans rapport avec ce qui nous avait Ă©tĂ© vendu ce qui n’aurait pas Ă©tĂ© problĂ©matique si celle-ci n’Ă©tait pas un peu laborieuse, le film brodant une histoire sur les origines peu convaincantes de Hancock autour de l’amour et du devoir. Le co-scĂ©nariste Vince Gilligan, une des tĂŞtes pensantes de X Files, a Ă©tĂ© plus imaginatif pour la tĂ©lĂ©vision.
Hancock parle aussi du couple et de l’immortalitĂ© sans, une nouvelle fois, le traiter comme l’a fait par exemple Highlander sur ce mĂŞme thème. Quant Ă la fin dans l’hĂ´pital entre perte et rĂ©cupĂ©ration de pouvoir, elle est très confuse. Hancock est surtout une comĂ©die et ses autres prĂ©tentions ne prennent pas. L’entertainement hollywoodien, quelques sĂ©quences amusantes et le cĂ´tĂ© label Will Smith certes fonctionnent mais le coeur n’y est vraiment pas d’autant que sorti de la superstar, les acteurs sont sans saveurs tant Jason Bateman que Charlize Theron.

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